OISEAUX
Dans tons les oiseaux , le système nerveux cérébro-spinal offre une grande conformité : c'est la classe où les individus diffèrent le moins les tus des autres, sous ce rapport,
i. Encéphale,
L'encéphale des oiseaux se compose des mêmes parties que celui des reptiles , à Texception toutefois du corps strié qui , s'il existe , serait confondu aVec le lobe cérébral luinnême , ou serait représenté par un petit tubercule dont l'existence n'est pas constante , et qui , chez les oiseaux où on le rencontre, est placé en avant de la couche optique.
DBS 6I8BÀ17X. S77
1* Ceri£au. Cet organe esl formé de deux lobes pleins, or« dinaireil^P^ pyriformes, parfoitement symétriqoesi réunis Tua à l'autre par leur partie inférieure et interne, mais libres dans tout le reste de leur étendue, convexes à leur face supérieure et entièrement dépourvus de circonvolutions. A la partie inférieure de ces lobes, on voit chez presque tous les oiseaux, une légère dépression qui indique plutôt qu'elle ne constitue la scissure de Sylvius , et à la partie supérieure et antérieure da cerveau, une* dépression plus profonde que la première , mais qui n'existe que chez un petit nombre d'oiseaux. Sur la poule , le pigeon, la pie •grièche , le merle , le Icnriot , le corbeau , on n'en voit aucune trace ; sur la buse et le coucou, on commence à l'apercevoir; chez le canard, le pic, elle est très visible , et chez le perroquet, elle a plus de profondeur que chez aucun des oiseaux dont J'ai pu étudier l'en* oéphale. Ce n'est pas encore ce que Ton peut appeler une circAivolution, mais c'en est un indice, et on doit la regarder comme un progrès dont l'organisation du lobe cérébral : ce sillon loge des vaisseaux sanguins.
La partie interne de chaque lobe cérébral est plane : c'est par là que les deux lobes sont en contact ; en les écartant l'un de l'autre, on voit qu'ils ont entre eux plusieurs points 4*union. En arrière ils touchent le cervelet, ce qui n'a lieu dans aucun reptile ni dans aucun poisson; leur face infé*rieure , qui forme en partie lu base du cerveau, un peu concave et entièrement lisse , repose sur le crâne dans la plus grande partie de son ét^due ; le reste de cette face est placée sur les pédoncules cérébraux et sur les lobes optiques. I^s lobes cérébraux des oiseaux constituent une sorte d'efflorescence de la moelle épinière , à laquelle ils sont attachés par les cuisses du cerveou , qui leur sei*veBt comme de pédicule. Considérée à Tintérieur^ la substance en est d'un gris
t78 DKSCAIPTIOir BU flTflTillB NBKTBUX
roté ; cm y volt des stries blanches qui vienoeot pour hi plupart de la moeOe ëpiniëre. A la fiice inférieure d(|P^veau« on voit ees stries blanches ou fibres médullaires pénétrer dans Torgaue , et s'y diviser à Tinfini i un faiaoeau de fibres dont les premiers anatomistes qui ont décrit le oerveau des oiseaux ont déjà parlé, s'étale en manière de patte d'oiOi se dirige vers la faoe interne du lobe, dans le bord supérieur duquel il se termine. Un autre faisceau blanc se remarque i la base du eenreau et sur les o6tés de ehaqnn lobe; il s'étend d'avant en arriàrcy depuis la partie la plus saillante du lobei jusque tout prés de la pointe du cerveau.
La substance cérébrale, vue à rinlérieur, ne se sépare pas en 4m% parties distinotes par leur couleur et parfaitement isolées ou plutôt délimitées; il n'y a pas de substance grise ntdrieure et de substance blanohe intérieure comme ebes les BMmmifàres. La substance blanche est distribuée en Ma* eeaux qui sont entourés de substance d'un gria roaé, dal^ la* quelle ils vont se répandre. Le cervelet seul présente la déi^ mitation des deux substances cérébralea, ainsi que Je le dirai tûut-à-<llieure.
