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Le ce nul déférent se déroule souvent, comme'un doigt de gant, pour servir de pénis, ou bien le premier appendice abdominal,
Fig- 175. — Aiichorclla rugosa mâle.
«. Testicule. — b. Orifice. — c. Bouciie. — d. Intestin. — e. Anus.
quelquefois même le second, se modifie en se creusant dans une partie de sa longueur et fait l'office d’organe copulateur.
Il se forme des spermalophores dans plusieurs animaux de cette classe; ils affectent des formes différentes et qui se réu-
Fig. 1 7G. Fig. 177.
Spermatozoïdes de gnlathca strigosa. Spermatophore de pagurus.
nissenl quelquefois en grappe; nous en voyons un exemple curieux dans le galalbea striosa et le pagurus bernliardus(fïg. I7(i et 177).
Le testicule est unique dans les linguatules et consiste dans une longue poche à parois minces ; deux canaux déférents con-
APPAREIL GÉNÉRATEUR. J8
(luiseiil le sperme à deux poches dans lesquelles esl logé, de chaque côté, un pénis extraordinairement allongé (tig. 178).
L’orifice de l'appareil mâle esl situé non loin de la bouche, sur la ligne médiane.
Les ovaires sont formés, dans les crustacés décapodes, de quatre cæcums, dont deux se réunissent par anastomose (lig 1 79) (les antérieurs). Ils aboutissent à un canal excréteur, un vagin, qui s’ouvre à droite et à gauche, à trèspeu d’exceptions près, à la basede la troisième paire de pattes. Dans les crabes, il y a de plus un or-
Kig. 4 7». — Appareil mâle de lingtiAtuI*.
». Testicule. — b. Canaux déférents. — c. Fouet du pénis —
,1. Poche logeant le pénis. wî* *7»' ~ AP'!nr'n
° r femeiletlrni.ua.
gane sous forme de poche ou de glande, situé près de l’origine du vagin et sur la nature duquel on n’est pas d’accord.
Cet appareil esl logé en grande partie en dessous du céphalothorax ; chez les macroures, les deux cæcums postérieurs s étendent dans la cavité de I abdomen, et dans les pagures, tout I appareil esl logé à I origine de la cavité abdominale. L’ovaire forme une masse composée de trois lobes comme le testicule dans l’ccret isse, et les oviductes sonl très-courts.
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Fig, 180 — Apiiaml femelle d'oniseu».
Dans plusieurs autres crustacés isopodes et amphipodes, l’ovaire consiste en deux tu lies simples qui s’ouvrent séparément à la base de la cinquième paire de pattes (tig. 180).
L’ovaire est ramifié dans les limules et s’ouvre de chaque côté à la base de la première paire de pattes abdominales, près de la ligne médiane.
Outre les deux cæcums qui forment l’ovaire, on trouve encore souvent une glande accessoire, destinée à sécréter , selon tonte apparence, une enveloppe aux œufs.
Les crustacés femelles portent, en gé- a. Ovaire, b. Ovidiulc. néral, leurs œufs jusqu’au moment de l’éclosion, soit dans de longs tubes, comme chez les lernéens (fig. 181), soit le long des appendices abdominaux, auxquels ils sont solidement attachés à l’aide d’une matière visqueuse.
Les ovaires sont logés dans l’intérieur des pattes dans les pyenogonons (figure 183), mais nous ignorons si les œufs sont contenus dans les canaux gastro-vasculaires, ou s’ilssonl situés en dehors; nous ne savons pas davantage par où se fait la ponte. On ne connaît pas l’organe mâle.
L’ovaire des linguatules est double en avant et consiste dans un tube long, à parois minces, qui s’étend dans toute ia longueur du corps. 11 y a deux oviductes pairs, deux vésicules copu-
Fig. <82. — Tube ovifôrcgioitl*
APPAREIL GÉNÉRATEUR
lalives el un second oviducle i de l'anus (lig. 1 Si).
Fi*. I 8.V Pallc de |») L'nogouoti.
Cirrhipèdes. — F, es sexes sont réunis; ce sont peut-être les seuls hermaphrodites de celle classe.
Le testicule est formé d’un cordon blanc sinueux plus ou moins ramilié, situé de chaque coté sur les flancs.
