REPTILES
Le poumon devient beaucoup plus simple dans les animaux de celle classe. Il ressemble à une poche membraneuse et montre dans son intérieur des cloisons qui le divisent en vésicules aériennes très-grandes et incomplètes.
Les chéloniens ont deux poumons également développés, qui. enveloppés partout d’une séreuse, ne contractent point d'adhérence avec les côtes ou la colonne vertébrale. Ils descendent très-bas dans la cavité abdominale.
Chez les sauriens, on voit aussi deux poumons libres (lig. 7îj), comme dans les précédents ; ils portent dans les caméléons plusieurs vésicules aériennes qui flottent dans la cavité abdominale et qui ne sont pas sans ressemblance avec les sacs aériens des oiseaux.
A.NATOMII. COMPAUÉE
Chez les serpents a l’àge adulte, on ne trouve en général »|u un seul poumon; il est fort long, étroit, libre et s’étend très-loin dans la cavité abdominale. La bronche continue dans le poumon
Fig. 7S. — l’oumon de lacurla anieiva.
eu formant une gouttière dans son intérieur. Cesl une poche a parois très-incomplètes.
batraciens.
Tous ces animaux respirent d’abord a I aide de branchies, et chez <|uel<|ues-uns d'entre eux, ces branchies persistent pendant toute la vie, même quand les poumons sont développés (lig. 7(>).
AI’P.UIEII. NESPIHATOIItE
Kl
Los n il i maux riiez lesquels un rencontre celle dernière il isposilion son I donc de véritables amphibies, puisqu'ils portent en même temps un organe pour respirer dans l'air et un autre pour respirer dans l'eau. Les poumons consistent toujours dans des poches membraneuses, cloisonnées à l'intérieur,
I Fig. 76. — Hrmichirs de firéno.
excepté les tritons ou salamandres aquatiques qui ont un pou mon lisse et uni sans apparences de replis intérieurs.
On trouve des branchies en même temps que des poumons dans les protées, les axolols, les sirènes et les inénobranrhes: elles sont au nombre de trois paires; chez plusieurs, elles sont
Fig. 77. - Itrnm'hirs isoltvs de prolrus.
extérieures. Kilos ne sont point périmées comme dans les poissons, mais plutôt arborescentes, en panache ou en lanières (fig. 77».
Kn tenant la bouche d’une grenouille forcément ouverte, on l'asphyxie: ces animaux respirent en avalant de l'air, comme ils
avalent des aliments, et en écartant les mâchoires on les empêche d’avaler l’air.
POISSONS
Les poissons ont des narines, mais qui ne communiquent plus avec la cavité de la bouche. Ces organes sont terminés en culde-sac chez les animaux de cette classe ; c’est par la bouche que pénètre l’eau qui doit céder son oxygène pour l’accomplissement de l’acte respiratoire. Cette modification est nécessitée par leur
Fig. 78. — Arc branchial de perche.
genre de vie aquatique. Les branchies sont plutôt des sacs retournés, dont la l'ace interne, en devenant externe, se met plus facilement en contact avec l’oxygène. En effet, l’eau ne peut pas pénétrer et circuler dans une poche comme le fait l’air et elle se renouvellerait difficilement.
APPAREIL RESPIRATOIRE
Ainsi le poisson avale l’eau par la bouche comme la nourriture, mais celle dernière seule passe dans l’œsophage; l’eau traverse sur le côté de la cavité une ou plusieurs fentes qui représentent l’entrée de la trachée-artère; dans ces cavités l’eau baigne les branchies et cède au sang l’oxygène qu’elle tient en solution ; elle échappe par une ou plusieurs ouvertures que l’on aperçoit sur le côté de la tète. Ces fentes connues sous le nom de fentes branchiales, sont communément désignées sous le nom d’ouïes, et ce sont elles que l’on examine pour s’assurer de la fraîcheur du poisson.