Le lobe cérébral des oiseaux n'est pas creusé d^nne cavité comme celui des reptiles. Les ventricules de cet organe sont situés en dessous, c'est-à*dire qu'ils résultent de l'application des lobes sur les cuisses du cerveau : aussi sont«>ils plutôt des sinus que de véritables cavités.
Trois commissures réunissent l'un à l'autre les lobes céré^ braux ! l'une antérieure et inférieure , située tout-^-fait au bas et touchant le chiasma des nerb optiquesi la seconde, très petite, située un peu au«^desso«s de la précédente ou en avant du troisième ventricule : c'est ranalogue de la commissure antérieurs. La troisième est située un peu en avant des cou* chQs optiques. La première de ces commissures est regardée
MS OISBAVX. &7d
pir Mecktl eona« un radiment de eorps calleux : M. Canis adopte oette détermioatfon. (1)
Quoique le lobe cérébral dea oiseaux soit oomme le corps strié des maunnifères , formé en grande partie de substance '
griseï et que l'on trouTe , en Tinclsant, son intérieur pourvu de stries blanches, il n'en résulte pas que ces deux organes soient) comipe on l'a prétendu » les analogues l'un de l'autre. Le corps strié est un organe supplémentaire , un ganglion de renforcement , pour me servir de l'expression employée par Gall et Spunheim, tandis que le lobe cérébral est un organe dans lequel se terminent les fibres de la moelle épînlère. A sa partie suatérieure , terminée en pointe , le lobe cérébral présente un petit tubercule qui donne naissance au nerf olftictif.
2. Cauehe optique, Cest un petit tubercule grisâtre, pair, oomme implanté à la partie supérieui^et interne des cuisses du cerveau, traversé par une petite oandelette de substance blanche, analogue à celle que l'on voit chez les mammifères. L'adossement de la couche optique gauche avec la droite donne lieu à une petite cavité ou troisième ventricule, au fond duquel est une petite portion de matière grise que l'on voit à la base du cerveau sous la forme d^un mamelon placé en arrière de la commissure des nerft optiques. Ce mamelon est un rudiment des lobes inférieurs de l'encéphale des poissons.
8. Lobûê opHques. En arrière des couches optiques et sur les côtés de l'encéphale, sont deux corps globuleux , gris&tres dans la plus grande partie de leur étendue, comme Implantés sur la partie externe et supérieure de la moelle épinièrc. Ces cmrps sont les iobes optiques : leur masse est formée de sub-
(i) Op, cit., t. I, p. ay, *
280 BX8C1IPTI0S DU STSTim KUTBVX
siance grise ; ils reçoivent des fibres blanches venant de la moelle épinière; ils fournissent an nerf optique une double ra** Gîne analogue à celle que j*ai décrite chez les poissons; ils sont unis Tun à Fantre par trois commissures : la commissure postérieure placée à rentrée de Taqueduc de Sylvius , la commissure analogue au corps calleux , et la valvule de Yieussens , petite lame très mince , transparente » en arrière de laquelle on voit la racine du nerf pathétique qui la tra* verse à l'état de cordon et sans éprouver aucun aplatissement. Les lobes optiques sont creux, la cavité en est tapissée par une lame nerveuse blanche ; cette cavité communique avec Taqueduc de Sylvius.
