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Sternum de Idiard

Slernum. — b. Ceinture de 1 épaule.

précédent à la formation de la cavité glénoïde (fig. 255). Dans les crocodiles, l’épaule est composée de deux os : l’omoplate et l’os coracoïdien. Ces os se ressemblent beaucoup entre eux ; on a même dit que les crocodiles ont deux omoplates. La clavicule manque.

( ___ 6 ~ Ceinture du bassin. — Elle manque

complètement dans les ophidiens, et se trouve réduite à l’état rudimentaire dans plusieurs sauriens. Le bassin est formé en général de trois os qui concourent tous les trois à la formation de la cavité cotyloïde; Fig. 253. — ceinture de chez les crocodilles, l’os que l’on a consi-

l’épaule de tortue.

«. Omoplate. — b. Acro- deré corame Pubis ne co,ltnbue pas a formion.— c. Coracoï- mer cette cavité; celle ceinture ressemble dien- beaucoup, surtout chez les chéloniens, à

la ceinture antérieure.

Les membres se divisent comme dans les classes précédentes ; il y a un os unique dans le bras et la cuisse, deux os dans la composition de l’avant- bras et de la jambe, le radius et le cubitus, le tibia et le péroné; plusieurs osselets dans le carpe (fig. 254) et le tarse (fig. 255); plusieurs aussi dans le métacarpe et le métatarse; et enfin un nombre variable de phalanges dans chacun des doigts.

L’os hyoïde est très-varié dans les tortues selon les genres et même selon les espèces (fig. 25(5).

Il est plus compliqué que dans les crocodiles.

On y trouve le corps, qui, tantôt unique, est tantôt constitué par plusieurs pièces; sur les côtes il porte deux, quelquefois trois paires de cornes, et en avant, au-dessous du corps, et non Fig î5i M'em en avant comme dans les oiseaux, se trouve l’os arc antérieur <i«

crocodile.

lingual .

L’os hyoïde est des plus simples dans les crocodiles (fig. 257). Le corps consiste en une large plaque en forme de bouclier,

\) Ç\cl

AIM'AIIEIL LOCOMOIEUt

ayant une échancrure sur le bord supérieur et une paire de cornes sur le côté. La corne est en forme d’équerre et a une pièce cartilagineuse. Le larynx est contenu dans cet intérieur et se trouve représenté par des points.

La plaque fait fonction à la fois d’épiglotte, de cartilage thyroïde et de corps de l’os hyoïde.

Batraciens. — Ce qui distingue surtout la tète des balra-

Fig. — Os hyoïde (le tortue

a. Corps de l’os hyoïde. — b. e.

d. Cornes. — t. Os lingual.

Fl*. Î57 — Ot hyoïde de rroco dite vu de lucc.

a. Corps. — b. Échancrure.

— c. Cornes.

Fig. 138 — I r même vu de profil.

Fig. 135. — Membre postérieur de crocodile

a. Calcanéum. — b.

ciens, c’est que la vertèbre occipitale présente deux condyles articulaires, et que l’occipital basilaire et le supérieur manquent généralement.

Le corps des vertèbres présente des dépressions coniques semblables à celles des poissons, et ordinairement elles sont remplies d’une substance gélatineuse. Chez quel- .Cuhoide.--A.c7- ques-uns la face antérieure est convexe, la néiforme. —g. Os faee postérieure concave. Les apophyses surnuméraire. iransverses sont très-développées chez les batraciens anoures, et surtout celles de la vertèbre sacrée llig. 2Ô9). La dernière vertèbre est très-longue et en forme de sabre dans ces animaux.

Les côtes sont en général rudimentaires, ou bien elles manquent complètement.

Il y a chez la plupart une ceinture de l’épaule (fig. 2(0) et

une ceinture du bassin, un sternum formé de plusieurs pièces

et des membres divisés comme dans les classes précédentes, montrant exactement les mêmes os, depuis l’humérus ou le fémur jusqu’aux phalanges des doigts.

Dans les grenouilles, toutefois, le tarse est formé de deux os allongés comme les os de la jambe ou de l’avantbras (fig. 259).

Poissons. — Le squelette se compose des mêmes parties que l’on observe dans les classes précédentes; mais, chez quelques uns d’entre eux, une partie du

Fig. 240. — Ceinture de l'epaulc.

