‹ Anatomie comparée du système nerveux (volume 2)Chapitre 34 sur 66 · Structure de fewulphalé deê reptiieê · texte numérisé non relu

Structure de fewulphalé deê reptiieê

L'extrémité céphaliqne de la moelle éptnière se termiile dans Tencéphale. Les ftiisceauit spinaux de In moelle ëpinière, se portent en dehors du quatrième ventricule et se rendent au cervelet; là^ ils vont d'an côté à Fautre pour former une commissure, un pont au quatrième ventricule. Les fibres de cervelet sont de la même nature que les fibre* transteMes , c'est-à-dire petites et sans véritables dilatations variqueuse! ; elles ne sont nulle part réunies en faisceau , elles forment iu contraire, une lame très mince analogue h celle des lamfis optiques.

La portion des faisceaux fuloraux qui va aux lames optiques , se porte un peu en dehors , elle s'y renfle et va s'épanouir en une belle lame fibreuse dont les élémens se rapprochent de la même manière que chez les poissons , pour former deux racines à chacun des nerfs optiques. Une partie des fibres de la lame optique croisant les racines du nertj se dirigent vers la ligne médiane où elles se continuent sans

aucune interruption, avec celles du câté opposé. Cette commissure, émanation presque directe des pédoncules céréT braux, est l'analogue du corps calleux. Toute la substance des lames optiques est manifestement fibreuse , mais de la nature des fibres encéphaliques , c'est-à-dire que, par la compression, on ne parvient pas à les élargir . partiellement comme les fibres dites variqueuses; elles sont très ténues. Pour voir la commissure dont je viens de parler ^ il faut , avec des ciseaux très fins, enlever d'un seul coup^ les deux lobes optiques , à leur partie postérieure , car réunis en arrière par le corps calleux, ils sont séparés en avant,

et laissent voir, à découvert , Vinfundibulum.

La partie la plus interne des prolongemens fulcraux se rend aux lobes cérébraux , elle se comporte d'une manière analogue aux faisceaux qui se rendent aux lames optique^ etrencontrent en dehors, un léger renflement où elles disparaissent. La presque totalité de la substance cérébrale , disposée en lame assez mince , est composée d'une substance granulée et vasculaire , dans laquelle on découvre quelques véritables fibres, parmi lesquelles il s'en trouve de variqueuses.

Quant aux ôommissureS elles sont organisées chez les reptiles,^ la même manière que chez les poissons.

L'entrecroisement des nerfs optiques existe chez la plupart des reptiles ; il est complet, c'est-à-dire que les fibres de droite passent toutes du côté gauche, et réciproquement, en chevauchant l^ne sur l'autre. Pour apercevoir cet entrecroisement, il faut enlever le chiatma sans aucune des parties environnantes , le placer entre deux lames de verres et le soumettre à une légère pression.

2hk >ATl}RE DUS FIBIES >ER¥KVSK^

S. Diamètre et nature des fibres du systefne nerveux ce-

rébro-gpinal des reptiles.

Le diamètre des fibres nerveuses des reptiles est loin d*étre égal dans les nerfs, la moelle ëpinière et Fencéphale ; il ne Test pas même dans Tune de ces parties considérée isolément ; cependant il ne faudrait pas conclure de là qu'il n'y ait rien de constant sons ce rapport. Les fibres encéphaliques sont toujours plus petites que celles de la moelle épinière, celles de la moelle épînicre plus petites que celles des nerfs. Ces dernières varient suivant les nerfs, et dans uu même nerf, je les ai trouvées un peu plus volumineuses quand elles étaient pleines que quand elles étaient vides.

Les fibres encéphuliques et les fibres transverses de la moelle , à quelque degré de pression qu'on les soumette , restent toujours les plus petites de toutes ^ viennent ensuite les racines des nerfs racbidicns , puis celles de la moelle ëpinière , puis enfin celle des nerfs. Les libres de la moelle ëpinière sont celles qui présentent entre elles, les pius notables diiïérences, ce qui doit tenir, d'une part, à ce qu'elles ont un volume plus considérable que celles de l'encéphale, et d'autre part, à ce qu'elles cèdent inégalement à la compression à laquelle on les soumet pour les rendre bien ob* servables au microscope. -Quant aui fibres des nerfs, elles s'élargissent peu, parce que les parois en sont formées par on névrilème solide.

Le tableau qu'on va lire fera bien ressortir tomes ces différences : j'ai mis en tête, comme pour les poissons, les fibres les plus ténues , et j'ai fini par les plus volumineuses.

DES AEPTILB8. %U

Diamètre des fibres nerveuses des reptiles.

Greuouille Fibi*e du cerveau 0,00083 '

— Fibre de la rooella épîntère se contiiinaDt avec la

racine d*un nerf raehidien OiOOlM

— Cervelet 0,00166

Lézard Fibre du lobe oplique 0,00166

— Jbid 0,00166

— Ihid 0,0026

— Fibre du corps resliforme 0,0036

— Fibre du cervelet 0,0026

Grenouille Fibre transverse de la moelle allongée 0,0026 '

— Fibre du cervelet. 0|6026

— Fibre de la moelle ëpinière. • 0,003SS .

