Larve d’ncarus pourvue d’yeux
Fig. 298. — Scorpion spinifer (Gcrvais)
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nombre plus considérable, qui s’élève quelquefois jusqu’à quarante. M. P. Gervais a observé que ce nombre augmente avec l’àge.
Crustacés. — Dans celle classe on trouve les deux sortes d’yeux. Les crustacés décapodes cl stomapodes ont des yeux à facettes, portés sur deux pédoncules (fig. 300) situés sur le
Fig. 300 — Veux pédicules crustacé déco poil e.
a. Yeux. — b. Tige mobile.
a. Yeux en place .
b. Yeux isoltV
Flf. *99. — Yeux d'iule luc»f«»*r« (Grrvait).
bord antérieur du céplialotliorax, et qui peuvent se cacher dans des fossettes particulières où ils sont parfaitement abrités. Clic/ plusieurs crustacés on trouve des yeux composés sans facettes;
ils consistent en un certain nombre d’yeux simples qui sont couverts par une cornée commu ne. Ces yeux sont situés sur le côté de la tête. Quelques crustacés ne montrent plus qu’un Kî* 3(io.— oF.ii a# seul œil au milieu du céphalothorax, et, chez
ixclops <| il ,i<l nror-
nia, placé au milieu les crustacés parasites, ccs organes de sens manquent généralement, tandis qu'ils existent encore dans le jeune âge lorsqu’ils mènent une vie libre et indépendante.
Allocoltjlédones ou mollusques. — Il existe des yeux dans les divers ordres, à l’exception des bryozoaires. Ces yeux sont toujours simples et en général ils renferment un appareil optique.
Céphalopodes. — Il existe deux yeux très-volumineux et qui sont logés dans des cavités orbitaires formées par la boite crânienne ; deux muscles droits meuvent ce globe oculaire (lig. 301).
Dans le calmar, au devant du globe de l’œil, existe une ou-
verture qui établit une communication entre le dehors et une grande cavité qui entoure tout le globe de l’œil (fig. 502); c’est la peau qui pénètre dans cette cavité et en tapisse tout l’intérieur, elle représente la conjonctive. La peau devient transparente au devant de la cornée, qui est placée
Fig. 301. uiobe da,)s celle cavité.
de l’œii et mus- Cet organe de sens se distingue surtout par
clcs du calmar. ,, , , - . i
Pénorme renflement du nerf optique; de ce renflement parlent un nombre considérable de filets nerveux, qui pénètrent séparément dans la sclérotique par des ouvertures distinctes, et qui, en se réunissant du côté interne et du côté externe de la choroïde, forment pour ainsi dire une rétine interne (la rétine proprement dite) et une rétine externe.
En dedans de cette rétine externe, on voit une épaisse cou-
Fig. 302.— Tile de calmar, vue de cité- Fig. 303. — OEil de sepia
a. Globe de l’œil. — b. Peau trans- officinalis.
parente. — c. Orifice. — d. Car- a. Peau. — b. Cornée translilage articulaire. — e. Bras. parente. — c. Cristallin.
che de pigment tapissée par une pulpe nerveuse très-molle qui se réduit au moindre altouchemenl. C’est la rétine véritable qui a longtemps échappé à l’examen des anatomistes. On trouve ensuite la membrane hyaloïde et le corps vitré. Les filets nerveux à la sortie du ganglion se croisent dans quelques céphalopodes.
Il existe une cornée transparente, mais elle est tellement
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rapprochée du cristallin, qu’elle ne forme avec lui qu’un seul organe, que l’on a regardée comme un cristallin composé de deux segments (fig. 303). D’après celle détermination , l’œil des céphalopodes rentre dans la conformation ordinaire; il fait simplement par ses filets optiques le passage de l’œil simple à l’œil composé. La peau et non l’iris forme souvent un voile audevant de la cornée pour rétrécir l’ouverture qui livre passage à la lumière.