U. Cervelet. Le cervelet est volumineux chez tous les oi-* seaux ; il a un degré de perfection dont manque celui de la plupart des poissons et celui de tous les reptiles ; il est pourvu de circonvolutions ou lamelles transversales, et de deux petits appendiceif latéraux dont nous avons déjà vu un exemple chez le squale-renard. Suivant M. Carus , aiosi qu'on Ta vu plus haut, le nombre de ces lamelles varie de 15 à SO (1). M. Tiedemann en indique 15 dans le corbeau , 14 dans le faucon et 13 dans Toie. Fr. Franke ayoute que dans les passereaux il y en a 17. Comme ce ne sont pas des objets parfaitement distincts et isolés, il faudrait que Ton s'entendtt bien sur la manière de les compter. Ces lamelles sont placées en travers , mais elles ne sont pas toutes complètes ; il y en a qui ne sont que des divisions des autres lamelles. Quel compte eu a-t-on tenu? J'ai vu plusieurs fois une lamelle un peu épaisse élre parcourue et comme divisée en deux par un vaisseau sanguin : on aurait dit de deux lamelles , et pourtant je n'en ai trouvé qu'une
(f ) Op. cii.f (. X, p. 86^
VËê OISI^QX. 281
teale en inciiant le cervelet perpendioQlairemeiit et d'avant en arriàre. Sur on passereau J'avais compté 13 lamelles grises, et il n'y avait que 10 lamelles blanches. Chez vingt oiseaux appartenant à tontes les fisimilles de cette dasse d'ànimanx , je n'en ai pas trouvé moins de 10 ni plus de 20 : J'en ai compté chez
Le perdreau... la
Le vanneau. • • sa
La poule x4
Le canard .... lô
Le pigeon • • • • 16
Le choucas... • x6
L'oie • 16
Le perroquet. • 16
Legeaim&le*. 18 •
La pie femelle. 18
La pie mâle. . • ao
Dont la moyenne est 15.
Renfermé dans ces limites, le nombre plus ou moins grand des lamelles m'a paru être en raison directe du volume du cervelet. De même que les squales , les oiseaux n'ont que la partie centrale ou ver du cervelet , et des appendicesjatéraux; ils manquent des masses latérales. Le ver, chez les oiseaux, se continue à la face inférieure du cervelet, et forme là une luette aussi bien développée comparativement, que chez l'homme.
En incisant le cervelet, ainsi que je l'ai indiqué tout-à-l'henre, on voit qu'il est comme formé d'une double lame plissée , Tune intérieure, blanche, l'ainre extérieure , d*un gris Yosé. Au centre de l'organe, qui est placé en manière de pont sur la moelle allongée, est une cavité très ample, qui s'ouvre largement dans le quatrième ventricule. Le cervelet communique en avant, par la valvule de Yieussens et les proeessut eere^ ï ad testes, avec les lobes optiques ; latéralement, avec
sis DSSGBIPTIQH DU STflVllIB HBAVBUX
k q^oelle. Celte dernière oommiiiueatioii a Ueo par deu <A*dres de fibres: les unes s'enfoncent transversalement dan» la moelle» et forment la commissure diffuse dont il a été ques^ tion à Poocasion des poissons et des reptiles ; c^est en grande parti»^ la présence de ces fibres tt^nsverses, dont le pont de yarole n*est qu'un déTeloppement, que la moelle allongée doit Taugmentation de volume qu'elle présente en cet endroit. Les autres tt>res viennent des faisceaux spinaux de la moelle.
La moelle allongée, placée au-dessous des organes dont il vient d'être question , leur sert à tous de support. En avant, elle se bifurque pour se terminer dans les lobes cérébraux ; en arrière, à son entrée dans le crâne, elle a le même volume que la moelle c^vicale ; mais bientôt elle s'aplatît, s'élargit et augmente de volume par l'addition d'une certaine quantité de substance grise, et par celle des fibres de la commissure diffuse. Â sa face spinale, (m voit les pyramides postérieures, le quatrième ventricule, dont le plancher montre, en relief, une partie des faisceaux fiilcraux, Taqueduc de Sylvius et les couches optiques $ sur lescôtéSi l'implantation du cervelet, celle des lobes optiques, et sur différens points de son étendue, l'origine des netfs encéphaliques.
L'encéphale des oiseaux présente , comme perfectionnement sur les deux classes inférieures des vertébrés, Taugmen* tation considérable de volume du ganglion cérébral, les dépressions vasculaires qui se remarquent à la face supérieure de ce ganglion chez plusieurs oiseaux, le recouvrement, partiel chez la plupart, complet chez les autres, des lobes op-tiques par les lobes cérébraux, la formation bien déterminée des couches optiques, enfin le volume et la lamellation du cervelet, lamellation dont, chez les poissons, la famille des squales nous a seule présenté quelques exemples.