Les branchies consistent dans des lamelles, insérées sur deares osseux comme les dents d’un peigne lixées à sa lige. Ces arebranchiaux (lig. 7S, p. 82) sont généralement au nombre de quatre
Fig. 7«. — Lame branchiale de perche.
paires. Chaque lamelle (lig. 71)) reçoit un tronc vasculaire de sang noir, ce tronc se ramifie et forme un réseau capillaire qui au côté opposé aboutit à un tronc unique; c’est pendant le passage à travers ce réseau vasculaire que le contact entre le sang et l’oxygène a lieu et que le sang veineux est changé en sang artériel; mais les troncs chargés de sang artériel, au lieu de se rendre au cœur comme chez les animaux, se réunissent à la base de la colonne vertébrale et forment par leur réunion l’aorte. Il en résulte que, dans les poissons, le réseau capillaire branchial existe entre le cœur et l’aorte, tandis que dans les classes précédentes l’aorte naît toujours du cœur.
Le poisson peut donc respirer dans l’eau, à la condition toutefois que celle-ci contienne de l’air en dissolution. Un poisson, placé dans l'eau qui a bouilli récemment et dont on a par consé-
ANATOMIE COMl’AUÉF.
<1 lien l chassé l’air, meurl. Quand le poisson sort de l'eau, les branchies, en contact avec l’air, se dessèchent, les parois des vaisseaux se contractent, le sang est arrêté dans son cours, l’animal meurt par asphyxie. Il va des poissons qui sortent de l'eau pour poursuivre les insectes; Cuvier a trouvé chez eux un réservoir d’eau qui maintient les branchies dans un état d'humidité convenable pendant que l’animal est à terre (fig. 80). Ces
Kig. 80. — Aiittbas. Canaux labyrini Informes.
poissons ont été nommés poissons à canaux labyriulhiformes.
L’animal aérien ou à poumon est asphyxié au contraire dans l’eau et ne peut être aquatique qu’à la condition de venir de temps en temps respirer l’air à la surface, comme le font les dauphins, les baleines, les phoques, etc.
Chez quelques poissons (plagioslomes et myxinoïdes), les branchies n’ont pas de bords libres, et, au lieu de flotter, elles tapissent les parois d’autant de cavités qu’il y a de fentes dans la bouche et à l’extérieur. C’est ce qui fait qu’au lieu d’une seule fente branchiale on en observe de cinq à sept de chaque côté du corps de ces poissons.
Il existe en outre des évents dans les plagioslomes; ce sont des ouvertures qui, situées derrière les yeux, sont en communication avec la cavité de la bouche et dans lesquelles on distingue
APPAREIL RESPIRATOIRE
quelquefois des valvules. Un les voit (lislinelemenldans les raies.
Quelques poissons, au lieu d’avoir les branchies en peigne, les ont en houppe et ont reçu à cet effet le nom de lopliobranrhes (fig. Kl). Ces houppes ou feuillets sont situés dans
Fig. 81. Sac l>r.inrliial de* •) liguai lit-.
"■ Entrée de l'a'sophajfe. A. Entrée de l.i cavité branchiale. <•. Sortir. J. Houppes hranuhiales.
une poche unique de chaque côté et dans laquelle l’eau pénètre par une seule •ouverture. Ces branchies sont adhérentes aux parois externes de l'œsophage (lig. K5>).
Les poissons sont souvent pourvus d'un organe dont la fonction n’est pas encore bien rigoureusement connue : c’est la vessie natatoire (fig. Mô). Celte vessie représente le poumon sous le rapport anatomique, mais elle ne sert aucunement à la fonction respiratoire. Elle est remplie ordinairement d'azote, mêlé avec un peu d’oxygène ou d’acide carbonique. Biol a remarqué que l’oxygène s‘\ trouve dans une plus forte proportion, lorsque le poisson \ il à de grandes profondeurs.
Ce dont on se rend difficilement compte, c’est de trouver des poissons qui ne présentent guère de différences entre eux et dont les uns portent une vessie natatoire et les autres pas. Le maque-
Fig. 82. — Sac bi'nnrlnul isole du même, montrant le courant d'eau.
