‹ Anatomie comparée du système nerveux (volume 2)Chapitre 52 sur 66 · S92 CIRCONVOLUTIONS BO MARSOUIN · texte numérisé non relu

S92 CIRCONVOLUTIONS BO MARSOUIN

pour le traverser d'un bout à l'autre, faire saillie en avant du cerveau (fig. 1, 1), et se terminer eu bas, entre le sillon médian du cerveau et la racine du nerf olfactif (I , fig. 2). Dans ce trajet, et arrivée vers la partie moyenne du corps calleux, elle s'unit à la circonvolution moyenne à l'endroit qui, sur cette circonvolution, est marqué par le signe +• La seconde sous-division de la circonvolution interne, née immé* diatement en arrière de la saillie d'hippocampe , se porte en arrière sur le cervelet, et forme là un large épanouissement, analogue à celui dont l'homme et le singe sont pourvus. Enfin, la troisième division du lobe d'hippocampe quand elle existe, se porte en dehors et en arrière du cerveau pour s'unir à la circonvolution F, fig. 2.

Quant à la circonvolution sus-orbitaire (0, fig. 2), elle est moins une circonvolution spéciale qu'une émanation des circonvolutions antérieures.

En résumé , le phoque a trois circonvolutions cérébrales : Tune interne qui , en arrière , ressemble à la circonvolution correspondante de Thomnie et du singe, tandis qu'en avant elle ressemble à celle des chats, des chiens, etc.; Tautre externe, formant la scissure de Sylvius, et fort irrégulière; la troisième, s'ctendant d'avant en arrière du cerveau, formant les deux tiers de la face supérieure de cet organe, et ayant deux sous-divisions en avant et trois en arrière.

Le sillon crucial, chez le phoque, n'est pas placé au-dessus du cerveau , comme chez les autres animaux dont il a été question jusqu'ici , mais à sa partie antérieure. (On le voit, fig. 2, à rextrémilé antérieure du nerf olfactif.)

i^"* groupe. Quatre sillons non interrompus partagent d^avant en arrière chacun des lobes cérébraux du marsouin , du dauphin et de la baleine. L'un (si, pi. xii, fig. 2), situé à la partie interne du lube, au-dessus de la circonvolution l II

BU 0AV»HIH BT AS LA BALEIRI. ^93

qui recouvre le corps calleux, sépare cette circonvolution de toutes les antres, depuis la partie antérieure du cervean jus* qu'au lobe d*hippocampe (I. h., même figure). Les trois autres sillons (si., si., si., fig. 1'®) placés à la surface extérieure du cerveau, servent de limites à quatre circonvolutions , dont la première (I, fig. 13), sous-divisée un grand nombre de fois, (1 A, 1 P, fig. o) forme une sorte de frange qui semblerait fixée au fond de la scissure de Sylvius (S, fig. i). La seconde circonvolution (II, fig. i'O est sillonnée à la partie postérieure et sous*divisée à la partie antérieure : c*est celle qui correspond à la seconde circonvolution qui, ches Tours, a deux dépressions , et qui est si volumineuse et tellement sillonnée chez la loutre , qu'elle donne à la scissure de Sylvius de cet animal une direction très oblique. La troisième cir^ convolution (III) est, au contraire, sousrdivisée en arrière et simple en avant; elle a une analogie incontestable avec celle du cheval et du bœuf ^ seulement elle offre cela de particulier, qu'elle n'est pas réunie, chez le marsouin, à la quauième circonvolution. Cette dernière IV, que côtoie la troisième circonvolution et qui est superposée à Tinterne (fig. 1 et fig. 2) est sillonnée à la partie postérieure P, et sous*divisée en avant (AA).

Quant ahix circonvoluiions susorbitairesOO^ elles ne sont remarquables que par leur situation , car rien autre chose ne les distingue des sous-divisions antérieures de la première circonvolution (1 A, fig. 3).

J'ai étudié deux cerveaux frais de marsouin } ils étaient semblables Tun à l'autre à quelques très légères différences près. J'ai vu un seul cerveau de dauphin, celui que Ton conserve au Musée d'anatomie comparée du jardin des Plantes , et malgré sa vétusté, j'ai pu reconnaître qu'il ne diffère en aucun point essentiel de celui du mai*souin.

99& ciwcKHiyownaw

Le musée de Berlin possède un encéphale de biléltfé franche et un encéphale de narrai, qui y ont été appôltés par le D' Mandt. Ce sont les senis que l'on trouf e dans les collections d'histoire naturelle^ J'ai été fort heureux de pouvoir les étudier, et je conserve à M. J. Muller, professeur et e6nservaieur du musée, une reconnaissance infinie pont* rempressement qu'il a mis à les mettre k ma dlspositioa. Ce que j*en dirai s'applique surtout à la baleine, parce que le temps m'a manqué pour décrire le cerveau du narval.

Les lobes cérébraux de la baleine sont sillonnés de grandes et profondes circonvolutions, dont la première vue rappelle les circonvolutions de l'éléphant et celles de l'homme. Observées de près et dans leurs détails, ce sont les mèiMes circonvolutions que celles du marsouin, mais avec des d^ pressions et des sous-divisions plus nombreuses.

La scissure de Sylvius , longue de 62 millimètres, est entourée de la circonvolution plissée, semblable à celle du mar^louin (première circonvolution). La seconde circonvolution subdivisée et non pas seulement sillonnée, en arrière , est simple en avant où elle présente de nombreuses dépressions. Le troisième est, sur les deux lobes, double en arrière, lundis qu'en avant, elle est double à droite et simple à gauche. La quatrième est la plus considérable de toutes. En arrière, elle ééi formée de trois parties, dont Tune, la plus ettérieufe , eét profondément sillonnée ; les detnc internes soni sitlîples , mais ondulées ; toutes trois se réunissent plutAt que chtn le marsouin, et après cette réunion , il 7 a à gauche une dtvi^on semblable à celle du marsouin , tandis qu'à droite la circonvolution reste simple. C*est là très probablement une simple anomalie, semblable à celle que Ton rencontre chet d*au(res animaux, où Ton voit la bifurcation d'une circonvolution ordinairement simple, suppléer au déftiut de dlvl-

siofi d'une eircouvdltition véislde o^dinatreiiienl btfiirqufie.

Les dircontolodonsl ôi'bi Mirés sont les tilétttes cbe2 U bft^ leine et cbe^ lé ttarsotiin : je n'âl pas vu la circontoluttéÉ lliteme de li baleifte, pdi^cé qu*ll eût fallu, pour éélâ, dëtâ«ehiff lili des lobes cérébraui, ce que je ne pouvais pâë faire et ce que je n'aurais pas tnème toulu detnander.

