‹ Anatomie de l'espace maxillo-amygdalien: Région sous-anglo-maxillaireChapitre 12 sur 22 · NA · texte numérisé non relu

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glosse, mélangées à celles du génio-glosse partagent leur attache d’origine. En somme, on peut dire que ce faisceau du constricteur à une origine éloignée aux apophyses géni-supérieures. Ou bien ce faisceau lingual à quelque importance, et alors on peut ainsi suivre ses fibres: ou bien ce faisceau est insigniliant, et dans ce cas cette récherche devient impossible et on se borne à constater qu'il se perd, dans la langue, sur les él6ments squelettiques de cet organe.

C'est à ce niveau que se trouve la zone la plus variable de la musculature de la langue et du pharynx. Les faisceaux anormaux y sont extrèmement fréquents ; avec une bonne technique, et de la patience, on en découvre aisément plusieurs sur tous les sujets examinés.

La gaine fibro-conjonctive des constricteurs est un fascia d'enveloppe : aponévrose péripharyngée. On dit ce feuillet très mince. Il a vraiment une certaine densité, car 1l s'épaissit de tous les riches plexus vasculo-nerveux péripharyngés , adjacents à lui, confondus avec lui, ainsi que du tissu cellulaire qui les porte. Aussi l’enlève-t-on difficilement.

Les vaisseaux palatins ascendants sont appliqués, presque dès leur origine, sur cette paroi, dont ils se détachent d'autant moins facilement qu'ils lui donnent des pédicules collatéraux. L'artère palatine inférieure est appliquée verticalement, comme le montrait la figure 2, sur le fond même de la région de l’angle. La veine qui l'accompagne est volumineuse. Elle à des lymphatiques satellites. Plus haut, elle fera partie de la résion sous-parotidienne antérieure, avant de pénétrer dans le pharynx.

Parmi les vaisseaux collatéraux perforants nés de la pala-

tine, l'artère tonsillaire est le plus volumineux Une série de

figures montrera, au chapitre suivant, quelques-unes des très nombreuses variations du pédicule amygdalien.

Un caractère commun de ces vaisseaux, et surtout des vaisseaux tonsillaires, c’est-à-dire des plus gros de ces vaisseaux, est leur tendance à former, au ras de la paroi pharyngée, des sinuosités plus ou moins denses et compactes, qui contribuent ainsi à la formation de ce feutrage péripharyngé dont il a été question.

Le plexus nerveux pharyugien peut être isolé,en partant des gros troncs d’origine. C’est surtout le glosso-pharyngien qui donne ses rameaux dans la zone qui correspond au vestibule et à l’amygdale ; on peut même rencontrer le riche plexus décrit par Andersch.

Sous le constricteur, formant le centre, le squelette de la paroi pharyngée, on trouve une couche fibro-aponévrotique : aponévrose intra-pharyngée. Très épaisse à la base du crane, elle y forme un véritable tendon suspenseur du pharynx. Plus bas elle s’amincit peu à peu et se continue par la celluleuse de l’œsophage. Cette couche squelettique fondamentale du pharynx marque la limite profonde de la région, par sa face externe, de mème que langle maxillaire marquait la limite superticielle de la région, par sa face interne.

“est cette aponévrose, qui forme, au niveau du vestibule, la paroi fibreuse, concave en dedans, logeant l'amygdale et qu’on appelle quelquefois la coque amygdalienne. Elle est, à ce niveau,assez épaisse. Elle est grossie en effet quelquefois, sur sa face interne. de quelques éléments musculaires dont nous verrons la disposition au chapitre suivant, dans la région de fond. Elle est grossie surtout, sur sa face externe, par des fibres

musculaires du constricteur supérieur,comme dans la figure 3

SE ES et quelquefois par des fibres du stylo-pharyngien perforant le constricteur. Dans ce cas, la coque amygdalienne est vraiment fibro-musculaire. Mais souvent le constricteur s’y amincit, semble même y interrompre ses fibres, par exemple quand son faisceau glossien est très réduit. Alors l’aponévrose péripharyngée se trouve au contact de l’aponévrose intra-pharyngée et la coque amygdalienne est une coque fibreuse. Cette dernière disposition est très fréquente. Elle peut l'expliquer, soit par la multiplicité des vaisseaux et nerfs qui perforent cette paroi, soit peut-être par les reliquats d'inflammations

d’origine amyegdalienne.

$S 8. -- Région de fond.