Fig. 83.
rcau ordinaire n’a point de vessie natatoire, tandis qu’une autre espèce très-voisine en possède. Tout le genre polynôme en est pourvu, à l’exception du polynemus paradiseus. Cette vessie aérienne est toujours composée de deux membranes, dont l’une est interne et toujours fine, et l’autre fibreuse et solide; entre ces deux membranes, on découvre souvent un ganglion sanguin, très -développé, que l’on a comparé quelquefois au thymus. Cet organe est toujours attaché à la colonne vertébrale comme le poumon chez les oiseaux, et le péritoine le recouvre seulement à sa face inférieure. C’est une poche simple, quelquefois étranglée au milieu et en communication, par une sorte de trachéeartère sans anneaux, avec la cavité digestive. Cette communication a lieu ou dans l’œsophage, ou au fond même de l’estomac; quelquefois ce canal est complètement oblitéré de manière que la cavité ne communique point avec l’extérieur.
Si la vessie natatoire des poissons devait leur servir, comme on l’a supposé, pour augmenter ou diminuer leur poids spécifique, d’après le degré de compression exercé sur cet organe par l’intermède des côtes, on ne trouverait pas chez quelques-uns d’entre eux cette vessie enfermée dans un étui complètement osseux; du reste le mode d’articulation des côtes semble s’opposer aussi à cette supposition ; celle articulation n'a pas lieu de manière à pouvoir comprimer la vessie.
Celte vessie natatoire manque généralement chez les poissons qui vivent au fond de l’eau comme les pleuronectes et les raies; elle manque aussi dans ces excellents nageurs de la famille des squales, connus sous le nom de requins.
AllTlCULÉS OU ÉPICOTl'LÉDONGS.
Les animaux de la classe des insectes respirent par l’intermède d’un appareil qui leur est propre et que l’on désigne sous le nom de trachées. Ces trachées existent déjà dans les larves. L’absence d’un appareil circulatoire a nécessité la formation d’un appareil respiratoire particulier à ces articulés. Voici sa composition.
Si l’on examine une larve d’un insecte, par exemple le ver
XPPARF.I I. RESPIRATOIRE.
blanc ou la larve du hnnnelon si commun dans les jardins, on voit sur les flancs, à presque tous les anneaux, une plaque
Fig. 84. - Larve de hanneton montrant *e» stigmnir-
cornée que l’on appelle stigmate (lig. St). Celle plaque présente à son milieu une fente semblable à une boutonnière. De
Fig. 83.— Trachée de vanessa urtica.
chacune de ces plaques liait à l'intérieur un tronc qui se divise en branches et en rameaux et finit par se perdre en toutes petites ramifications; c’est la trachée (lig. 85). En mettant un morceau
de eetle trachée sur le porte-objet du microscope, on voit un fil, disposé en spirale, comme un ressort, et enveloppé dans une gaine (fîg. 86). Ce fil spiral tient les parois écartées et joue dans ces organes le même rôle que les cercles cartilagineux de la
trachée-artère des animaux supérieurs. C’est de cette ressemblance que vient leur nom de trachée. Par la fente des stigmates
dans toutes les branches. On a dit que dans ces animaux l’air circule à la place du sang, que c’est l’air qui va chercher le sang, tandis qu’ailleurs c’est le sang qui va à la rencontre de l’air.
Dans les myriapodes et une partie des arachnides, la respiration est également trachéenne.
Les autres arachnides, comme l’araignée ordinaire ou les scorpions, ont à la base de l’abdomen deux ou quatre petites fentes, qui s’ouvrent dans une poche, au milieu de laquelle on distingue un feuillet dont la surface eststriée; c’est pour ainsi dire une lamelle branchiale dans un poumon. C’est ainsi que l’appareil respiratoire est conformé chez les arachnides pulmonaires.
Tous les articulés, à l’exception des crustacés, sont aériens: aussi les crustacés seuls portent des branchies, et elles sont trèsvariables dans les animaux de cette classe. Il y a des crustacés, comme les lernéens, qui n’ont pas d’appareil spécial; d’autres, comme les a pus, ont des organes de locomotion foliacés qui servent à la locomotion et à la respiration ; d’autres encore portent de
APPAREIL RESPIRATOIRE. S
simples filaments ou îles lanières (tig. 87); les crabes el les
Kig. M7. Kranrhie île squillc.
