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règle. Les vertèbres de cette région n'ont pas de côtes et par conséquent ne portent pas de surface articulaire pour ces os.
L’axis n’a pas d’apophyse odontoïde dans les cétacés. Le corps de l’allas reste toujours à l’état de cartilage dans plusieurs marsupiaux, et quand il s’ossifie, il reste séparé.
Les apophyses épineuses sont nulles ou peu développées, mais il existe souvent dans cette région des apophyses épineuses inférieures, chez des carnassiers, des pachydermes et des ruminants.
La région dorsale comprend autant de vertèbres qu’il y a de côtes et on les distingue au grand développement de leurs apophyses épineuses comme à la fossette articulaire des côtes. Le nombre est très-variable, on en compte de dix à vingt-trois. Le nombre le plus commun est douze ou treize. Les monotrèmes ont des apophyses épineuses inférieures à quelques vertèbres dorsales.
La région lombaire est sans côtes, mais le corps des vertèbres est souvent très-développé et il existe des apophyses transverses très-grandes. Le nombre est variable de deux à neuf. On en compte ordinairement de cinq à sept.
Chez quelques mammifères, par exemple, chez l’oryctérope et le lièvre, il y a des apophyses épineuses inférieures sur quelques vertèbres de celte région.
La région sacrée, formée de trois ou quatre vertèbres, se distingue des autres régions, parce que les vertèbres se soudent plus ou moins entre elles pour ne former qu’une seule pièce.
La région caudale varie à l’infini, quant à la forme et quant au nombre des vertèbres; on en trouve jusqu’à quarante, et comme chez l’homme et les orangs, quatre ou cinq. Les dernières vertèbres perdent toutes leurs apophyses et se réduisent en un osselet allongé et arrondi comme une phalange.
Les mammifères à queue longue, et surtout les cétacés, montrent des arcs vertébraux inférieurs ou des os en V, pour abriter les vaisseaux ; ces os montrent souvent leurs deux pièces simplement réunies sur la ligne médiane, et sont toujours placés sur le point de jonction de deux corps vertébraux.
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Les vertèbres sont articulées entre elles, surtout parle corps, au moyen de disques fi bro-carti lagi neux qui sont quelquefois recouverts de lamelles osseuses; ces lamelles osseuses sont trèsdéveloppées dans les cétacés, et c’est aussi dans ces mammifères aquatiques que l’on voit les disques les plus épais; l’espace entre les corps des vertèbres est surtout très-grand à la base de la région caudale, tandis que les vertèbres de la région cervicale sont souvent soudées entre elles. La surface articulaire du corps des vertèbres est en général aplatie; toutefois, dans les ruminants surtout, les vertèbres de lu région cervicale sont convexes d’un coté et concaves du côté opposé.
Les côtes sont divisées en vraies et en fausses, selon qu’elles s’articulent directement avec le sternum. Leur nombre est trèsvariable comme le nombre des vertèbres dorsales. Elles sonl divisées en deux moitiés, l’une supérieure, qui descend des vertèbres ou les côtes vertébrales, et une autre qui part du sternum et qui va à la rencontre de la précédente ou la côte sternale; celte dernière est généralement à l’état de cartilage. Les côtes s’articulent en général par la tète avec une facette articulaire, formée par deux corps de vertèbres ; et par leur tubérosité avec l’apophyse transverse.
Les côtes sont aplaties et étroites, à l’exception de quelques édentés, où elles se recouvrent de manière à ne pas laisser d’espace intercostal.
Le sternum (lîg. 21(5) est formé d’une série d’osselets assez semblables, en général, aux dernières vertèbres de la région caudale. Quelquefois tontes ces pièces se réunissent et forment une sorte de bouclier. Le milieu du sternum porte une crête dans les mammifères qui ont les muscles pectoraux très -développés, comme les chéiroptères et les taupes.
Fig il fi. — Sternum idéal de mammifère.
Tous les mammifères ont deux paires de membres, à l’exception des cétacés. Les antérieurs sont unis au squelette par la ceinlurede l’épaule, les postérieurs par la ceinture du bassin.