S. Nwfk mii9éph0ttqm9.
Le mode d'origine de la plppan des nerfo encéphaliques n'oflnre rien qui diflère essentiellement de ce qui a lieu , sous ce rapport, dans les mammifères et dans Tbomme. Je ne m'arrêterai donc pas à la décrirei je noterai seulement ceci, 1"* pour les nerfs olfactifs^ il y a un petit tubercule^ ainsi qu'il a été dit plus haut; 2^ les nerfs optiques très volumineux viennent seulement des lobes optiques , et les coucbes optigues paraissent étr^ complètement étrangères à leur production ; a^ entre la troisième et la sixième paire, il n'existe pas de pont de varole ; A^ en raison de l'absence de cet organe y la cinquième paire sort entre les fibres longitudinales delà moelle allongée; 5^ enfin à l'endroit où natt le nerf acoustique, on voit dans le quatrième ventricule un petit renflement gangUonaire d^ signalé par plusieurs anatomistes.
S. Pindi et volume de Fenç^hale dee meaux.
Gomme les actions des oiseaux, et par consé^uclkit aussi leurs facultés, sont mieux connues que celles des reptiles et des poissons^ j'entrerai dans plus de détails sur le développement de leur encéphale que je ne l'ai fait pour ces derniers animaux. Ainsi je ne me bornerai pas à déterminer le poids et le volume proportionnels de l'encéphale des oiseaux, je donnerai de plus la mesure de ses principales dimensions.
Plusieurs anatomistes ont cherché à déterminer le poids « de l'encéphale des oiseaux comparé au reste du corps. Le tableau suivant offre le résultat de quelques pondérations faites pour cet objet par Haller, Cuvier et M. Carus ; j'y ai ajouté mes propres observations.
98& POIDS » T0L1TKB Wt I.'lirci»HALB
Le poids de rencëphaHe est aa poids da corps dans ta proportion snivante, chez les animaux ci-dessons désipiës :
Métange à tête blaie, oonime i est à la i
Mésange i</ ••••••...• ta
8cim..*.« • • x4 ^
Mésange nonnelte z6
Serin femelle '. • , i8
Pinçon •• 19
Rouge-gorge a3 1
Tarinf • aS
Perrnehe fenelle «• a3
Chardonneret « a4
Linotte •••••••. .^^ a4
Coq ••••• • aS
Moineau ••••••••• W aS
Pie femelle %'j i
Geai mâle. « aS
Rouge-gorge • 3a
Pie mâle 44
Perroquet.... 4^
Choucas ou petite eomeiOe mâle. • • • 46
Alouette • 56
Merle • . .^ . • » • . 6S
Yaïuieau. •• •••••.••.. 7a 1
Sarcelle 74
Vanneau 76
Pigeon ..*. • 91 r
. Combattant 104
Caoard saoTage 107
Perdreau ••••.. 117
Pluvier laa
Aigle iSo
Faucon aoa
Pigeon ai7
Canard ^5y
Poule.. •• 377
Oie 467 1
Autruche (i) i,«oo
Oie 3,600
Ce qui donne pour moyenne 212.