écrevisses on les crustacés décapodes ont des branchies régu
Fi*. 88. — Branchies el coeur de maia squinado.
lièreinent conformées .
logées à droite el à gauche en dessous du
céphalo-thorax ou de la carapace (lig. 88), elles occupent une cavité assez spacieuse, qui communique au dehors par une large
Fjg go. — nrancliics de l’argonaule en place.
a Entonnoir. — b Yeux. — c Branchies. — il Oviducle.
fente et qui s’étend de la première jusqu’à la dernière paiic de pattes; celte cavité se termine en avant par une gouttière ouverte sur les côtés de la bouche. Celle gouttière sert au passage de l’eau de la respiration.
APPAREIL RESPIRATOIRE
Ces branchies sont en forme de pyramides; elles ne tiennent au corps que par un pédoncule. Chaque branchie est divisée en deux moitiés latérales par une cloison le long de laquelle s’étendent deux gros vaisseaux dont l’un reçoit le sang qui a respiré, tandis que l’autre apporte celui qui vient de la périphérie par les lacunes. Dans le crabe commun, on compte de chaque côté du corps neuf branchies; dans le homard on en compte vingt-deux; les langoustes en ont dix-huit de chaque côté.
ai,i,o((hvm:i)oai:n.
Mollusques. — Ces céphalopodes ont à la face inférieure du corps une grande cavité au fond de laquelle se trouve généralement une paire de branchies (lig. 8!)p.!)0) lamelleuses et adhérentes sur toute leur longueur. Ce nautile en a deux paires de chaque côté.
Parmi les gastéropodes, les limaces ont sur le bord du bouclier une ouverture qui communique avec une cavité assez grande sur les
billion des vaisseaux; c’est l’appareil
Fig. 90. — Sac pulmonaire ,
«îchctix ai g> m. pulmonaire (fig. 90). Les autres gaste
ropodes sonl pourvus de divers prolongements libres et flottants, situés sur le dos, sur les flancs (tig.D 1 1
ou le long de leur disque charnu, et qu’on désigne encore sous le nom de branchies (fig. 92).
Fig. 92. — Branchies et cœur de lissurelle.
a Cœur. — b Oreillette. — c Anus. — d Branchies. — e Aorte.
Ces acéphales, comme les moules el les huîtres, ont deux paires de lamelles branchiales sur toute la longueur du corps, s’étendant souvent depuis la bouche jusqu’à l’anus. C’est la forme de ces organes qui a fait désigner ces mollusques sous le nom d’acéphales lamellibranches. M. Valenciennes a constaté dans plusieurs mollusques acéphales la présence d’une seule branchie (lucines, corbeille, tellina crassa). l.es branchies manquent même, ou sont remplacées, d’après le même savant, par deux bourrelets longitudinaux sans aucune lamelle secondaire, dans le soleil radialus, dont il a fait le genre leguminaria. Ces
APPAREIL RESPIRATOIRE
branchies flottent dans une large cavité, formée par la peau que l’on désigne ici sous le nom de manteau (tig. 93).
Fig. 95. — Branchies de dreissenn.
Les tuiliriers (tig. 94) cl les bryozoaires (tig. 93) ont au de-
Fig. 9 4. — Sac branchial des ascidies.
Fig. 95. — Branchies de l'alcyonelle.
vaut de la bouche des vaisseaux régulièrement ciliés, droits et
libres, comme des tentacules disposés en entonnoir ou bien anastomosés entre eux et formant une cavité prébuccale. Les organes qui constituent l’appareil respiratoire se montrent ainsi dans un état de grande simplicité.
Plusieurs mollusques sont pourvus d’un appareil aquifère.
Vers. — Ceux qui occupent la tête de celte classe ont des branchies sous forme de longues lanières qui recouvrent la partie antérieure du corps (lig. 90), ou bien le milieu du dos; ces
organes flottent librement dans l’eau et présentent souvent un très-joli aspect, par le sang rouge ou quelquefois vert que l’on
APPAREIL RESPIRATOIRE
voit pénétrer dans leur intérieur. Les ncmertes ont sur le côté de la tète deux fossettes, garnies de cils vibraliles qui diffèrent de ceux recouvrant le reste du corps; on les regarde pour des fossettes respiratoires. Les autres vers , et c’est le plus grand nombre, respirent par toute la surface
Fig. 97 — Tige de campnnulairc.