Pif*. 185. — Anaiifv lôpîis.
a. Ovaire. — b. Ovisac — c. Poche commune.
air très-long, s'ouvrant à côté
Fig. 184. — Appareil femelle de lingoatule.
Collier œsophagien. — b. Cordons nerveux. — e. Ganglion. — d. Filels nerveux. — f. Rectum. — g. Ovaire.
— h. Premier oviducle. — «'. Vésicule copulative. — l. Second oviducle.
Les spermatozoïdes ont la forme ordinaire, un disque et un très-long filament.
L’ovaire est situé en dehors du corps (fig. 185), à la partie la
plus tinsse chez les balanes, à In partie supérieure et dans l’intérieur de la lige des anatifes.
Les œufs sont de couleur bleu de ciel dans l’anatife ordinaire.
Dans le pied, les œufs ont encore leur vésicule germinative et ils sont très-petits; ils se forment là; on les voit encore entassés dans les cæcums de l’ovaire.
Ils passent par un canal unique, situé en dessous entre les deux valves, et s’ouvrent là dans une poche à droite et à gauche qui renferme des spermatozoïdes. Les œufs fécondés se logent
e. Glande de Needliam. — f. Canal éjacula- (|uji dans les bryOZOaiteur. -g. Glande. - h. Membrane. ^ j ^ dernjer degré
de simplicité. On trouve tantôt les sexes séparés, tantôt réunis ; et dans l’ordre le plus élevé, les céphalopodes, si quelques mâles se distinguent à peine de la femelle, d’autres montrent une différence assez grande.
Les mollusques sont en général ovipares; ce n’est que dans
ensuite entre deux feuillets situés en dedans des valves, et se distinguent aisément par leur belle couleur bleue.
Ils sont vivipares; on voit des embryons tout formés dans les œufs encore renfermés dans ces ovaires comme dans les lernéens.
v pareil reproducteur su- V bit les plus grandes modifications dans les
Mollusques. — L’ap-
c animauxdecetteclasse; d’une complication assez grande dans les
APPAREIL GÉNÉRATEUR
1rs deux derniers ordres qu’il existe aussi une reproduction par gemmes.
Céphalopodes. — Tous les céphalopodes ont les sexes séparés; les individus des deux sexes se ressemblent souvent, au point qu’on a de la peine à les distinguer à l’extérieur.
L’appareil mâle est formé d’un testicule unique, logé au fond de la cavité abdominale (lig. 186); il est sphérique et formé d une réunion de cæcums qui s’abouchent au centre de l’organe; il est entouré d’une membrane propre. Le canal déférent n’est pas la continuation des vaisseaux séminiféres; il existe, comme dans l’appareil femelle des classes supérieures, une solution de continuité entre la glande et le canal excréteur. Ce canal déférent est unique; il offre quelques circonvolutions et s’ouvre ensuite dans un canal plus large sur le trajet duquel on découvre
Fig. 187. — Spermatnphore de l’octopus vulgaris.
souvent deux glandes assez fortes, dont la supérieure porte le nom de Needham. Elle produit des gaines membraneuses autour des spermatozoïdes et elle donne ainsi naissance aux sperma-
lophores (lig. 187), qui, pendant longtemps, ont été désignés sous le nom de corps de Needham. L’orifice de l’appareil se trouve au côté gauche de l’animal, à la hauteur à peu près de l’anus.
Dans quelques céphalopodes, le spermatophore va s’unir à l’un des bras du mâle qui l’a produit (fig. 188); ce bras est conformé de manière à se détacher périodiquement, et c’est par son
Fig. 189. — Appar. fcm. d’nrgonatilc.
n. Ovaire. — b. Oviducle. — c. Commencement. — d. Fin.
intermède que la fécondation s’opère. Ces bras, chargés de spermatophores, ont été désignés sous le nom d’heclocolyles; on les prenait pour des vers parasites. Il y a peu de temps, on les prenait pour des mâles complètement défigurés; on sait aujour-
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d’hui, surtout depuis les travaux de H. Muller, que riiectocotylc n’est que le bras du mâle chargé du spermatopliore et qui se sépare du corps pour aller opérer sur une femelle. Le bras continue un certain temps à vivre après sa séparation (lig. 188).