(1) ▼aUiflMriydtéparBofiiDiitart AiUmché,
làm ont^ut. S8S
Lsi proportion est ici beaucoup plus favorable que chez les reptiles (1) et les poissons (2) $ elle montre un accroissement considérable dans le volume total de la masse encéphalique. L'inégalité de poids rencontrée chez les difiërens oiseaux n'est cependant pas en rapport direct et constant avec leur intelligence ; il y a des exceptions fort nombreuses et dont il ftiut tenir compte; mais je dois faire à ce sujet quelques oIh servations. Parmi les oiseaux mentionnés dans le tableau cidéssus. Il s'en trouve dont le tissu cellulaire graisseux a acquis un très grand volume par le fait de la domesticité et de l'alimentation. Chez ceux-là, le poids relatif du cerveau doit être moindre qu'à Tétat de nature. Parmi les individus d'une même espèce, dans l'espèce humaine par exemple, il en est qui ont une grande stature, des muscles vigoureux , un ab-* domen chargé de graisse : toutes ces circonstances qui ne changent rien à l'état primitif de l'encéphale , font nécessairement varier beaucoup le poids relatif de cet organe. Ainsi, dans ce qui concerne la proportion da l'encéphale à celle du corps, il ne faut pas tenir compte des différences entre les individus, mais seulement des différences entre les classes ^ autrement, on éprouverait de continuels mécomptes, qui conduiraient à foire rejeter des lois de développement qui n'en 4ieraient pas pioins très fondées.
L'encéphale des oiseaux est composé de parties assez distinctes les unes des autres pour qu'on puisse les peser séparément. Quel est le rapport de ces parties entre elles?
(i) Voy. p. a34.
Ml von» n Tsiinni m ii'iRdcPHAu
MTTMo. c«ii«i«i« au cerreaii. aJloogéc. aa mif i
dioticM toile;.... 3,4 gr. o,S gr. t k it,33 o,65 gh t I 9|ft9
Pi»iMMllt,.»»«4. S,)r 0,35 i6,6 t»?^ S
FifiBtAto... M M io,5 o»6 4|t
Péraociuet amazone. 4,3 o,5 8,6 ofiS 6,66
Perruche femeDe. • 3,9 o,4 y^S o,S 6
deria fem^é. k • « • «,SS o«o§ 9 «^tS ft|S3
Cttiard faunge. » • 4«> o»? 6 0,7 6
Plumier 1,45 0,1$ 5,8 o,5 a,9
Oie 9 i,8 5 t,4 64
{Perdreau »••««••• i P|9 S il|6$ i«S9
CoMbattaBl».»..» i o,a 5 o,5 «
Alouette.. •••«••• 0|& o,z 5 OfS 9i,S
Sarcelle.. ••*..•• 3 0,4 4t0a 0,7 9,({4
Poule 9 o,âf 4 t t
Cê^..^ B,i5 0^6 3^> i»o5 «^
•YanaMu. ••»•••• i,3 . 0,4s a»88 o,65 a«
▼anneau. ,. i,x 0,4 a,75 0,6 i,83
Moyenne 6,x8 4»1<
Bans ce tableau ^ les animant soflt classés dT après te tcH lume proportioûnel de leur cervelet; les plus petits eèrvelets, les premiers , les plus gros , à la ihi. îl est remàr(}Uâbl6 <{ae le choucas et deux pies soient placés ensemble ; (|tie le perroquet et la perruche le soient également , ainsi que te coq et la poule ; il ne Pest pas moins que la liste se termine par déttt vanneaux. Ce résultat trouvé sans qu^il ait été prévu , démon** tre Texactitude du rapport établi, puisque des ôlsèAui dUne même espèce , qui doivent par conséquent avoir une orgâuf*^ satiob semblable j ont j en effet, le cervelet et lé ôerveâtt dstllft des proportions analogues.
Le poids de la moelle allongée n'est pas auési r^oureuàement déterminé que celui du cervelet et du cerveau , parce Que, malgré la précaution que j'ai prise de couper toiqours la noelle au-dessous du trou occipital , il est arrivé qu'une partie de cet organe a été écrasée et perdue, en coupant l'oe^
ira» oMBàmu m
elpitil» Toutefois, en coordouiant les oisesu portés su Is» blestt, d'après le Tolame relatif de la moelle allongée, nous trouvons encore un arrangement qui mérite de fixer notre attention. Cet arrangement, le voici :
Perroquet amaxcuse. Pie mile. Coq.
Oie* Oeai. Coabettitt
Pemidie femelle. Planer. VeimeMi.