de la peau, aussi bien les sangsues que les vers intestinaux. L’appareil de circulation ou l'appareil aquifère qu’on a cru
ANATOMIE COMI'AHEE .
observer dans plusieurs vers, particulièrement chez les trématodes et les cestoïdes, et dont quelques-uns même ont fait un appareil respiratoire, est un appareil sécréteur qui verse son produit au dehors, par le secours d’une vésicule contractile. Cette vésicule est située à la partie postérieure du corps et s’ouvre directement au dehors; nous en parlons plus loin au sujet des organes de la sécrétion urinaire.
Échinodermes. — Quelques-uns de ces animaux respirent par des branchies qui entourent la cavité buccale, ou bien par des trachées qui conduisent l’eau du dehors, comme les trachées des insectes conduisent l’air. Ces organes qui conduisent l’eau sont désignés sous le nom d’organes aquifères. On en observe dans des animaux de diverses classes. Dans les échinodermes, on voit encore l’eau s’introduire dans l’intérieur du corps par diverses ouvertures et porter plus directement encore que par un arbre aquifère l’oxygène aux divers organes. Dans les holothuries, on voit de chaque côté du corps un arbre respiratoire s’ouvrir dans le cloaque.
Polypes et acalèphes. — 11 n’existe plus d’organe spécial pour l’accomplissement de cet acte; l’eau qui apporte la nourriture et qui la distribue, chez ces animaux, renferme en même temps l'oxygène, et les deux fonctions de nutrition et de respiration se confondent. Dans les hydres, la cavité stomacale s’étend dans l’intérieur des longs bras contractiles, ce qui n'a pas lieu dans les autres polypes; cette disposition d’une cavité de l’estomac ayant des ramifications dans l’intérieur du corps et des appendices se reproduit dans les acalèphes.
Infusoires et foraminifères. — Enfin, dans ces animaux si simples, l’absorption a lieu par toute la surface extérieure, et il n’y a plus guère d’organe spécial pour aucune fonction. Les cils vibraliles qui recouvrent le corps ou qui entourent la bouche servent à la respiration, dans ce sens qu’ils renouvellent le milieu dans lequel les infusoires vivent, et par conséquent renouvellent l’oxygène.
Les cils remplissent ici la fonction de la cavité thorachique.
ANÀTOMIK COMIWKKK.
•n !•. Il ALliX. JAMAIl
1 ■ Appareil femelle <1 argonaute. — 2. Appareil femelle de miisdenimanus. — Appareil femelle de kanpptiroo.
|J. 3. tian (3ritrï>rn,
DOCTKlft 1» SCI R&CRS RT IR H k l>|r I WK .
*J*UBH* DS l.*AC40rNIR DBS tfilllCU, UR3 LKTTRR3 R T DU Ilil X tlT< Di MllIQri, DR zdOLoaiR tr D jurumt roimm* a t'mifiMiri pr loi'vam, rtc , trc.
L'Anatomie comparée est l'Anatomie prise I.* plut en grain! qu'il soit possible. Fuiirmlli
umwkkil cincn. vromiv
COfISIOKR VTIONS UKVKK VI ES.
Q'I'IikI l'aliment a subi ses diverses transformateur dans la <M\ile digestive et que l'oxygène est absorbé par les poumons ou l<'s branchies, tout n'est pas terminé. Le but de ces foliotions est de réparer la perle que tous les organes font eonstninmenl pendant la vie, et il faut que chacun d'eux reçoive de quoi la réparer: il faut que la locomotive fasse de l'eau et du charbon quand •■Ile a fonctionné quelque temps. L'estomac, les intestins et l'organe respiratoire procurent celle nourriture gazeuse ou solide qui doit être envoyée dans toutes les parties du corps: c’est là h1
rôle de l’appareil qui nous occupe ici (fig. 98). Nous l’avons déjà dit, dans les villes éclairées au gaz, on distribue d’un point central le gaz à chacun des becs par l’intermède de tuyaux souterrains; ces tuyaux sont cri tout semblables aux vaisseaux qui
Fig. 08. — Appareil circulatoire idéal des mammifères et des oiseaux.