APPAREIL LOCOMOTEUR. 239

squelette reste à l’état üe cartilage; chez d’autres c’est le squelette entier; chez d’autres encore tout le squelette se réduit à

Fig. 241. — Tète de morue.

une corde fibreuse représentant, dans le premier âge embryonnaire, la colonne vertébrale. Les os sont quelquefois si peu développés que plus d’une fois des poissons ont été pris, par des naturalistes de grand mérite, pour des animaux sans vertèbres.

Nous parlerons d’abord des poissons osseux (Teleostei).

Région crânienne. — Les osdu crâne se séparent les uns des autres et formant quatre vertèbres qui conservent les mêmes caractères que dans les classes précédentes. La vertèbre occipitale est composée de quatre ou de six pièces; la vertèbre moyenne montre en haut les pariétaux, en bas le corps du sphénoïde postérieur, sur le côté l’aile du sphénoïde, le rocher et le mastoïdien. La vertèbre frontale montre en haut les os frontaux for-

Fig. 242. — Première région de la face.

a. Maxillaire. — b. Intermaxillaire.

niant les parois supérieures de l’orbite, le frontal antérieur et le frontal postérieur, comme dans quelques reptiles. Un sphénoïde antérieur, et, chez quelques-uns, de petites ailes complètent celle première vertèbre. Enfin, pour compléter la boîte crânienne, nous trouvons, pour la quatrième vertèbre, l’ethmoïde et le voilier. 11 existe ordinairement vingt-six os dans la composition du crâne (fig. 241).

La face est composée d’un nombre beaucoup plus grand de pièces, et il est à remarquer que les os qui forment la voûte du palais sont rejetés ici à droite et à gauche, puisqu’il n’y a plus de palais proprement dit.

Une première région de la face comprend le maxillaire et l’interm axillaire (fig. 242), qui sont en général mobiles sur le crâne et placés l’un à côté de l’autre. Le dernier est situé en avant, forme la partie supérieure de l’entrée de la bouche et porte les dents.

Une seconde région, située en arrière et sur le côté de la précédente, est formée de trois os :

le palatin, le ptérygoïdien interne et le ptérygoïdien externe (fig. 245); la troisième région comprend les deux pièces du temporal qui se sont détachées du crâne, le temporal (portion écailleuse) et le tympanal, le jugal et une quatrième pièce que Cuvier désigne sous le nom de symplectique (fig. 244). Enfin la quatrième région comprend les quatre osselets de l’opercule, l’opercuiaire, le préoperculaire, l’inleroperculaire et le suboperculaire (fig. 24S).

La cinquième et dernière région comprend souvent quatre os, correspondant au maxillaire inférieur : le dentaire, l’articulaire, l’angulaire, Poperculaire (fig. 24G).

Au-dessous de l’orbite et sur les tempes on voit souvent de petits osselets, qui, placés superficiellement, dépendent de la peau et sont appelés sous-orbitaires et surtemporaux.

La colonne vertébrale ne présente pas de régions distinctes;

Fig. 245. — Deuxieme région.

«. Palatin. — b. Ptérygoïdien interne. — c. Id. externe.

APPAREIL LOCOMOTEUR

Sil

lt‘.s vertèbres ont le corps concave «les deux côtés, et l’espace

Fig. 2 ai. — Troisième région.

«. Temporal. — h. Tympanal — r. Jugal. — d. Symplectique.

Fig. 2 (S. — Quatrième région.

«. Operctilaire. — b. Préoperculaire.

— <*. I nteroperculaire. — d. Suboperculaire.

2(0. — Cinquième légion.

n. Dentaire. — 6. .Articulaire. — e. Angulaire. — d. Operctilaire.

laissé entre les diverses vertèbres est rempli par une substance fibreuse ou gélatineuse.

I.es vertèbres présentent souvent un arc supérieur pour la c moelle épinière et un arc inférieur pour les vaisseaux. Les côtes se présentent comme des appendices détachés des apophyses qui forment l’arc vertébral inférieur. Elles manquent complètement dans quelques poissons.

Les apophyses épineuses présentent souvent à leur extrémité des osselets particuliers qui soutiennent les rayons des nageoires impaires; ce sont les os inlerépincux.