L’appareil femelle est formé d’un ovaire unique, situé à la même place où se trouve le testicule (lig. 1 89) ; il existe deux oviductes qui s’ouvrent séparément en dehors, ce qui permet de distinguer à l’extérieur les sexes entre eux. Sur le trajet de chaque oviducle, on voit souvent une glande assez forte, destinée â sécréter les enveloppes des œufs.
Gastéropodes. — Les uns ont les sexes séparés comme les patelles, les antres sont hermaphrodites comme les limaces et les colimaçons, mais l’hermaphrodisme est incomplet. Il parait
Fi*. 190. — Organes de la génération de l'hélix asprrsa
a Testicule-ovaire. — h. Canal excréteur commun. — f. Canal déférent.
— H. Oviducle. — e. Glande des enveloppes. — f. Pénis. — g. Fouet.
— h. Membre rétracteur. — i. Poche du dard. — i. Dard isolé.
— I. Glande et conduit de la vésicule copulalive. — ti. Vésicule copulative. — o. Prostate. — p. Ouverture commune.
que, pendant l’acte de l’accouplement, lesdeu.x individus agissent
simultanément comme mâles et comme femelles, qu’ils fécondent et qu’ils sont fécondés.
L’appareil sexuel des colimaçons, que nous prendrons pour type est très-compliqué, et malgré la ressemblance que l’on observe souvent entre les coquilles, l’appareil générateur montre des différences assez notables. Il n’y a guère d’appareil sur la signification duquel on ait été moins d’accord jusqu’en ces derniers temps ; les divers organes ont été le plus diversement interprétés par les anatomistes les plus distingués. Cuvier ne partageait pas l’avis de Swammerdam, et ni l’un ni l'autre n’avait raison.
Dans le tortillon 4 formé en grande partie par le foie, on voit collée sur cet organe une glande dont l’aspect et la couleur contrastent ordinairement avec le foie (fig. 190a); c’est à la fois le
«. Testicule. — h. Logé dans l’ovaire.
testicule et l’ovaire. Il est formé de deux cæcums emboîtés;
1 On appelle tortillon la partie postérieure de l’animal qui est enroulée et toujours cachée dans la coquille.
appareil générateur.
celui du milieu représente le teslicule, l'autre l’ovaire; les spermatozoïdes se formenlau milieu des œufs, mais sans venir en conlacl avec eux (lig. 191). Le cæcum de l’ovaire entoure donc le cæcum du teslicule. Le canal déférent est de même logé dans l’oviducle, jusqu’à la glande que Cuvier avait regardée comme le testicule; là ils se séparent. Le canal déférent se rend au pénis, il est mince et fort grêle; l’oviducle est beaucoup plus large et se rend directement ou indirectement à une même cavité ou aboutit le pénis. A l’extrémité de l’oviducte s’insère un canal excréteur d’une glande sous forme de tube allongé et grêle, en meme temps qu’un long tube y aboutit, provenant d’une vésicule qu’on a nommée longtemps vésicule du pourpre : c’est une poche copulative.
Le pénis est ensuite terminé par un long filament (un fouet), qui se déroule comme un doigt de gant et qui flotte dans la cavité abdominale; un muscle rélracleur se montre sur son trajet. A coté de l’extrémité de l’oviducte, on voit encore la poche du dard, qui sert à exciter les sexes et qui loge dans son intérieur un dard que l’animal perd souvent pendant l’accouplement ; et dans cette poche du dard s’ouvre en outre une double glande formée de plusieurs cæcums et qu’on a comparée à une prostate. Le dard est un organe solide de la consistance du cristallin de l’u'il. Nous l’avons représenté séparément.
Le pénis et le vagin s’abouchent dans un cloaque génital qui s’ouvre du côté droit de l’animal à la base des tentacules (Og. 192).
Fig. 19i. — l.imace montrant le pénis.
o. Pénis. — b. Orifice pulmonaire.
Cet appareil dédoublé et placé sur deux individus forme l’appareil sexuel des gastéropodes à sexes séparés. — Dans
l’appareil femelle ainsi isolé manque souvent la glande qui produit l’enveloppe des œufs, et on ire reconnaît ordinairement pas le réceptacle du sperme.
Les mollusques acéphales sont aussi en partie hermaphrodites, en partie à sexes séparés, mais les derniers sont beaucoup plus rares que les autres. L’appareil, dans l’un et l’autre spxe, est très-simple, et souvent, sans l’examen du produit, on ne saurait distinguer les mâles des femelles.
