‹ Anatomie comparée du système nerveux (volume 2)Chapitre 13 sur 66 · DESCRIPTION DU SYST^BIC IIEBYBUX · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU SYST^BIC IIEBYBUX

étudié seulement quelques ueKs appartenant aux molliisques; d'autres ont fait avec détail ranatomie d'un ^ ces animaux; Cuvler et M. Garner ont seuls traité ce sujet dans sa généralité. Le premier a décrit et figuré le système nerveux de plus de quarante mollusques; le second a essayé de compléter l'œuvre de Cuvier, en s'attachant surtout à Tétude de ceux des mollusques dont Cuvler s'était moins spécialement occupé.

Dans Texposition du système nerveux des mollusques, je commencerai par ceux de ces animaux dont l'organisation est la plus simple , pour remonter ensuite à ceux qui s'élèvent da« vantage, soit par le développement de leurs ganglions, soit par la perfection de leurs sens; ainsi , je ne m'attacherai pas rigoureusement à suivre l'ordre adopté par les naturalistes, car mon but principal étant l'étude du système nerveux , quand il sera nécessaire , pour rendre cette étude plus facile , de modifier les classifications établies , j'aurai soin de le faire. Conséquemment à ce principe qui trouvera son application chez les vertébrés et les articulés aussi bien que chez les mollusques, je parlerai successivement, dans ce chapitre, du système nerveux des acéphales , des gastéropodes , des ptéropodes (1) et des céphalopodes , réservant ce qui concerne une autre classe de mollusques, celle des cirrhopodes , pour servir de transition entre ces animaux et les articulés.

S I. DESCRIPTION DU SYSTÈME «BRVEUX DBS MOLLUSQUES.

1^ Acéphales sam coquilles, Cuv. ; Tunieiers, Lam. Les ascidies , animaux placés par Cuvler dans la première fa-

(i) Ce que l'oa sait dti systène nerTctix des héléropodes moolre qa*îl y a une grande analogie avec celui des gastéropodes, mais il n*a pas enoore été assez oomplètemeut étudié pour trouver place ici.

VËS HOLLU8QVB3. 9

mille des acéphales sans coqailles , n'ont cpi'nn seul ganglion et quelques nerfs ; ce ganglion est oblong, placé dans Tépais* senr de la tunique proinre de Tanimal, entre la production qui donne entrée aux branchies, et celle où répond Tanus. Parmi les nerfs qui en émanent, ily en a deuiL qui vont former un anneau autour de l'œsophage ; c'est le collier œsophagien que Ton retAnve dans tous les invertébrés , et dont la partie supérieure, renflée latéralement, a été regardée comme tor^ mant Tencéphale de ces animaux. Cuvier qui a distingué et bit représenter le système nerveux de Tascidie maramelonjiée,asuivi les filets nerveux qui, partant d'une source unique, le ganglion , vont se rendre aux branchies , à l'œsophage et aux intestins. Dans les phallusies, M. Gamer a suivi les nerfs Jusqu'aux tentacules, à l'enveloppe musculaire, au manteau et à la bouche.

Cette grande simplicité dans le système nerveux des ascidies esten rapport avec le reste de l'organisation de ces animaux i en effet on ne découvre pas chez eux un système loconHVteur, ils n'ont d'autre organe spécial pour les sensati<ms que lesfllamens tentaculaires, placés à l'orifice du sac branchial, et qui servent à averth* l'animal de la nature des objets qui se présentent à cet orifice. Le cœur est formé d'un seul ventricnle qui reçoit le tronc des veines branchiales et fournit une artère aorte. L'appareil digestif est le plus complet de tous, on y trouve un œsophage, un estomac^ des intestins et un foie. Il existe dans le même individu des organes m&les et des organes femelles.

Tout élémentaire que soit cette organisation , elle suffit néanmoins à l'accomplissement de la digestion , de la respiration , de la circulation et de la sensation du toucher. Un même ganglion préside à ces diverses fonctions , il réunit des propriétés qui , chez des animaux supérieurs, ont un siège

10 DBSG&IPTWf Wi êHWÈn NBEYEUX

diatinot ei «en^bleni avoir bûsoîo d'ime <irguisaUoa epé^ aille, tt La diCEérence de fooctioo^ dea Mrft, ««km Gavier, dépend pMtot de rQrgajBtfaiion difGûrente de oee par Uea qiie de leur eieeiice propre» » ÇeUe propesiUon « e«r laquelle je retiendrai plus lard» el qw des recbercbM mioroicopiquea n^aiderool à résoudre , pourrait troater Ici son applieatioD » pusqu'nn méiae œntre nenreiiK sert à-la*<foî9 tta nutrition et au toucber.

