CHAPITRE VI
En considérant quel grand nombre d'ouvrages ont été écrits sur le système nerveux cérébro-spinal des mammifères, on serait tenté de croire que la matière est épuisée, ou que si quelque chose reste à découvrir concernant ce système, ce sont des faits de détail et d'une Importance médiocre. Il n*en est rien cependant, et je puis encore répéter cette sentence de Sénèque, que M. Tiedemann a mis en tète d'un de ses plus iroportans travaux sur l'encéphale : MuUum egerunt, qui ante noê fuerutU, sed non pereg&runi : tnul" tum etiatn adhue restai aperii, multumque rettabit; née ûlli noito, poêt mille seeula , prœeludetur ocoano àliquid adjiciendi. (1)
La portion de l'encéphale des mammifères que les auteurs ont le moins exactement étudiée , est précisément celle que nous avons le plus d'Intérêt à connaître, parce qu'on la regarde, avec raison, comme étant l'organe particulier afiécté à l'accomplissement des fonctions intellectaelles. On voit que je veux parler du cerveau. Certaines parties du cerveau ont été bien décrites, ce sont celles qui se retrouvent les mêmes, ou à*peu-^rès les mêmes chez tons les mammifères ; d'autres sont presque complètement ignorées, ce sont celles qui ont des caractères spécifiques. Ces dernières méritent cependant
(i) Icônes eertbrl Simiarum^ etc. Ueidelberg, iHsi • Prâtfktio,
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une attention toute spéciale, car si, dans l'organisation, quelque chose peut donner la raison de la différence qui existe entre les animaux, quant à retendue de leurs facultés psychiques, et de Tinfériorité dans laquelle ils restent, relativement à Thomme, c'est sans contredit, la différence que présente fenr cenreau.
§ I. DBSCaiPTIOir DU STSTÂMB IVBHYEUX CÉBÉBRO-SPUIAL DBS
Il sera ici peu question de rbommet mais presque unique* ment de9 wirnaux quo les naturalistes ont placé dans la mène classe que lui.
La moelle épiaière tend à se subordonner de plus en plus j^ fenc^haley au fur et à mesure que l'on s'élève dans la Qlasse des mammifères^ la moelle allongée se perfectionne par l'augoi^mation considérable du volume de sa conunis* sure; un lobe nouveau se développe dans le cervelet; le cer* Yeau acquiert une siq>ériorité ineontestable sur tout le reste du système nerveux, ses parties accessoires, telles que les eoiicbes optiques et les wrps striés l'emportent de beaucoup sur les lobes optiques t et sa sorfiuse est sillonnée par des oi^ dnlatiens plus ou moias nombreuses nommées circonvolu* lionS) parce qu'on a cru leur trouver de la ressemblance avec les circoBTolutioss iatesiinales.