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pl p;ii un ou plusieurs canaux tliorachiques, le contenu est verse dans les veines caves supérieures.
Il reste encore quelque doute sur la communication dans celle classe des veines avec les vaisseaux lymphatiques, ailleurs qu’avec la veine sous-clavière.
OISEAUX
Comme il n’existe qu’un diaphragme rudimentaire dans les oiseaux, le cœur n’est point contenu dans la cavité thorachique et il descend jusqu’au milieu des lobes du foie. Il est entouré d’un péricarde. Le cœur des oiseaux est pointu et plus long que celui des mammifères. Il esl divisé intérieurement, comme celui de la classe précédente, en deux oreillettes et deux ventricules à cloisons complètes, mais il est toujours facile à reconnaître par le grand développement du ventricule gauche, et par la valvule qui empêche le sang, après avoir pénétré dans le ventricule, de revenir dans l’oreillette. Celle valvule est une bande musculaire qui s'applique sur les parois du ventricule gauche, de manière à oblitérer complètement le passage (lig. 104).
L’artère aorte forme une crosse qui donne naissanccanx sousclavières et aux carotides (fig. 105, pag. 108), mais chez plusieurs oiseaux on n’observe qu’une seule carotide, qui est placée d'un côté du cou. L’artère thorachique est extraordinairement développée pour nourrir les muscles pectoraux qui sont les organes actifs principaux du vol. L’artère tibiale antérieure se divise souvent en un réseau admirable.
Fig. 104- — Cœur dt* r\gnc.
Dans les oiseaux plongeurs, les veines offrent souvent des
Fig. 1 03- — Appareil circulatoire «le grélie.
dilatations 1res— fortes, comme chez les mammifères aquatiques. Il n’y a qu'une veine cave inférieure, mais deux supérieures. I.e
appareil circulatoire.
nombre de valvules dans les veines n’est plus aussi grand que dans la classe précédente.
Le système porte est unique ; il reçoit le sang des extrémités postérieures. Les ganglions lymphatiques sont beaucoup moins nombreux que dans les mammifères et le canal thorachique se divise souvent en deux troncs anastomosés. lies valvules sont plus rares. Quelques lymphatiques de la région caudale se réunissent dans un sinus à parois musculeuses pour former un cœur lymphatique sans contractions rhythmiques. C'est surtout dans l’autruche et le easoar que l'on a observé ces cœurs. Leur intérieur montre des colonnes charnues et il existe des valvules à leurs orifices. On avait soupçonné leur existence par analogie.
KiÇ. 106. — Appareil rirrulainirr de létarii.
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KEPTILES ET IIATIt IC'IEAN.
La circulation tics reptiles et des batraciens a lieu encore d’après le même plan que celui qui est suivi dans les classes précédentes, avec cette différence, toutefois, que le sang rouge se mêle avec le sang noir comme dans le fœtus des animaux à sang chaud. C’est la représentation d’un âge fœtal (lig. I0(i, p. 109).
Le cœur est encore entouré d’un péricarde, auquel il est attaché dans les chéioniens ; il est situé à peu près à la même place; chez les chéioniens, crocodiles et ophidiens, il est toutefois situé un peu à gauche et plus en arrière; dans les cliéloniens il est très-large, tandis qu’il est long et étroit dans les serpents. On voit dans son intérieur deux oreillettes qui sont séparées par une cloison complète. Il existe deux valvules à l’entrée des veines du corps dans l’oreillette droite; ces valvules manquent à l’orifice de la veine pulmonaire.
La cloison interauriculaire donne naissance, en se prolongeant, à une valvule semi-lunaire, plus développée du côté droit que du côté gauche; elles forment l’orifice aurieulo-vcntriculaire pour empêcher le retour du sang.
L’artère pulmonaire naît d’un sinus dans le ventricule droit et montre près de son origine deux valvules semi-lunaires.
Les batraciens (fig. 107, p. 111 ) n’ont qu’un seul ventricule, tandis qu’il y en a deux dans les reptiles; toutefois ces deux ventricules ne sont séparés par une cloison complète que dans les crocodiles. Ces derniers, sous ce rapport comme sous bien d’autres, se rapprochent donc des mammifères. Malgré la présence des cloisons interauriculaires et interventriculaires complètes, les crocodiles ont du sang mélédanslesartères qui naissent de l’aorte vers le milieu du tronc (fig. 108, p. 1 12). Chez ces animaux, le canal artériel, qui s’oblitère dans les mammifères immédiatement après la naissance, non-seulement persiste ici, mais il prend même un assez grand développement, au point qu’on l’a considéré comme une seconde aorte. Par ce canal artériel, le
APPAREIL CIRCULATOIRE. I I I
sniig veineux est conduit île l’artère pulmonaire dans l’aorle
Fig. 107. - Vppnrtil cireirlnfoire de protfus nngnmu'.
proprement dite. Une antre disposition propre aux crocodiles, c’est que les deux bulbes de l’aorte et de l’artère pulmonaire sont accolés l’un à l’autre comme un seul tronc, et que la paroi qui sépare les deux cavités est percée par une ouverture; c’est comme un autre trou de Bolal. Toutefois il y a très-peu de sang
a Ventricule droit. — b Id. gauche. — c Veines caves. — d Aorte droite. — e Artères sous-clavières. — f Artères carotides. — y Artères pulmonaires. — li Veines pulmonaires. — « Rulbe, montrant une cloison, percée par un orifice ; la flèche indique la direction. — Il Canal artériel on aorte gauche rempli de sang noir. — / Jonction de ce canal avec l’aorte.
noir qui peut se mêler avec le sang rouge à travers cette ouverture, trop petite pour livrer passage à un courant de quelque importance.
