‹ Anatomie de l'espace maxillo-angulo-maxillaire: Région sous-angulo-maxillaireChapitre 21 sur 24 · LS D · texte numérisé non relu

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-stylo-glosse acc.

a. tonsillaire.

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hypoglosse.

tronc palato-tonsillaire.

stylo-hyoïdien.

carotide int.

faciale.

de

carotide ext.

a. linguale,

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Cette crosse, transversale le plus souvent, vient s’engager dans

le territoire libre où passe aussi la crosse de la linguale, c’est-

à-dire entre le digastrique et le ptérygoïdien interne. Ordinai-

rement la crosse de la faciale s'engage d’abord dans la fourche stylienne externe, en avant de la carotide externe. Dans ce cas la carotide externe est plus postérieure et laisse au vaisseau collatéral une place juste suffisante, en avant d'elle, dans l’interstice stylien.

La palatine naît de la faciale au moment où celle-ci est tout à fait juxta-pharyngée, de son premier coude. Il suit de là que cette collatérale va être juxta-pharyngée et que, née juxtapharyngée, elle va rester tout le temps juxta-pharyngée, puisqu'elle va dans le pharynx. La palatine doit passer dans l'interstice stylien juxta-pharyngé. Mais, comme le stylo-pharyngien est accolé au pharynx, dont il fait à ce niveau partie intégrante, le premier orifice que le vaisseau trouve, c’est l'interstice de la fourche stylienne, interne,où passe le glossopharyngien ; aussitôt il s'y engage.

Quelquefois la palatine ascendante est plus postérieure. Elle monte en dedans du stylo-pharyngien, qui en haut et en arrière s'éloigne de la paroi pharyngée, près de son attache à la styloïde. L'artère profite alors de cet espace libre et se porte en avant.

Hyrtl a décrit une disposition intéressante, où lune énorme palatine ascendante remplaçait la maxillaire interne absente. Elle donnait quantité de branches, dont la faciale et la tonsillaire, puis plus loin les artères de l’arrière-face. Remarquons que cette disposition peut se schématiser, en disant que, dans

ce cas, l'artère faciale antérieure et l'artère faciale postérieure

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naissaient par un tronc commun, C'ést l'image d'une disposition veineuse fréquente, dans laquelle on voit une faciale postérieure volumineuse, rejoindre la veine faciale antérieure pour former une faciale commune.

C'est au niveau de la région sous-angulaire, que se détache de la palatine une branche importante, le rameau tonsillaire.

Son trajet est le suivant. Le stylo-glosse et le stylo-pharyngien sont séparés par un interstice dans le sens transversal, et aussi par un interstice dans le sens antéro-postérieur puisque le stylo-glosse est, en même tempsique plus externe, plus antérieur que le stylo-pharyngien. C’est à la faveur de l'intervalle qui sépare les deux muscles, dans le sens antéro-postérieur, que le rameau tonsillaire gagne en dedans, presque transversalement, l’amygdale.

Le rameau tonsillaire est simple, quelquelois double, même triple. Lorsqu'il est unique, il est rapidement bifurqué ou mème trifurqué. Les ramuscules sinuent contre la coque fibromusculaire amygdalienne, avant de la transpercer par un panache de perforants, eux-mêmes très sinueux jusque dans le parenchyme amygdalien. Très souvent il y à des rameaux tonsillaires accessoires, venus de la palatine, ou d’une palatine accessoire, ou de la faciale, ou de la carotide externe, rarement d’une artère plus éloignée, linguale, et surtout pharyngienne inférieure.

C'est ce qu'on voit sur les diverses préparations représentées dans ce travail; les rameaux amygdaliens ont toujours été spécialement recherchés et figurés,

S 5. — Veines.

Il est peu de régions de la face et du cou, moins riches en grosses veines que la région sous angulo-maxillaire. Peut-être la disposition des {défilés musculaires, fourches contractiles de la région, n'est-elle pas étrangère à la déviation des voies de retour vers des zones plus facilement perméables, moins susceptibles de compression.

