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I. aine cornée de In bouehe d'une flasurelle

quelquefois de plaques calcaires (eymbulie, lig. Jiil). L'intestin est long dans les limaces, il forme plusieurs circonvolutions et revient en avant s’ouvrir à côté de l’ouverture pulmonaire, sur le bord du bouclier.

Chez plusieurs gastéropodes, les canaux hépatiques sont très-larges; les aliments peuvent pénétrer dans leur intérieur, sans que ces canaux doivent être considérés comme analogues à ceux qui s’ouvrent dans la cavité de l’estomac des acalèphes.

Dans les acéphales, les moules par exemple (fig. 60, p. 06), il n'y a plus aucune pièce solide dans la bouche; l'estomac consiste dans une cavité creusée au milieu même du foie, et l’intestin, après avoir formé quelques anses, se dirige en arrière, passe au-dessous du cœur, et s’ouvre à la partie du corps qui est opposée à la bouche.

Les tuniciers (fig. fil, p. 66) et les bryozoaires ont encore un canal intestinal complet, un estomac distinct, mais le mouvement des aliments est déterminé, dans les derniers surtout, par la présence de cils vibratiles qui garnissent l’intérieur du

(iti ANATOMIE COMPARÉE.

tube digestif. C’esl par leur action <|ue l’on voit les aliments

Fig. <iü. — Tube digestif d'anodonte.

pénétrer dans <îet appareil et parcourir l’intestin jusqu’il l’anus.

Fig. f)l. — Tube digestif d'ascidie umpulluïde.

Ces cils sont surtout concentrés dans la cavité buccale et à l’orifice pylorique.

APPAREIL DIGESTIF

Les vers ont cet appareil très-variable. Chez (|iieli|ues-uns.

comme les sangsues, il est complet. Dans ces annélides, la bouche est armée de trois pièces, dentelées sur le bord et servant à scier l’épiderme (fijî. tiô et (ii). L’œsophage est suivi de plusieurs poches ou estomacs, qui font suite les unes aux autres (tig. 62); ces poches se remplissent de sang pendant la succion et sont suivies d’un intestin court et droit qui s’ouvre

Fig. f>3 — Mâchoire.

Fig. 6*.

Finir produite par lu morsure

du côté du dosà la base de la ventouse. Quelques \crs ont le tube digestif simple ou bifurqué sans anus (trrmatodes) et d’autres en sont complètement dépourvus (cesloïdes). Ces derniers se nourrissent par toute la surface de la peau.

Les échinodermes ont un appareil digestif complet, à l’exception de quelques étoiles de mer (tig. liîi). Les oursins ont pour la plupart la bouche armée de cinq pièces calcaires, solides, qui s'adaptent les unes aux autres et qui agissent comme des dents. On appelle cet appareil lanterne d'Aristote. Le tube digestif, dans ces animaux, n’offre plus de renflement, à limites bien tranchées, pour représenter l'estomac. Il a. à peu près, le même calibre sur loule 1:1 longueur. Les parois en sont extraordinairement fines et délicates.

Les acalèphes. \ compris les polypes, ont un appareil diges-

Ki|î. B->.

tif qui se simplifie beaucoup; il n’a plus de parois propres, et

Kig. 05. — lluuclic d'astérie*

il consiste dans une cavité [creusée

au milieu du corps. L’eau chargée des aliments pénètre par une ou plusieurs ouvertures dans cette grande cavité.

Les hydres (tig. 66) sont pourvues d’une dépression au milieu du corps , dans laquelle viennent se loger les aliments pendant quelque temps. Des bras creux entourent la bouche et communiquent a vec celle cavité. C’est tout l’appareil digestif, il n’a pas de parois propres. La même ouverture sert de

'bouche et d’anus. Aussi, peut-on retourner l’animal comme un doigt de gant, de manière que la peau extérieure forme les parois digestives, et l’animal continue à vivre comme si rien

APPAREIL DIGESTIF

n’était changé. La peau extérieure ne diffère guère de la peau intérieure. Dans d’autres polypes agrégés, la peau des divers individus est commune, la cavité de l’estomac communique directement avec la cavité de tous les individus de la communauté, de manière que Ions prospèrent et se développent, pourvu qu’il y en ail quelques-uns qui prennent de la nourriture (lig. 07). On voit distinctement la nourriture cireu-

Fig. C7. — Cavité commune de ihoa halccina.

1er et passer de l’estomac de l'un dans celui de l’autre. C’est un phénomène très-facile à observer sur les polypes vivants.

