I.e globe de l’œil a une forme sphérique; la sclérotique est
Kig 29U. — OEM de mammifère d'apte» Eschrit lil.
«. Cornde transparente. — b. Sclérotique. — c. Cristallin. — d. Iris. — e. Kdline. — f. Choroïde. — (j. Nerf optique.
APPAREILS DES SENS
extraordinairement épaisse dans les cétacés souffleurs; le fond du globe de l’œil présente, chez plusieurs mammifères, un éclat métallique que l’on désigne sous le nom de tapis; ce tapis est écailleux dans le chat et s’observe surtout dans les ruminants.
En dessous de la choroïde, M. Rainey a observé un muscle à libres striées, qui a pour effet d’écarter la choroïde de la sclérotique; il l’appelle muscle choroïde.
La tache jaune n’existe que chez quelques quadrumanes. La cavité qui s’étend du cristallin à la cornée transparente est séparée par un diaphragme; la partie antérieure est désignée sous le nom de chambre antérieure, l’autre, derrièrele diaphragme, sous le nom de chambre postérieure; la capacité de ces chambres ne varie guère d’une manière importante dans cette classe. Ce diaphragme ou l’iris est très-mobile; son ouverture ou la pupille est généralement ronde; toutefois dans quelques mammifères elle s’allonge verticalement, elles bords peuvent se rapprocher au point d’oblitérer complètement le passage de la lumière; les chats nous montrent un exemple de cette disposition. Chez d’autres, la pupille est allongée horizontalement comme dans beaucoup de ruminants et de pachydermes, mais les bords sont arrondis au lieu d’être anguleux.
Le cristallin est sphérique dans les mammifères aquatiques ; chez les autres il est aplati.
L'entre-croisement des deux nerfs optiques est partiel dans les mammifères.
Oiseaux. — L’œil des oiseaux (fig. 201) diffère notablement quant à sa forme; son diamètre antéro-postérieur est beaucoup plus petit que le diamètre vertical. Les yeux ne manquent dans aucun oiseau, et ils sont proportionnellement plus volumineux que dans les mammifères. Dans les rapaces nocturnes, ils sont dirigés en avant comme dans les quadrumanes; dans tous les autres, ils sont dirigés sur le côté. La troisième paupière ou la membrane nirlilanle existe chez tous les
Fig. *91. — OP.il d'aigle.
O. Cornée. — b. CrisUllin.
— c. Sclérotique. — rf. Peigne. — e. Nerf optique.
oiseaux; elle passe comme un rideau au devant du globe de l’œil, de manière à le recouvrir complètement; elle est mince, demi-transparente et pourvue de deux muscles qui sont situés derrière le globe de l’œil. Il existe également une glande d’Harderus avec son canal excréteur.
Dans l’épaisseur de la sclérotique il se forme en avant chez quelques oiseaux (les rapaces nocturnes) un cercle osseux (fîg. 292) qui s’attache à la cavité de l’orbite; ce cercle est formé de plusieurs osselets qui sont imbriqués et dont le nombre s’élève quelquefois jusqu’à trente. La choroïde forme au fond du globe un repli dont la surface est régulièrement striée et que l’on désigne sous le nom de peigne. Ce prolongement s’étend en avant au milieu du corps hyaloïde. La cornée transparente est très-bombée, ce qui rend les chambres très-spacieuses. L’iris est très-mobile; la pupille est toujours arrondie; la couleur jaune de l’iris est due à des gouttelettes F>g. 292. — corde d’huile de cette couleur. La couleur de l’iris est rotiqucfdc grand- très-variable. On distingue des fibres musculai- ,luc- res entre la paroi externe du canal de Fontana
et le cercle osseux ; c’est le muscle de Cramplon ou le muscle ciliaire ou bien encore l’anneau fibreux de Treviranus. Malgré la différence de position, M. Rainey le considère comme analogue du muscle choroïde. Le cristallin est aplati à sa face antérieure, surtout chez les oiseaux de proie diurnes, tandis que chez les nocturnes il est très-convexe.
