HOMME
BHHI
PÀN8 SES DIFFBBSNTES BE0I0II8, 38
Celte réduction des faisceaux blancs et des axe» gris à la région dorsale de l'adulte est d'autant plus significative, qu'un grand nombre de paires nerveuses s'attachent à cette région de la moelle, et devraient accroître la somme de ses fibres, dans le cas où toutes celles de la région lombaire remonteraient vers le cerveau. On remarquera aussi quelle importance acquièrent les faisceaux postérieurs à la région cervicale en regard des racines nerveuses de membres cependant plus grêles que ceux qui dépendent du renflement lombaire. Ce fait singulier n'esta il pas en rapport avec la supériorité marquée du membre cervical sur le membre lombaire au point de vue de la sensibilité intelligente?
La réduction des foisceaux blancs à la région dorsale est beaucoup moindre dans Thomme que dans les carnassiers, surtout dans les f élis {i) et les mustela; elle est d'autant plus marquée que l'animal est plus long et plus élancé. C'est sur ces animaux surtout, qu'est apparente la vérité de la proposition que j'ai plus haut soutraue, savoir, que toutes les fibres nerveuses des régions postérieures du corps ne remontent pas jusqu'au cerveau , la plupail s'arrétant dans la moelle 4pinièr^, ce que les phénomènes de l'action réflexe devaient d'ailleurs faire présumer par avance.
A priori, on doit supposer que les actions nerveuses réflexes sont plus apparentes dans les membres postérieurs que dans les membres antérieurs» à en juger du moins par la force
(1) Voici les mesures relatives des aires des tranches delà moelle prises dans les trois régions indiquées chez le chat domestique.
Aire toteie des Ikuceaox blanc*.
aégion lombaire. SlDi
Région dorsale. 1156
Bégion oerricale. Î173
Aire des fais-
eeaax postérieari
seulement.
Axes gri
40 DB LA MOVLLB DANS SES DIFFSBBIITBS BBOI01I8.
relative des axes gris dans la région lombaire de la moelle. Ces axes sont en effet réduits comparativement dans le renflement cervical , et dans l'homme beaucoup plus que dans les animaux» mais en revanche les faisceaux blancs dans la région sous-bulbaire subissent une réduction beaucoup moins marquée que celle que présentent ces mêmes faisceaux au-dessus du renflement lombaire; tous ces faits concordent et s'expliquent les uns par les autres , et confirment l'opinion que nous exprimons ici.
Il est donc probable, sinon démontré, que la moelle n'est en rapport avec le cerveau, surtout dans ses parties postérieures, que par le plus petit nombre de ses fibres. (]ela explique peui^tre pourquoi la volonté , quelque exercée qu'on la suppose, ne commande pas au dernier détail des mouvements, mais agit sur des systèmes ou des groupes d'actions quUl ne dépend pas de la volonté d'isoler. Xinsi , dans les nombreux attelages, une seule guide gouverne plusieurs chevaux. Combien, en effet, ne faut-il pas de fibres nerveuses élémentaires pour mouvoir un seul doigt ? Combien n'^ faut-il pas pour la perception distincte de la sensation la plus simple? Enfin , ne sait-on pas que la faculté de distinguer par le toucher des impressions très-rapprochées a des bornes que l'exercice recule, il est vrai, jusqu'à un certain point, mais presque exclusivement à l'égard de la main qui est l'organe élu parmi tous les appareils du toucher. Les animaux eux-mêmes sollicitent, interrogent, touchent avec le pied de devant, et sa supériorité est indiquée par les usages auxquels il est à tous moments employé.
DU BVLBE ET DU NOTAU DE L'ERGÉFHÀLE. 41