Les foraminifères n’ont pas de canal digestif. La peau peut former une excavation qui sert à loger les aliments.

Chez les infusoires proprement dits, la matière alimentaire pénètre bien dans l’intérieur de l’animal, mais le tube digestif n’a pas de parois propres, et les cavités qui logent les aliments ne sont que des vacuoles formées dans l’épaisseur des tissus.

Les infusoires proprement dits n’ont jamais de tube digestif complet, comme on l’avait supposé; il y en a qui n’ont pas même de bouche; d’autres ont une bouche et un œsophage, mais les aliments pénètrent ensuite dans le lâche parenchyme presque fluide qui remplit l’intérieur du corps. Les fèces sont évacuées chez quelques-uns par un anus, situé ordinairement du côté opposé à la bouche.

La bouche est souvent garnie de cils vibratiles; chez quelques-uns il y a une sorte d’appareil de mastication.

AIT A NKIL HKSIMII \ TOI MK.

CO S SI l>K R ATI» N S (; F. S BR A LES.

I.. 'introduction des aliments dans le corps de l'animal esl la première condition de la vie: celte fonction esl dévolue à l’appareil dont nous venons de parler. I ne autre condition, non moins importante, c’esl l'absorption non interrompue de l'oxygène, fonction qui s'effectue par l'appareil dont nous allons donner l’esquisse.

Comme l'aliment, cet oxygène doit pénétrer dans l’intérieur par la surface du corps, et la peau devient organe respiratoire dans les animaux inférieurs, sans subir aucune modification sensible.

Dans quelques organismes cet appareil esl même confondu avec l'appareil digestif. L'eau, qui apporte à l'estomac la nourriture, renferme en même temps de l'oxygène dissous, et l'un comme l'autre est absorbé par la même surface.

Ou bien encore, comme dans les holothuries, l'aliment entre

anato.mik <;o.\ii»aiii:k.

par lu bouche d’un côlé, lundis que l’eau pénètre pur une nuire ouverture existant du côlé opposé et circule dans un tronc ramifié, appelé arbre respiratoire ou appareil aquifère.

Dans des organismes plus élevés, la peau, pour augmenter sa surface, montre des replis en forme de dents de peigne, ou bien des appendices sous la forme de tentacules qui flottent dans l’eau et absorbent l’élément gazeux. Ce sont les branchies. On les trouve sous des aspects divers dans les animaux aquatiques.

Enfin dans des organismes plus élevés encore, chez les animaux qui vivent dans l’nir, il apparaît une poche plus ou moins grande qui loge l’air, comme l’estomac loge la nourriture, et qu’on désigne sous le nom de poumon.

Le poumon, dans sa forme la plus simple, se présente sous l’aspect d’une dépression, dans laquelle petit se loger une bulle d'air. C’est ainsi qu’on le voit apparaître dans les têtards de grenouilles quand la respiration devient aérienne on que les branchies diminuent. Celte dépression au fond de la cavité de la bouche augmente insensiblement, et on voit enfin une poche remplie d’air. C’est sous celle forme simple que le poumon se montre quelquefois pendant toute la vie de l’animal.

La seule modification que subisse ensuite celte poche pulmonaire consiste dans des replis qui apparaissent en dedans de cet organe; ces replis augmentent la surface qui est destinée à absorber. Plus l’animal est élevé, plus la respiration est active, et plus la surface qui doit absorber est grande. Aussi ces simples replis ne formant d’abord que de simples brides, s’étendent-ils dans l’intérieur du poumon, d’autant plus que l’activité do la respiration est plus grande, et ils sc multiplient à tel point dans les animaux à sang chaud, qu’il ne reste dans le poumon que tout juste le passage nécessaire à l’air pour se mettre en contact avec le sang. Au lieu d’un seul appartement dans chaque sac pulmonaire, il n’existe plus, à force de cloisons, que des loges très-petites, connues sous Ici nom de vésicules aériennes.

Le poumon, comme la hranchie, n’est donc constitue que par la peau qui s’est, modifiée pour faciliter l'absorption: ce n’est qu'une dépendance du tube digestif. I.e derme et l'épiderme.

A PPA II E I L « ESP I R ATOI « E .

considérablement réduits, laissent à peine des traces de leur existence, tandis que la couche vasculaire a pris un grand développement. C’est pour ce motif que le poumon semble formé exclusivement d’un réseau vasculaire.