L’épaule montre toujours une omoplate qui s’unit au sternum par la clavicule, quand celle-ci est très-développée; l’apophyse coracoïde de l’omoplate, qui est toujours distincte dans le jeune âge, se soude plus tard, mais conserve un certain développement dans les chéiroptères. Les clavicules existent dans ceux dont les membres antérieurs jouissent de mouvements trèsétendus, comme chez les quadrumanes; elles s’atrophient dans les carnassiers et les rongeurs, et disparaissent complètement dans les pachydermes et les ruminants, où les membres ne jouissent plus que du mouvement d’extension et de flexion.
Le bassin se compose de trois os dans les mammifères : l’iléon, l’ischion et le pubis; un quatrième os vient s’y joindre dans les marsupiaux, l’os marsupial, qui se place au devant du pubis dans l’épaisseur des parois abdominales. Dans les cétacés, quoique les membres postérieurs manquent, le bassin est encore représenté par deux osselets placés au milieu des muscles, ce sont les ischions.
Au milieu de toutes les modifications que subissent les membres,soitpour voler, ou pour fouir, soit pour nager, pourcourir, pour grimper, on reconnaît toujours très-bien le plan primitif. C’est dans les cétacés qu’ils sont le moins développés et c’est dans les chéiroptères qu’ils le sont au contraire le plus. Les doigts sont toujours formés pardeux ou bien par trois phalanges, qui sont d’autant plus volumineuses que leur nombre est moins grand. Dans les cétacés, le nombre de ces phalanges dans les doigts est beaucoup plus élevé. La dernière phalange varie beaucoup d’après l’ongle qu’elle doit porter. Elle a souvent une forme singulière.
L’humérus est très-court chez les mammifères aquatiques, ainsi que chez les fouisseurs, comme la taupe; ces derniers se distinguent en même temps par le grand développement des apophyses de cet os. Il est très-long et grêle chez les paresseux. Cet os présente souvent deux trous à son extrémité inférieure; l’un traverse le condylc interne et l’autre est formé par l’ab-
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sence de cloison entre la fosse de l’olécrane et la caxilé coronoïdienne. Chez quelques chéiroptères, il existe une rotule au coude.
Le radius et le cubitus forment l’avant-bras; ce dernier est souvent rudimentaire. Le carpe se compose de plusieurs os disposés en deux rangées et dont le nombre est variable ; les os de la rangée supérieure ou du procarpe sont généralement plus grands. C’est dans le carpe de la taupe qu’on trouve le nombre d’os le plus élevé.
Le métacarpe (lig. 217) varie beaucoup, aussi bien sous le rapport du nombre de pièces qui le composent que de sa longueur. Ce nombre correspond en général au nombre de doigts; il n’y a qu’un métacarpien principal très-long et fort dans les ruminants et les solipèdes. C’est le canon des vétérinaires. On trouve souvent des stylets à côté qui sont des métacarpiens rudimentaires ou arrêtés dans le cours du développement. Il existe cinq métacarpiens, en général, quand la main est complète.
Le nombre de doigts est très-variable; il n’en existe jamais plus de cinq à l’état normal ; on voit quatre, trois, deux et même un seul doigt dans quelques mammifères, par exemple, dans les solipèdes; le nombre de deux s’observe surtout chez les ruminants. Dans ce dernier ordre, on découvre encore souvent deux doigts rudimentaires, qui, plus élevés que les autres, ne touchent pas le sol, et sont quelquefois nommés crijots. Ils ont aussi leurs phalanges et un ongle.
Le fémur est en général court dans les mammifères aquatiques, les solipèdes et les ruminants; on le reconnaît toujours à sa tête, au col et aux trochanters. On trouve généralement une rotule. La jambe est formée principalement par le tibia ; le péroné est souvent faiblement développé.
Kig. i!7. — Carpe id<al.
o. Procarpe montrant :
1. Pisiforme. — 2. Pyramidal.— 3. Semi-liinaire. — 3'. Scaphoïde.
b. Mésocarpe.
1. Oscroehu ou nnciforme. — 2. Grand os. — 3. Trapézoïde. — 4. Trapèze.
e. Métacarpe.
Fig. 218. — Tarse idéal
a. Protarse montrant :