II. De la voûta, da oorps etUenz et du Beptam lueldum
La première de ces parties est la voûte à trois piliers^ lomiXy autrement appelée trigone cérébraly nous la nommerons» pour abréger, voiUe tout simplement.
Elle a pour origme deux cordons qui émanent de la base du cerveau» du centre des éminences mamillaires. Ces deux cordons s'élèvent entre les couches optiques à droite et à gauche de Tinfundibulum, s'inclinent l'un vers l'autre audevant de lui, et, placés dans l'intervalle qui sépare les cornes frofUales des deux ventricules latéraux, s'enroulent comme le ventricule médian. Or, de même que celui-ci se dilate en un vestibule triangulaire, de même ces deux cordons s'écartent l'un de l'autre pour longer les deux côtés du triangle. Au-delà du vestibule, les deux cordons, aplatis en deux bandelettes, s'écartent de plus en plus, suivent la lèvre libre de la fente en fer à cheval qu'ils bordent de chaque côté en manière d'ourlet, s'enroulent avec le ventricule et se continuent jusqu'à l'extrémité de sa corne sphénoîdale. Ils limitent ainsi la paroi propre du ventricule cérébral. De là ce nom de corps bordants, corpora fimbriata, que leur avaient donné les anciens anatomistes. Ces bandelettes ont encore reçu le nom de piliers postérieurs de la voAte. A leur origine aux corps mamillaires elles portent celui de pUiers antérieurs. Les piliers postérieurs, disons- nous, peuvent être suivis jusqu'à l'extrémité de la corne sphénoîdale du ventricule latéral.
Au-dessus du vestibule, un plan très-serré, formé de fibres transversales, unit les deux arcs des piliers de la voûte. Ces fibres transversales tendues entre deux bandelettes diver-
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gent^» ont rappelé les cordes d'une harpe* De là ce nom de lyrcj psalterium^ par lequel on a voulu indiquer cette disposition. Comme on le voit, la comparaison abonde dans le langage des anatomistes. Mais de ces comparaisons, il ne résulte, hélas ! rien de brillant m de poétique.
Nous préférerons le nom d'oPERCULB qui «xpriniA fort bien ces relations. Cetta IsBie triangulaire appliquée au-dessus du vûÊtibule de l'étage supérieur du ventricule intermédiaire, semble en effet la fermer à la numiàre d'un couvercle. La lèvre libre de hiJetU$mfêr àêkêval est vers son milieu intimement adhérente au bord postérieur de cet opercule. Si on soulève ce bord, on découvre ainsi Tintérieur du vestibule, et , vers son milieu, l'œil plongeant entre les deux couches optiques, aperçoit la commissure molle, au-devant et en arrière de la* quelle se voit béante la fente médiane de l'étage supérieur du ventricule médian* Voilà ce que les anatomistes avaient pris pour deux ouvertures : l'une, la postérieure, était pour eux Tanus ; l'autre, l'antérieure, était la vulve, dénominations immon-* des, qui, rapprochées de ces noms de pénis et de testes, font ressembler la description du cerveau, chei les anciens anatomistes, à celle de quelque monstre hermaphrodite* Une pa* reille comparaison aurait eu du moins, chez les Égyptiens, quelque sens symbolique qui l'eût peut-être relevée; mais ici tout révèle la naïveté grossière d'une imagination salie* Nous devons signaler une autre particularité* Au-devant des piliers de la tfoàte et de VinfundiMum^ au-dessous des cornes frontales des ventricules latéraux, I'cbU aperçoit un cordon horizontal qui passe d'un corps strié à l'autre. — Ce oordon, logé dans un canal particulier et parfaitement défini (1), traverse les couches inférieures des corps striés, d'où il se dégage
(1) Gomm!fl0nni crswloiii Mivl «nala* R. VieMMm, Neffr. wih, tah. VUI, 6.
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dans rintérieur du pavillon pcdonctilaire aux rayons postérieurs duquel ses expansions se mêlent, ou plutôt se superposent. H sert de commissure entre les deux hémisphères. Aussi, le signalons-nous ici pour mémoire. Les anatomistes le décrivent 0OU8 le nom de commissure antérieure.
Au-dessus de la voûte et de Vopercule est le corps calleux. Que Ton se rappelle les deux éventails courbes formés par les rayonnements divergents du pédoncule ; imaginons ensuite qu'un grand nombre de leurs fibres rayonnantes se recourbent au-dessus de l'ensemble des ventricules cérébraux, de manière à former au-dessus de cet ensemble une voûte transversale, et nous aurons une idée du corps calleux. On peut concevoir de deux manières la formation de cette voûte : ou bien les fibres qui émanent de l'éventail droit s'unissent avec celles qui naissent à gauche en un raphé médian; ou bien ces fibres, s'entreeroisant sur la ligne médiane, poursuivent leur trajet au delà. Nous discuterons plus loin ces deux hypothèses.