Derrière la tète on voit généralement une ceinture osseuse à laquelle s’attachent les nageoires pectorales; ce sont les membres antérieurs. Les deux pièces supérieures qui s’attachent au crâne, correspondent à l’omoplate; en dessous de celles-ci l’os long, qui forme presque entièrement la ceinture, correspond â l’humérus et à la clavicule; d’après d'autres anatomistes, l’os long et pointu qui part vers le tiers inférieur de ce dernier, et se dirige en dessous et en arrière, est le coracoï-

(lien; vers le milieu de l’humérus on voit deux os qui correspondent au radius et au cubitus; en dehors de ceux-ci on voit une rangée d’osselets, qui correspondent au carpe, et au haut desquels sont les rayons des nageoires qui correspondent aux doigts.

Les membres postérieurs sont beaucoup plus simples et ne sont pas toujours situés derrière l’abdomen; ils peuvent même venir se placer au devant des membres pectoraux. On ne trouve pour ceinlure et os de la jambe à la fois qu’un seul os de forme triangulaire, engagé au milieu des chairs, et portant sur le bord postérieur les rayons ou doigts qui soutiennent la membrane de la nageoire.

Pour compléter le squelette, nous avons encore à parler d’un appareil très-compliqué que l’on voit au-dessous de la cavité de la bouche et qui appartient an squelette viscéral ; il est formé en avant par l’os hyoïde, au milieu par les arcs branchiaux, en arrière par les os pharyngiens. L’os hyoïde est formé de chaque côté par cinq pièces, dont la plus grande porte les rayons branchiostéges, qui ne sont pas sans analogie avec les côtes.

Les arcs branchiaux sont au nombre de quatre ordinairement, et chacun d’eux est formé de six osselets placés bout à bout et formant un cercle autour de la cavité buccale; le bord convexe ou externe présente une gouttière qui loge les vaisseaux branchiaux.

Derrière ces quatre arcs branchiaux, il existe enfin deux os mobiles, souvent garnis de dents, qui sont situés à l’entrée de l’œsophage et que l’on nomme les os pharyngiens.

Chez la plupart des poissons, une partie du crâne primitif persiste pendant toute la vie à l’état de cartilage et représente le crâne primitif. On voit fort bien cette distinction chez le brochet. On délache aisément, dans une tète bouillie de ce poisson, des os qui n’ont point passé par l’état de cartilage et qui n’on par conséquent pas la même signification que les autres. La boîte cartilagineuse est au-dessous d’eux. Ces os, qui ne proviennent point de la boite cartilagineuse, sont analogues à ceux qui entrent dans la composition crânienne des vertébrés supérieurs, et on s’est mis à douter si tous les os du crâne appar-

Al’ PAKE IL LOCO.MOTE I II

tiennent réellement au squelette interne, ou s’ils ne font pas plutôt partie du squelette cutané.

Les poissons plagioslomes ont le squelette cartilagineux comme l’esturgeon; la boite crânienne n’est pas divisée en diverses pièces, et des fontanelles persistent pendant toute la vie. On reconnaît encore des vertèbres dans la colonne vertébrale, des arcs branchiaux et des membres.

Chez les branchiostomes , tout le squelette est repré-

Fig. U 7.

a. Corde dorsjle.

senté par une simple corde fibreuse qui occupe la place de la colonne vertébrale, c’est-à-dire, du corps des vertèbres (lig. 247). C’est la colonne vertébrale la plus embryonnaire. La corde dorsale des myxinoïdes est gélatineuse, avec un filet fibreux au centre. C’est une organisation un peu plus avancée que la précédente. Celle corde dorsale existe chez tous les vertébrés à l’âge embryonnaire; chez les poissons que nous venons d’énumérer, elle persiste pendant toute la vie de l’animal; chez tous les autres, elle est remplacée, dans le cours du développement, par le corps des vertèbres.

Mollusques. — Hors des animaux vertébrés, les mollusques céphalopodes sont les seuls chez lesquels on observe un squelette interne. Il consiste en diverses pièces qui restent à l’état de cartilage et dont la structure offre les mêmes caractères que celui des animaux supérieurs.

