HÉRISSON | PI
Face latérale, 9° couche, le peaucier rejeté.
Face latérale 3° couche. —
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* Fig. 1.
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Face interne £ de la jambe.
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MYOLOGIE DU TENREC
ERINACEUS ECAUDATUS L., Cuv., Reg. an., tome I, p. 195, pl. 77, 78 et 79, dessinées par. M. Cuvier.
Le tenrec a le corps couvert de piquants qu'il peut redresser comme le hérisson; mais 1l n’a pas, comme lui, la faculté de se rouler complétement en boule. Son peaucier, très fort encore, ressemble davantage à celui des autres mammifères; il est composé d’un plan de fibres longitudinales et de plusieurs faisceaux profonds et bien distincts, dont la direction et les attaches viennent à l'appui de la détermination que nous avons faite des diverses parties du peaucier du hérisson.
La pl. 77, fig. 4, montre l'animal recouvert de son peaucier qui s'étend depuis la tête jusqu'au coccyx. Les faisceaux des fibres profondes sont tracés légèrement, et les numéros qu'ils portent indiquent les parties du peaucier ordinaire des mammifères auxquelles nous les comparons. Il y a cependant quelque chose de particulier chez le tenrec, c’est que le thoraco-facien [4], pl. 77 et 79, descend jusqu'au cubitus et pourrait être appelé cubito-facien. Au-dessous (Fanimal étant vu par sa face ventrale) se trouvent le facien [2] et deux muscles en forme de ruban, qui s'étendent du bras à la ligne médiane du cou; l’antérieur s’insère à l’humérus avec le deltoïde et le postérieur au cubitus. Nous les avons marqués tous deux des chiffres [4°], les considérant comme des faisceaux du thoraco-facien particuliers au tenrec. Un autre faisceau, que nous avons désigné à tort par le chiffre [4], se détache du dermo-humérien ventral [5°] et se porte également au cubitus.
La portion que nous marquons, comme dans le hérisson, du signe [5'], enveloppe ici la cuisse et même la face mterne de la jambe, et va au grand pectoral.
L'usage de ces muscles n’est pas douteux; ils servent à ramener la tête entre les membres antérieurs et sous le ventre les membres postérieurs; mais les fibres du plan superficiel du peaucier n'étant point circulaires et ne formant point sphincter, le tenrec ne peut pas, à l'exemple du hérisson, garantir sa face ventrale, et offrir comme lui l'aspect d’une boule couverte d’épines, ainsi que plusieurs espèces d’oursins.
Les muscles du corps et des membres sont en général plus forts que ceux du hérisson.
Le crotaphyte [ô], pl. 77, fig. 2, est très puissant, ainsi que le masseter [7]. Comme il n’y a point d'os zygomatique dans le tenrec, les fibres de ce dernier muscle, au lieu d'être dirigées de haut en bas, le sont d'avant en arrière, depuis l’apophyse zygomatique du maxillaire supérieur jusqu'à l'angle postérieur de la mâchoire inférieure.
Entre le crotaphyte et le masseter, au lieu où, s’il existait, serait placé l'os zygomatique, se trouve un faisceau musculaire rubané, auquel nous n’avons point mis de signe, qui se perd en
arrière sur l’aponévrose du erotaphyte, et passe, en s’épaississant en avant, sous le masseter pour
MYOLOGIE DU TENREC.
aller s’insérer au bord antérieur de la branche montante de la mächoire inférieure. Ce muscle doit avoir pour fonction de porter cette mâchoire en arrière, tandis que le masseter doit la porter en avant. En effet, son condyle articulaire permet un mouvement d’arrière en avant, et vice versd; de plus, le diamètre longitudinal d’une espèce de fosse qui existe sur les côtés de l'inter-maxillaire, pour loger l’extrémité de la canine inférieure, est beaucoup plus grand que celui de la dent, en sorte que les canines elles-mêmes, quoique fortes, ne s'opposent point à ces mouvements. On sait d’ailleurs que si les fausses molaires du tenrec sont tout à fait celles d’un carnassier, ses molaires se rapprochent beaucoup de celles de certains rongeurs.
Les muscles de l'épaule et du bras n'offrent rien de particulier, à part les subdivisions du peaucier, dont nous venons de parler; mais nous noterons au membre postérieur la force du grand fessier qui se compose de trois parties bien distinctes : une antérieure [a], venant de l'os des îles et du sacrum, se fixe par un tendon au-dessous du grand trochanter; une partie postérieure | -- a] sacro-coccygienne qui s'attache au condyle externe du fémur; et une partie profonde, marquée également [a], pl. 78, fig. 1, venant du sacrum et allant s’insérer au fémur au-dessous du tendon de la première. Remarquons encore que le moyen fessier [a ] s'attache aussi en grande partie au sacrum, tandis que dans la plupart des mammifères 1l ne prend son attache supérieure qu'à l'os des îles.
Le biceps de la cuisse se bifurque vers la moitié de sa longueur, comme dans le loris grêle, et se fixe par deux tendons membraneux, l’un au sommet du tibia et l’autre vers son milieu. C'est une variante de ce qui arrive lorsque ce muscle descend sans interruption jusque vers le milieu ou même jusqu'au tiers inférieur de la jambe. Un accessoire du biceps [q ] vient du sacrum et passe non-seulement sous le biceps proprement dit, mais encore sous la troisième portion du grand fessier; il s’insère au tibia à peu près à son tiers inférieur.
Le demi-nerveux a également un accessoire coccygien [r |.
Les extenseurs de la jambe sont très puissants, comme on peut en juger par l'épaisseur du devant de la cuisse.
Toutes ces observations démontrent que le tenrec est un animal fouisseur.
Par les muscles et par les dispositions articulaires de ses mâchoires, ainsi que par ses dents, il se montre autant rongeur que carnassier, et on peut le considérer comme un anneau intermédiaire entre ces deux ordres d'animaux.
Les notes de M. Cuvier sont très courtes; elles portent seulement :
« Que le long dorsal [B}, fig. 4 et 3, pl. 78, reçoit des tendons des apophyses articulaires sur presque toute sa longueur; que de dessous l'aponévrose du plantaire grêle [Y] naît le court fléchisseur qui donne des tendons perforés pour les quatre doigts, et enfin que le fléchisseur
perforant se comporte comme à l'ordinaire. »
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: Imp. par Auguste Bry.
TENREC. PL. 78.
Fig. L.
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