MYOLOGIE DE LA TAUPE COMMUNE
on voit encore le dorso-occipitien [3'|, fig. 4, qui est 1c1 lombo-occipitien tant 1l se prolonge en arrière; ce n’est au reste qu'un petit ruban musculaire assez mince *.
Les muscles cervicaux sont très vigoureux aussi; le splénius de la tête [1] s’'unit sur la ligne médiane du cou avec son congénère, et au point de cette réunion l’on trouve une petite tige osseuse à laquelle adhèrent aussi quelques fibres du trapèze [a]. C'est eet osselet que l’on a pris pour le ligament cervical ossifié; mais 11 ne se prolonge pas jusqu’à la tête, et l’on ne trouve aucune trace de véritable ligament cervical. C’est au moyen de ces muscles vigoureux de la tête et du cou que la taupe peut soulever avec sa tête la terre qu’elle a remuée avec ses membres antérieurs et qu'elle perce avec son museau pointu, armé à son extrémité d'un os particulier.
Les muscles de la cuisse et de la jambe sont faibles comparativement à ceux de l'épaule et du bras. Le muscle marqué, d'après la détermination de M. Cuvier, comme étant la portion antérieure du biceps [q}, fig. 6, pourrait être considéré comme l’analogue du faisceau [a+], pl. 77, fig. 2, et pl. 78, fig. 1, que M. Cuvier a regardé dans le tenrec, avec raison, selon nous, comme un démembrement du grand fessier. En effet, le biceps de la taupe a également un accessoire coccygien [q|, pl. 80, fig. 6.
Le demi-nerveux en à également un [r'], fig. 6, 7 et 8.
Les adducteurs [1] ne sont un peu séparés qu’à leur attache au fémur; les pectinés [k] sont
réunis en un seul faisceau.
Le hérisson, le tenrec et la taupe sont les seuls représentants de la deuxième fanulle de l'ordre des carnassiers, celle des insectivores, dont M. Cuvier ait fait la myologie, mais ce sont les trois genres principaux de cette famille; la plupart des autres, fort intéressants sous le rapport zoologique, ne présenteraient vraisemblablement dans leur anatomie rien de plus remarquable. Il faut en excepter cependant le desman dé Russie ($orex moschatus, L.). D'après l'imspection de son squelette, ses membres antérieurs étant construits pour creuser la terre, et ses membres postérieurs pour nager, la disposition des muscles offrirait sans doute quelques particularités dignes d'attention; mais cet animal, qui paraît très commun dans la Russie méridionale, est jusqu'ici fort rare dans les collections; et ce n’est que depuis peu que le cabinet d'anatomie du Muséum en possède un squelette, que lui a envoyé M. le professeur Eichwald, directeur du cabimet d'histoire naturelle de Saint-Pétersbourg, à la demande de M. de Blainville.
Les macroscélides sont des animaux sauteurs, comme les gerboises, et les cladobates grimpent aux arbres.
Ainsi dans cette famille, comme dans plusieurs autres, on rencontre presque tous les genres de vie que la nature a assignée aux animaux, c'est-à-dire que les uns vont chercher leur nourriture sur les arbres, et les autres sur la terre, sous la terre ou dans l’eau.
(1) C’est par erreur que du côté droit la portion lombaire coupée de ce muscle porte le chiffre [5]; elle devrait porter, comme celle du côté gauche, le chiffre [3°].
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TAUPE COMMUNE (Talpa europæa, L)