Reptiles. — Lesorganes de la vision sont tout à fait rudimentaires chez quelques animaux de cette classe et ils ne sont jamais très-développés. Ils sont situés sur le côté de la tète; outre ies six muscles qui meuvent ces organes, on trouve souvent encore un muscle choanoïde comme chez les mammifères.
Les paupières manquent souvent et ne sont en général que médiocrement développées quand clics existent. On en voit généralement une en dessus et une en dessous, mais chez les caméléons la paupière est circulaire et les yeux se meuvent indépendamment l’un de l’autre. On trouve souvent encore une membrane niclitante, et la glande d’Hardcrus dans l’angle interne
APPAREILS DES SENS
de l’orbite. On trouve aussi, du moins dans les reptiles proprement dits, une glande lacrymale, et un canal nasal qui conduit le liquide lacrymal dans la cavité du nez.
Chez les serpents, la peau passe au devant du globe de l’œil et laisse entre elle et la cornée transparente un certain espace pour le passage du fluide lacrymal. Quand le serpent mue, l’épiderme se détache tout d’une pièce et sans montrer d’ouverture au devant du globe de l’œil.
Le globe de l’œil des reptiles (tig. 2D3) proprement dits ressemble à celui des oiseaux, tandis que celui des batraciens se rapproche plutôt des poissons.
La sclérotique devient souvent cartilagineuse ou même montre dans son épaisseur un cercle osseux; la choroïde est très-épaisse et forme un repli qui pénètre dans le corps hyaloïde comme le peigne et qui mérite ce même nom.
L’iris est mobile, diversement colorié; la pupille est tantôt arrondie, tantôt fendue transversalement ou verticalement; on distingue encore les deux chambres, le corps cl les procès ciliaires, etc.
Poissons. — Les poissons portent quelquefois de très-grands yeux, surtout ceux qui vivent à de grandes profondeurs. Ordinairement ils sont situés sur le côté de la tète, mais se trouvent aussi quelquefois au-dessus, comme dans l’uranoscope. Dans les pleuroneeles, les deux yeux sont situés du même côté du corps dans l'âge adulte. Le globe de l’œil, ordinairement un peu aplati en avant et hémisphérique en arrière, se meut ù l’aide des mêmes muscles, au nombre de six, que nous avons vus dans les autres classes. Ces muscles manquent dans un très-petit nombre. Le branchioslome n’a pour tout organe de la vision que deux taches de pigment, et tout organe accessoire manque dans ces singuliers poissons. L’œil eslaussi rudimentaire danslesmyxinoïdes. Chez quelques animaux de celle classe (les plagiostomes), l’œil est porté sur un pédicule et reproduit la disposition que l’on voit dans la classe des crustacés.
Fig. Î93.
A. Œil d'emys ourop.'Bj.
— B. Cercle osseux.
Il n’y a pas d’appareil lacrymal.
Ce qui distingue surtout l’œil des poissons (fig. 29-4), c’est le peu de convexité de la cornée transparente, la sphéricité du cristallin et le peu de mobilité de la pupille. Les chambres sont presque nulles, tellement le cristallin est rapproché de la cornée transparente; les paupières et la glande lacrymale manquent.
C’est exceptionnellement que l’on observe Fiperd,è (cu?feii')de chez quelques poissons (certains plagiostomes) des paupièreset même une membrane nicti tan te.
L’immobilité de la pupille est corrigée par un prolongement sous forme de voile qui descend du bord supérieur de la pupille et qui peut ainsi oblitérer l’ouverture (les raies). L’iris présente en général des couleurs très-vives et très-variées.
L’iris des poissons est mobile et se contracte sous l’excitation directe de la lumière et sans intervention de la rétine et de l’encéphale. Cette mobilité est un peu plus grande chez les plagiostomes que chez les autres; elle est due à des fibres musculaires.