Les artères ne présentent rien de remarquable. L’artère pul-
APPAREIL C.IRC.l I.ATOIRE
monairc et l’aorte naissent du côté droit du ventricule; leur' orifices sont séparés par une cloison qui force en grande partie le sang rentré au coeur, par l’oreillelte gauche, de passer par l'aorte, tandis que celui qui rentre par l’oreillette droite, doit passer dans Tarière pulmonaire.
On a vu des réseaux admirables dans une vipère (ripera redi\, au-dessous et en arrière de la glande venimeuse, et dans les crocodiles, sur les artères maxillaire externe, ophllialmique, postérieure, elhmoïdale et maxillaire interne.
Quant aux veines, plusieurs sont dépourvues de valvules et il y a deux systèmes portes, un du foie et un autre des reins. Toutefois, le système porte rénal ne semble pas avoir l’importance physiologique de l’autre.
Les veines du corps aboutissent à un sinus contractile, qui, pourvu défibrés musculaires, s'ouvre dans l'oreillette droite.
Les vaisseaux lymphatiques sont trôs-développés ; on ne distingue guère de ganglions; il y a un ganglion mésaraïque dans les crocodiles; les valvules sont rares dans les vaisseaux lymphatiques de cette classe, mais il y a quelquefois de larges sinus ou varices dans lesquels la lymphe s’épanche, et sur le trajet des vaisseaux lymphatiques il existe deux on quatre cœurs qui sont des cœurs de ce nom. Dans les grenouilles, par exemple, en plaçant l'animal le dos en haut, on aperçoit de chaque côté, dans le pli formé entre la cuisse et l'abdomen, à une très-petite distance de la colonne vertébrale, un cœur lymphatique doué de mouvements rhythmiques, et deux autres aux épaules à la hauteur de la troisième vertèbre cervicale. Ces cœurs lymphatiques communiquent avec les veines. Ils ont été découverts en même temps, à Berlin, par .1 Muller, et à Pavie, par Panizza, en I8ôi. Enfin, une particularité remarquable des vaisseaux lymphatiques, c’est qu'ils forment souvent une gaine autour des artères et des veines, de sorte que les parois de ces derniers vaisseaux sont baignées dans la lymphe. Il y a ainsi des vaisseaux rouges au milieu de vaisseaux blancs.
Les cœurs lymphatiques ont été observés dans les divers ordres de reptiles comme dans les batraciens. Leurs contractions rhythmiques ont été remarquées surtout chez les chélo-
niens et les batraciens. Ces cœurs poussent la lymphe dans les veines.
On distingue dans leurs parois des fibres musculaires striées transversalement.
A l’entrée des vaisseaux lymphatiques dans les veines, on voit des valvules qui empêchent le sang d’arriver dans le cœur.
Cet appareil subit dans les poissons des changements assez notables, tant dans la conformation de quelques organes que dans la marche qu’il fait suivre au sang (fig. 109).
Le cœur est généralement situé dans une cavité distincte, en dessous des lames branchiales. Un péricarde l’entoure. Il se compose de deux cavités seulement, d’un ventricule très-musculeux à parois très-épaisses et d’une oreillette souvent spacieuse
POISSONS
Fig. 100. — Appareil circulatoire iddal des poissons.
APPAREIL CIRCULATOIRE
.i parois minces el pourvue de valvules (lig. 1 10). Il ne contient <1 ne du sang veineux. La cavité, dans laquelle le coeur est suspendu, communique dans les poissons plagiostomes avec la cavité abdominale, qui, à son tour, communique avec l’extérieur, par deux orifices situés à côté du cloaque. La membrane interne porte un épithélium vibratile.
Le tronc principal artériel, qui naît de l’extrémité antérieure du coeur est renflé à sa base el a des parois contractiles. Ce bulbe présente à son origine, dans les poissons osseux et cyclostomes, deux valvules semi-lunaires, tandis que les poissons ganoïdes et plagiostomes en ont de deux à cinq rangées transversales. Dans ces derniers poissons le bulbe artériel est, pour ainsi dire, la continuation du ventricule. Ce vaisseau se divise, à l’origine de l’appareil respiratoire, en autant de rameaux qu’il y a de branchies, et le sang, après avoir traversé le réseau capillaire branchial et subi le contact de l’oxygène, est reçu par un rameau, qui abandonne la branchie et se réunit à tous ceux qui proviennent des autres branchies. C’est par celle réunion que se forme l’aorte. Elle est située immédiatement au-dessous de la colonne vertébrale (fig. 111, p. 110). Quelques poissons ont un canal artériel, c’est-à-dire un vaisseau qui part du tronc artériel ou d'une artère branchiale pour se jeter directement dans l’aorte.