Le fcerreau de la baleine n*est donc pas autre ebosé qu'un ^rand cerveau de iharsOUin, eomme le cerveau du bœuf est un grand certeau de mouton, tottime celui du loup est un grand cerveau de renard.

U* groupé. A l'âxception des «ircontolutièM «UsMM>i- Iftire», les cihioiitoltttiotte dii cerveau des «rirnuult AèHt il a été quMtlon jusqu'à présent , «ë dirigent toutes d^aut et Arrière; «Iles truversént lé «erveau dans te sens lougtiudi^nal. Entre ées èireouvolutton» pltt«l<ur6 «erveauit «nt dés «loye&B d'utiioD; des eépèoesde SMdures! il s'en t#otive tues te obat^ r^urS) laiouim^ lès moutons) eic. , maistoutuft sont partielles; aucune n'est placée en travers do cerveau , éoupant lea éfrtjonvolutions loagitudinates ou dènit 'pMies «t les divisant en tirconvolutioiis autérteures m en oircon^ volutions post^rteui^. Cette divtslott des élroMveltteieilfc long! tudinates ^ oélte Addition dé eirtsonv&ldCtetia Mttv«1lés 06 montrât che« rëié|rtiaiH êi te «luge t m«s la retrouve^

^Us aussî cèen lliottitM^

La planebe !iiti réptésente la tece ittuftnè du Idbe eérébrtll (droit d'au «lépliaiii 4m todea (i), ec la planebe xiv la lace exr imiie^a Hémelobe^Lu tirGoavoliilion interne 1,1,1, qui se «OÉtaume sur lé eerf» calleux, est sépaitée de là eiraeavc^ kitfoA efltééitlim^ eamnae otaee te ohèvÉl «ci le besnf <pL n,

396 ci&GOznrOLUTioirs

ê ' fig. 1 el S); par cooséqnent elle ne se confiond pas avec laeir-

cooYoluUoa antëriettre , comme chez le mouton, le porc, le chien } etc. Elle est double en avanti puis elle devient simple jusque vers le bord postérieur du corps calleux où elle envoie une sorte de ramification aux circonvolutions supérieures. Le point de communication entre la circonvolution interne I,I|I, et les circonvolutions supérieures S,S, est mar» que par le signe -f. Comparez à ce cerveau tous ceux qui ont été précédemment figurés ou décrits, aucun d*eux ne présente la même disposition.

Les circonvolutions que nous avons vues longitudinales, et

« continues à elles-mêmes de la partie antérieure à la partie

postérieure du cerveau , sont , comme je Tai indiqué tout-àllieurei coupées par des circonvolutions intermédiaires. Trois de ces circonvolutions coupée se trouvent sur la plan*

^ che XIV ; la quatrième esl sur la planchexui , en avant et en

.41 arrière de la circQnvoluiicHi interne et des cUroonvolutioas

^ supérieures.

., £n avant et au-dessus de la scissure de Sylvius S. S. se trou-

vent trois circonvolutions supérieures S. S. S., S*. S'. S". S"., pi. XIV, dont on retrouve la continmtion au-dessus de la circonvolution intenie (pi. xiii, S. S.). La moins considérable

^ de ces circonvolutions placées en avant des deux autres ,

donne quatre circonvolutions antérieures ( I A, IF A, III A, pi. xivetlY A« pi. xiii), et au-dessous de la première de celles-ci, on voit la circonvolution su^^orbitalre O. 0. En arrière de la même scissure , on voit quatre autres circonvolutions ( I P., Il P., III P., pi. xiv et lY P., pi. xiii), très volumineuses, dont la forme rappeiie celles de la baleine eft même celles du cheval , et qui, si elles n*étaient séparées des circonvolutions antérieures par les circonvolutions transrverses ou supérieures, formerait un cerveau aiialotoe àceM

»B l'éi^phaht. S97

de la baleine, du cheval et de la plupart des aayw mamnûfères. £o effet, supprimez les trois circonvolutions supérieures de l'éléphant, attachez la première circonvolution postérieure à la première circonvolution antérieure , la seconde à la seconde , et ainsi des deux autres ; faites disparaître de la circonvolution interne la division qui se porte de bas en haut et d'avant en arrière (pi. xiii, +)» et vous aurez un cerveau analogue à celui des animaux que je viens de nommer.

Il y a donc, chez l'éléphant, un appareil nouveau de circon* volutions , et cet appareil est situé à la partie supérieure du lobe cérébral.

Qimnt aux sinuosités , aux ondulations des circonvolutions, dies sont très analogues à celles de l'homme et à celles de la baleine.

14^ groupe. Les singes et surtout les makis n'ont pas les circonvolutions ondulées et volumineuses comme l'éléphant et la baleine; aussi sembleraient-ils, au premier abord , être plus loin de l'homme que ces derniers ; mais une observation quelque peu attentive dissipe bientôt cette illusion. La forme générale du cerveau du singe, son développement en arrière, l'étendue et le degré d'inclinaison de la scissure de Sylvius, font de ce cerveau comme un embryon perfectionné du cer* veau de Thomme, tandis que le cerveau de l'éléphant et surtout celui de la baleine, considérées sous ces diflërens rapports, descendent vers la forme du cerveau des autres mammifères.

Le singe a trois circonvolutions antérieures, trois postérieures, deux supérieures, ime interne et des circonvolutions su»orbitaires.

La circonvolution interne 1,1,1,1,1 (ftg. 5, pi. xv), ressemble assez, en avant, à celle du renard; elle se porte jusqu'à la partie

SM ciacoHVDUituiit dm makis

aiitéiiMHred«etrirtau,iiJ|«U6 s'uoil k bt(PoiMèD|«.«if0MVi9l|i' tio9 ftotërieare $ ensuite «Ile se dirige ep arrière sur le cofp» calieuii fournit une large communlcatînii -4^ qui s'dIèTe jwr* qu'aux circonvolutions supérieures (+ fig. & et S 4t, et fig. 8 S +), puis descend en avant du cervelet» oontourae la cuiaw du cerveau et va reparaître en bas, tout k céîé du nwf epti* que (I, fig. 3, et I, fig. 6), sous la forme du lobed'Uppoeampa* Ce lobe n« va pas seulement à la clrcouwihition interne , il fournit en outre deux prolougemens, qui se portent. a»*de^ sus du cervelet, coninse chei la loutre, le maroouta et quelques autres animaux» dont le cervelet e|i eu grandfi parfit recouvert par le cerveau.

