II
Si j'ai éi'Ie bonheur de bien décrire ces choses, il sera clairement démontré que le méiU de SyMus n'est rien autrk chose qif un intervidle médian^ compris entre les deui oohies firontales des Tentacules, latéraui. Aussi l'existence de ce yentrictde 8nppoBe4Helle celle du ûorps eâtteUai et des fibres transversales de Vopercule^ qui Umitent èet espace en avant et en arrière. En conséquence chez les oiseaux où ces organes manquent h'j a*t-il point de cinquième ventricule , bien que les piliers de là wMêy sous forme de ôorpora fimbriata^ et les lames latérales du septum» Mient parfaitement déieloppéa.
Telles sont d'ime mafaière géEiértfte W paHies ^td ezittrent dans la cihnposition du noyatt de t'enôéphafe. H. Foville eil a domiè une préparation d'ensemble, si hardie et si bieiï congoe, qu'on peut en térité la dire admirable ; et bien qu'elfe soit à certains égards artificielle, je n'hésite pohit & 8(fllrmer qu'elle est, avec la célèbre coupe de Willis, la plus belle qui aH jamais été faite sur le cerveatt;
Le noyau de l'^céplude est au crftnè ce que la moelle épinière est au rachis; mais ce6 analogies sont dissimiiléès par une modification dont lious avoua déjft parlé, et qu'il faut maintenant expliquer plus au long; je ^éux parler de l'enroulement de toutes les parties de l'axe dans le trim.
S •• ceiyratoim ël* MiyMi de VvmoèfUMb ei Ae M moelle
éplBlère.
On a longtemps protesté contre l'idée des philosophes qui comprennent sous une même formule le crâne et le rachis. 11 semblait, en effet, diffiôile d'admettre que cette botte immobile fut comparable à ce tube flexible, et les esprits prévenus crièrent au paradoxe. Cependant ce paradoxe est aujourd'hui une vérité incontestée, et maintenant que le préjugé est
COMPABAISOM DU NOTAIT DB t'SNcipRALE, ETC. 83
Taincu, on peut s*étonner de trouver nouvelle une vérité si tisible, qu'elle semblait devoir se présentei* d'elle-même aux regards dès anatomistes (1).
La loi d'analogie qui régit tous les segments de Taxé osseux, soit dans la tige vertébrale, soit dans le crâne, domine également les parties qui les enveloppent, ei celles Qu'ils enferment. Il y a en eiTet des segments dans les couclies musculaires ; et la moelle, composée elle-mêtne par tine succession de parties shriilaifes, se prolonge dans le crâne, il est im|)ossibIe de ne pas voir dans les ventricule^ du cerceau un épanouissement du tube ventriculaire de la moelle ; .dails le bulbe et dans les pédoncules, un prolongement dé h^ fasciculàtions ; et quand, ft Vaide de la magnifique préparatloti de St. Foville, on a isolé le noyau de l'eticépHale, il est impossible de n'être pas frappé de cette idée, que le noyau est dans le crâne ce que la moelle est dans te rachiâ, le contenant et le contenu, ayant subi des niodiflcations parallèles.
Toutefois; l'analogie dans ce cas ti'eSt pas similitude. Cette analogie, probable quand on se borne aux faits les plus généraux en comparant des abstractions entre elles, semble au premier abord moins réelle, qtland on envisage le détail des modifications excessives que Taxe subit daiis le crâne, tant il est difficile de saisit le passage qui, des formes simples de la nioelle, conduit aux fdrtnes si compliquées de l'enoéphale.
La malhHiretise habitude, qui à jusqu'à présent régné, d'étudier le cerveau de la périphérie vers les centaes, n'a pas peu
(1) Il est GOrieux de voir eoBineiit mi Joitifie les «oatradlettMis qa*on o^ pote AUX idées les plus simples. Vertèbre, disait-en. Tient de veriere foi signifie tourner; or les pièceè da crâne iont immobiles et, en conséqnence, ne peuvent être considérées comme des tertèlttes. Pitoyable jen de itlettf ; car les faits ne se Jugent point par des étymologies, et ne peuvent avoir ponr cri teriuai des déflnilions Urées deparUcularilés qui n'ont sonrent rien d'eiïsentiel.
84 DU BULBB ET DU NOYAU DE L*EIfGBPH4LB.
contribué à exagérer cette difliculté. Enfin, dédaignant cette Térité que toute description est un développement, on a trop négligé d'appliquer à' la méthode d*exposition du cerveau, les données fournies par Tobservation embryologique*
Cette pensée, dans la comparaison que nous allons essayer, nous a fait abandonner la méthode ancienne. Partant de ce fait irrécusable que le système général des ventricules représente presque en entier l'axe cérébro-rachidien du fœtus, nous l'avons pris comme point de départ, et si j'ose le dire ainsi il a été l'axe de notre description, comme il sera la base de nos déterminations ultérieures.