Les premières fibres du corps calleux se voient à la base du cerveau, au-devant de la valvule qui ferme, en avant du chiasma^ le ventricule intermédiaire* Dans ce point elles sont inférieures à la massue antérieure du corps strié, et à la corne antérieure du ventricule latéral ; mais peu à peu les arcs s'élèvent au-devant, puis au-dessus des ventricules ; ainsi le plan de la voûte qu'ils constituent, d'abord visible à la face inférieure du cerveau, se recourbe autour des cornes antérieures des ventricules latéraux, puis se développe d'avant en arrière, où ses dernières fibres s'unissent intimement au bord postérieur de l'opercule. D'abord très-mince à son point d'origine, le corps calleux s'épaissit beaucoup au niveau de sa courbure et garde dans tout le reste de son étendue une assez grande épaisseur. On donne à ce point recourbé du corps calleux le nom de genou antérieur. Le bord arrondi que ses dernières fibres forment en
J)0 Dû fiULBÈ ET DÛ NOYAU DB L*ENGÉPHÀLE.
s'unissant au bord postérieur de Topercule, qu'elles recouvrent en se recourbant un peu sous sa face inférieure» est Je geno% postérieur du corps calleuûs.
Le corps calleux formé d'arcs fibreux passant d*un côté à l'autre, offire donc deux courbures. L'une transTersale suit le sens des fibres. L'autre longitudinale se développe de bas en haut, puis d'avant en arrière. Une coupe transversale du noyau cérébral fait bien voir la première courbure. Une coupe médiane de ce noyau fait apprécier la seconde. Elle permet de constater, en outre, que les épaisseurs du corps calleux varient; fort mince à son origine, ilVépaissit beaucoup à partir de son genou antérieur ; c'est au genou postérieur que sa plus grande épaisseur parait correspondre.
Le corps calleux n'est point courbé de droite à gauche en un arc uniforme. Dans toute sa longueur, en effet, il présente une vallée médiane, limitée de chaque côté par deux soulèvements parallèles. Cette vallée répond à l'intervalle médian qui sépare les deux moitiés de l'axe; les soulèvements parallèles enveloppent l'étage supérieur des ventricules latéraux, à partir de leurs cornes frontales. Ces choses sont connues et si bien décrites ailleurs qu'il suffira de les signaler ici; il faut, pour terminer, appeler l'attention sur quelques filaments irréguliers qui rampent d'avant en arrière dans le fond de la vallée, et sont connus sous ce nom, nerfs longitt^ dinaux de Lancisù Nous dirons plus tard à quel système de fibres ces filaments se rattachent.
Pour compléter cette histoire du noyau cérébral, nous devons indiquer maintenant les rapports qui existent entre la paroi supérieure des ventricules latéraux et les parties que nous venons de décrire.
Disons d'abord que, bien que décrivant leurs courbes dans le même sens, le corps calleux et la voûte ne se touchent point,
DBS YElfTBIGULlS DD CBKTEAU, ETC. 81
^non vers le genou postérieur; rintenralle 1 qui les sépare , fssez petit en arrière, a, au-devant des pili^s antérieurs de la voAte, la même étendue que les massues antérieures des corps airiés, ou, ce qui revient au même, que les cornes antérieures des ventricules latéraux» qife, d'une manière générale, cet espace est destiné à loger.
Ceci posé» nous partirons, de chaque côté, de la paroi supérieure du vestibule; cette paroi, intimement adhérente à la face inférieure de V^^p^^^y se réfléchit sur ses bords, et en tapisse la face supérieure sans s'avancer cependant jusqu'aux parties médianes qui demeurent libres. Arrivée à un millimètre environ du plan médian, elle se détache de l'opercule, monte verticalement vers le corps calleux, puis elle se recourbe en dehors» en tapissant la face inférieure de ce corps, et vient enfin le long du corps strié intraventriculaire se continuer avec la paroi inférieure du ventricule la» téral.
Ces choses' se passent de chaque côté du plan médian. Ainsi, en passant de chaque côté de la voûte au corps calleux, la paroi du ventricule forme, par l'adossement de deux lames symétriques, une sorte de cloison entre les étages supérieurs des deux ventricules latéraux ; cette cloison est le septutn luci^ dunif c'esirà-dire, la cloison transparente. Or, les deux lames symétriques demeurant distinctes, il y a entre elles un intervalle médian, un espace intermédiaire vide» dans lequel les anciens voyaient un cinquième ventricule; on assure que dans le fœtus un prolongement du troisième ventricule est logé dans cet espace intermédiaire» mais dans l'adulte il n'existe plus aucune trace de cette communication primitive; aussi ne verrons-nous pas là un cinquième ventricule» mais un méat extraventriculaire que nous nommerons méat de
Sylvius.