ART. III. — MODE D'ENTRÉE DES RACINES ANTÉRIEURES
Les racines antérieures traversent le cordon antéro-latéral dans le sillon latéral antérieur, et se rendent à la corne antérieure, subdivisées ordinairement en petits faisceaux secondaires.
Arrivés dans la profondeur des cordons antérieurs au contact de la substance grise, les faisceaux radiculaires s'étalent en forme de pinceaux, et pénètrent dans la corne antérieure, pour s'y terminer de manières très-différentes :
a) Une partie des fibres se réunit certainement aux grosses cellules multipolaires qui sont logées par groupes dans la corne antérieure, de telle façon que les trois groupes de cellules sont desservis par les racines antérieures; les connexions sont établies ici parles prolongements axiles de Deiters {fig. 141, /, m, n).
b) En seconde ligne viennent des fibres à trajet fort important décrites par Kôlliker ; il est difficile de voir ces fibres, mais on est obligé de les admettre. Une partie de ces fibres croise la corne antérieure en dehors, souvent par un chemin qui n'est pas le plus court, et gagne le territoire du groupe de cellules latéral.
Mais une petite partie des fibres entre seule en connexion directe avec les cellules, une autre partie plus grande ressort de la substance grise et gagne les parties antérieures des cordons latéraux {fig. 141, 0). Là les fibres se recourbent verticalement, passent dans les cordons latéraux et se dirigent vers le haut. Nous avons fait remarquer antérieurement qu'il n'existe point de fibres des racines antérieures allant directement dans les cordons antérieurs (Schrœder v. d. Kolk); nous avons signalé cela comme un fait remarquable, à certain point de vue, si Ton songe que les nerfs moteurs cérébraux (facial, hypoglosse) ont des fibres qui contournent le noyau et vont directement aux centres supérieurs. Si nous remarquons en outre que très-certainement le cordon antérieur renferme des fibres qui conduisent des impulsions motrices réflexes, et qu'au contraire les cordons latéraux renferment les faisceaux des pédoncules et dés pyramides, qui conduisent les impulsions volontaires, nous verrons
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que les faits sus-énoncés acquièrent une signification de la plus haute Importance. Nous avons bien certainement devant nous {o,fig. 141) les fibres qui contournent les noyaux, les centres réflexes, et sont en connexion directe avec des centres volontaires placés plus haut.
Flg. 140. — Covpe trafuveriale de la moelle épinUre du veau {renflement lombaire) (*).
c) Une troisième partie des fibres nerveuses se rend en arrière vers la corne postérieure (/îj. ii\,p).
Nous avouerons notre ignorance complète sur le sort de ces fibres. On ne sait pas si elles ont des connexions avec les cellules de