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approfondi, et je ie signale à l'attention des anthropologistes et des voyageurs.
Il faut tenir compte également de la direction de ces sutures. L'une d'elles est particulièrement remarquable à cet égard, c'est la suture pariéto-frontale. Dans les races sauvages, ce qu'on en voit sur le profil du crâne est parallèle à la ligne faciale, mais dans la race blanche elle s'incline davantage vers les parties postérieures. Cette inclinaison dépend d'une particularité anatomique qui mérite d*ètre signalée. Dans les races sauvages, le sommet de la grande aile du sphénoïde dépasse à peine une ligne menée par la suture orbitaire externe, pa« rallèlement à l'arcade zygomatique. Dans la race blanche au contraire elle dépasse plus ou moins cette ligne» et en s'élevant soulèveTangle sphénoîdal de l'os pariétal qu'elle rejette en arrière par un léger mouvement de bascule ; il en résulte d'une part que la région pariétale s*étend davantage sur le derrière de la tète et anticipe sur le domaine de la région occipitale, et d'autre part que le bord antérieur du pariétal s'inclinant en arrière, un champ plus vaste est ouvert aux développements possibles du frontal.
Dans les races sauvages, au contraire, le bord antérieur du quadrilatère formé par le pariétal, se rapprochant de la direction de la ligne faciale, au point de lui devenir parallèle, pose une borne au développement du frontal, en même temps qu'il cède la place aux accroissements de Toccipitah Cette opposition est remarquable, et il est fort à regretter que Tétude du cerveau des races sauvages ait été si fort négligée. Cette étude expliquerait sans doute des différences que nous devons nous borner à signaler.
Ces considérations générales nous seront d*un grand secours pour définir scientifiquement la meilleure forme du crâne dans Thorame; nous devrons nous appuyer en outre sur
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les résultats que nous a fournis l'étude des régions caractéristiques de Tencéphale humain.
S s. De la fume du crâne.
D*après les principes que nous venons d'exposer, il est évident qu'une fois la vertèbre pariétale arrivée à son maximum, la forme la plus parfaite serait celle dans laquelle le cerveau se développerait davantage dans le sens de la vertèbre/rontofé et de la vertèbre occipitale. En effet, dans toutes les races humaines, le cerveau s*étend à la fois dans le domaine de ces deux vertèbres. Mais il ne paraît pas que celte extension se fasse indifTéremment dans Tun et Fautre sens, et les choses se passent de telle sorte, que là où le frontal est très-grand, Vocciput est moins saillant, tandis qu*il fait plus de saillie, quand le front a moins de développement; à cet égard, on remarque une sorte d'antagonisme entre la partie antérieure et la partie postérieure du crâne; dans certains crânes où l'oecipital et le frontal ont peu de développement, la région parié^ taie prédomine, dans d'autres c'est la région occipitale; dans * d'autres enfin, c'est la frontale. A cet égard les races pourraient être distinguées en races pariétales, races occipitales et facesfrontales.
Une prédominance trop marquée de la région pariétale exprime un développement incomplet de la forme crânienne, en tant qu'elle est le signe d'un médiocre développement du cerveau. Mais on peut hésiter entre les deux autres cas. En effet, d'une part on considère en général un grand front comme un signe d'intelligence, et d'autre part certains auteurs habiles, se fondant sur ce fait que la masse cérébrale s'accroît d'avant en arrière en recouvrant de plus en plus le cervelet, accordent une grande importance aux saillies occipitales, et ils affirment que ces saillies sont un caractère humain.
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Nous ne le contestons point ; mais il ne s'ensuit pas que les parties occipitales du cerveau puissent se substituer à ses parties frontales. Or, Tobservation démontrant qu'elles ne se développent jamais simultanément en un égal degré, la question se réduit à savoir laquelle de la vertèbre occipitale ou de la frontale est la plus capable de contribuer à Tampliation du cerveau.
Évidemment la réponse est facile. La capacité des fosses cérébrales de Toccipital étant assez faible, un grand accroissement relatif de cette vertèbre ajoute peu de chose à Tarnptiation du crâne en général, et de sa région cérébrale en particulier. Au contraire, Tampliation du frontal est tout entière au proGt du cerveau ; et Tampleur de cette vertèbre est telle» que ses moindres dilatations apparentes ajoutent notablement à la capacité du crâne. Ainsi, et surtout à Tégard du cerveau, une grande saillie de Toccipital donne beaucoup moins qu'une égale saillie du frontal.
Si donc dans les crânes caucasiques normaux Yoccipital est peu saillant eu égard au frontal, nous verrons en cela une condition avantageuse. La hauteur du frontal dans cette race est d'ailleurs moins significative que sa largeur. Cette largeuf est telle que, chez l'adulte, le diamètre frontal ne diflere du diamètre bi-pnriétal que de 20 à 27 millimètres au plus, c'est-à-dire de 1/6* environ; et, dans certains cas» la différence es*t moindre qu*un 1(K. Cette grande dilatation du frontal explique comment Tœil, dirigé sur le vertex, voit à peine quelques points des arcades zygomatiques dépasser la circoiifcrence du crâne. Caractère significatif et qu'aucune autre race ne présente (1).
(1) DiBft uae femme blanehe, imbécile depuis ta naiiianoe, aMii md ni*
erocépbale, la différeoce entre le diamètre frontal et le bi-pariélal était d*on peu pluB du cinquième, et égale à 26 ■*"'. Nous arons.obserré le même rap-