Hélix. — 2. 2. 2. Anthélix
e. T ragus. — d. Antitragus.— e. Fosse naviculaire. — f. Conque.
Pig. 313. — Oreille interne d'albatros.
ment avec la peau un pavillon plus ou moins grand qui se dirige dans différents sens au moyen de muscles propres; on en compte jusqu’à vingt-huit dans le cheval et le chat. Les diverses parties de ce pavillon ont reçu des dénominations diverses, comme on peut le voir par la figure 512. C’est dans quelques chauves-souris, l’oreillard, par exemple, que ce pavillon a acquis le plus grand développement. Il manque dans les mammifères aquatiques et souterrains.
Oiseaux. — On trouve encore dans l’oreille interne (fig. 513) le vestibule, les canaux semicirculaires au nombre de trois, et le limaçon.
Dans le vestibule on trouve, au milieu du liquide qui le remplit, deux concrétions calcaires qui représentent l’otolithe. Le limaçon, au lieu de former des tours de spire, consiste dans un tube légèrement courbé et oblus, qui est également divisé à l’intérieur en une rampe vestibuluire et une rampe tympanique.
La caisse du tympan est trèsirrégulière; elle communique avec divers os, et, par une trompe d’Euslache souvem osseuse, avec l’arrière-bouche; les deux trompes s’unissent souvent en un seul conduit. Il n’y a qu’un seul osselet de la chaîne bien développé, c’est l’étrier, qui porte le nom de columelle; les autres sont à l’état rudimentaire (fig. 3 li). La membrane du tympan est convexe en dehors.
Fig. 311. — Chaîne d’osselets de cauard.
a. Marteau. — b. Enclume. — c. Élrier. — </. Muscle intérieur du marleaii. — e. Muscle extérieur du marteau. — f. Muscle de l'étrier.
APPAREILS DES SENS
L’oreille externe manque chez tous les oiseaux , on distingue toutefois toujours le trou auditif, et, chez les rapaces nocturnes, les plumes se disposent autour de celle ouverture en formant . un pavillon ( fig. S I î> ). Les rapaces nocturnes ont un
conduit auditif ijiii, d’un côté, est dirigé de haut en bas, et, du côté opposé, de lias en haut.
Reptiles et batraciens.
— Les reptiles écailleux ri*- îl S. — rinillon el Irou nmltllfdtilryi olu» montrent encore dans leur ReP’‘ médian. — 4. i)é|>re»«ion »upé-
... . . rieure. — e. Dépression inférieure. —
oreille interne un vesti- Trou alldllif: s,,iitie oueu%P. bulc avec une OU plusieurs — f Limite» antérieures de ce même concrétions calcaires (olo- l,aïillo,,• “ »• Li,niles P°slërieure‘lilhes), trois canaux semi-circulaires et un limaçon ; ce dernier organe, dans les crocodiles, ressemble parfaitement à celui des oiseaux. La caisse ou l’oreille moyenne manque complètement dans les ophidiens et plusieurs sauriens, ainsi que la membrane du tympan. On voit l'os eolumcllaire appliqué sur la fenêtre ovale. Il existe une trompe d’Eustache quand la caisse ne manque pas.
Le labyrinthe des batraciens montre encore les trois canaux semi-circulaires . mais point de véritable limaçon. Il existe encore toujours une fenêtre ovale formée par une columellc quand l'oreille moyenne existe, ou bien cette fenêtre est couverte par les muscles et la peau quand elle manque. La caisse du tympan est pourvue aussi d’une trompe d’Euslache.
Il n’existe plus d’oreille externe.
Poissons. — Les branchioslomes sont les seuls parmi les poissons qui n'ont point d’oreille. Cet appareil est toujours réduit au labyrinthe dans celle classe; il 11'y a ni oreille moyenne ni conduit auditif externe.
Ce labyrinthe est formé d’un vestibule avec deux sacs laléraux renfermant des ololithes, de canaux semi-circulaires,
généralement au nombre de trois, souvent fort grands et qui portent chacun une ampoule; celles-ci reçoivent chacune un lilet nerveux qui ne s’étend pas jusque dans les canaux. Il n’y a point de limaçon; il n’existe que deux canaux semi-circulaires dans les lamproies, et ils manquent complètement dans les myxinoïdes. L’ololithc principal est souvent très-développé et dur, par exemple dans les diverses espèces de gades. Comme nous venons de le dire, un filet nerveux se rend dans chaque
ampoule, mais il en existe en outre encore un pour chaque ololithe ; il s’épanouit autour de cette concrétion.
Chez quelques poissons, les harengs entre autres, la vessie natatoire s’étend jusqu’à l’oreille interne et représente jusqu’à un certain point la cavité de l’oreille moyenne et une trompe d’Eustache qui s’ouvre dans l’estomac. Il y a, sous ce rapport, des différences très-grandes dans les poissons.
Le lœpidoleprus trachyrhynchus est pourvu de deux conduits auditifs qui s’ouvrent sur le côté du crâne, en arrière et un peu en dessus.
