‹ Anatomie de l'espace maxillo-angulo-maxillaire: Région sous-angulo-maxillaireChapitre 8 sur 24 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

qui font varier, dans une très large mesure, la physionomie de cette artère. Foy

Pour compléter ce-plan superficiel, il faut y placer, au-dessous du ptérygoïdien ‘interne et sur ses bords, le pôle postérieur et supérieur dela glande sous-maxillaire, le pôle inférieur et antérieur de la glande parotide. Les deux glandes s’adossent, comblant tous les espaces vides.

Les deux gaines fibreuses glandulaires ont été représentées. En s'accolant, elles forment une sorte de cloison commune de séparation des deux loges glandulaires. C'est la partie profonde de la bandelette aponévrotique angulo-maxillaire, dont le plan superficiel a été déjà signalé. L’artère faciale passe dans cette cloison, mais avec une tendance marquée à s'enclaver plutôt dans la glande sou$-maxillaire, ou tout au moins à y pousser

un certain nombre de coudes de court rayon.

2° Plan moyen stylo-musculaire.

Pour mettre à nu le deuxième plan, le plus important, le plus riche, il faut récliner en bas et en avant la glande sousmaxillaire, sectionner le nerf du mylo-hyoïdien, récliner en avant le nerf lingual, relever ou supprimer toute la portion inféro-externe, débordante, du ptérygoïdien interne.

Les organes de ce deuxième plan ne se dégagent pas d'emblée. À ce moment de la préparation, on n’aperçoit qu’une excavation dont le fond est complètement tapissé de lamelles conjonctives épaisses. Ce sont les parties profondes des deux gaines parotidienne et sous-maxillaire. C’est la partie basse de l'aponévrose ptérygoïdienne. C’est la lame conjonctive qui noie, dans un feutrage plus ou moins dense, Les muscles

styliens.

ni Le niet 6e donnee

he

‘A[R19] ‘A *A[EJUQUI-SN0S *A 79 ?E ‘298 9[RI9P] ‘A

‘298 9IP[[ISUO1 ‘E

ose outjeçed *e *SAILE[]ISUOY *SSIBA -uorsgu{reqd-0[4s -dns ‘13Su09

"uoisu{ieqd-08ss015

*“assosodAu

‘1x9 9p1j0189 ‘A “uorprofq-0[AIS ‘SU “oubusesip

‘1X9 9p1J0189 ‘A *JxX9 2plJO189 *e *u91p10 ÂU-01 Â4s ‘qui79p1j0109

“qui oxvepnsnl “[pReu-01Â)S ‘SU

Le travail de dégagement est assez long. Il est rendu facile en procédant de bas en haut et d’arrière en avant. C'est cet ordre que nous allons suivre. Le résultat de cette dissection est donné par la figure 2.

On met à nu d'abord le digastrique postérieur et le petit muscle stylo-hyoïdien qui lui est annexé. Rappelons qu'en arrière et au-dessus de la région sous-angulaire, tous les éléments du système musculo-aponévrotique stylien sont dans la région parotidienne, séparant la zone glandulaire superficielle des zones profondes juxta-pharyngées. Au delà ils se dispersent.

Immédiatement en avant et au-dessus, dans un plan plus profond, on dégage l'artère carotide externe. La veine satellite est en avant et en dehors de son artère.

L'artère carotide externe est ascendante, convexe en avant et en dedans, répondant à la partie postérieure de la région de l'angle. Plus bas, elle a quitté la région carotidienne en s’engageant sous le digastrique et le stylo-hyoïdien. Plus haut,elle abandonnera bientôt la région sous-angulaire pour entrer dans la région parotidienne, sous ou dans la glande. Il n’est pas rare de voir l'artère carotide externe décrire une crosse antéro-interne plus marquée vers les plans profonds. Ici l'artère est presque rectiligne et plutôt postérieure. Profondément, elle s’adosse à l’apophyse styloïde, au ligament stylo-maxillaire, au styloglosse.

La veine carotide externe est à peu près constante el souvent grosse. Dans le cas actuel on lui voit un calibre moyen. Plus bas cette veine est représentée, sectionnée au-dessus du confluent hyoïdien où elle se jetait. Derrière le digastrique elle

recoit des veines profondes, une petite veine satellite de l’ar-

y Re

tère faciale et une grosse veine palatine. IT y a là un confluent veineux.

Plus en arrière, devant la colonne vertébrale, dans la profondeur, on trouve facilement la carotide interne et, en arrière d'elle, plus superficielle, la jugulaire interne.

Poursuivant la dissection en haut et en avant, on dénude la styloïde et son ligament stylo-hyoïdien. Au-dessus, apparaît la coupe du ligament stylo-maxillaire. Il est bien individualisé vers la styvloïde, où il se détache du tendinet d'origine du styloglosse. Vers l'angle maxillaire, il se confondait avec les plans fibreux sous-angulaires qu'il renforçait. sous-tendant la parotide.

rest sur la styloïde et en dedans d'elle qu'il faut chercher

le rameau lingual du facial. Plus bas, longeant le stylo-glosse, il] lui donnera un rameau ainsi qu'au muscle du pilier antérieur du voile, enfin s’épuisera dans la muqueuse jugale voisine. Nous n'avons jamais remontré un tel nerf dans la région, malgré des recherches très minutieuses. Quelquefois nous avons pu découvrir, dans le tissu conjonctif très dense de cette zone, un rameau du facial allant au stylo-glosse ou vers le pharynx, mais jamais toutes les autres branches décrites A plus forte raison n’avons-nous jamais réussi à isoler, une seule des anastomoses avec le glosso-pharyngien que tous les auteurs

figurent, après Hirschfeld.

Le fascia du stylo-glosse est assez facile à détacher. Entre les faisceaux du muscle, on rencontre un filet récurrent, ascendant, venu du grand hypoglosse.

Derrière le stylo-glosse, dans la profondeur, entouré de tissu conjonctif très dense, on met péniblement en vue le stylo-

pharyngien, Il déborde ici un peu le stylo-glosse en haut et

Page 1