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Calcanéum. — 2. Scaphoïde.— 3. Astragale

b Mésotarse.

Le larse (fig. 218) montre deux rangées d’osselets; les deux principaux, l’astragale et le calcanéum, formant le protarse, sont extraordinairement développés chez les tarsiers.

Le métatarse comme le métacarpe, est quelquefois constitué par un os principal très-allongé, et les mêmes variations que l’on observe dans les phalanges des doigts se reproduisent dans les os des orteils. Dans les marsupiaux, on trouve souvent un développement très-irrégulier dans les os du métatarse et des doigts.

L’os hyoïde est formé par une pièce médiane, le corps, qui correspond à la l. Cuboïde. — 2. Cunéi- sternèbre, et par deux paires de cornes

cunéiforme.— 4. Grand dont les antérieures représentent les cunéiforme. côtes. Elles sont généralement ossifiées

c. Métatarse. , .

dans les animaux de cette classe, et c’est par celte première paire que l’os hyoïde s’unit au crâne par le rocher du temporal. Le corps de l’os hyoïde est extraordinairement développé dans les singes alouattes ou stentors.

On trouve un os pénial dans la plupart des mammifères. Il est canaliculé et contribue à la formation du canal de l’urètre; sa forme est extrêmement variable et diffère d’une espèce à l’autre. Il est volumineux, surtout dans les carnassiers.

Il existe encore quelques os isolés, mais que l’on n’observe que dans certaines espèces; ainsi le cochon a un os propre et des muscles particuliers dans le groin ; la taupe et le fourmilier ont aussi de ces os qui appartiennent au squelette viscéral.

Oiseaux (fig. 219). — Le squelette des oiseaux présente de notables modifications; plusieurs os se remplissent d’air et deviennent pneumatiques; ils ont une singulière tendance à se souder les uns aux autres. Le crâne des oiseaux adultes n’est formé que par une seule pièce.

Sous le rapport de leur pneumalicité, les os se divisent en trois catégories : I" lesos toujours pneumatiques qui sont : lester

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ii uni, l’humérus, les verlèbres pectorales et les cervicales ; 2° les

os quelquefois pneumatiques : les clavicules, les omoplates, les

côtes vertébrales, les côtes

sternales, les os du bassin et le sacrum ; 3° les os qui ne sont jamais pneumatiques : les os de l’avantbras, de la jambe, de la main et des pieds.

En général , les os du crâne se remplissent d'air ainsi que les verlèbres cervicales, l 'humérus et le fémur. L ’air s’introduit «Inns les parois du crâne par les fosses nasales et par la trompe d’Euslache, et dans les os du bras et de la cuisse par les poches aériennes de la cavité thorachique et abdominale.

Dans quelques oiseaux, par exemple chez le fou et le marabout, l’air ne circule pas seulement dans l'inlérieur des os, mais comme nous l’avons vu dans la description de l’appareil respiratoire, l’air entoure les os et circule au milieu des muscles et entre la peau et les aponévroses.

Fig. 219. — Squelette d'oiseau

o. Vertèbres cervicales. — b. Clavicule. — c. Sternum.— d. Phalanges de* doigts. — e. Tarse. — f. Tibia.— g. Vertèbres coccygiennes. — h. Bassin. — i. Omoplate. — k. Radius et cubitus.

La colonne vertébrale est divisée en régions, comme dans les mammifères; la région lombaire manque. C'est la région cervicale qui a le nombre le plus constant de vertèbres, et la région caudale le nombre le plus variable dans les mammifères. Ces ré-

gions présentent précisément l’inverse dans les oiseaux : c’est la région caudale qui varie le moins et la région du cou, au contraire, qui varie le plus.