C’est encore ici le lieu de dire pourquoi il y a de l'analogie entre le poumon et les glandes. Dans les deux cas, il s’agit d’augmenter la surface pour accroître l’activité de l'organe. Plus la surface est grande, en effet, soit pour exhaler, soit pour absorber, plus ces fonctions d’exhalation ou d’absorption seront actives.

Le poumon reçoit l’air par un tube, appelé bronche, et les bronches se réunissent en un tube unique désigné sous le nom de trachée-artère (fig. (38). Ce tube se modifie ensuite au haut ou à la base: les anneaux cartilagineux, qui écartent les parois et les empêchent de s’affaisser sur elles-mêmes pour ne pas fermer ainsi le passage à l’air, se modifient dans leur forme; ils se séparent en plusieurs pièces portant des noms particuliers, et leur ensemble est désigné sous le nom de larynx ou F,* 68-Trarhë*-ar,"«-bronch« «poumon d’organe de la voix.

L'absorption de l'oxygène devant se faire par le sang, on trouve, outre les vaisseaux ordinaires des poumons, et qui sont destinés à entretenir la vie de cet organe, des vaisseaux particuliers qui s'épanouissent dans son épaisseur; de ceux-ci naissent d'autres vaisseaux qui ramènent le sang vers le cœur après qu’il a subi l'action vivifiante de l'oxygène. C'est l’artère et la veine pulmonaires, tandis que les vaisseaux ordinaires sont dé-

signes sous le nomi mpropre d’artère et de veine bronchiques, ou de vaisseaux nourriciers du poumon.

L’oxygène ne vient donc en contact avec le sang qu’à travers les parois des vaisseaux ; une vessie remplie de sang noir devient rouge à l’air par l’action de l’oxygène qui traverse les parois. C’est le même phénomène ici ; l’oxygène agit à travers les parois des conduits qui renferment le sang.

La respiration a donc lieu : 1° par la surface du corps ou pâlies parois qui renferment les aliments et sans que cette surface ou ces parois subissent aucune modification apparente.

2° La peau s’étend, forme un filament, une lamelle, une houppe, un feuillet baigné par l’eau, et il existe une branchie.

5° La surface externe ne remplissant pas bien toutes les conditions, l’eau va se rendre dans des canaux propres, ramifiés au milieu du corps, et il existe une artère respiratoire ou un système aquifère; au lieu d’eau, l’air peut circuler dans de pareils canaux qui forment alors les trachées.

L’air pénètre dans une poche unique ou double, tapissée par un riche lacis vasculaire, que le sang parcourt pour se rendre à la rencontre de l’oxygène : c’est le poumon.

Ce sont les diverses formes sous lesquelles l’appareil respiratoire se présente dans la série animale.

MAMMIFÈRES

Cet appareil consiste, chez tous les mammifères, en deux poumons ; ils sont logés dans l’intérieur de la cavité thorachique et toujours nettement séparés de la cavité abdominale par la présence du diaphragme; celui-ci ne manque jamais dans les animaux de celle classe.

Chacun de ces poumons est entouré, comme chez l’homme, d’une plèvre; ils flottent librement dans la cavité thoracique el n’ont d’autre adhérence que par le pédicule, formé par les bronches et par des vaisseaux. Le poumon du côté droit est en général plus grand que celui du côté gauche, el il est divisé aussi en un plus grand nombre de lobes. Quelques poumons ont jusqu’à cinq lobes. D’autres, comme celui du cheval, n’en ont qu'un

\ PI' A H El L RESPIRATOIRE .

seul, ou, eu d’autres termes, ce poumon u’esl pas divisé.

I.a plèvre est surtout très-forte chez les cétacés, et se compose de libres élastiques que l’ou peut facilement diviser en deux couches qui renferment des vaisseaux et des nerfs.

Les bronches se divisent dans l’intérieur du poumon en formant des ramifications dendritiques qui portent les vésicules aériennes sur leur trajet. Ces vésicules paraissent le plus dé-

Fig. (9. — Poumon et cœur du lori paresseux.

veloppées ou plutôt semblent avoir la plus grande dimension dans les cétacés herbivores. Elles ont la forme d'un entonnoir et montrent souvent des cloisons dans leur intérieur.

L'air est conduit au poumon par un tube qui s’ouvre derrière la langue, se place au-devant de l'œsophage et varie de longueur d'après le développement du cou. ('.'est la Irachée-artèrc.