Gastéropodes . — Les gastéropodes (fig. 301 et 305) sont aussi pourvus de deux yeux assez simples et petits; on leur reconnaît les divers éléments essentiels du globe de l’œil. Une sclérotique au-devant de laquelle passe la peau amincie, une cornée, un cristallin, une pupille avec iris, une choroïde et une rétine. Quand il existe deux paires de tentacules, comme dans les limaces, ce sont les supérieurs qui portent ces Fl*t 3®*,u“l(,0j‘ organes de sens, soit à leur sommet, soit à la ir»chu. conuioïbase, soit encore sur un pédicule. Ils portent à cet effet le nom de tentacules oculaires. Le nerf qui se rend aux tentacules est accolé au nerf optique sur une partie de son trajet. Chez quelques gastéropodes, les yeux sont formés d’un amas de pigment sans sclérotique ni cornée, et sont directement, sans l’intermède de nerf optique, en rapport avec les ganglions sus-œsophagiens.
Acéphales. — Les acéphales sont en général pourvus d’yeux; ils sont situés sur le bord du manteau et sont formés d’une sclérotique, d’une cornée couverte par la peau, d’une couche pigmentaire, d’un cristallin et d'une rétine qui entoure un corps vitré. Ils sont quelquefois pédonculés et en très-grand nombre, logés au milieu des papilles. Ils sont assez petits mais nombreux dans les huîtres, mais c’est dans les peignes qu’ils sont le plus développés.
Tuniciers. — Chez les ascidies ù l’étal de têtards, lorsqu’ils vivent librement, nous avons vu sur le coté de la tète des points noirs sans appareil optique; ces points noirs disparaissent lors-
Fig. 505. — OEM il«* triton, <Tapr4* J. Muller.
Fig. 30G. — Yeux d’une iurudinéc.
qu’ils deviennent adultes, et, chez quelques-uns, de nouveaux yeux apparaissent au pourtour de chacun des tubes; on voit un cristallin au milieu d’un amas de pigment.
bryozoaires. — Il n’existe plus d’organe de sens spécial.
Fers. — Parmi les vers, il y en a qui sont complètement privés d’yeux; d’autres ont autour de la tête plusieurs taches pigmentaires, et d’autres enfin ont des yeux à appareil optique en nombre très-variable autour de la tète, par exemple les sangsues (fig. 506). Cet appareil optique consiste, chez quelques-uns, en un globe distinct avec une couche de pigment, une pupille, un corps transparent et une rétine. Les nerfs optiques viennent des ganglions sus- œsophagiens et forment quelquefois un renflement ganglionnaire avant de pénétrer dans le globe de l’œil.
On trouve des taches de pigment dans divers helminthes (fig. 507), mais toujours seulement dans le jeune âge.
Échinodermes. — On voit dans les aslérides des taches pigmentaires rouges à l’extrémité et en dessous des XX rayons (fig. 508); on en voit de pareilles sur les plaques qui alternent avec les plaques génitales dans les oursins, et que l’on appelle pour cette raison plaques ocellaires ; mais il n’y a pas d’appareil optique.
Polypes. — Les organes Fig 307. Tachrs de sens que l’on voit tout de pigment de «eo-
. , ,, , lex de cestuïde
autour de l omurelle dans les méduses (fig. 509) sont regardés tantôt comme des yeux, tantôt comme des oreilles; quelquefois il y en a de deux sortes, et ceux que l’on regarde comme yeux sont situés à côté des vésicules supposées auditives. Ces yeux consistent dans des cellules à pigment, dans lesquelles est enfoncée à moitié une lentille sphérique.
Fig. 308. — Prétendu* yeux des astéries.
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Les polypes de la division des serlulaires, des gorgones el des hydraires n’onl plus de taches de pigment, el cependant
A. Campannlaria avec tentacule» étendus. — It. Tentacule isolé avec
capsule.
quelques-uns d’entre eux, comme les hydres, soni sensibles à la lumière, puisqu’ils changent de place dans un verre d'eau et cherchent le jour.