conduisent le sang dans l’économie animale. Le tuyau principal est fort gros, puisqu’il doit livrer passage à toute la masse de gaz, mais ceux qui en partent sont de plus en plus petits, et c’est ce qui donne quelque ressemblance avec un arbre, qui montre un tronc avec ses branches et ses rameaux; mais le gaz doit simplement être envoyé pour alimenter les becs, tandis que dans l’économie animale il faut non-seulement alimenter, mais il faut aussi éconduire les matériaux qui sont mis hors d’usage. Le gaz brûlé disparaît dans l’atmosphère, les tissus brûlés ou modifiés doivent être éliminés par des voies régulières et déterminées; la locomotive laisse tomber ses cendres en route, dans les animaux il faut les éconduire par des canaux; de là résulte la nécessité d’avoir des vaisseaux qui partent du centre vers la péri-
APPAREIL CIRCULATOIRE
pliérie, ce sont les artères, et d’autres qui parlent de lu périphérie vers le centre, ou les veines; de là aussi résultent des courants en sens inverse : des artères qui portent un courant du cœur vers les extrémités et les veines portant un courant de la périphérie vers le cœur; ce sont ainsi deux courants en sens opposé. Dans h-s animaux supérieurs il existe de plus une troisième sorte de vaisseaux, dont les principaux entourent les intestins pour y puiser l’élément nutritif cl le conduire dans le torrent circulatoire général, où il subit dans les poumons ou les branchies le contact de l’oxygène atmosphérique. Ces derniers \aisscaux contiennent du sang blanc et sont connus sous le nom de vaisseaux chylifères quand ils prennent naissance dans les intestins, et sous celui de lymphatiques quand ils prennent leur origine dans les autres organes; les artères contiennent du sang artériel ou rouge, les veines du sang veineux et noir, et les autres du sang blanc.
Cet appareil peut être représenté, dans sa forme générale, par un tube recourbé en forme de C; vers le milieu, un léger renflement et des pulsations indiquent le cœur; le sang est envoyé de ce cœur vers une des extrémités, où il se rend ou dans des lacunes ou dans un réseau capillaire; il revient de la même manière vers un autre tronc qui commence absolument comme le premier a fini, et le liquide revient au même point d'où il était parti. On n'a qu’à étendre ce type, à le doubler, à mettre un organe pulsatile là où le liquide ne circule pas librement, où il éprouve quelque obstacle, et on se fait une idée de toutes les complications qui peuvent surgir.
Mais il s’en faut que tous les animaux présentent un appareil circulatoire complet; une circulation est nécessaire partout, mais elle a lieu dans les animaux inférieurs sans un organe spécial, sans le secours d’un liquide particulier. Jetons un coup d’œil sur son mode d’apparition dans la série des animaux.
Dans les organismes très-simples, il n'existe pas de liquide spécial, du sang; c'est l’eau du dehors qui pénètre dans l'intérieur souvent par imbibilion et qui conduit elle-même son oxygène aux organes. C’est une circulation aqueuse.
Chez d'autres, l'eau s'accumule dans des rigoles et se rend
ANATOMIK COMPAREE.
aux organes sans l’inlermède de vaisseaux; ensuite la face interne de ces cavités se recouvre d’une membrane, cette membrane emprisonne un liquide propre, et il existe un vaisseau. Dès ce moment le liquide qui représente le sang peut suivre un cours déterminé; mais à cet effet il faut un organe d’impulsion. D’abord ce sont les cils vibratiles qui déterminent le cours du liquide; ces cils se trouvent ou dans les grandes lacunes du corps ou bien à l’entrée et dans l’intérieur des vaisseaux; puis les cils disparaissent et le vaisseau devient contractile; il se resserre et se dilate alternativement, et le sang est poussé dans telle ou telle direction. Chez des animaux plus élevés encore, la contraction se localise, elle n’a plus lieu que dans un endroit déterminé; ici le cœur est formé. Ce cœur n’est d’abord qu’un vaisseau légèrement dilaté, comme nous avons vu l’estomac se former sur le trajet du canal intestinal par la simple dilatation du tube; mais des étranglements se forment bientôt dans son intérieur, des cloisons surgissent pour former des cavilés distinctes et le cœur montre une oreillette et un ventricule. Le vaisseau se tord ensuite sur lui-même, il se forme dans son intérieur de nouvelles cloisons, et une couche musculeuse apparaît dans l’épaisseur de ses parois pour donner naissance à cet organe si remarquable et d’une conformation si singulière, dont tout le monde connaît le nom, mais dont bien peu de personnes comprennent le mode de formation : c’est le cœur.
