‹ Anatomie comparée du système nerveuxChapitre 29 sur 74 · DU CJUNB, DB 8Â COMPOSITION, ETC · texte numérisé non relu

DU CJUNB, DB 8Â COMPOSITION, ETC

pas dans toutes à la fois, mais successivement, et dans un ordre qui n^est pas toujours le même. Ces différences sont commandées par des différences corrélatives, dans le développement des régions fondamentales du cerveau. En général, la suture médiO'froniale se sou4e la première ; puis la médio^ pariétale. Les autres sutures viennent ensuite, et c'est ici que les variétés sont fréquentes. Dans les races inférieures, telles que les nègres mozambiques^ et les AlfourouXy et dans les individus dégradés de la race blanche, la suture fronio-pariétaU se soude d^abord, puis la pariéto-occipitale; mais dans les hommes blancs normaux, le plus souvent l'inverse a lieu et Tossification de Voccipito-pariétale précède celle de la fron" taie (1). Cela est surtout fréquent chez les hommes qui ont un grand front, tandis que ceux qui ont un petit front et un grand occiput se rapportent en général au premier cas (2). On

lombQB (De re anatomicdt 11b. I, cap. v], et par ta plupart des grands mCd^ ehis du seliièm» et dd dii-septième si^lc, qui combatl^^nt à l'envi l'optnioii contraire de Celse, lib. VUI, cap. i. Cf. Pœonit et PyUiagorœ exerciiatioiiâi anatomicœ et medicœ f amiliar es y b\%L. Basileœ. 1G82, ex. 38.

Les anciens avaient donné aux sutures el à l*épaisieur du crâne une plus grande atlention que les modernes. Hérodote (Thalie, XII) dit que les tètes des Égyptiens sont si dures qu'à peine peut-on les briser à coups de pierres. n parle ailleurs {Calliope, XX11) d'un crÀne sans suture?, trouvé parmi les ciMiavres des Perses sur le champ de bataille de Platée. Suivant Aratas et Arrien, les crânes des Élhiopieni en seraient également dépourvus. Paré acceptait cette opinion ; Riolan {Anthropographia, lib. V. cap. l) la repousse eomme fausse : « Quod falsumesse docuit iElliiops nigerrimus... cujus cranlum nostrii erat consimile. » Cette observation ne détruit point absolument Topinlon ancienne, qui pourrait bien n'exprimer qu'une tendance plus marquée à Tosslûcation précoce des sutures chcx les nègres.

(1) Les frères Weber ont d^à fait la remarque que la suture qui sépare la portion mastoïdienne du temporal dans Tos occipital, est celle que l'on troave le plus souvent oblitérée, même chez les enfants d'un petit nombre d'années. Celte disposilioo, ajoutent-ils, doit exercer une grande influence aur la développement ultérieur du crâne. — G. et E. Weber, Traiié dotUolO' fU €i de tyndetmologiet Encyclopédie anaiomique» Paris, 1843, 1. 11, p. 82.

(3) Mes observations, à cet égard, confirment pleinement l'opinion d'Hip-

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peut d*aiileurs prévoir dans des crânes appartenant à différentes races, au simple aspect des sutures, lesquelles de ftissent ossifiées les premières. Les unes en efiet sont trèssimples, à peine .découpées, et les os se touchent, mais né s*engrènent point; dans ce cas la soudure est prompte. D'autres sont plus compliquées, leurs dentelures finement découpées s'emboîtent, et plus cette complication est grande, plus la soudure est tardive. Oi", on peut remarquer que dans létf races sauvages les sutures sont constamment beaucoup plus simples que dans la race blanche ou dans la Mongolique ; sous ce point de vue je signalerai plus particulièrement la suturd parié to- front aie et la partie antérieure de la médio-pariétatè dans les Alfouroux et dans les autres races dolichocéphaleÈ à front étroit. Là persistance si fréquente dans la race blanche (1) de la suture médio-frontale semble n'avoir jamais lieu dans les races sauvages, et il est au moins extrêmement probable que cette persistance des sutures en général, et des sutures frontales en particulier dans Thomme blanc, tient à cette tendance indéfinie au développement que le cerveau présente dans cette race privilégiée ; en effet, quand le déve«> loppement s*arrète en quelque point, le cr&ne se ferme en ce lieu et ses sutures s*ossiflent. Ce sujet mériterait d*être

]>ocrate {OEuvres tfHîppoûrûfe, trad. par IJttré ; Parfi, 1841, tome îll [thê plaiêê de têtt), suivant lequel telle on tellB suture manque en Talnenve 4e. telle on telle protubérance de la lète, opinion que nous voyons acceptée par Sjrlvlus. {Comment, ad libr. Calent de ostibus.)

(1) M. V^iti der Hocven a remarqué que cette persiitauoe de la ttttnfe mé» dhhfl^ontâle est fréquente ches les fiipagQoU; elle est fréquente auMl cIick les Cosaques du Don, dont le front est souvent très-large et très-an(pilenx. Cette fréquence dans des fronta ainsi conformés a été fort bien reconnue par Véule (Deeorpoth humânifaMèàt \\h. I, rap. vi). D*aprèa oe grand analonitte, lUns des erinea pris au bâtard dans les cînieUèrefl la suture médiofrontale m rencontre une fols sur dix environ. Jo me suis assuré de sa fréquence chex les homnie.^ de race &Iavc.

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