a^ Je^kal00 ieêkU^s , Cm. Cmohifètês^ Lsm* jdtéph^ iophormi hmélUhrûnùke» ^ Blain. Dans eette 4dasse, leagai^ gisons se multiplient » et suivant la remarque de M* Garneri lis tendent à avoir des fonctions spéoiales. Le premier » ou labial f plate à l'entrée dn tube digestif i éstcbargé en quelque aorte dn cbois den alimensi le second, ou braneidali fournil des nerfs aux organes de nutrition et d'assimilation. Lé troî«> nièmei ou pédtenS) qui n'existe que dans les oonohifièresponr- "tus d'un pied « et qui manque par oonséquent dans l'buiire) net surtout deatmé au mouvement*

PoU a donné la figure du système nerveux d'un certain nombre d'acéphales testacést maiè il a déorit les nerb comme étant ëes vaisaeaut chyliiftresi et les gangUons coma» étant les réservons du nbyle. la ténuité des Ibres nerveuses et leur iranaparsncei chas la plupart des moliusqimsi avaient trompé oet anatomisie d'ailleurs très bablle. Mangili a publié des obaervations foit exactes sur le système nerveux de plusieurs bivaivcs) et ai particulier ^ des anodonlesO). M. Ganter à com^ piété y sur ce point, les recherches de Mangili et de Pdli.

Le ganglion labial des acéphales testacés est toujours double, un filament transversal établit une eommUnloation entre celui du côté droit et celui du edté gauche. Dans les moules,

(t) Nuoye rleerehe tootom» sopre ûtcune sptele dl con^fugùe hl^ahU m\ÊH, kSo4« in-S, flg.

te pugUon labial e^ ùtvé un peu en arrière de la boucbe; dans les uaetreS) il s'approche davantage de eet orifice. Jj^ nerfs qu'il donne vont aux tentacules, au manteau et aux fibrds musculaires environnantes; il est en cçnuounicatien direct^ nvec les deux autres ganglions* •

Le ganglion branchial «^st simple dans les buttres, les muiettes; les venus, ete.| il est double dans les moules, les modiolesy les pectens, et en cela il se tronve en rapport avec la situation des branchies, qui sont réunies dans les premières nt séparées dans les secondes. Il fournit des nerfs aux bran-r cbies, au siphon respiratoire, aux viscères et à quelques mufrcles^ et, comme je Tai dit tout-à-rheure, il communique par iin fijet avec le ganglion tebial ; ainsi, la plupart de ses fileis ^ont destinés ;iux organes-de la nutrition, tandis que le ganglipn labial, doonant les nerfs des tentacules, appartient à la vie de relation.

Le gangUon pédieux est toiûours simple; il n'existe que pbea les bivalves pourvues de pied. U fournit beaucoup de filets è cette piurti^, et il communique par deux filets avec jbe ganglion labial < c'est le ganglion de la locomotion.

La spécialité de fonctions pour les trois ganglions dont sont {Kwvu^ les acéphales testacés, est prouvée par leur situation M par la di^tributipn des nerfs qui en partent} touiefois, pour dvoir une destination particulière, chacun de ces ganglions doit-*il éire considéré comme ayant une propriété exclusive? 4)u en d'antres lermes, la sensation est-elle dévolue seulement m ganglion labial^ l^ locemotimi au giinglion pédiew, Id nutrition an gapgliM bma^ial? N9P9 wr le gengliw labi^ ne distribue pM ses filets seu^pient aux tentaeiilei» mai» «usai ^ux mufielesi nar le ganglion branchial de«ne également des filets h des organes qui ne servent pas à la nutrition. A oe auiet, M. Garner fait observer que le gant^ion pédieux et le

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ganglion branchial communiqnent chacun directement avec le ganglion labial, et que par là ils doivent faire participer ce dernier aux propriétés dont ils sont doués, et recevoir à leur tour Tinfluence du ganglion labial. Ici revient la question dont je (tirlais en finissant Tarticle précédent, savoir, si la différence dans la fonction des nerfs tient à leur origine , ou à leur mode d'épanouissement ; je Texaminerai ailleurs , ainsi que l'opinion de M. Gamer.

3^ Gastéropodet, Dans les gastéropodes , l'anneau nerveux commun à tous les invertébrés pourvus de nerfs, entoure l'œsophage, mais à une hauteur variable, et il présente un nombre de ganglions qui diffère presque dans chaque espèce. Quelquefois tous les ganglions de l'animal sSntréunis par des anneaux, et groupés autour de l'œsophage^ d'autres fois ces ganglions sont épars, et il n'en reste que deux qui sont alors situés à la partie supérieure de l'anneau , et fournissent des nerfs aux tentacules et aux yeux ; ce sont les ganglions , qu'à l'exemple de M. Garner j'ai appelés labiaux, chez les acéphales; mais ici , dans les gastéropodes , ils mériteraient plutôt le nom de ganglions céphaliques , en raison des fonctions comparativement plus élevées qu'ils remplissent. Les oscabrions, animaux dépourvus de tentacules et d'yeux , feraient exception à cette règle, et manqueraient , d'après M. Gamer, de ganglions céphaliques. Je n'ai pas été à même de vérifier cette observation ; ce que je puis assurer pourtant, c'est que le manque d'organes destinés spécialement au toucher et à la vision n'exclut pas l'existence des ganglions céphaliques; car, parmi les articulés , le lombric de terre , qui est dépourvu d'yeux et de tentacules , a néanmoins deux ganglions céphaliques très marqués, et qui ont la plus grande ressemblance pour leur position et leur forme , avec ceux de l'es csffgot. Mais ces ganglions ne peuvent être vus qu'à l'aide

DBS MOLLUSQUE^. IS

du miscroscope , et c'est peut-élre pour ne s*étre pas servi de cet instrument y que M. Garner n'a pu découvrir de ganglions céphaliques , chez l'oscabrion.