Cependant on peut dire, que chaque artère de la région est accompagnée d'au moins une veine, quelque réduite qu’elle soit. Les exceptions à cette règle nous ont paru très rares. Ce point mérite quelques explications, en ce qui concerne les veines satellites de la faciale et de la carotide externe.

Très souvent, même sans injection préalable, sur les sujets maigres dont les vaisseaux s’isolent bien, on voit une petite veine accompagner l'artère faciale derrière l’angle de la mâchoire. Cette petite veine, qui semble n'être qu'un affluent de la veine satellite de la palatine ascendante, peut recevoir une ou plusieurs veines tonsillaires, mais les plus grosses veines tonsillaires sont tributaires de la {palatine. Plus que doublée par l’apport de la palatine grossie des tonsillaires, cette veine faciale va se jeter, soit dans les linguales; profondes, soit dans des pharyngiennes basses et, de toutes facons, gagne le carrefour hyoïdien et le tronc thyro-linguo-pharyngo-facial.

La veine faciale principale, tend à faire dans le cou ce qu'elle fait déjà dans la face. Tandis que l'artère s’attarde, en sinuant dans tous les sens, la veine revient vers le carrefour hyoïdien par le plus court chemin et par les voies les plus superficielles.

Elle n'aurait pas d'intérêt pour la région sous-angulo-maxil-

laire, si elle ne recevait une anastomoe importante du confluent parotidien.

Or celle-ci ,dite veine communicante parotido-faciale, émerge de la parotide ordinairement en arrière du maxillaire, quelquefois sous l'angle maxillaire, dont elle croise alors la face profonde. Rapidement plus superficielle, elle rejoint la faciale peu avant son embouchure. Ce gros tronc est constant, il est souvent double. Dans les cas, assez fréquents, dans lesquels, dès la région parotidienne, il continue directement le tronc des veines satellites de la maxillaire interne ou faciale postérieure, il mérite le nom de veine faciale postérieure,que les Allemands lui donnent depuis Theile et Luschka et que M. Sebileau a justement rappelé. Cette faciale postérieure, unie à la faciale antérieure, forme le tronc commun des faciales ou faciale commune. Il y a donc plusieurs veines, dites faciales, entre les quelles il faut éviter toute confusion.

M. le professeur Farabeuf à décrit, depuis longtemps, la veine carotide externe satellite du tronc artériel entre le carrefour veineux parotidien et le carrefour veineux hyoïdien. Elle permet d'établir l’homologie entre le système artériel et le système veineux. Cette veine, forme avec la communicante parotido-faciale et surtout la jugulaire superficielle externe, la triple voie par où se draine le confluent parotidien veineux. Launay a bien étudié cette veine carotide externe (Thèse Paris, 1896). La dissection vérifie l'exactitude de ces descriptions. Nous pouvons dire que l'existence d’une veine carotide externe, et habituellement de calibre notable, paraît être la règle. Il ne s’agit plus là d’une veinule de fin calibre, comme cette veine faciale profonde sous angulo-maxillaire que nous indiquions

tout à l'heure ; il s’agit d'une veine qui doit toujours compter

FR

dans la nomenclature. C’est surtout pour elle qu'on pourrait

faire intervenir, en vue d’expliquer.son calibre relativement restreint par rapport au volume de son artère,le mécanisme de la compression par la fourche musculaire où passe le pédicule. En effet, le pédicule carotidien externe « enfile » son interstice musculaire assez haut, là où il est particulièrement étroit et où la compression de la veine se réalise plus efficacement, par les contractions répétées des muscles.

EXPOSÉ SYNTHÉTIQUE. — LA FORMULE DE LA RÉGION jé

Après avoir fait l'analyse d’une région, par la dissection de ses divers plans, il faut en essayer la reconstruction, la synthèse, en donner la formule anatomo-topographique. C'est ce que nous allons exposer, très rapidement, comme conclusions de ce travail.

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