La tête des oiseaux se distingue par la mobilité de la face Z sur le crâne (fîg. 220) ; une

\ chaîne d’osselets est située

à la base du crâne et produit

autour du trou auditif, cette pièce s’abaisse, repousse la mâchoire inférieure, et à cause de sa forme prend le nom d’os carré ou de tympanal (fig. 220 d). La face montre deux autres os qui se modifient notablement; le premier c’est l’os palatin (fig. 221 c). Les fosses nasales s’ouvrent dans la cavité de la bouche par une fente longitudinale; les os palatins, au lieu d’être placés en travers, se placent dans le sens de la fente et forment le bord de cette ouverture; ils s’étendent d’avant en arrière. Le second os, placé au bout du précédent, unit le palatin au temporal et forme une partie de la chaîne dont nous parlons plus haut (fig. 221 b). C’est l’apophyse ptérygoïde interne des mammifères qui se détache ici et forme un os à part que l’on désigne sous le nom de pièrygoïdien.

Les autres os de la face des mammifères se retrouvent à peu près tous, mais plusieurs d’entre eux se modifient considérablement. Ainsi les maxillaires, qui dans les mammifères étaient les plus volumineux de la face, deviennent très-petits, tandis que les intermaxillaires sont très-volumineux et forment presque

l’élévation de la face ou de la mâchoire supérieure en même temps que la mâchoire inférieure s’abaisse.

Le crâne est divisé, dans le jeune âge, en quatre ver-

pièces. La modification importante de la vertèbre pariétale est celle que subit l’os tympanal; au lieu de former le cercle

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loulc la mandibule supérieure. Les os nasaux sont séparés l’un de l’autre par les branches montantes des intermaxillaires, qui rejettent les narines en dehors.

Le nombre des vertèbres de la région cervicale est en rapport avec la longueur du cou; on en compte depuis dix jusqu’à vingt trois. Ces vertèbres sont les plus mobiles de la colonne vertébrale. Les premières vertèbres ou les antérieures se meuvent J seulement en arrière (les quatre ou cinq premières), tandis que les dernières on les postérieures c se meuvent seulement en avant, de là provient le pli forcé du cou de plusieurs oiseaux en forme d’S. Pour allonger ou étendre le cou, l’oiseau n'a qu’à diminuer la courbure.

La région dorsale se distingue par son immobilité ; les apophyses épineuses sont larges et coupées carrément. Le nombre de vertèbres varie de sept à Fig.îîi — Tii«.i«pouievae pari» bas» Onze. Souvent les premières a. Os tympanal ou carré. — b. Plédorsales portent des apophyses rygoïdien interne. - c. Palatin.

épineuses inférieures, comme les dernières cervicales.

Les vertèbres de la région sacrée sont unies entre elles et ne forment avec les os iliaques qu’une seule et même pièce; il y a de neuf à vingt-deux vertèbres qui concourent à la formation du sacrum.

Les vertèbres de la région caudale diminuent considérablement en volume. Elles conservent quelque mobilité. La dernière vertèbre est la plus volumineuse de cette région et elle affecte aussi une forme toute particulière, devant fournir attache aux pennes de la queue. Le nombre ordinaire est de sept, mais il varie de six à dix.

Fig. 222. — Côtes d'oiseau avec l'apophyse,a.

Les vraies côles s’attachent aux corps des vertèbres et aux apophyses transverses; elles portent des apophyses particulières (fîg- 222 a) vers leur tiers supérieur et qui sont dirigées en arrière et un peu en haut ; ces apophyses recouvrent la côte suivante. Les côles sternales forment avec celles-ci des angles aigus qui s’ouvrent à mesure qu’on approche des côtes postérieures. Elles sont de nature osseuse comme les côtes vertébrales et s’articulent avec celles-ci et avec le sternum.

Les dernières vertèbres cervicales et les dernières dorsales ont des côtes qui ne s’articulent pas avec les côtes sternales. Le nombre des côtes varie peu ; il est le plus souvent de sept et ne va pas au delà de onze.

Le sternum des oiseaux (fîg. 223, a et b) est en général trèsgrand et de forme carrée chez les oiseaux qui ont le vol rapide; il présente au milieu une forte crête que l’on connaît sous le nom de bréchet. Au devant on aperçoit une saillie, que l’on nomme l’épislernum et qui est tantôt simple, tanlôl bifurquée.

