ŒUFS
Les œufs montrent une grande différence entre eux,etcen’est
ISî
que depuis quelques années que l’œuf a été reconnu dans les mammifères.
Les œufs sont sécrétés par l'ovaire, comme le sperme par le
testicule. Celle sécrétion a lieu
indépendamment du coït. On
voit des perroquets femelles,
isolés depuis des années dans
des cages, pondre des œufs, mais
ces œufs sont stériles.
Ce qui distingue l’œuf dès le
principe, c’est qu’il est isolé et
jouit, dès le moment de son
apparition, d’une vie propre. Le
bourgeon est une partie de la
mère, l’œuf un produit.
L’œuf présente des parties
«Tache de \s agner. — b a ésicule essentielles et des parties accèsde Purkinje. — r V ilclliis. — 1
d Membrane vitelline. - — eAlbu- soires ; les parties essentielles
Fifc. <48. — OEuf d’oiseau.
men. — f Chalaze.
brane de la coque.
g »iem- sonf cn procédant de dehors en
n Coque. . . : ....
dedans : la membrane vitelline,
le vilellus, la vésicule germinative et la tache de Wagner. Les parties accessoires sont, en partant de la membrane vitelline, le blanc ou l’albumen, les clialazes, la membrane de la coque et enfin la coque (fig. 448).
Les premières parties ne diffèrent guère que par leur volume ou leur quantité, les autres diffèrent entre elles sous tous les rapports.
Les parties essentielles se trouvent dans tout œuf ; les parties accessoires ou de perfectionnement peuvent toutes manquer. Ainsi, la coque peutêlre membraneuse, calcaire, cornée (fig. 149), pergamentacée et même elle peut manquer, comme l’albumen.
Un embryogénisle distingué a émis récemment l’avis que l’œuf débute par la membrane vitelline et que c’est, par conséquent, la partie la plus essentielle; l’observation directe prouve le contraire. Dans des animaux inférieurs, on voit la vésicule germinative quitter le lieu où elle s’est formée, s’envelopper ensuite de globules vitellins et enfin de la membrane
AI'I'AREIL GÉNÉRATEUR. 1G3
vitelline. C’est la vésicule germinative qui est le noyau de formation (fig. 150).
L’œuf est très-volumineux quand il doit contenir toute la nourriture nécessaire au développement complet de l’embryon, comme dans les oiseaux ; l’œuf est très-petit, au contraire, quand il ne renferme que la nourriture des premiers jours et que l’embryon continue son évolution aux dépens du sang de la mère,commedansles mammifères.
Les enveloppes de l’œuf sont minces et délicates, quand celui-ci n’est pas exposé à être comprimé et peut être déposé en lieu sur ; ces enveloppes sont au contraire calcaires ou cornées, quand l'œuf est couvé dans un nid ou exposé à des dangers.
Dans les animaux supérieurs, ceux à sang chaud, le nombre d’œufs pondus par un animal est très-petit; la progéniture est entourée de tant de soins, delà “9— part de la mère, que chaque œuf produit un jeune qui a des
chances de vivre; dans les autres c,usses’ ,es œufs sont souvent abany ) donnés à eux-mêmes, et le nombre 4 > en est d’autant plus grand, qu’ilsont moins de chances de se trouver ( ; dans des conditions favorables; les V. mammifères produisent souvent un F’k iso. — oEtifs il, ninuioïifr œuf ii la fois, ceux qui ont une paire
de mamelles; les oiseaux pondent un ou quelques couples d’œufs, les reptiles en pondent des
ANATOMIE COMPAltÉË.
centaines, les poissons en général des milliers, et les vers intestinaux, dont les œufs et les embryons trouveront si difticilement leur destination, c’est-à-dire l’animal ou l’organe qui doit les nourrir, en produiront par cent mille.
Ou lit parfaitement dans le nombre, le volume et la forme de l’œuf les chances de vie du futur embryon.
Tous les animaux produisent des œufs: ils sont donc tous ovipares ; mais chez les uns, les œufs sont évacués avant que l’embryon ne soit visiblement développé, comme chez les oiseaux par exemple; ce sont les ovipares proprement dils. L’embryon accomplit son évolution après la ponte de l’œuf, ou après sa sortie de la mère. Les œufs sont couvés dans un nid, c’est-àdire qu’ils sont maintenus à la température du corps de l’oiseau; ils peuvent également être couvés par une chaleur artificielle dans une couveuse.
L’œuf des mammifères, au lieu d’être déposé dans un nid, s’attache à la matrice de la mère; il est couvé dans l’intérieur du corps; la matrice correspond au nid de l’oiseau. L’embryon, en contractant adhérence avec la mère, se nourrit de son sang à l’aide d’un placenta et d’un cordon ombilical; il sort du corps de la mère comme le jeune oiseau sort de son nid ; il est tout formé en venant au monde; c’est un animal vivipare.
Au lieu d’être pondu, l’œuf peut continuer à séjourner dans le corps de la femelle, et l’évolution embryonnaire s’effectuant comme si l’œuf était pondu, l’animal est ovovivipare; l’embryon ne contracte pas d’adhérence avec la mère. On peut obliger certains animaux à retenir leurs œufs, et d’ovipares qu’ils sont naturellement, on les rend forcément ovovivipares.
Il y a des ovovivipares dans presque toutes les classes du règne animal, à l’exception des oiseaux. C’est dans la classe des mammifères que l’on trouve les véritables vivipares, et de toutes les autres classes, ce sont certains poissons plagiostomes, les émissoles, par exemple, qui s’en approchent le plus.
C’est à l’embryogénie à donner les détails de la formation embryonnaire.
A 1*1* A U El L GÉNÉHATKIH