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CORDON BLANC ANTÉRIEUR

sont plus rapprochées de la ligne médiane. Ces fibres se dirigent vers rjntérieur, une partie d'entre elles contourne la substance gélatineuse, une autre partie la traverse en décrivant une courbe dont la convexité est dirigée en dedans [fig. 141, r). En même temps il est certain que les fibres ne se dirigent pas toutes horizontalement, mais gagnent la substance gélatineuse en se recourbant les unes en haut et les autres en bas. Le trajet de ces fibres est trèsremarquable; elles gagnent la corne antérieure en décrivant une spire. Là, elles pénétraient en partie dans la commissure antérieure (KôUiker), ce que je n'admets pas; une autre partie des fibres, toutes selon moi, se perdent dans l'enchevêtrement des fibres de la corne antérieure, et se résolvent probablement dans le fin réseau des fibres nerveuses.

Tel est le trajet des racines antérieures et postérieures ; rappelons encore tout spécialement que les cellules de la corne postérieure n'offrent pas de prolongement cylindre-axe ; ce dernier n'appartient, autant qu'on peut en juger, qu'aux grandes cellules nerveuses de la corne antérieure.

Il nous reste maintenant à étudier deux faisceaux liés intimement à la substance grise : les commissures antérieures et postérieures. En avant et en arrière de la commissure grise se trouve un système de fibres important allant d'un côté à l'autre [fig. 141, u et a:). Ces fibres unissent les deux moitiés de la substance grise ; on peut les suivre assez loin dans la corne antérieure aussi bien que dans la corne postérieure. Je ne puis pas dire s'il y a des fibres des racines antérieures qui pénètrent dans la commissure antérieure, par contre on ne peut pas nier que la commissure postérieure ne renferme des fibres qui, venues deS racines postérieures d'un côté, se rendent dans la corne postérieure du côté opposé [q^ fig. 141).

On ne connaît pas encore d'une façon bien précise les connexions des cellules de la colonne de Clarke. Il existe à ce sujet quelques données de KuUiker et de Gerlach, mais ces données sont encore trop imcomplètes pour pouvoir être utilisées. Gerlach pense que les fonctions automatiques de la moelle sont liées à ce groupe de cellules. Nous reviendrons sur ce point plus tard.

ART. V. — CORDONS DE tk MOELLE ÉPINIÈRE.

1) Cordon antérieur.

Le cordon antérieur de la moelle épinière, qui peut être consi-

264 UOELLE ËPINIËRE.

(léré comme formant une unité physiologique distincte par la raison qu'il conduit essenticllenient les réflexes venant du cerveau (couches optiques), reçoit ses fibres de deux sources.

a) De la corne grise antérieure du même côté. — Ce sont des fibres qui se dirigent horizontalement ou phn souvent encore obliquement en haut, se recourbent dans le haut et montent dans les cordons

Fig. Hl. — Coupe schématique de la moelle épinUre de rhotnme {,').

antérieurs. On a rarement des figures démonstratives sur des coupes transversales, on en a bien plutôt sur des sections longitudinales de la moelle. L'origine de ces fibres dans la substance grise n'est pas très-claire. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'elles ne proviennent pas d'un prolongement cylindre axe de Deilers. Les idées actuelles sur l'origine, dans la substance grise, des âbres qui ne sont pas en connexion avec des cellules, sont que des fibrilles du réseau fin se réu-

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