La scissure de Syl¥îas(S. S«, fig. «, et fig. k) esidéjelée en arrière, par la présence de deux drcenvoiocions supérieuitt S,S,S,S, et S^S',S', fig. 4, dont la postérieure S',y,SAS 4^, se porte en haut et en arrière pour s'unir à la cirponvoliMlon interqe, tandis que ranlérieure fournit trois oiroonvoiutioM qui 6^ dirigent ven^ la partie antérieure du cerveau ( I A, II A, m A, fig. 3 et fig. &). Enure ces deux circonvolutions, il existe un sillon (S, R, fig. 3 et fig. h) qui les sépare dan« tpute leur longueur, et dont l'exi»tence est aussi constanti^ que celle de la scissure de Sylvlus. Jlai donné à ce sîUon te non de sillon de Relando, parce que cet anatomiste l'a déctU ches l'homme, oii il est encore plus développé que chei le siQge.

En arrière et an^essous de ia scissure 4e Sylidus sont treis autres circonvolutions, I P, II P, III P, dont les deux damiènaa ne sont distinctement séparées que diex les singes i^las élevés en intelligence que n'est le papion»

Les circonvolutions orbitrairesO, 0, existent toujours; ellee sont plus larges et mieux divisées que dnns les animaux inférieurs, mais elles n'ont pas la même régularité que les autres.

Bi le t^neun du fiioge p^ut, Juiqu'ik un eertafn peint, être considéré comme une ébauche de celui de rhomme,fl£ cerveau du maki eat une ébauche de celui du singe. Cependant on y retrouve, mais à J'état rudimentaire, toutes les circon«» yolutions des vrais singes.

Le nombre, la forme, rarrangement, les rapports des eircenvolutions cérébrales ne sont pas livrées au hasard ; cha« que fgmille d'animaux a le cerveau conformé d'une manière déterminée, et la divergence d'opinions que Ton a émise à ce siqet, tient à œ que Ton n'avait pas e&aminé attentivement leeerveau d'un assez grand nombre 4*auimaui. L'observation démontre qu'il en est ainsi, l'induction aurait dû y conduire. Comment croire, en effet, que l'organe le plus important de Véeonomie, celui par lequel s'opèrent les manifestations de l'intelUgence, auquel on attribue les instincts et les passions, n'ait pas une organisation arrêtée et aussi invariable que celles des autres parties?

. Chaque groupe de cerveaux a un type qui lui est propre, et ce type est surtout manifesté par la forme des circonvolutions. Chez les renards , des divisions nettes et bien tranchées ; chez les chats moins de divisions , mais encore des formes bien arrêtées et très simples; dans la famille des ours et des martres, une tendance vers une autre forme , conservation intacte de quelques circonvolutions, que j'appellerai primitives en raison de leur simplicité, et disposition de quelques autres à s'unir ^ntre dles et à présenter desondulatiens. Ensuite un type nonv^tt, des séparations fondamentales moins nombreuses, et des variétés plus grandes dans les détails pour les difféi*ens groupes auxquels appartiennent le phascolome, le kanguroo, le chevreuil, le cochon, le phoque, la baleine ^ puis tout-à-coup une addition aiix formes générales, des circonvolutions nouvelles pofU! l'éléphant, avec un développement infini des détails. Chez

ftOO PA11TU8 IHTÉEnVllBS

le sioge un lype encore plas parfait, plusrapproché de l'homme, mais inachevé et rudimentaire.

Dans une même famille , ordinairement plus le cerveau grandiieiplus il se dWise , plusaussi il acquiert d'ondulations. Le renard , le chat domestique , la fouine , le furet , le che* vreuil , le cochon tonquin , représentent chacun le premier degré d'une échelle dont le fatie est occupé par le chien, le lion, la loutre, le daim et le sanglier. Uans son espèce, réléphant est au sommet ; je ne connais pas d'animal qui se placerait à l'extrémité opposée. Dans la sienne , le maki est tout' à-fait au bas^ le singe est plus haut et l'homme fort audessus du singe. Cependant il y a de gros cerveaux qui ne représentent pas un perfectionnement de petits cerveaux appartenant à la même classe. Ainsi le bœuf n'est pas plus parfait que le mouton , la baleine n'est pas au-dessus, du marsouin.

Y a-t-il des degrés intermédiaires entré tous les cerveaux? Y a-til des formes de cerveau différentes de celles que j'ai décrites? Une observation plus étendue pourra seule résoudre ces questions, qui sont du plus haut intérêt pour Tanatomie et pour la psychologie.

Après cette exposé de la conformation des circonvolutions cérébrales , je vais passer à la description de la base et dea parties intérieures du cerveau.

Chez les poissons , le cerveau consiste en un petit gangiion placé tout-à-fait en avant des autres ganglions cérébraux ; chez les reptiles , il est creusé d'une cavité et se prolonge eo arrière, sur la partie antérieure des lobes optiques; chez les oiseauilw, il se prolonge davantage sur ces lobes, qu'il parvient même à recouvrir entièrement; chez les mammifères, le développement des lobes en arrière devient encore plus conni* dérable ; les lobes optiques sont presque toujours recouverts

DU CBRVSJlU ftBS MAMMIFÀEBS. 401

en totalité , et le cervelet Test lui-même dans un certain nom* bre de cas.

Du rapprochement de la partie inférieure des deux lobes cérébraux, résulte une cavité que Ton a appelée le troisième ventricule ; du reploiement du cerveau sur les prolongemens céphaliques de la moelle épinière, résulte , de chaque côté, une autre cavité qui«e prolonge plus ou moins dans la substance même du lobe cérébral ; c'est le ventricule latéral. ' Les lobes cérébraux sont réunis entre eux par des commissures, et chaque lobe a de plus une commissure qui met en relation sa partie antérieure avec sa partie postérieure. Les commissures qui vont d'un lobe à Tautre , sont le corps calleux, la commissure antérieure, la commissure moyenne des couches optiques, et la commissure postérieure. La commissure antéro-postérieure est double de chaque côté| elle est formée par les piliers de la voûte et la bandelette demi circulaire.

Les parois des ventricules moyens et lat^a)^ représentent la surface interne des lobes cérébraux , comme les circonvolutions en représentent la surface externe : leur étendue est beaucoup moins grande que celles des circonvolutions ^ elles sont composées de substance blanche , tandis que les circonvolutions ne présentent que de la substance grise.

Le prolongement antériçur de la moelle épinière que Ton appelle cuisse du cerveau, pédoncule cérébral (p. c. pi. iy, renard, fig. 2; pi. vi, loutre, fig. 2 ; pi. vu, mouton, fig. 2, etc.), arrivé au niveau. de la racine du nerf optique, est placé entre deux amas de matière grise , Tun au-dessus et en dedans de lui , Tautre çn dessous cl en dehors , ce sont les deux corps striés dopt le premier est le corps slrié interne, et le second le corps slrié externe.