Les veines des poissons sont remarquable par la ténuité de
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leurs parois, ainsi que par les sinus qu'elles forment souvent sur
leur trajet. Elles portent rarement des valvules. Il existe deux veines- portes comme dans les reptiles, une pour le foie et une autre pour les reins; mais il est évident que le système-porte rénal, si on peut lui donner le nom de veine-porte, ne remplit pas plus que dans les autres vertébrés des fonctions analogues à celles que remplit le système-porte qui se rend au foie (tig. 1 12, p. 117). La réunion des veines qui rapportent au cœur le sang de la périphérie donne naissance fi un large sinus veineux qui s’ouvre dans l’oreillette unique de ces animaux.
Il y a diverses veines dont les parois sont contractiles; ainsi, on trouve quelquefois un cœur à la veine-porte thraneliioslomes et myxinoïdes), et dans un grand nombre de poissons un cœur veineux à la base de la queue.
Dans l’anguille, où on a découvert ce cœur, on distingue les
Kig. ni.
Appareil vasculaire *!«•» poissons osseux.
APPAREIL CIRCULATOIRE
contractions rhythmiques à travers l’épaisseur delà peau, sans faire subir aucune préparation au poisson. Chez les torpilles cl les chimères, les artères axillaires présentent un cœur à leur origine.
Les branchies accessoires sont des organes sanguins qui tanlot ressemblent à des branchies véritables, tantôt sont recouverts par la peau et présentent une apparence glanduleuse. Hiles ne manquent que chez un petit nombre de poissons. Ces organes ne sont, comme la glande choroïdienne, que des réseaux admirables.
Fig. 112. — Sjsicmc veiueui de baudroie.
« Rullie artériel. — b Ventricule. — e Oreillelle. — il Veines ilu foie. — r Veines de la partie antérieure du corps. — f Veines de la vessie, de l’oriducle, etc. — ij A'eines de la partie postérieure du corps. — li Reins.
L’artère de la hranrhie accessoire a plusieurs origines : elle se divise comme vaisseau afférent dans cet organe, et les rameaux efférents forment par leur réunion l’artère ophthalmique. La glande choroïdienne est formée en partie par celle artère. Les veines hépatiques el l'artère cœliaque forment un réseau ndmi-
râble dans quelques poissons (lamna), ainsi que la veine-porte el les vaisseaux de l’estomac (Sq. vulpes).
Les poissons, comme tous les vertébrés, ont le sang rouge, ù l'exception des branchiostomes ; dans ces poissons, si remarquables sous tous les rapports, il est blanc comme dans les animaux sans vertèbres; au lieu d’un cœur, ces poissons ont des vaisseaux contractiles comme les annélides.
Les vaisseaux lymphatiques des poissons se distinguent par leur plus grand calibre, l’absence de valvules et la disparition des glandes; non-seulement les vaisseaux lymphatiques se rapprochent des veines par leurs caractères anatomiques, mais les différentes sortes de vaisseaux se rapprochent ou se confondent.
Les vaisseaux lymphatiques recouvrent les vaisseaux sanguins, et particulièrement les veines, au point de les cacher sous leurs ramifications, surtout lorsqu’ils sont injectés. Ils se réunissent en avant pour s’ouvrir par deux troncs dans les veines caves supérieures; ils communiquent cependant aussi avec la veine cave inférieure. Le canal thoracique est un lacis vasculaire.
Fohmann a pris diverses veines, surtout autour des branchies, pour des vaisseaux lymphatiques.
Marchai Hall * a découvert le cœur veineux, situé à droite el à gauche du corps de la dernière vertèbre caudale chez l'anguille. On voit ses pulsations ù l’œil nu el sans aucune préparation. M. Hirll “ a trouvé, chez presque tous les poissons, sur le même corps de vertèbre, un organe qu’il nomme sinus caudal (tig. 114, 1 15 et 116, p. 119).
Cesinus caudal ne présente pas toujours des pulsations; il est double, et chaque partie communique avec l’autre par une anastomose transversale à travers la colonne vertébrale (lîg. 116). Ses parois se composent de trois couches dont une est musculaire. De chaque côté il est en communication avec le vaisseau latéral logé dans le canal du même nom.
Ce vaisseau occupe toute la longueur de la ligne latérale, el fournit sur son trajet un nombre très-variable de branches qui
9 Critical and experimental Kssay on the circulation.
** Muller’s Archiv.t 1813. Ann. sc. nat., oclob. 1843, vol. 29.
APPAREIL CIRCULATOIRE