La pièce principale est la boite crânienne (fig. 248). Elle loge le cerveau et fournit deux prolongements sous forme d’orbites pour y loger les énormes yeux de ces mollusques. L’œsophage passe à travers cette boite avec les canaux excréteurs des glandes salivaires inférieures.

On trouve ensuite une autre pièce sur la nuque que l’on a pu

Fig. 218. — Boile cartilagineuse de sépia urticmalis.

a. Orbites.— b Orifice pour le passage de l'oesophage.

comparer à des arceaux supérieurs des vertèbres; elle est formée de deux plaques qui représentent, aux yeux de quelques anatomistes, la colonne vertébrale; c’est dans le calmar que celte pièce acquiert le plus grand développement. Dans les seiches on observe une pièce à trois apophyses à la base des bras, une longue lame le long de la nageoire, et enfin des pièces dites articulaires à la base de l’entonnoir et auxquelles s’adaptent des cartilages du manteau.

Il existe trois cartilages dans les poulpes, douze dans les

calmars et treize dans les seiches.

Squelette cutané des articulés.

— Chez les animaux articulés, il existe un squelette, mais il est uniquement formé par la peau; c’est pourquoi on l’appelle squelette dermique ou cutané.

Dans les animaux vertébrés, il est intérieur et enveloppé par les muscles; dans les articulés, il est extérieur, et les muscles sont logés en dedans.

Il est corné ou calcaire dans cet embranchement, et renferme un principe chimique particulier connu sous le nom de chitine.

Les pièces ne se joignent pas à mandibules, les mâchoires et l’aide de ligaments, comme dans

ave c>a I a e mî è r e ^ire^dè ,eS VeFlél,rés> elleS Se SOllllent Pi,r pattes. — c. Mdsotborax avec juxtaposition ; on les nomme apo-

une paire d'ailes et la seconde dèlllCS

Un animal de cet embranchement est toujours formé d’une série d’anneaux (lig. 2i!)) joints ensemble et qui se modifient d’autant plus profondément que les appendices qu’ils portent sont plus développés. Les myriapodes ont, comme les larves en général, les appendices et les anneaux semblables entre eux.

Fig. 24‘J. — Squelette cutané «I u cal os nm a.

Tète avec les antennes, les

paire de pattes. — d. Métal borax avec la deuxième paire d’ailes et la troisième paire de pattes. — e. Abdomen.

VIM'.VRKIL LOCOMOTEUR.

Chaque anneau ou segment est divisé en deux pièces au moins dont les bords dépassent pour se réunir. Tous ces anneaux peuvent porter des appendices.

Ces appendices sont toujours articulés et se composent communément de cinq pièces pour former une patte; ces pièces sont : la hanche, le trochanter, la cuisse, la

«•il» 11 uii aruruic

Dans le premier embranchement, une patte ( ((

peut se transformer en aile; dans les animaux •> Trochanter articulés, les ailes sont des appendices diiïé- - 3. Cui»e renls, qui ne deviennent jamais des pattes. Les 5' Tarse.' ailes sont toujours insérées à la partie supérieure du corps, les pattes toujours à la partie inférieure.

Comme chaque article d’une patte a reçu un nom, chaque pièce du segment a reçu aussi un nom particulier, et ce nombre

peuvent servir comme pattes et comme pièces de la bouche pour la mastication.

Il n’y a jamais plus de deux paires de membres dans les vertébrés; il en est qui n’en ont qu’une seule paire; d’autres en sont complètement privés. Quand il n'en existe qu'une seule paire, c’est tantôt la paire antérieure qui persiste, et tantôt la paire postérieure.

Quelle que soit la forme ou la longueur de la patte, on peut toujours la réduire à ces diverses pièces, comme le membre d'un animal vertébré.

*’.0. — Pâlir d'un articulé

a. Præsrutmn.

— h. Scutum.

— r. Sc ii tel - I II 111 — f/. Postscu loi I ii ni .

Ki* *5*. - Proitiornx «I «* lasaul« relie vrrli*.

peut s’élever, dans les segments les plus compliqués (ceux qui portent des pattes et des ailes), à quatre en dessus : sternum, épisternum, épinière, eulliorax (tig. 2îil), et quatre en dessous : præseutum , scutum , sculelltim et postsculellum (tig. 252).

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