Le bord postérieur présente en général une double échancrure, d’autant plus profonde que l’oiseau est plus mauvais voilier. Dans les rapaces, ces échancrures

disparaissent souvent. Le bréchet disparaît complètement dans les oiseaux coureurs, comme l’autruche et le casoar, et le sternum prend la forme d’un bou-

Fig. 223. — Sternum d'oisena avec ceinture de l'épaule

Sternum. — b. Son bréchet. — c. Clavicule. — d. Coracoïde. — e. Omoplate.

clier. ^

La ceinture de l’épaule est formée de trois pièces distinctes, qui manquent rarement dans les oiseaux (fîg. 223); ce sont l 'omoplate (e), le coracoïdien ( d ) et la clavicule (c).

L’ omoplate est toujours très-allongée et placée parallèlement à la colonne vertébrale. Il n’y a point d’épine, et l’apophyse acromion est peu ou point développée.

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Fig. Ü4 — liaMin «J’oiftau

Le coracoïilien est formé par l’apophyse de ce nom, <| ni prend ici un grand développement et qui est toujours distincte de l’omoplate. Il s’articule avec le bord ^ latéral et antérieur du sternum et fournit N un appui solide à l’épaule. C’est l’os qui donne le plus de solidité à l’aile.

La clavicule se distingue par les deux branches qui s’unissent et qui forment un seul os en forme de fourchette ou d’éperon. Elle est située au devant des coracoïdiens. La clavicule est d’autant plus forte que le vol est plus rapide.

Le bassin (fig. 22 1) est composé, comme" ll/°|'',1i,is4 dans les mammifères, d’un iléon («), d’un It'bres caudales, ischion (b) et d’un pubis (r); ces trois os *• *',!mur'

contribuent, comme dans les mammifères, à la formation de la cavité colyloïde. Tous ces os sont allongés cl l’échancrure sciatique se transforme en trou par l’effet de la réunion des deux os; cette réunion s’effectue à leur extrémité. Les deux pubis sont aussi très-allongés: ce sont comme des stylets; ils ne se réunissent pas sur la ligne médiane, et le bassin reste ouvert en dessous, excepté chez l’autruche adulte. Dans le cygne noir, les os du pubis, tout en restant séparés, se recouvrent l’un l’autre et forment une ceinture complète.

Le membre antérieur (fig. 225) présente les mêmes divisions que celui des mammifères; il y 0? a un os du bras, un humérus, qui est logé supé-

rieurement dans la cavité formée par la réunion ""tre antêrïëür'd’wi" l,t‘s trois os de l’épaule, et s'articule en des- 5<,ni1- sous avec les os de l’avant-bras. Cet os est

°br-i»aS’"f'cIr"e" l,erc^sa partie supérieure et interne d’une ou- — * il. MtHacar- verture par où l’air pénètre dans son intérieur. P*. — f. Doigts. i/avant-bras est formé parle radius e t le cubitus, à peu près aussi forts l’un que l’autre.

Le carpe ne compte qu’une rangée de deux osselets; les os du métacarpe se réunissent de bonne heure; ils sont aussi au nombre de deux et portent chacun un doigt, dont le médian est le plus long et montre deux phalanges, placées au bout l’une de l’autre. Il y a aussi un pouce rudimentaire et quelquefois même un petit doigt. C’est le pouce qui porte les pennes bâtardes ; le carpe et le métacarpe, les pennes primaires; et l’avant-bras, les pennes secondaires.

Le membre postérieur (fig. 226) des oiseaux montre d’abord l’os de la cuisse ou le fémur; c’est un os long, cylindrique et droit; on le reconnaît facilement à la tête et au col, il n’a qu’un seul trochanter. II montre près du col l’ouverture qui livre passage à l’air qui pénètre dans son intérieur.