7 fi

Dans la poitrine, cette trachée se bifurque et les deux tubes, qui conduisent directement l’air dans le poumon, sont nommés bronches. La trachée-artère est composée d’une série d’anneaux cartilagineux qui se développent dans l’épaisseur des parois et qui empêchent ce tube de s’affaisser sur lui-même pendant l’expiration.

Le nombre de ces anneaux est très-variable; le chameau et la girafe en ont jusqu’à cent dix et au delà* tandis que les cétacés n’en ont que de sept à douze.

Ces anneaux sont rarement complets de manière à entourer complètement le tube, et la partie postérieure reste membraneuse.

Dans les bradypes, la trachée descend jusqu’au diaphragme, revient sur elle-même et alors seulement elle donne naissance aux bronches.

Fig 70. — Cartilage bronchique «lu dugong.

Dans I epedeles caffer, la trachée est divisée en deux dans une grande partie de son trajet.

Les cartilages des bronches du dugong sont eu spirale (fig. 70).

OISEAUX

Cet appareil subit diverses modifications importantes dans les oiseaux (fig. 71 , p. 77). Les poumons ne sont plus libreset flottants dans la cavité de la poitrine, mais attachés aux côtes et à la colonne vertébrale dans toute leur longueur. Le poumon étant l’organe le plus léger, le centre de gravité se déplacerait constamment pendant le vol, si cet organe n’était pas solidement

A 1*1* A li Kl L RESPIRATOIRE. 77

attaché. La plèvre recouvre le poumon seulement à sa face inferieure.

Comme il n’y a plus qu’un diaphragme rudimentaire, la cavité du thorax, cl par conséquent les poumons ne sont plus aussi nettement séparés de la cavité abdominale et des viscères qu'elle contient. Les vésicules aériennes qui composent le poumon ne forment plus une grappe, comme dans les mammifères, mais elles communiquent directement les unes avec les autres et for ment des canaux labyrinlhiforines. Lue autre modification non

Fig. 7l« — Appnrril rcspirnluirnlts oiseau*.

moins importante, c’est que les bronches, sous foi me de tuyaux, traversent les poumons (fig. 7t). au lieu de se perdre complète-

Fig. 7 i. — Poclies aériennes «lu r\gnr

ment dans leur intérieur. Ces tuyaux conduisent l’air dans divers <acs ou poches (fig. 72) d’où il peut passer dans l'intérieur des

os. A l’exception de l’aptéryx, tous les oiseaux sont pourvus de ces poches aériennes; elles sont généralement au nombre de cinq de chaque coté. Tout le corps de l’oiseau se gonfle lorsqu’on insullle de l’air par la trachée, et par la même raison, on voit l’air qu’on insuffle échapper de l’os de la cuisse ou du bras fracturé si l’oiseau est maintenu sous l’eau. Ces sacs aérienss’étendent chez le fou (sula alba) tout autour du corps entre les muscles et la peau, et celle-ci n’est adhérente que par des filaments irrégulièrement disposés comme des fausses membranes. Une énorme poche recouvre les muscles pectoraux dans ce même oiseau, et établit une anastomose aérienne entre les poches thorachiques et abdominales. C’est à tort que, dans ces derniers temps, l’on a cru que dans les oiseaux l’air ne se rendait jamais au milieu du tissu cellulaire qui unit les muscles. Cuvier avait reconnu une disposition semblable dans le pana cliavaria , et récemment nous avons eu l’occasion de disséquer un marabout, dans lequel nous avons vu se reproduire le même phénomène. La poche, sous forme de saucisson, que cet oiseau porte à la base du cou, se remplit d’air par l’intermède de ces poches aériennes sous-cutanées. L’air circule ainsi dans l’intérieur du corps des oiseaux, et on peut comparer les sacs aériens à des soufflets qui viennent activer la respiration dans les poumons.

La trachée-artère est très-longue; ses anneaux sont complets

et ordinairement osseux. Le nombre de ces anneaux s’élève jusqu’il trois cents. Dans quelques oiseaux, la trachée-artère est

APPAREIL RESPIRATOIRE

beaucoup plus longue encore <|ue le cou, elle pénètre dans le sternum, y forme une anse, revient sur elle-même, et puis plonge dans la poitrine pour donner naissance aux bronches.

La trachée- artère des oiseaux porte souvent un larynx à son origine (lig. 7Ô) et un autre à sa terminaison; ce dernier ou l’inférieur est l’organe du chant (lig. 7t). Il est situé à la bifur-

Fig. 7i. - Larynx inférieur de corbeau

cation de la trachée, et l'oiseau peut encore chanter quand on lui a coupé la trachée-artère.

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