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ORIGINES DU GL0SS0-PHARYN6IBN

1. Le glosso-pharyngien envoie, après qu'il a traversé la racine ascendante du trijumeau [Jig. 122, î), des fibres transversales dans le raphé [jig. 122, p). Ces fibres n'ont passé par aucun noyau, et semblent être analogues aux fibres directes décrites plus haut pour le facial et l'hypoglosse.

2. Le glosso-pharyngien envoie des fibres dans ses deux noyaux sensibles postérieurs {fig. 122, k).

3. Clarke signale des fibres, qui se joignent au glosso-pharyngien durant le trajet de la racine descendante du trijumeau dans la substance grise ; nous n'avons aucune donnée sur ces fibres.

4. Des racines du glosso-pharyngien accompagnent dans une certaine longueur les faisceaux qui se rendent directement au raphé, puis ces racines se recourbent brusquement comme pour revenir sur leurs pas et vont se terminer dans le noyau moteur antérieur (1) [fig. 122, /). L'anatomie nous montre par conséquent d'une façon précise que le glosso-pharyngien possède aussi des fibres motrices. Au reste les propriétés motrices de ce nerf (muscle stylopharyngien, constricteur moyen du pharynx, élévateur du voile du palais) sont connues depuis longtemps, quoique souvent mises en discussion (2j.

(1) Rappelons que l'extrémité toute supérieure du noyau du glosso-pharyngien émet des fibres radiculaires qui ne sont autre chose que le nerf intermédiaire de Wrisberg (Voy. ci-dessus la note p. 211).

(2) L'étude anatomique des origines du glosso-pharyngien vient en effet très-heureusement contribuer à trancher une question importante de la physiologie de ce nerf.

On a longtemps discuté la question de savoir si ce nerf était, â son émergence du bulbe, purement sensitif, ou s*il était mixte dès son origine. L'excitation directe de ses racines, avant leur entrée dans le trou déchiré postérieur, n'a pas donné de mouvements des muscles qui reçoivent ses branches périphériques, dans les expériences de Longet et plus récemment de Jolyet ; mais ces expériences négatives, comme le font remarquer Biftl et Morganti. ne sauraient trancher la question, parce que le nerf de la neuvième paire, comme du reste celui de la dixième, perd très-rapidement son excitabilité, et qu'il est possible que ces expérimentateurs aient porté l'excitation sur ses racines alors qu'elles avaient perdu )eurs propriétés dans l'espace de temps consacré à ouvrir la boîte crânienne et à écarter les masses encéphaliques. L'opinion plus ancienne de Mueller, qui fait du glosso-pharyngien un nerf mixte dès son origine, d'abord confirmée par Debrou, a aujourd'hui reçu de Ghauveau une vérification expérimentale complète. — Or Tanatomie nous montre qu'il doit en être ainsi, attendu que les libres radiculaires du glosso-pharyngien sont, dans le bulbe, en rapport avec deux noyaux dont l'un, le plus antérieur, présente tous les caractères des noyaux moteurs et n'est en effet autre chose qu'une partie des cornes antérieures de la moelle décapitées au niveau du collet du bulbe. Nous dirons donc que le glosso-pharyngien ipossède des fibres motrices dès son origine, ce qui ne nous empêchera pas de Méconnaître qu'il reçoit ultérieurement un grand nombre de nouveUes fibres motrices d'emprunt par ses anastomoses avec les nerfs moteurs voisins.

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