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INTRODUCTION

îles feuilles qu'il arrache des arbres; el si par accident il doit prendre sa nourriture par terre, en écartant les jambes anlérieures, il abaisse assez le tronc en avant pour saisir ses aliments. C’est un phénomène dont on peut être témoin tous les jours dans les ménageries.

§ ô. — LES ORGANES ANALOGIES 01 HOMOLOGIES.

Une autre loi, que les observations du \iv siècle ont dévoilée, c’est que des organes, souvent très-di lièrent s en apparence, sont au fond analogues et ont même eu. dans le principe, une forme identique.

Comme l’ogive la plus fleurie esl sortie du plein cintre, de la même manière des organes, en apparence très-compliqués, sortent d'autres formes qui conservent quelque part leur simplicité primitive.

Si nous examinons le premier embranchement du règne animal, les animaux vertébrés, nous voyons le poisson conformé d’après le même plan que le mammifère, absolument comme s’ils étaient sortis l’un et l'autre d’un moule primitif commun. Dans tous les animaux vertébrés, les divers appareils se composent des mêmes pièces plus ou moins développées et qui conservent exactement les mêmes rapports entre elles, quelle que soit la diversité de forme qu'elles affectent. Prenons pour exemple le squelette. On trouve un squelette osseux dans une carpe aussi bien que dans une grenouille ou un serpent, dans un oiseau comme dans un singe. Chez ces divers animaux, ce squelette présente pour partie principale une colonne vertébrale, et cette colonne vertébrale est formée de petits osselets placés bout à bout, el connus sous le nom de vertèbres. Quelques vertèbres, les antérieures, se modifient pour loger le cerveau el les organes des sens, et de cette modification liait le crâne. Le crâne humain, comme le crâne du poisson, est formé par des vertèbres légèrement déformées. Le poisson et le singe, comme l'oiseau, portent tous des côtes, et on voit en outre des appendices ou des membres qui varient d’après le milieu dans lequel l’animal esl appelé à vivre. Ces appendices ou membres sont des jambes ou de.-

imites dans les mammifères qui sautent, qui courent, qui grimpent ou qui fouissent ; dans les chauves-souris et les oiseaux, ces membres s’allongent et se transforment en ailes pour les soutenir dans l’air, ou bien encore, ces organes se raccourcissent et affectent la forme d’une rame ou d’une nageoire pour la vie aquatique chez les cétacés, les phoques et les poissons. Ces pattes, ces ailes eu ces nageoires montrent au fond la même composition; on* y trouve les os de l’épaule, du bras, de l’avant-bras jusqu’aux phalanges des doigts, et ils renferment chacun les mêmes pièces, mais, comme on le pense bien, plus ou moins modifiées dans leur forme, selon les exigences du milieu. En effet, ces os sont grands ou longs chez les uns, petits ou courts chez les autres, rudimentaires ou tout à fait cartilagineux chez les troisièmes; mais ce ne sont pas moins les mêmes pièces qui doivent porter en anatomie le même nom. C’est ce que l’on appelle des os analogues ou mieux encore des homologues.

Il en est ainsi de toutes les parties du squelette, depuis le simple poisson jusqu’au quadrumane et même jusqu’à l’homme.

Ainsi le crâne humain comme celui de tout animal vertébré, non-seulement présente toujours la même composition, mais il est. formé des mêmes os, il loge les mêmes organes, et ces os portent le même nom, depuis les poissons jusqu’aux quadrumanes. Le singe a des os frontaux, comme le bœuf et l’oiseau, le lézard et le poisson.

Mais si tous les animaux vertébrés sont formés d’après un plan commun, peut-on en dire autant d’un insecte ou des animaux articulés? Évidemment non! Les articulés sont formés d’après un autre plan, du moins quant aux organes de la vie de relation. L’insecte a un squelette, mais il est emprunté à la peau ; il n’est plus logé à l’intérieur de l’animal, mais à l’extérieur ; les ailes du hanneton ne sont plus des pattes transformées, et les pattes ne sont plus des appendices analogues aux membres des vertébrés; en un mot, depuis l’apparition des premiers rudiments de l’embryon, depuis le premier moment de la formation du germe, le vertébré et l’articulé diffèrent l'un de l'autre. On peut dire que le mammifère est un poisson perfectionné, mais

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