Au-delà des deux corps striés , le pédoncule cérébral se-*

I#2 pÂwmm ifi¥teili«M0

paré en fatsceattx fibreux, s'étale en rayonnant dans rintérieur du lobe cérébral. Le poioi d'origine de ce lobe est donc celui de riifserlion du pédoncule ; sa terminaison est dans le rebord ^'îl présente en dedans et en arrière , et dont la circonvolution interne suit assez exactement les contours. En effet , eette etroonvoiution dont le lobe d'hippocampe est nue dépendance^ termine le cenrean, et si on te soulève, on pénètre, par la grande fente de Bichat, dans les ventricules latëranK sans faire subir aucune déchirure à la substance cérébrale.

FentrieiUe latéral. Ce ventricule, formé par une sorte d'ëpanoaissement du pédoncule cérébral, qui, reployé sur ce pédoncule, en recouvre les parties supérieure et latérale , a une disposition différente suivant qu'on l'observe chez des mammifères dont le cerveau se prolonge plus ou moins pour recouvrir le cervelet. Dans la généralité des cas, il a la forme d'un G dont la convexité est en haut et en dehors, et la concavité en bas et en dehors. Chez les singes , il y a , de plus, une ca/M Nouvelle, une sorte de loge supplémentaire qui se pfcJtonge dans la substance postérieure du cerveau •

Chacun des ventricules latéraux a été considéré, par les ancicrns, comme résultant de la réunion de trois cavités chez Thomme et le singe, et de deux cavités seulement chez les quadrupèdes. La partie antérieure de ce ventricule a été appelée corne antérieure ; la partie qui se recourbe derrière et en dessous du pédoncule cérébral, corne inférieure, alla troisième, corne postérieure. Les deux premières sont communes à Thomnie et aux mammifères ; la troisième appartient à l'honime , aux singes , aux phoques et aux marsouins (1). La partie la plus avancée de la corne antérieure s'ouvre dans une cavité qui règne tout le long du lobe olfactif (pi. X, chevreuil e, flg. 2). '

(i) Voy;Tied. et Carus, op, cft.

DU OtfttlA^ MA KAlHiitlhBHBS. IM

Aihdêtstts deg venlricttles, te tf oôveM te côi^ eali^yK •! te «entré ovate de YieusBen» ou amas de snbsCanCé blanche qde Ton met à découvert quand) par une coupe horieontâle pratiquée au-deesous du niveau du oorpr calleux, on enlevé là partie supérieure de la substance cérébrale*

C&rpg êtrié. Dans la corne antérieure du veutricule^ on voit un corps voluoiineui, pyriformei ayant sa gf^osse esirimité en avant et formé de substance grise \ c'est le corfis strié, ainsi appelé parce que daAS son iniérieui* entstèUt dés stries blancbes qui, du pédoncule cérébral, vont è'épal^ouir dans rhémisphère. De la réunion de ces âtries résulte ce qtiè Reil appelait couronne rayonnée.

Cest à tort que Ton a décrit la couche optique comme fai- «Mt partie du ventricule latéral; elle est en arrtète et ejl d#- 4ans dér ce ventricule dont elle est séparée par la bandelette Mtache du lobe d'hippocampe, et par une autre bAndeletie correspondante à celle-ci, ihais qui adhère à la partie Bnpé<» rieure du pédoncule cérébral, et dont je vais parler.

Bandelette demi circulaire j aussi appelée centrum iefH^ cireularcy setni-lunare geminum, lacunar, par Vieussens; Umhuê posterior corporiê Étriati, par WilHs; frenulum no^ punti par Tarin; taenia êemi-circutarii, par Raller^ bandée leice fibreuse du corps strié ou bandelette striée paf Ticq d*Azyr, est une réunion de fibres blanches qui commuUlquéM pur une 4e leurs extrémités , avec la commissure àntéfietlrei et par Tautre, atec le lobe d*bippoeampe.

La cerne iuféHeuré descend presque dans <^té éttilÉéMé du lobe cérébral qui est placée eu arrière de la scissure de Sylvius, émînence que M. Serres appelle lobe sphéuoïdal;. on trouve dans sa cavité deux saillies et Une bdfildelette.

LaeomêdAmmon, ou (P hippocampe fO\x de bélier, pro^ tntéranee eyl4ndroîde^ ^9X Iî> pins cortstdérable de ces safl-

404 PARTfBS INTilISURES

lies; elle est comme un relief ioiérieur de la circonvoliilion d'hippocampe, el c'est d'elle que vient le nom de cette cir-convoiatioa : à sa paiHe la plus inférieure, elle a quelques digitatîons très faibles, et une forme déjà apercevable, chez les petits animaux, et très visible chez les grands.

La bandelette de P hippocampe ^ orps barde', eorpe ftAngi, tcmia eerebri, appartient à la corne d'Ammon par une de ses extrémités seulement; elle fiait partie de la lyre, elle constitue le pilier postérieur de la voûte.

La ioiUie coUatdrale de Meckel est située à rextrémitë de la corne inférieure du ventricule, vis-à-vis des digitations de la corne d'Ammon.

La corne postérieure du ventricule, appelée aussi env^' digitale^ cavité ancyratde, n'a été observée que ches l'homme, le Moge, le marsouin et le dauphin; on y voit mie petite saillie appelée petit pied d'hippopotame, petit hippocampe, ongle, éminence unciforme , ergot de Morand , qui vient de la corne d'Ammon : l'ergot de Morand est de méine que le pied d'hippocampe, le relief intérieur d'une circonvolution.

Troieième ventricule. C'est une sorte de fenie qiû réaultft du rapprochement des deux couches optiques, ce ventricule s'ouvre en haut; la voûte dite à trois piliers ou trigone oérébral est placée sur son ouverture, mais sans y adhérer.

Si l'on examine le troisième ventricule, on trouve, en pro* cédant d'avant en arrière, une corde blanche transversale que l'on appelle commissure antérieure (c. a. pi. iv, fig. s, renard; c. a. pi. v, fig. 3, chat, etc.), en arrière et de cha- . que côté de cette commissure, les piliers antérieurs de la voûte (p. a. pi. IX, cerf et cheval, p. a. fig. l'*)» ^^ immédiatement après, une large commissure grise, appelée commissure moyenne ou molle, qui réunit Tune à l'autre les couches

DU CB&VBAU DBS MAMHIFBEBS. &05

optiques dans une grande partie de leur étendue (on toU la section de cette commissure de la couche optique c. o. pL it, flg. 3 du cerveau du renard; c. o. pi. y, fig. 3 du chat; pi. vii, flg. & du mouton, etc.).