Ce cœur, dont nous venons de parler, est celui qui se développe au centre de cet appareil, d’où parlent les artères et où viennent aboutir les veines. Mais il y a plus d’un cœur chez plusieurs animaux; sans sortir des animaux vertébrés, on trouve sur le trajet des veines, et même sur le trajet des vaisseaux lymphatiques, des cœurs veineux et des cœurs lymphatiques doues de mouvements rbythmiques tout aussi réguliers que les mouvements du cœur principal.
Encore un mot : les artères finissent par des vaisseaux Irèslins qui parcourent les organes dans tous les sens ; les veines naissent par de pareils vaisseaux ; de l’artère le sang passe dans les veines à travers toutes ces lûtes ramifications que l’on ne voit qu’à de certains grossissements, el c’est ce réseau intermé-
APPAREIL CIRCULATOIRE
diaire que l’on désigne sous le nom de réseau capillaire. En un mot, depuis les parois vasculaires les plus simples jusqu’aux parois les plus complètes qui forment le cœur des animaux supérieurs, on trouve tous les degrés intermédiaires. Si la tunique moyenne des artères représente un tissu élastique, ce tissu élastique n’est pas moins le commencement du tissu musculaire, ou, si l’on pouvait s’exprimer ainsi, du tissu sous-musculaire.
Entre les artères et les veines, il y a souvent des lacunes dans lesquelles le sang se répand; on dirait qu’il est épanché; ce sang n’est pas sorti des vaisseaux; il est logé pour ainsi dire dans des anévrismes ou des varices du réseau capillaire.
Le sang des animaux vertébrés contient en grande quantité de petits disques d'une forme régulière et que l’on nomme les
globules du sang tjig. 1)9). C’est dans les batraciens qu'ils sont les plus grands. Leur couleur est rouge et c'est à leur présence que le sang doit sa couleur dans les animaux vertébrés. Le sang qui a perdu ses globules est d’un blanc jaunâtre.
Les animaux sans vertèbres ont du sang blanc, sauf quelques vers qui l’ont tantôt rouge, tantôt vert et même quelquefois jaune. Mais la couleur n’est pas due à la présence de globules comme dans les vertébrés; le liquide lui-même est coloré. Il y a aussi quelques mollusques qui ont le sang de couleur rouge.
MAMMIFÈRES
Col appareil ne présente pas de modifications importantes dans les animaux de cette classe. Comme partout ailleurs, chaque organe doit être nourri et doit par conséquent recevoir du sang artériel en même temps qu’il renvoie du sang veineux. Les vaisseaux, il est presque inutile de le faire remarquer, sont en rapport avec le volume de l’organe. Certains organes, qui sont à l’état rudimentaire, ne reçoivent naturellement que des vaisseaux d’une faible importance.
Le cœur occupe à peu près la même place dans tous les mammifères. Il est constamment entouré de son péricarde. Sa
Fig. 99 bis.
n Oreillette droiLe. — l> Oreillette gauche. — r Ventricule droit. il Ventricule gauche. — e Veine cave supérieure. — /’ Veine cave inférieure, — A Artère pulmonaire. — h Aorte. — i Veine pulmonaire.
forme varie très-peu; dans les mammifères aquatiques, il est plus large que dans les autres. Le volume est généralement en rapport avec la taille de l’animal. L’intérieur de cel organe esl
APPAREIL CIRCULATOIRE
divisé en <|iiatre cavités, deux oreillettes et deux ventricules; une cloison complète sépare les ventricules entre eux comme les oreillettes (fig. La communication que l’on observe dans
le fœtus entre les oreillettes pur le trou de Dotal n’existe dans aucun mammifère adulte. Dans les cétacés herbivores, les deux ventricules sont séparés l’un de l'autre à la pointe par une échancrure, ce qui donne au cœur de ces animaux une forme diffé-
rente tlig. 100). Quelques mammifères herbivores portent un os dans les parois du cœur, c’est l'os du cœur (fig. 101). Le sang passe des oreillettes dans les ventricules, et des valvules s’opposent à son retour; ces valvules, que l'on a appelées trifflochine et mitrale ou valvule aurieulo-veutriculaire droite et uuriculo-ventrieulaire gauche, sont conformées de la même manière dans tous les animaux de cette classe, sauf les monoirèmes.