— Fibre d*iuie racine de nerf raehidien 000S66

Lézard Fibre du corps restiforme « . 0,00416'

Grenoaille Fibre de la modfe épinîère 0,00496 («)

*- riid. 0,00666

— Fibre de la moelle épinière 0,00666(a)

— Fibre delà moelle épinière ......... 0,0076 (S)

Lézard Fibre du nerf trifacial • 0,0076

Grenooille Fibre d'une racBie de serf radbklieA . .. • • • 0,00616

Lézard Fibre de la rooe{le épinière 0,01

Grenouille Fibre de la moelle épinière 0«01111

Couleuvre Fibre de la moelle épinière 0,01166

Grenooille Fibre pleine du nerf tfifiieial * • 0,016

— Fibre vide du nerf crural <• . 0,016 •

— Fibre pleine du nerf crural 0^0 2

Le diamètre des fibres nervenses dos reptiles ne diflère pas en réalité de celui des poissons ; les deux tableaux (4) » eommencent en effet par le. même dttffre» 0"^, 9<M^ et iU flnissent , celui des reptiles par O*^, OS et ecAni des poissons par 0»"y 02 et une finction. Ce sont dea nerfs pourras de n^

(1) Cetie libre s embranchait avec une libre plu&grosie de la moelle, (i) Cette fibre se continuait avec la racine d'on nerf spinal. (3) Grosse fibre k laquelle était atta^'liée, comme «ne ramificalion, U libre. ( r ) 4) Voyez page 194.

SftS HATUmS DIS viftmis ksevtosbs

Yrilème qui termiqent chaque tableau , et pour le tableau concernant les reptiles , c^est une fibre remplie de matière n^veuse. La difTérence qu'il y a entre une fibre pleine et une fibre vide peut être appréciée en comparant cette dernière fibre avec celle qui la précède ; toutes deux appartiennent au niéme filet nerveux , celle qui était pleine avait un diamèliPede O""*, 02, Tautre 0, 015 seulement.

Dans mes expériences microscopiques , j'ai plusieurs fois aperçu une continuité entre les cosses fibres et les petitesy mais cela n'était pas toujours assez distinct pour que je pusse y ajouter foi. M. Ehrenbei^ s'est trouvé dans le même cas et il n'a pas osé se prononcer. Chez la grenouille , j'ai vu une fibre rachidienne du diamètre de 0""| 0075« unie i aofle droit y à une fibre plus petitQ (de 0*"| 00416). Lorsque , dans les expériences précédentes J'ai vu ou cru voir une semblable jonction , c'était toujours Ji angle droit qu'elle s'opérait.

£tt entrant dans la moelle raehidleiiiie, les Ibres des racines nerveuses perdent tout-à-eoup de leur volume , elles présonient là une sorte d'étranglement qui sans doute doit être attribué à ce que , dans le point que J'ai indiqué, le né^ vrilème les abandonne.

Les fibres nerveuses des reptiles sont canaliculées comme eelles des poissons , elies contiennent une matièps Mancàe , homogène ^ gMsse y que la pression peut en expulser. Je ferai pourtant iei la même restrictlM que l'^l dite dans te (ftapltré préodAenl, au 6ujet des tbres transverses de la moelle allongée et des fibres encéphaliques $ les unes et les autres ne m'ont pas aussi évidemment paru canaliculées que les autres.

Je dois M larmiaaiit pi^venir les personnes qui, peu habituées aux recherches microscopiques , voudraient voir les fi-

DES ESPTILBS. 2b7

bres de la lame optique , celles du cervelet et les fibres transverses de la moelle allongée et de la moelle épinière des reptiles; qu'il fout soumettre ces parties à une fiilble pression et se servir d'abord d'un grossissement peu considérable Ce n'est qu'après avoir bien observé l'ensemble des parties et levrs relations mutuelles, que l'on pourra passer à un grossis*sèment plus fort, et augmenter la pression. Si tout d'abord, on voulait ftiire usage d'un grossissement de 600 diamètres, par exemple, on ne verrait que peu de chose, et l'on Jugerait mal de ce que l'on verrait.

EÉsunÉ.

i. Le liquide eérébro*spinal des reptiles contient un nombre infini de monades vivantes et d'autres animacnles micposcopiques.

S. La moelle épinitoe des reptiles est formée de fibres, de granulations et de vaisseaux sanguins.

$. Les fibres sont de deux sortes, les unes longitudinales^ volumineuses, et devenant variqueuses par la compression; les auttes très ténues, transversales, allant des granulations aux fibres longitudinales.

ft. Les granulations et les ramuscules sanguins, composent la substance grise de laquelle émanent les fibres transverses.

5. Les filets d'origine des nerfs rachidieos, viennent des Ibres longitudinales de la moelle; ils ne se continuent pas directemenl, ceux de droite avec ceux de gauobe, mais seu* lement par l'entremise des fibrea transverses ou fibres très té» nues de la moelle; je n'ai pu trouver de différence, sous ce rapport, entre les racines spinales et les racines fulcrales.

2tô FACULTÉS

0. De même que chez les poissonsi il u*y a pas d'entrecroisement des fibres nerveuses de la moelle.

7. Les faisceaux fulcraux de la moelle épinière se rendent au cerveau et à la lame optique, où elles vont former le nerf optique et le corps calleux; les faisceaux spinaux se conli* nuent.dans le cervelet, et quelque peu aussi dans la lame op* tique.

8. Le cerveau est composé de substance granulée, vasculaire, et de quelques fibres.

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