Entre les quatre parties dont je viens de parler, savoir : la commissure antérieure, la commissure molle et les deux pi« liers antérieurs de la voûte, est une ouverture (pi. ix, bœuf et cheval, même pi., fig. 1'') qui conduit à la cavité principale du troisième ventricule.

Plus loin que la commissure molle, entre elle et la glande pinéale (g. p. pi. rv, fig. 3, etc.) est un second orifice qui, en avant et en bas, conduit, de même que le précédent, dans la cavité principale du troisième ventricule, et qui, de plus, s'ouvre en arrière dans Taqueduc de Sylvius (a. s. pi. iv et V, flg. 3; pi. VII, fig. A, etc.); cette ouverture a pour limites la commissure molle, la commissure postérieure (c. p. pi. ix, cheval, fig. 1*"), et les filamens de substance blanche qui, de la glande pinéale, se portent en avant sur la couche optique.

Lepkincher du troisième ventricule est disposé, en arrière, en une sorte de plan incliné qui correspond aux cuisses du cerveau ou pédoncules cérébraux (p. c. pi. vu, fig. 2 et) ; en bas , il se termine en entonnoir on infundihilum (in pi. iv et ^ V, flg. 3), dans la matière grise qui entoure le tubercule pisiforme ou corps mamillaire (c. m. mêmes planches et mêmes figures) ; en avant et en bas , la paroi du troisième ventricttle est très mince , demi transparente, c'est la pan pellu- 0ida de Tarin.

La couche optique est un gi*os tubercule, placé sur les cuisses du cerveau, avant leur entrée dans le corps strié ; c'est en très grande partie sur elle que repose la voàte à trois piliers, dont toutefois elle est séparée par un prolongement de Tarachnoide (toile choroïdienne). Le tœnia êomi-cireularit

M nai en d^ora de lu e^vHé du veairîcttle itérai. I^ aitb» dans leqv^l est logé le Umius poêiipfiwr çorporii Uriati^ Visold du cerpB strié» qui es( placé au devant elle \ eu ar* rière, elle touche à la paire antérieure des tubercules quadrijuueaU} et sur sa partie interne et supérieure} Ton voit un fak|ce%u de fibres blaucbes, qui se porteut de la giaude plr^ séale jusQtt^au Kmku$imrtmrù^^ dout il vieai d^éire parlé.

QwiCMnHiissttres appartieocieot à la couche optique, savoir la commissure molle, dont Texistence passe pour o'ôire pas %(Miata.Dtf , Biais que j^^i toiyours rencontrée dans les mMimifères» que les frères Weniel ont vu cl^ rboaime &6 foi% $iir $6| et qiieM. Cruveilbier regarde, je crois avec r^kison^ CQUime ne manquant jamais. (1)

Ghm^pineufe. £lle n'appartient au cerveau que par ses pédoncules, car eUe repose sur la paire antérieure des tuber* ç«^ quadrijumeauY. C'est un tubercule grisâtre, duquel émajBK^i des fibres blanches qui vont dans des directioBs difiere^te^î les plus nombreuses s'avancent sur les couches opiiqiie^ e^ QqntjUtueiit ce qu'pM ^^ppelle les rênes de I9 glande pinéa(/& i les s^res vont s'unir à la Qonunissure postérieure. Je n's|i jamais^ trouvé cbe% les aniniaux, un autre ordre de fibres que M. Cruveilbier a vues, chez l'homme, se dûriger vârticalemept en bas sur la partie la plus rectdée de la paroi inMiie du ventricule mayen.

IfSS Gowniasures du cerveau sontlecorps calleux, l^s com- DMisuf es antérieure, n^qyeiMitei postérieure, et ianoftie à irois piliers. J'ai parlé des commissures antérieure, pojeune et poi^té^ieure i je vei^ décrire la vo^^ ^ trqis pUJers et le corps

Cette coauMBBre réimit, ron à l'antre, la partie supérieure de charan des lobes eérébraux, elle se présente sous la forme d'un corps allongé d'avant en arrière, et plaeë boriaontalenienl an pied de la grande scissure qui résulte du rapprocbemeni des lobes ou hémisphères (c. c. pi. iy, fig. ^ et) ; sa face supé^ rienre offire des stries longitudinales (chardm longi^âHnolê»^ proûêêêuê earpariê eaUoêipyramidahs,4UhiTd) qui nesMi autre chose que l'empreinte des vaisseau]^ sanguins qui la par^coureni ei des stries transversales qui indiquen t la direction des fibres composant Torgane dont il s'agit. Cêtle face eal recouverte par la circonvolation interne. La face iniéf ienre forme la paroi supérieure des ventricules laléraux ; entre ces ventricules, elle adhère à la cloison transparente el à la. voète à trois piliers. Ses bords latéraux se réunissent à la substance blanche du centre ovale $ son extrémité antérieure (genou en corps calleux) se réfléchit en arrière et en bas jnnqu'à la paroi extérieure du troisième ventricule $ quant à son extrémité pos* térieure ou bourrelet , elle est emÂrassée par ia oirconwolu* tJûB interne.

La vaéUe à êroiê pili$r$, Uê corfê frangée el la eloiêêm irantparenU sont des parties d'un même tout. Entre le corps calleux (c. c, pi. n, bœuf et cheval, fig. i'*) et les piliers a»térieurs de la vo&te, se trouve un espace de forme triangulaire qui estjoocupé par une cloison mince, opaline (vmArjreMlwmm êephm^ êêpimm cerehrt m^dium^ Mptmm peUmeidum) formée de deux lames, entre lesquelles existe un petite caivHé (wmirioule de la eloi^n, fn^miier ventricule, ein^ quième ventrictUe^ êinui du système médian}. Tarin admet que ce ventricule communique avec les ventricules latéraux, par une petite fonte qui s'eivrivait ealre les piliers antérieurs de la voûte. M. Cruveilhier (1) n'a jamais pu la voir chez

(0 Op, cit., U w, p 67S.

/^OS PÀKTIW INTBBIXVESS

rhomnie , je ne Tai paB non plus observée chez les anioiaBx.