La jambe est formée d’un tibia et d’un péroné. Ce dernier os ne descend jamais jusqu’au tarse. En général, le tibia est plus long que le fémur.

On trouve en général une rotule.

Le tarse et le métatarse sont réunis dans les oiseaux et ne consistent que dans un os unique très-long, qui forme ce que l’on appelle communément la jambe ou le tarse de l’oiseau.

Les doigts sont au nombre de deux, de trois ou de quatre ; il n’y en a jamais

^Tarse^-rf. DoTgts! cil)(l a 1>élat normal. Le premières! dirigé — e. Pouce. — f. Ro- en arrière et désigné sous le nom de lule‘ pouce; il comprend deux phalanges; le

second, qui est placé en dedans, comprend trois phalanges; le triosième ou médian, quatre phalanges; et le quatrième ou externe, cinq (fig. 226). Par ce moyen on connaît les doigts qui manquent dans certains oiseaux et on s’assure que chez l’autruche d’Afrique, qui n’a que deux doigts, ce sont les doigts médians qui seuls sont restés.

L’os hyoïde est composé d’un corps qui consiste dans un

Fig. 226. — Membre postérieur d'oiseau.

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osselet grêle, allongé el muni d’une pairedecornes qui sont trèsallongées el qui sont formées de deux ou de trois pièces placées bout à bout. Le corps de l’os hyoïde présente souvent en avant un osselet qui soutient la langue, c’est l’os lingual, et quelquefois il y en a encore un autre en arrière,

Puro-hyal. Cet os lingual se trouve déjà dans quelques mammifères.

Reptiles. — Le squelette subit ici des modifications notables; il présente des différences d’un ordre à l’autre; une ou deux paires de membres manquent chez quelques-uns; chez d’autres c’est le sternum qui manque, et chez d’autres encore ce sont les côtes, si on réunit les batraciens aux reptiles.

Région crânienne. Les os du crâne res- fi*, w. — o» hyoïde tent séparés pendant toute la vie de l’ani- dol,e,umal. Ces os sont généralement durs. On divise très-facilement le crâne en quatre vertèbres.

La vertèbre occipitale est formée généralement de six pièces : l’occipital basilaire, qui produit principalement le condyle articulaire unique; l’occipital supérieur et de chaque côté deux occipitaux latéraux; souvent les deux occipitaux latéraux concourent également à la formation du condyle occipital.

Fig. 2i8. — Ti'tc de crocodile.

Les pariétaux sont doubles ou quelquefois impairs. Le sphé-

noïde forme toujours une selle turcique. Chez les ophidiens, le mastoïdien et le tympanal sont placés l’un au bout de l’autre et écartent fortement les deux branches de la mâchoire en arrière.

Le frontal est tantôt pair tantôt impair, et montre quelquefois en avant un frontal antérieur, en arrière un frontal postérieur, et sur le bord de la cavité orbitaire des os sus-orbitaires, qui dépendent de la peau.

Chez quelques reptiles, la boite crânienne n’est pas complètement ossifiée.

On retrouve la plupart des os de la face; il n’existe quelquefois qu’un seul os nasal, et il manque même dans quelques sauriens et dans les chéloniens. Dans les ophidiens, presque tous les os de la face sont mobiles; les palatins et les ptérygoïdiens forment une chaîne qui, couverte de dents, s’étend dans toute la longueur de la base du crâne et s’articule postérieurement 'au tympanal ; l’os jugal manque dans les ophidiens. La mâchoire inférieure des ophidiens se distingue surtout par les deux branches qui, n’étant point soudées, peuvent s’écarter d’une manière considérable par le secours d’un ligament élastique. Chacune de ces branches est composée de plusieurs pièces.

„„„ , La mâchoire inférieure des crocodiles est

Fig. 229, — Mâchoire

inférieure de croco- composée de six pièces, comme on peut le voir J,lc‘ dans la tigure 229.

l Le denta.re. ~ D’après Cuvier les os intermaxillaires, ma-

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