Le testicule comme l’ovaire consiste dans une cavité, où s’abouchent diyers tubes ou lobes, avec un court canal excréteur qui s’ouvre sur le côté à la base des branchies (fîg. 193). On ne distingue ni glande secondaire, ni aucun organe de copulation. Ces organes sont accolés contre le foie et se distinguent
Fig. 193. — A noclon te (appareil sexuel avecoilflce).
facilement à l’œil par une couleur différente. Chez quelques acéphales hermaphrodites on distingue aussi le testicule de l’ovaire par la couleur. Ces organes sont logés ordinairement dans le pied, ou, quand le pied est petit, ils se répandent même dans le manteau.
Les œufs sont mis en contact avec les spermatozoïdes, quand les sexes sont séparés, par l’intermède de l’eau.
Chez quelques-uns de ces mollusques, comme les anodonles, les embryons séjournent un certain temps dans les branchies, comme dans une matrice, jusqu’à leur parfait développement. Il en est de même des huîtres.
Tuniciers. — Les ascidies simples et composées sont hermaphrodites; voici ce que nous avons vu surl’Asc/d/e ampulloïde. Le testicule et l’ovaire ne forment en apparence qu’un seul et
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meme organe, qui est logé dans une anse intestinale près du rectum. Cet appareil est double et occupe le milieu du corps. Le testicule forme une sorte de cadre autour de l’ovaire; il est d’un blanc lactescent, tandis que l’ovaire est noirâtre. Cet organe mâle est composé d’une infinité de courts cœcurns entortilles qui ne sont pas sans oiïrir de l’analogie avec les canaux séminiféres des animaux supérieurs. A la suite de rengorgeaient du testicule, la liqueur male se fraye un passage par trois ou quatre mamelons du coté du cloaque (fig. lili).
Fig. 494. — Apparfii sexuel complet d'asc idie, o. Anse intestinale. — b. Anus. — e. Testicule. — d. Ovaire.
La plupart des tuniciers se reproduisent aussi par gemmes.
Les bryozoaires sont pourvus d’un appareil sexuel très-dislinel, mais comme tous vivent en communauté, et que le sang qui estjpropreà toute une colonie sert de véhicule aux spermatozoïdes, il est sans importance que les sexes soient réunis ou séparés. En tous cas le testicule et l’ovaire sedéveloppenl séparément. Ces organes ne sont guère distincts que lorsqu’ils sont gonflés par leur produit. Le testicule est situé chez plusieurs bryozoaires derrière le cul-de-sac de l'estomac; les cellules mâles se développent dans son intérieur, et lorsque les spermatozoïdes ont acquis à peu près leur développement, les parois se déchirent, et ils se répandent dans le liquide qui baigne le canal digestif. L’ovaire apparaît souvent à la même place où se trouve le les-
ticule; comme lui, il n’esl bien distinct que lorsqu'il est rempli d’œufs; mais il est à remarquer qu’il y a un moment où les œufs mâles, avant la formation des spermatozoïdes, sont tout à fait semblables aux œufs femelles. Les œufs échappent lorsqu'ils sont murs et se répandent dans le même liquide commun qui a reçu les spermatozoïdes. C’est ainsi que les œufs sont fécondés avant la ponte sans accouplement quand même les sexes sont séparés. Nous avons vu les œufs se développer aussi en dedans
de la peau non loin de la couronne de tentacules. Nous avons vu, dans une colonie de bryozoaires, des individus mâles, des individus femelles et des individus hermaphrodites. Ces trois sortes d’individus sur un même pied reproduisent dans le règne animal la vingt-troisième classe des plantes de Linné ou la polygamie (fig. 195).
Tous les bryozoaires se reproduisent aussi par gemmes.
Vers. — La reproduction par bourgeons est assez commune dans cette classe ; souvent les bourgeons adhèrent longtemps à la mère, et on voit des groupes formés de plusieurs individus appartenant â diverses générations. On voit dans celte classe la reproduction scissipare et gemmipare se confondre. Tous les vers ont en outre un appareil sexuel. Chez les uns ces sexes sont séparés, chez d’autres ils sont réunis sur un seul et même individu. Dans ce dernier cas, la fécondation s’opère souvent par accouplement réciproque, mais il y en a aussi plu-
ANATOMIIi COMPAKKE.