Quant à la voûte, elle est formée de deux piliers latéraux longs et flexueux qui s'étendent depuis la couche optique jusqu'à Textrémité du pied d*hippocaaipe. A la partie inférieure et interne de la couche optique se trouvent, dans l'épaisseur même de Torgane, des faisceaux fibreux bien décrits par Gail, mais qui avaient d^'à été indiqués par Sabatier (1) et Reil (3); ces faisceaux qui descendent en convergeant, vien* nent former le tubercule mamillaire, emmenHa candieans (c. m. pi. IV, chien, fig. 2), que Ton voit à la base du cerveau, au milieu de la matière grise {tuber einereum) de Vinfundi" hUum. Là, les fibres, dont il s*agit, se contournent sur ellesmêmes, et remontent pour se placer entre la commissure antérieure et la couche optique. Jusque au^essus de la couche optique, les fibres du côté droit et celles du cêté gauche, réunies en un'double faisceau suivent une même direction; mais là, elles divergent, et séparées qu'elles étaient du corps calleux, par la cloison tram^arente, elles s'iuissent à la partie postérieure du corps calleux, pour se porter sur le pied d*hippocampe qu'elles accompagnent dans toute sou étendue jusqu'au bec Inférieur du ventricule latéral, sous la forme d'une bande désignée sous le nom de eorp$ fixmgéon bordé.

Les piliers de la voûte croisent donc les fibres du corps calleux, puisque les unes sont antéro^postérieures, tandis que les autres sont transverses. La réunion de ces fibres a été comparée à une lyre, pêaUerium^ earpuê pgalbndesi dont les corps frangés seraient la monture, et les fibres du corps calleux, les cordes.

Au-dessus de l'ouverture antérieure du troisième ventricule, le pilier de la voûte n'est pas si exactement appliqué sur

(i) Mémoire sur quelques parlicularltés du cerveau,

(2) .4rchh\ ei(t phjrs.ff, xr , p. lofi. V. aussi Lanth , op» cil.

DU CBAVSAU DBS ■▲MliffÈaBS. 409

la couche optîqae, qu'il s'oppose à tonte communication en* tre le troisième ventricule et le ventricule latéral; Tintervalle que le pilier laisse en cet endroit s'appelle le trou de Monro; il est ovalaire, et sa dimension varie beaucoup suivant que les ventricules contiennent une quantité plus on moins grande de sërositéy c'est-à-dire suivant que la sérosité a plus ou moins soulevé la voûte, en même temps qu*elle a écarté les parois des ventricules.

Tuberculei quadrijumeauXj eorpara bigemina, tubercilla globosa : complètement cachés dans presque tontes les espèces de mammifères, par le prolongement en arrière des lobes cérébraux, ces tubercules se présentent sons la forme de quatre éminences solides, les antérieures grisâtres, les postérieures blanches; elles sont continues par leur base et constituent évidemment des parties d'un même tout. Fixées sur les cuisses du cerveau, en avant et an-dessus du pont de varole, elles sont soudées, en avant, à la couche optique, en dehors elles sont en rapport avec les corps genonillés; en arrière elles communiquent au cervelet par l'intermédiaire d'une toile nerveuse mince, appelée valvule de VieussenS| laquelle est traversée par la racine du nerf pathétique (r. p. pi. IX, bœuf et cheval, fig. l'*). Au-dessous des tubercules quadryumeaux, règne un canal qui s'ouvre en avant, dans le troisième ventricule et en arrière, dans le quatrième, c'est l'aqueduc de S}lvîu8 (a. s. pi. vu, fig. A).

Deux autres tubercules situés sur le pédoncule cérébral, en arrière et au-dessus de la paire postérieure des tubercules quadrijumeaux, les corps genouillA interne et externe, existent également entre le cerveau et le cervelet (pi. ix, cheval, fig. 2, c. g.). Le corps genouillé interne est eta rapport avec le tubercule postérieur, par un faisceau que M. Cruveilhier appelle faisceau triangulaire latéral de l'isthme;

4|i PAJ1T1K& UlTilUBUll£&

et Je corps genouillé exteroe, situé en dehors du premier et plus avant, esc en rapport avec la racine du nerf optique.

£ntre ces parties intérieures du cerveau considérées d^ez tous les mammifères, il n^existe guère que des différences du volume^ les dispositions générales sont les mêmes, on n'y trouve aucun caractère spécifique qui puisse servir à divisi^^ en fanullea distinctes, les animaux dont il s'agit.

Les tubercules quadrijumeaux et les ventricules latéraux présentent seuls des différences importantes. Si on compare les tubercules quadrijumeaux du chien à ceux du meutoni par exemple, ou les trouve fort dissemblables. Chez le mouto|i, la paire antérieure des tubercules quadr^umeauJt offre deux éminences larges, arrondies, grisàires, réunies entre elles par un raphé, et dont l'ensemble rappelle involontairement le nom de notes qui leur a été donné par les anciens» tandis que la paire postérieure beaucoup plus petite, située en arrière des premiers, est formée seulement de substance blanche, au moins à l'extérieur. Chez le chien^ la paire antérieure est petite, embrassée par la paire postérieure et recouverte comme elle de substance blanche. Les herbivores se ra{)prochenl généralement du mouton, quant à la forme et au volume des tubercules antérieurs, et les carnivores se rap« prochent du chien, ainsi que plusieurs anatomistes l'avaient d^ fait remarquer. Quant aux ventricules latéraux, m ils arrivent, dit M. Carus (1), à uu point de développemeiu td qu'à chaque lobe correspond uu de leur prolongement) savoir, la corne antérieure au lobe antérieur^ la corne tocendante au lobe d'hippocampe, et la corue postérieure , au lobequi recouvre le cervelet. » Cette dernière n'appAriient q/ffi^ u» putit nombre de mammifères.

(t): 0^, oii^, I* tt^fi. ai*

ïr^virsMiii» et If. Owea ont appelé fauentioA 4#s aaaUH mîftM sur le d^veloppeiiie«t considérable de U ooHifQi&iure anléro-posiérieure de quelques maoïiBirère^ développeoieni qoi parait d^autaat plus coi»§idéF9ible, q«e l06 apures cohuqUaure» et notaioiDent le efurps calleux, ue p^é$enieot riw de

semblable.

a L'hippocampe est, d'après la reiaarcpie de Treviraftus, pl«i8 grand cbes les rongeurs que chez les autres auiiuauxi et la corne d'Âmmon qui n'est autre chose que la saillie intérieure de ce lobe, doi( éire mise au nombre des organes les plus ijEuportaas de l'encéphale des mammifères* Cette corne est en relation intime d'un câié avec les nerfs olfs^ctUs. ^ les corps striés, de t'aulre avec le eorp^ calleux et la voûte à trois pillées. On voit déjà, par cette disposition^ que les cornes d'Âm* i)Bion doivent être plus que de simples circonvolutions du cer- \eaU| car aucune circonvoluiion n'est en relation i|u$si intime avec tout l'intérieur et tout i'eiiérieur de ce viscère. Lescor- ^/^ d'Ammon sont très (rosses cbe^i la taupe et la chauvesQuris qui ont le corps calleuxt très petit,, et qniue possèdent aucune circonvolution au cerveau. » (1)