La sclérotique est en général fort épaisse et d’une grande dureté; la choroïde se sépare en deux couches qui s’éloignent notablement l’une de l’autre et entre lesquelles se trouve un réseau vasculaire qui a reçu le nom de glande choroïdale.
La tissure de la rétine livre souvent passage à la membrane interne de la choroïde (la ruyschienne), qui plonge dans le corps vitréquelquefois jusqu’au cristallin et forme ce que l’on nomme la campanule de llaller.
Articulés ou êpicotylédones . — Dans cet embranchement, on voit des yeux simples comme dans les vertébrés (on les désigne sous le nom de stemmates), et des yeux composés ou à facettes dont le nombre peut s’élever à plusieurs milliers. On trouve quelquefois les deux sortes dans le même animal (fig. 295).
Les yeux simples ou stemmates se composent d’une cornée transparente, d’un cristallin sphérique ou cylindrique, d’une rétine formée par le nerf optique et d’une couche de pigment qui représente la choroïde.
APPAREILS DES SENS
Les yeux composés ou à facettes sont formés d'autant de cônes ou de cylindres qu’il y a de facettes à la surface. Chaque facette représente une cornée ; derrière celte cornée on trouve
Fig. 295. — Tilr il’abtillt.
o. Yeux simples. — b. Yeux à facéties.
un corps solide, allongé, d’une forme pyramidale, qui représente le cristallin ; derrière celui-ci on trouve un corps vitré qui est entouré d’un calice formé par un filet optique, la rétine; ce filet optique provient du rendement ganglionnaire que l’on remarque sur le nerf optique. Ces divers organes sont entourés d’une choroïde qui tapisse le cylindre et laisse derrière la cornée une ouverture qui sert de pupille.
Une sorte d’yeux intermédiaires, formés d’yeux simples réunis et couverts d’une cornée commune s’observe chez quelques crustacés.
Ces deux sortes d’yeux présentent dans les diverses classes de cet embranchement de notables changements, surtout quant à leur position et leur nombre.
Il y a des articulés qui ont des veux dans le jeune âge, lorsqu’ils vivent librement, mais qui, à l’étal adulte, les perdent, lorsqu’ils deviennent parasites.
Insectes. — Les yeux simples sont placés sur le côté de la tète quand ils existent seuls; on en trouve quelquefois jusqu’à soixante de chaque côté et ils font le passage aux yeux composés; quand les deux sortes d’yeux existent simultanément, les
Fig. 290.
A. Coupe d'un œil composé de libellule. — B. Coupe de quelques yeux du même, vus A un plus fort grossissement.
stemmatcs sont placés ou sur le front, souvent au nombre de (rois, ou bien sur la nuque.
Les yeux à facettes (fig. 295 et 29G) sont toujours placés sur
le côté de la tète ; ils forment deux globes bombés qui se touchent parfois au-dessus; le nombre de facettes ainsi que leur grandeur varient beaucoup d’un groupe à un autre. C’est chez les libellules et les diptères que ces yeux sont le plus développés. On compte plusieurs milliers de facettes ou d’yeux dans quelques insectes.
Arachnides. — Il n’existe que des yeux simples dans celle classe (tig. 297), et souvent ces organes manquent complètement, surtout chez ceux qui occupent l’extrémité de cette classe et qui vivent en parasites. Ils sont très-variables quant au nombre et quant à la situation. On en voit quelquefois deux à la partie antérieure du dos, d’autres fois sur le côté et qui sont portés sur des pédoncules. Chez d’autres on en voit quatre, mais dans la plupart des aranéides, il y en a huit près du bord antérieur du céphalothorax. Ils sont toujours groupés avec symétrie et montrent le même arrangement dans la meme espèce. C'est chez les scorpions qu’on en trouve le plus grand nombre; ils en ont souvent deux grands au milieu et plusieurs petits sur le côté (fig. 298).
Myriapodes.— Ils sont simples et placés sur le côté de la tète en formantdes séries régulières composées de quatre, six, huit ou un
Fig