Un seul ganglion , enlourant l'œsophage » existe chez le buccin; il fournit des nerfs aux viscères , à la spire, à la trompe , aux muscles y aux tentacules , aux pieds , et aux organes de la génération. Les doris, les onchidies sont dans le même cas. Dans les tritoniesi le système nerveux consiste en quatre tubercules placés en travers de l'œsophage, et réunis par un filet nerveux qui complète l'anneau ; il part de ces ganglions environ douze nerfs allant aux yeux , aux tentacules 9 aux tégumens , aux mâchoires , aux viscères , et aux organes de la génération. Les patelles ont six ganglions, tous compris dans le même anneau ; deux de ces ganglions sont supérieurs et fournissent chacun trois paires de nerfs , dont une paire pour les tentacules ; les autres ganglions fournissent des nerfs, l'un aux viscères , l'autre au pied; ces deux derniers ganglions sont situés au-dessous de l'œsophage. Un seul ganglion, mais très considérable, fournit, chez les thethys, des nerfs aux tentacules , aux muscles voisins de l'orifice oral, aux organes de la génération, et à la masse charnue du corps. Au-dessous de l'œsophage , il existe un autre ganglion qui fournit les nerfs des viscères.

L'anneau nerveux œsophagien des gastéropodes est ordinairement double, et cette disposition est en rapport avec le développement du larynx qui n'existe pas encore dans les acéphales, où l'anneau est toujours simple. Cuvier avait découvert ce double anneau chez un mollusque de la classe des ptéropodes, le Clio barealis (i), et M. Garner l'a retrouvé chez la plupart des gastéropodes.

. (i) Lauuurck, But, niUurtUc d^ aaimaus sam vertèkret» Paris, x836, t. Tii^ pag. 424.

It BB8CEIPTI0K tV SY^TèSV KBR?BUX

Dam les acères et les aplysles , le système nerveat cottsi^te en deux ganglions rënnis par nn Ulet transverse, placé au-dessus de Tœsophage , et en un troisième ganglion communiquant avec les deux précédens, et situé près de Pestomac. Les deux premiers sont les ganglions céphaliques , le dernier est le ganglion viscéral ôti branchial.

L'escargot a cinq ganglions et quarante-et^un nerfe (1). Malgré la forme spirée de l'animal , les parties centrales de son système nervetix ont une grande régularité; c*est autour de Fœsopliaga que sont placés les cinq ganglions : deux à la partie supérieure et latérale de Panneau, ce sont les gan* gliotts oépballqttes; deux h sa partie inlérieure et moyenne , ce somt hê ganglions viscéral et pédleux qu! semblent se confendre , et qui en effet , sont réunis entre eux dans ttiie grande partie de leur étendue , mais qui sont séparés INin de Pautre par une ouverture qui donne passage à Partère aorte ; le clnquiènte est adossé à la partie înf<^rfeure de l'œsophage , il communique avec Panneau par deux, filets nerveux formant une anse , comme cela a lieu chêfZ la plupart des autres moUusques .

Les deux ganglions céphaliqnes réunis par Une com^ missure, forment la partie supérieure ou sus-œsopiiagietinre de Panneau ; il part de chacun d'eux cinq nerf^ qui vont an yeux , aux vrais tentacules ou tentacules inférieurs que M. et Blainville regarde comme des organes olCactifs , à la fiéiitt et aoi nrasdes; un sixième nerf natt du ganglion situé à droite, tout près du nerf optique, et va se porter à la vergts qui, située de ce c6té, touche presque le gangliôu céphalique. A la naissance du nerf optique, il y a ^ sur le ganglion cépfaa^

(z) Voyez pi. x**. Toiu les nerCi de l'escargot ne sont pas reproduits dans la figure, parce que cette figure n*est pas grossie et que beaucoup de nerfl de Vescargot ne sont visibles qu*au microscope.

li(|tié lin ]ég» r^nflemeiit qu^on ne peut apeKWVOif qs^ Y$Mê da MietoscofN).

J'ai dit qiie la réanioii des den gaogUoiis eépbâllqMi lorfiie la paille supérieure de l'annean , J*ài essayé de détei^ ttiner le volnme relatif de cette partie areo cehiî des tierib ^f en partent. Le double ganglien c^àHcfue taesttré ^ sa tteaiire réduite eu miUimètres cubes , ni*a doiuiée 7,M

Les Herlii qui partent de ee double gauglioli » ad uembre dé onte^ eut pour les diamètres des ein^ nerlb du c4té gatiehe « . . * l^Zk

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