Les oh^ervaiions de M. Owen tendent à conlii*mer cellea de Treviranus- M- Qweu regarde comme probable que les marsupia^ux» c'est-à-dire ceux qui n'ont pas de placenta, et qui gar là, se rapprochent des oiseaux, n'ont qu'un rudiment de. corps calleui^i, tandis qu'ils ont une commissure antéro-pos- ^ic^re, considérable* P'après lui, les diiSEérences esseniiellesi qui se trouveut entre \ù eierveau des vertébrés ovipares, exiA* te^t snrUHU dans le système cgmmissural, et. les mafnmifères qui ont dana leur organisation qjueh|ues-uns des caractèr.es, 4i^ Tovipapté^ §e rapproçhwi. dea oiseaux pw lescommissu*

(0 Op. ^ V. 4(^kH 4^ m^'m* t- ui^p» .s%?î» Aun«fi.ia^5.

&12 FAITIBB IBÏÉ&IBUMS; ITC.

res cérëbnlM. « La Toute, dil avec raison M. Owen (1), par ses deax piliers postérieurs et par la masse médallaire loter* médiaire qui porte le nom de lyre, met les deuiL grands hippocampes en communication entre eux et avec 1^ plis postérieurs du corps calleux; par son pilier antérieur» elle établit la communication entre les hippocampes et les couches optiques; par le êepiutn lueidum, les rapports qu'elle a avec le corps calleux se prolongent jusqu'aux replis antérieurs de cet organe.

« La commissure des hippocampes, ajoute le même au* teur, est la voûte; on peut s'en assurer particulièrement dans les animaux inférieurs où les hippocampes et les corps frangés qui en sont des appendices sont très considérables, tandis que le corps calleux est petit. Les corps frangés se prolongent en avant dans les couches optiques, dans les lobes antérieurs des hémisphères et dans le replis antérieur du corps calleux. »

D'accord en ce qui précède avec M. Owen, je ne le suis pas également quand il ^oute que la grande commissure qui unie entre elles les masses cérébrales super-ventriculaires du casr tor et autres animaux à développement plaeeniaire, et qui est surajoutée à la commissure de l'hippocampe, manque dans le wombat, le grand kanguroo, le kanguroo oualabate, le pbalanger renard, le dasyure de Mangé, le dasyure hérissé et le sarigue à oreilles tricolores. Je n'ai pas été assez heureux pour étudier le cerveau de chacun de ces animaux, mais j'ai étudié celui du grand kanguroo, et j'y ai vu bien manifestement un corps calleux, situé entre les deux lobes cérébraux, comme chez les autres mammifères. On sait d'ailleurs que le corps calleux n'est pas seulement une commissure pour les

(i) Structure du cerveau chez Us marsupiaux : Transact, philosopft, , amiée i837, p. t ; et Annalasdes sciences naturefUs, t. viTi, tS??.

CBEVILIT DIS MAXMIVAbBS. &lt

hémisphères cérébraux, et que les hémisphères fussenl-ils très petits, le corps calleax n'en existerait pas moins; car il sert aussi de commissure à la portion céphalique de la moeUe ëpinlère ainsi que je Tat précédemment établi.

Je dois encore noter ici le Yolume de la commissure molle ou commissure moyenne des lobes optiques qui est plus con* sidérable dans les mammifères inférieurs que dans les sing^: le développement de la glande pinéale et du corps pitusiaire qui diminuent à mesure que les parties supérieures du cerveau se développenti et la réunion des deux piliers antérieurs de la voûte en un seul tid>ercule mamillaire, chez tous lès mammifères, excepté chez le singe.

Cervelet H recouvre la paire postérieure des tnberculâs qnadrijumeaux, et il est lui-même en partie recouvert par rextrémité postérieure des lobes cérébraux. D*avant en arrière, il est divisé de chaque côté par deux sillons principaux qui le partagent ainsi en trois lobes (1, 2, 8, pi. iv, renard, fig. 2, etc.), savoir : un lobe moyen, ou ver du cervelet, dont l'extrémité qui s'avance dans le quatrième ventricule, a été appelée luette; un lobe latéral (2 même planche) moins sait Itnt que le premier et formant une courbure ordinairement très prononcée, au niveau du bord postérieur du cervelei; enfin un lobe tout^à-fait externe (S, pi. m, lapin, fig. i"*) qui en raison de sa forme a été aussi appelé flocons, touflé lami* neuse.

Des sillons plus ou moins nombreux coupent en traivera ces trois lobes; parmi ces sillons les uns sont profonds, les wattrès superficiels; les premiers divisent la suifaee du cervelet en eirconvolutions, ils s'étendent de droite à gauche dans toute la largeur de Torgune, les seconds sont ordinairemeM bornés à un lobcet présentent, dans leur trajet, de nombreu'ses sous-divisions ; ce sont les lamelles du cervelet.

Le nombre 4m olreo«volQtioni et cthii d^t lanMlIft »'«tt ]paft facile à éèîétminer^ non que les eervetels diffèreat beft«h ooup les uns des autres sous ce rapport, nuûe parce que ces objets ne sont pas tellement isolés qaV>a se s'expose ea les eemptani, à prendre pour deux droonvolations ou pour deux ImeHes, ee qu'un autre obserrateur awni pris peur de sini* fies sotts^divieiona. Mtttooat ne (1) indiqœt pour la chèrte et lé aM>utOBy boit ciroonvolutions et cent douae lameUee. Si fén examine la eoupe du cervelet d« menton (pi. tu, fig. k)y on y tf envera^ en eiét, boit principeles divisiean ou arborisati6ns dont plusieurs sont dles^mémes sonsftlivtsées; quant n nombre de lamelles que présente In mâme section, il eet de 7S seoleaient^ La raison de cette d«*nière difërenoe se Yoit de sitHe si Ton considère la déviation que présente le ver tu* périenr dn cervelet (même pi*) Ig. l'*)! dent les cireonvidii* tiens qui s'éloi|;nent de la ligne nédînDe n'ont pu 6tre eodi* prises dans la section.