Canard sauvage. Sarcelle. Yanneau.
Choucas mâle. Alouette. Perdreau.
Pie femeUe. Serin fimelle. Poule.
Les deux vanneaux sont encore ensemble ,«les deux pies le sont également, le choucas vient avant, la perruche et le perroquet sont en tête de la liste, séparés cependant par Toie.' Dans un des tableaux suivans, qui a pour objet de déterminer quel est le rapport entre le diamètre transverse et le diamètre antéro-postérieur du cerveau , nous retrouverons de nouveau Foie placée entre la perruche et le perroquet.
Comparons maintenant le volume de Tencéphale à celui de quelques-uns des nerfs encéphaliques, chez les oiseaux.
Diamèlrct dtt Mrft. iViMtpkiis.
»tl^V«L Opdf. «.yfaA fHUl. Of&ft, JLfmâ, iiilHii»
gr. BÙI.o. m. m. m.
fiéatlk ft,56 5S68 0,00ll 0,0009 0,000» 111417 1 #14118 ià169n
PamoteCm^tt». . 9^ ftlW 0,001 e^OOOO 0,0004 UOO lUOa lOI4ft
Vanneau 1,5 1417 O.OOl 0,00ôtf 0,0004 775 ASOS 19515
^^^V^V ♦ 9 4 # # # • ^%V ^^^^^w li^^HPB^ ^^l^^^^F ^pW^^I ^^^V W^^^9 ^M^^^P
Chardonnanl ... 0,85 815 0,0015 0,0004 0,0001 . 460 6508 10171
Sœmmering, Ebel, Cuvier, M. Tiedemannet M. Serres, avaient déjà cherché à déterminer le volume de la moelle et celui des nerb, comparés à celui de l'enc^hale, et pour y arriver, ils avaient comparé les diavèlrse de Tencéphale à ceux de la moelle et des nerfs. Cette manière de procéder , bonne en apparence, n'est cependant pas susceptible d'une grande eiaetitade en reiaottde ce qm la ismede rmicépliaie éim
S88 POIDS Bt tOLVMB DB L*BNCiPHALB
très irrëgulière , on ne peut en déduire le volume diaprés la longueur de quelques-uns de ses diamètres. Tai préféré prendre le poids de Torgane, puis sa pesanteur spécifique , et par là ariiver à déterminer quel en est le volume. Je compare à ce volume^ réduit en millimètres cubes, le volume d'une partie de la moelle et des nerfs égale en longueur à un millimètre : c'est ainsi , comme on Fa vu j que j*a! procédé pour établir les rapports indiqués plus haut. Quant à ce qui regarder les nerfs , c'est la seule manière d'opérer, parce qu'on ne saurait isoler ces organes dans toute leur étendue , les enlever et les peser : mais il n'en est pas de même de la moelle épinière que l'on isole complètement des pardes environnantes et dont il est facile de déterminer le poids. Il est d'autant plus avantageux de recourir à ce moyen chez les oiseaux, que la loQgueur des diamètres de hi moelle épinière de ces animaux, pris comme on le fait d'ordinaire,
au-dessous du trou occipital, donnerait fort mal le volume total de cette moelle , vu qu'elle présente dans deux points de son étendue , des renflemens considérables et qu'elle est d'une longueur qui n'est pas toujours en rapport avec ses dimensions latérales. M. Carus qui a pesé la moelle épinière d'un pigeon comparativement à l'encéphale du même animal , a trouvé le rapport de 1 à 3, A, c'est-à-dire, un peu moins du tiers; mes recherches sur le même sujet m'ont fourni les proportions suivantes : chez
Une pie fiemeUe, x à 9,6
' Une pie mâle • 9,s5
Un geai mâle. . . • • • 8
Un peiro^et* • • • • • 7^7
Fliuieun moineaux.. 4»^
Un vanneau 9,5
ce qui donne pour moyeme de lamœlle épinière de9 oiseaux,