Articulés. —Tout le monde est persuadé que la plupart des animaux articulés entendent; mais jusqu’ici on n’est parvenu à constater la présence d’un organe spécial que chez quelques insectes et chez les crustacés décapodes.
Insectes. — Chez les orthoptères de la famille des acridides, on distingue deux fossettes au milieu d’un anneau corné, et au fond desquelles se trouve une membrane tendue que l’on regarde pour une membrane de tympan. Derrière celle membrane on trouve une vésicule remplie de liquide et à laquelle se rend un
APPAREILS DF.S SENS
Art.»
nerf provenant du troisième ganglion thorachique. V. Siebold a trouvé un organe semblable dans les jambes antérieures des locuslides et achélides.
Crustacés. — - Les crustacés décapodes montrent à la base des antennes externes une saillie au centre de laquelle on distingue une membrane avec une tissure au centre ; c’est la membrane du tympan. Derrière celte membrane se trouve une poche, remplie d’un liquide transparent, sur les parois de laquelle s’épanouit un nerf qui liait avec le nerf antennaire externe, sur le côté des ganglions sus-œsophagiens; c’est le vestibule. Cet organe ne s’observe pas dans d’autres crustacés.
Mollusques. — On trouve cet organe de sens dans tous les mollusques, excepté dans les deux derniers ordres: les tuniciers et les bryozoaires.
Chez les céphalopodes (lig. ÔI7), il part des ganglions sous-
Fi», 3|7 Bol l« cartilagineuse, avec cerveau, yeux cl appareil auditif de sepia
olficinalis, d’après Scarpa.
A. Cerveau. — 6. Nerf optique. — b'. OEil. — c. Nerf auditif avec le vestibule.
œsophagiens deux lîlels nerveux qui plongent dans les parois de la boîte crânienne et se rendent à un sac membraneux qui, rempli d’un liquide, est situé au milieu d’une excavation formée dans l’épaisseur du cartilage crânien. Dans ce sac on trouve une ololilhe blanche de texture cristalline. C'est toute l’oreille. Il n’y a aucune communication avec l’extérieur.
Dans les gastéropodes, on rencontre deux capsules auditives, adhérant aux ganglions œsophagiens, remplies d'un liquide dans lequel on trouve un ololilhe unique ou un amas de granulations calcaires dont le nombre s’élève quelquefois jusqu’à quatrevingts: ces otolilhes exécutent un mouvement de balancement et
Fig. 318. — Oreille île la carinaire»
. Nerf. — l. Capsule. — c. Faisceaux de cils vibraliles. — d. Ololilhe.
de rolalion qui semble dû à la présence de cils vibraliles, qui tapissent la cavité (fig. 518)
Ces capsules sont situées en dessous des ganglions œsophagiens chez les uns (fig. 519); derrière les yeux et à la partie supérieure du corps chez les autres.
Les acéphales ont une oreille semblable, située dans l’intérieur du pied, au-devant des ganglions pédieux qui correspondent aux ganglions sousœsophagiens. Les otolilhes sont sphériques, d’une structure cristalline, et exécutent également des mouvements de rotation. On peut fort bien voir cet organe dans le pied comprimé des cyclas de nos eaux lluvialiles.
Vers. — Dans différents vers à sang coloré, on trouve également, à côté du collier œsophagien, des capsules auditives dans lesquelles nagent des otolilhes. Nul doute que ce ne soient de véritables oreilles.
Polypes.— Chez les cydippes (béroë pileus) (fig. 520), on trouve 5 côté du ganglion nerveux unique II y |
une capsule auditive avec un otolilhe qui tourne lentement dans sa cavité; il ne nous paraît pas douteux que ce ne soit une véritable oreille.
Tout autour de l’ombrelle, on voit, dans la plupart des méduses, des organes que nous ne pouvons nous empêcher de
1 M. Kôlliker a vu des cils vibraliles dans la capsule auriculaire des mollusques gastéropodes cl des embryons de céphalopodes. Le mouvement particulier des otolilhes est dû 5 rcs organes.
Fig. 319. — Ganglions sous - œsophagiens de l'aiupliicora, avec capsules auditives et les ololillx s.
a. Ganglions —b. Capsules. — c. Otolilhes.
Fige 320. — Oreille de r.ydippc pileus.
APPAREILS DES SENS
regarder comme des organes de l'audition ; ce sont des capsules dans lesquelles on découvre des otolillies quelquefois clairs et transparents, d’autres fois coloriés (tig. ôw2l). Ces organes varient d’une espèce à l’autre par le nombre, 1a dimension, la couleur et le volume des ololillies. Un les voit également dans les polypes médusiformes.
Les organes marginaux de plusieurs méduses (carybdea, pclagia , epliyropsis et rliuostoma) sont composés d’un appareil auditif et d’un organe de vision. Les yeux consistent dans une masse hémisphérique de cellules à pigment, dans lesquelles est enfoncée à moitié une lentille sphérique, dont la partie libre est parfaitement à nu et baignée par l’eau de mer. (Uegenbauer.)
Fig. 3il. — Capsule auditive de thau •xanlias c\ iubal««i Je*.