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I.es mêmes appendices

Il y a au plus deux paires d’ailes dans les animaux articulés; elles sont toujours insérées sur le deuxième et le troisième anneau du thorax. Comme pour les membres des vertébrés, une paire manque quelquefois; d’autres fois elles manquent toutes les deux.

Les pattes des articulés sont au nombre de deux paires dans quelques crustacés inférieurs; elles sont au nombre de trois dans les insectes, de quatre dans les arachnides, variables de deux à sept dans les autres crustacés parasites et libres, et enfin au nombre de plusieurs centaines chez les myriapodes.

Il n’existe plus de pattes hors des articulés.

Dans tous les insectes la bouche se compose de six pièces

(fig. 255):deux impaires:

la lèvre supérieure et l’inférieure; deux paires : les mandibules et les mâchoires. Les mâchoires et la lèvre inférieure portent en outre des palpes. Toutes ces pièces n’appartiennent pas au squelette cutané; il y en a qui doivent être rapportées au squelette viscéral.

Ces six pièces de la bouche s’allongent pour former une trompe ou un suçoir chez les insectes suceurs; elles restent courtes et distinctes dans les insectes broyeurs.

Chez les mollusques, il se forme généralement dans l’épaisseur de la peau des pièces solides, ordinairement calcaires, et que l’on appelle communément coquilles. Il n’y a que chez les oseubrions qu’elles présentent de l’analogie avec le squelette des animaux articulés.

Celte coquille n'est formée en général que d’une ou de deux pièces qui servent plutôt à la protection de l'animal qu’à la locomotion.

Fig. 253. — Pièce de la bouche de l’bydrophilus pieeus.

«. Lèvre supérieure. — b. Lèvre inférieure. — c. Palpe labial. — d. Pallie maxillaire. — e. Mâchoire. — Mandibule.

APPAREIL LOCOMOTEUR

Fig. itii. — Coquill» » eoni que* qui l'tt'OuIruL

Toutes les coquilles, quelle qu’en soit la forme, peuvent se réduire ù un cône diversement enroulé (fig. 234).

Il n’y a pas de mue dans les mollusques : la même coquille continue ù croi- Ire pendant la vie de l’animal.

Les mollusques qui vivent en colonie, comme les bryozoaires, et qui ont aussi une enveloppe calcaire de protection, forment souvent des tiges ramifiées, semblables à des plantes, et que l’on a appelées polypiers.

Quelques mollusques (les tuniciers) présentent, dans la composition de leur squelette cutané, une substance semblable, sous le rapport chimique, à la cellulose végétale.

Plusieurs vers ont, comme les cestoïdes, des corpuscules calcaires de forme arrondie dans l’épaisseur de leur peau.

Beaucoup de vers à sang rouge portent des soies de forme très-variée (tig. 235), quelquefois en si grand nombre qu’elles forment une sorte de feutre sur le dos de l’animal, comme dans l’aphrodile. Ces soies deviennent quelquefois lamelleusesetse recouvrent comme des écailles (fig. 25(5), par exemple dans les polynoés.

D’autres vers ont le corps revêtu d’un épithélium vibralile (les lurbellaires des auteurs), et portent souvent dans l’épaisseur de la peau des corpuscules en forme de bâtonnets qui semblent caractéristiques de ces animaux.

Le squelette cutané se réduit dans quelques échinodermes et plusieurs polypes à des spiculés d'une forme constante qui incrustent la peau et qui permettent de distinguer les principauxgroupes entre eux. On en voit en forme d’ancre chez lessynaptes (fig. 237).

eig. *ss. -

— Soie

lumbricus coniplanat u$.

K «g. ÎN6. — Aphrodite héritsér; ies

«oie* rn duvet sont rn levées du cdU* droit.

ANATOMIE COMPAKEE.

Cils vibratiles. — Chez les animaux inférieurs, la locomotion aquatique a souvent lieu à l’aide de poils très-fins, qui battent

l’eau comme les planches d’une roue de bateau à vapeur et que l’on désigne sous le nom de cils vibratiles (fig 258).

On ne distingue ces organes qu’à l’aide du microscope.

Fig. 258 — Jeune alcyonclle, couverte de cils vibratiles.

On voit des cellules de forme variable former un épithélium, et au bout de chaque cellule, des poils hyalins terminés généralement en pointe. C’est un épithélium vibratile (fig. 259).

La plupart des infusoires, les vers lurbellaires, les embryons de vers à sang rouge, les embryons de mollusques en général, sont pourvus d’un épithélium vibratile, chez les uns sur toute la surface du corps, chez les autres dans quelques régions seulement.

Cet épithélium vibratile existe dans les animaux supérieurs et même chez l’homme, non pour la locomotion de l’individu, mais pour la locomotion de certains produits qui sans eux ne pourraient être mis en mouvement. Le produit mâle, le spermatozoïde porte luimême le cil vibratile pour se mouvoir, mais dans l’appareil femelle ce sont les cils des trompes ou des ovidueles qui déterminent le mouvement de l’œuf.

Dans d’autres cas, les cils sont évidemment destinés à faire mouvoir les liquides qui baignent les surfaces que ces cils recouvrent.

On a comparé avec raison le mouvement vibratile de la surface d’une membrane à l’ondulation d'un champ de blé ballotté par le vent.

Fig. 259. — Tentacule b ry «zoo ire, couvert d épithélium vibratile.

APPAREIL. LOCOMOTEI U .

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