Dissocier dans la paroi même du pharynx deux régions différentes, parait être, à première vue, une systématisation très discutable. Nous avons préféré cependant cette division à toute autre ; d'abord parce que la dissection la justifie, ensuite, et surtout, parce qu'elle est extrémement commode pour l'étude, et facilite l'anatomie de la paroi pharyngo-amygdalienne.

Tout ce qui est en dehors de l’élément aponévrotique, qui constitue le squelette fibreux du pharynx, diffère complètement de ce qui se trouve en dedans de ce feuillet. En dehors, le constricteur supérieur appartenait à la région sous-angulaire que nous avons étudiée ; de même les éléments conjonctivo-vasculaires adossés à sa face externe. En dedans, ce que nous allons maintenant rencontrer: muqueuse, amygdale, museles sous-muqueux ou piliers du voile du palais, constitu e

une tout autre région. Ce sera la région amygdalienne.

ee 239.

I faut l'aborder par en dedans, vers la muqueuse. Le crane et la face hémisectionnés, on a sous Les yeux la paroi latérale du pharynx du vestibule et de la bouche.

A quelques millimètres en avant du pilier antérieur du voile, à quelques millimètres en arrière du pilier postérieur, menons, par la pensée, de part et d'autre, une ligne verticale. De même, menons deux lignes horizontales, l’une un peu au-dessus du pôle supérieur, l'autre un peu au-dessous du pôle inférieur de l’amygdale. Le quadrilatère ainsi dessiné correspond à la projection du quadrilatère de l'angle maxillaire. On peut s’en assurer en transfixant avec quatre aiguilles.

Cette projection, vers la muqueuse des voies digestives, c'est essentiellement la région vestibulo-amygdalienne, très accessoirement une petite partie de la paroi pharyngée latérale et de la paroi buccale latérale. Donc, on peut dire, pratiquement, que la région de fond est la région amygdalienne.

Quelques mots sur cette région.

La muqueuse est fortement soulevée en arrière par la saillie du pilier postérieur, moins soulevée en avant par la saillie du pilier antérieur du voile du palais.

Ainsi sont constituées trois excavations : pharyngée, vestibulaire, buccale. L'encavation vestibulaire, intermédiaire aux deux piliers, l<interstitium arcuarium » de Luschka, se perd en bas entre les replis pharyngo et glosso - épiglottiques ; sa partie supérieure, bien découpée, se termine à l’ogive souspalatine.

L'amygdale occupe la partie haute, ou fosse tonsillaire, de l'excavation, entre les piliers du voile du palais, plus adhérente au pilier antérieur. Elle a cependant, au-dessus d'elle et

en avant, la petite fossette sus-amygdalienne de His, dont la

paroi antérieure forme le pli triangulaire lisse. Lorsque cette fossette est peu développée c’est le sinus de Tourtual, ou recessus palatin de Killian. Cette excavation est le reliquat du sinus fonsilliaire de la deuxième fente branchiale.

Rappelons que l'amygdale palatine n'est qu'un amas de tissu lymphoide de la sous-muqueuse, dans lequel la muqueuse pousse des prolongements cryptiques nombreux, tandis que par sa face externe l'organe reçoit des vaisseaux et en émet. Le tissu lymphoïde se poursuit en bas vers la langue, en haut vers le voile, formant quelquefois des amas, ou amygdales accessoires, mamelonnant la surface de la muqueuse, dans la fosse, sur les piliers, et jusque dans l'excavation sus amygdalienne.

Si on lire l’amygdale en dedans, on voit que sa face externe adhère à la concavité de la coque fibro-musculaire, dont nous avons vu la constitution sur son autre face extra-pharyngée, Sur sa face amygdalienne, cette coque est complétée par des fibres charnues, très grèles et fort inconstantes, dépendant des piliers palatins voisins. Un faisceau, assez fréquent, du pilier antérieur, s'arrêtant sur cette face interne de la coque au lieu de monter jusqu’au voile, a été décrit comme muscle amygdaloglosse.

Cette coque amygdalienne est perforée de nombreux vaisseaux. Les artères injectées restent encore bien visibles, très sinueuses, avant de s’enfoncer dans la face externe adhérente de l’amygdale. Ce sont ces vaisseaux perforants qui fixent l’amygdale à sa coque.

En avant et en arrière, les deux piliers du voile du palais cheminent dans le tissu cellulaire. Rappelons seulement que l’antérieur, grêle, a ses origines dans la langue,et que le posté-

rieur, épais, se perd dans le pharynx et plus bas sur le cartilage Descomps 3

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