Le tronc principal qui sort du cœur se recourbe à une courte distance de son origine, forme une crosse d’où partent les artères qui vont nourrir la tète et les membres antérieurs. Les artères sous-clavières, comme les carotides, naissent indirectement de la crosse ou d'un tronc commun ; et sous ce rapport on
remarque, chez les mammifères, certaines dispositions qui se reproduisent chez l’homme à l’état d’anomalie. Ainsi le cas d’anomalie chez l’homme est un état régulier et normal dans certains mammifères. L’artère sacrée-moyenne, si peu développée chez l’homme, est en général très-développée chez les mammi-
fères et d’autant plus forte que la queue est plus volumineuse.
L’artère brachiale est anastomosée avec la fémorale dans le hérisson.
La distribution vasculaire du tapis de l’œil est très- variable d’une espèce à l’autre, quoique au fond la disposition soit la même.
Afin de ralentir le cours du sang, certaines artères se divisent en une infinité de petites artérioles et forment ce que l'on appelle des réseaux admirables (lig. 102). On en voit ainsi a la hase du cerveau de beaucoup de mammifères (ruminants et sol ipèdes), sans doute pour prévenir l’afflux trop abondant du sang et par conséquent les coups de sang, qui seraient facilités encore
APPAREIL CIRCULATOIRE
pur lu position horizontale de la tète ou même inclinée comme chez les herbivores, Ces réseaux s’observent aussi aux bras, aux jambes et à la t|iieue (fourmiliers) de plusieurs mammifères, comme, par exemple, les stenops et les bradypes ; en dessous des cotes, dans les cétacés (dauphin, etc.), où ils forment comme des réservoirs île sang artériel. Il y a un rele mirabilr ophlhalmique dans le dial.
Kig. lUÏ — Artrrrs iliaques rxlrrnrs «le lori-
Les veines ramènent chez tous les mammifères le sang noir vers le cœur, par les veines caves supérieure et inférieure.
La valvule d'Euslnehe manque dans la plupart des mammifères.
La seule modification de quelque importance consiste dans
l’énorme développement du système veineux abdominal des mammifères aquatiques et la présence d’une sorte de sphincter chez ces mêmes mammifères à l’entrée de l’oreillette; ce sphincter montre des fibres musculaires striées, il empêche le sang d’arriver au cœur pendant la submersion ; il paraît s’ouvrir à la volonté de l’animal. Par ce moyen ils peuvent rester assez longtemps sous l’eau sans s’asphyxier.
Les veines de divers cétacés semblent dépourvues de valvules.
On trouve des plexus veineux sur le muscle psoas, dans les dauphins ; sur les reins, dans les phoques.
La veine porte, qui ramène le
. y. sang des viscères abdominaux ,
pour le conduire au foie, est la t\V| même chez tous les mammifères;
on y remarque des valvules chez quelques-uns d’entre eux.
Le système lymphatique se comporte aussi de la même manière dans tous les animaux de cette classe; les lymphatiques de l’intestin grêle ou plutôt les vaisseaux chylifères versent leur produit dans des ganglions mésentériques éparpillés sur le mésentère, ou réunis en une masse, quand l’intestin est court, comme dans les carnassiers; ces ganglions forment alors le pancréas d’Aselli, et ils montrent généralement plusieurs canaux efférents. Les vaisseaux lactés des phoques sont très-larges, un seul canal efférent verse leur contenu dans le canal thorachique, c’est le canal de Rosenthal (lig. 103).
C’est à un réservoir unique, le réservoir de Pecquet, que. viennent aboutir en général tous les vaisseaux lymphatiques,
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