Aussi avons-nous insisté sur la description du ventricule, et cette description sera notre levier. Nous l'avons vu, semblable à un tube dans la moelle, se dilater dans le quatrième ventricule^ se rétrécir de nouveau sous le nom d*aqueduc de Sylvius^ descendre, se courber, remonter et circonscrire ainsi dans un cercle complet la commissure des couches optiques, et c'est ainsi que s'est formé le ventricule intermédiaire.
Puis nous avons vu l'étage supérieur de ce ventricule se dilater en un vaste vestibule, aux deux côtés duquel s'épanouissent les ventricules latéraux. Ne poussons point audelà de peur de compliquer notre exposition. Il demeurera démontré que la première modification, la modification fondamentale que subit le ventricule dans le crâne, est un enroulement de son extrémité céphalique, autour d'un axe horizontal.
Tel est le fait le plus apparent, et comme il est irrécusable, il n'y a aucun inconvénient à le considérer comme le nœud de l'explication générale des modifications subies par les parties qui sont annexées au ventricule.
Le ventricule de la moelle est compris dans l'épaisseur de
COMFABIISOII DU IfOTAU DB L'BIfCBPHÀLE, ETC. 85
la eommissure» il a au-devant de lui les cordons longitudinaux de cette commissure, puis sa lame blanche transverse, en arrière est sa lame grise.
Or, imaginons dans un segment quelconque de la moelle nn enroulement du ventricule semblable à celui qui a lieu dans le crâne, et supposons que toutes les parties de la commissure subissent ce mouvement ;'si Tenroulement a lieu du côté ventral au côté dorsal, et s'achève en cercle, il enveloppera nécessairement la commissure grise dont une portion s'isolera au centre du cercle. Les piliers longitudinaux suivront le ventricule et s'enrouleront au-dessus de lui. Enfin la commissure blanche sera entraînée dans le même mouvement.
Chose remarquable! cette modification si simple, reproduit, quant aux conditions générales, les relations des parties fondamentales qui composent la région intermédiaire du noyau encéphalique. Ce ventricule enroulé est le troisième ventricule. Les cordons longitudinaux sont les pitiers de la voûte, la commissure blanche est le corps calleux. Enfin la commissure grise comprise au centre de Tenroulement représente la commissure molle. Ces analogies se développent si natu- ^ Tellement qu'il est inutile d'y insister.
L'existence de ces dilatations latérales qui compliquent le ventricule encéphalique, n'établit point une différence fondamentale entre la moelle et le noyau de l'encéphale* Cest là un fait accessoire qui résulte d'une dilatation, d'une expansion excessive. Une tranche de la moelle, dans laquelle on suppose une dilatation pareille du ventricule, reproduit d'une façon vraiment merveilleuse l'aspect d'une coupe transverse du noyau encéphalique.
86 DU BUI.BIS ST Dp IipYAÙ ]>S ^^JOiCiBU^ïS»
Fig. 6.
Imagînûiuf, en 6fl4, une coupe tnmsrerse de la moelle, dans laquelle d#iix expansions latérales seraieol surajoutées au ventricule médian. Si ces dilatations accessoires se prolongefdent en avant, elles comprendraient entre elles les deux piliers longi(udinauz de I4 commissure, et repousseraient en avant la commissure transverse. Â Taide d'une modification si sipiple on retrouve le yentricule médian, les piliers antérieurs de la voûte, le iné^t de Sylvius et le corps calleux; foulez à cela Tenroulement dont nous fivons parlé, et la similitude, je veuj^ dire Tanalogie, est complète.
Ce mouvement d'enroulemen( ne modifie pas seulement les parties médianes du noyau, il se retrouve encore dans les parties qui représentent dans le crâne les deux moitiés de Taxe rachidien. En effet, nous avons vu l'épanouissemen( terminal des cordons longitudinaux se recourber en un cornet qui enveloppe le corps strié externe. Le corps strié interne, le tœnia semicircularis, la couche optique, les Aobenœ de la glan4e pinéale, suivent ce mouvement. De là ces formes circulaires, c^ zopes enroulées autour des pédoncules, qui avaient depuis longtemps frappé l'oeil investigateur de M. le professeur Gerdy, dont les vues n'ont point été perdues pour notre grand névrotomiste, H. Foville.
Ainsi, même en tenant un compte rigoureux de toutes les différences de détail, nous pouvons afBrmer avec certitude que le noyau do l'encéphale est iine moelle dilatée et enroulée
COIfPABAISOn DU nOTAU hlR ^'bncéphajle, BTC. 87
sur elle-même^ en un mot, ce noyau est la moelle du crâne* C'est autour de cette moelle, comme autour d'un centre, que les courbes du crâne se développent. Aux saillies antérieures du no;a)i r^pondeol l^ homit ffont^lmf à m cornes inférieures lesbosses temporo-sphénoîdaleSy aux cornes postérieures la saillie des bosses occipitales. Voilà ce que M. Foville a, selon nous, mis hors de doute. Ainsi les analogies se mulftiplient, et en ^ multipliifQt pHe^ lélf^eo^ jui^'li f« certiti|de les premij^ pfob>biI|i^.
88 DESCRIPTION DES OANetlONS SOBÀJOOTES A l'AXB*