La diflBealté devient encore pins grande si l'on vent com|^ ter les lamelles du lobe moyen : d'abord parce qu'elles Js*oat pas entre elles la même symétrie qoe les circonvolutions cérébrales^ ensuite panse qae les eonteurs qn'eUes fifNPinesit bitssent qtelqiiefois dans le doute s'il* font les raoger parmi les lamelles du ver ou lobe moyen, ou parmi celles du lobe léléral. Gepeadauty ces difficultés toutes grandes qu'elles soient, s'opposent seulement à une numération exacte desctreonvDlttlions et des lamdles eérébeUenses; mais nnllemeot à «ne éiiuméraiien approsiroatif e. Aiasi« comparent ke unes et tlde mures cbes le renard (pL tv^ ig<. >)» et cbei leebat (pl« ^9 Ag» 3), veM ne les trouverez pes.très dissemUablea de eeUes

meutoft (pL vu, flg. k). Compares les méouBs periies

cbet le mouton, le cheval et le boenf (pi. tt), fantflo^e se conservera la même, seulement avec le volume du cervelet, augmentera le nombre de ses divisions. Les circonvohitlons sont certainement plus muliîpHées chez le cheval que chez le bœuf; mais je ne saurais indiquer la différence quHly a, S0U5 ce rapport entre ces deux animaux, parce qu'on Ae peut ëvfier un peu d*arbitraire en les comptant, parce qu'ôli ne peut disiinguer nettement les divisions principales dés sous-divisions.

En comparant la section du cervelet du cheval et celle du bœuf à celle du mouton, on volt que la division du cervelet, en un nombre délerminé de circonvolutions, n*est rien moins que rigoureuse : les chiffres placés à Torigine des circonvolutions (pi. ix) auraient pu être plus multipliés qu'ils ne le sont, surtout chez le cheval; cependant on reconnaît facilement que ces cervelets sont une sorte d'amplification de celui dtt mouton.

La section du lobe moyen du cervelet m'a présenté le nombre de lamelles ci-après, chez quelques mammifères :

Chauve-suuris .... 9 lamelles.

Aat 12

Lapin. M

Chat 66

Henard , « 68

Mouton 76

Bœuf 176

Cheml 178

Le nombre comparé des lamelles du ver ou lobe moyen 'et du lobe latéral du cervelet, est très différent, suivant que Ces lobes sont relativement plus on moins développés. Chez les rongeurs, les lamelles du lobe moyen sont moins nombreuses que celles du lobe latéral; c'est le contraire qui a lieu dans le phoque, le marsouin, la baleine, le singe.

ki6 CIATBLET DIS ILIMMIPA&ES.

Le cervelet est en commuoication avec la moelle allongée par trois ordres de fibres , savoir : celles du corps resti- J^rme (pK vu, fig. 2, c. r.)» celles du pont de varole (méoies pi. et fig., p. v.)» celles des procesêtss cerebelli ad t$9tei; Tune des circonvolutions, celle de la luette à laquelle Malacarne a donné le nom de linguetta laminosa^ est en communication avec la grande valvule du cervelet ou valvule de Yieussens (pi. ix, bœuf et cheval, fig. 1**, v. v.)* par une lamelle très mince et presque transparente de substance nerveuse qui sert de pont à la partie postérieure de Taqueduc de SylviuSy et au commencement du quatrième ventricule.

Le quatrième ventricule, ventricule du cervelet, est une petite cavité dont les parois sont formées par les procesêut eerebelU ad testes, la valvule de Yieussens, la luette, Textrémité inférieure et postérieure du vermis ou lobe médian du qervelet, les pédoncules du cervelet, et la face supérieure de la moelle allongée. Deux petits sinus, un de chaque côté, creusés dans la substance même du cervelet, font partie de ce ventricule.

Il y a de si nombreux rapports entre la plupart des organes dont je viens de parler, et ceux de Tencéphale de l'homme que je me borne à les indiquer ici, me réservant de les décrire avec soin dans le second volume de cet ouvrage : il en sera de méuie pour ce qui concerne la moelle allongée et la moelle épinière^ j'éviterai par là d'inutiles répétitions et je fatiguerai moins Tattention du lecteur.

• Moelle allonge'e. Les mammifères ont tous une moelle al« longée plus compliquée que les oiseaux, et les plus élevés d'entre eux se rapprochent beaucoup, sous ce rapport, de l'espèce humaine. Les fibres transversales du cervelet, devenues très nombreuses, et le volume des faisceaux longitudinaux n'ayant pas augmenté dans la même proportioD» une

DU CKRVEàV DIS MAMMIPtAKS. 417

partie de ces fibres se trouve en saillie et forme une dou-' ble commissure, l*uue très large et placée immédiatemeot derrière l'origine du nerf moteur commun des yeux : c*est le pont de varoie; Tautre plus étroitei placée comme une bande transversale au-dessous de la première, et qui semble servir de commissure aux nerfs faciaux.

Je me contenterai de faire ici la simple énumératlon des parties qui constituent la moelle allongée, me réservanii ainsi que je Tai dit tout-à-rheure, de les décrireqnand je parlerai de celles de l'homme. £n procédant d'avant en arrièrOi on trouve à la face inférieure de la moelle allongée} les pédoncules cérébraux formés de fibres longitudinales el traversés par des linéamens que Gall a indiqués, et que Bailly de Blois a bien décrits : le pont de varoie , la bande transversale qui lui est comme ajoutée, puis les éminences pyramidales et les corps restiformes^ au lieu de pyra* mîdes, on voit chez le marsouin, le dauphin et la baleinCi un très gros tubercule quadrangulaire en dehors duquel nais* sent les nerfs hypoglosses. Les singes ont en outre des éminences ovalaires; mais les autres espèces d'animaux en sont presque entièrement dépourvues.

A la face supérieure de la moelle allongée, existe un sillon longitudinal résultant de l'adossement des deux côtés de la moelle; ce sillon, appelé ealamus icriptorius, se termine en bas par une extrémité eflQlée qui communique avec un canal creusé dans la longueur delà moelle épinière.

Un léger enfoncement placé dans le quatrième ventricule, tout près de la naissance de la moelle épinière, tapissé par la pie-mère et recouvert par Textrémité postérieure du ver du cervelet, a reçu un nom particulier : c*est le ventricule iAraniim,

Pyramides postérieuree. C'est le nom que quelques au»

hl9 PAJÊLTUm ISrKBUBUBBS

tetm ont donné à la partie supérieure ou céphalique des foi»ceaniL spinaux de la moelle. Ce sont deux saillies perpendi-* culaires el parallèles l'une à l'autre qui régnent le long do sillon spinal, et sont plus blanches que les faisceaux de fibres environnantes.

Emineneeê transveneê. Sur le plancher du quatrième ventricule est placée nue petite saillie vermifonne, grisâtre, de laquelle naissent des fibres blanches, qui constituent la portion molle de la septième paire de nerfs, ou nerf au« dltif (labyrinthique). Cette émiuence accompagne le nerf, même après qu'il s'est détaché de la moelle (pL ix, cheval, «g. 2, !.)•

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