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I. — Corps Strié

L'étude (le ce ganglion ne paraît pas présenter de grandes difficultés au point de| vue'anatonoique, parce que sa substance grise offre en majeure partie une structure très-uniforme. Cependant il y a une région qui est encore particulièrement obscure; c'est celle de la base de la tète du corps strié. Le sort de la racine olfactive moyenne et ses connexions avec cette partie du ganglion ne sont pas encore nettement établis. Les idées) de Meynert (voir au bulbe olfactif) méritent une sérieuse vérification.

Nous ne connaissons pas non plus d'une façon précise le sort de la bandelette cornée dans la tète du ganglion, et nous ignorons complètement ce que devient la partie du pilier antérieur du trigone qui descend dans le septum lucidum au-devant de la commissure antérieure. Arrivé à la base du cerveau, le faisceau se recourbe en dehors, en s'étalant sous la forme d'un large feuillet sur la tête du corps strié, et se met en rapport avec la capsule externe entre le noyau lenticulaire et Tavant-mur ; on ne connaît pas le trajet ultérieur et le mode de terminaison de ses fibres.

Le corps strié reçoit, à sa face inférieure, du pédoncule cérébral un grand feuillet qui s'entre-croise avec le feuillet de la couronne rayonnante de la couche optique. Il envoie en dehors et en avant au lobe frontal de gros faisceaux, qui présentent notamment dans les parties antérieures un très-grand développement.

pathologie ont fait établir entre le bulbe supérieur et le bulbe inférieur, s'applique également à la distribution artérielle de cet organe. — !• Le bulbe inférieur est alimenté par les artères spinales antérieures, branches de la vertébrale ; ces artères fournissent des rameaux antéro- postérieurs ou médians, qui se portent directement d'avant en arrière de chaque côté du sillon médian et du raphé qur lui fait suite, pour aboutir aux noyaux étages le long de la moitié inférieure du plancher du quatrième ventricule ; — 2<> le bulbe supérieur (région bulbo-protubérantielle) reçoit ses artères du tronc basilaire né de la réunion des deux vertébrales. — Il résulte de cette disposition anatomique qu'il existe, jusqu'à un certain point, une véritable indépendance entre le bulbe supérieur ou protubérantieet le bulbe inférieur, pour ce qui a trait à la circulation artérielle. Une oblitéran tion de la vertébrale, de l'un ou de l'autre côté, compromettra surtout la nutrition et le fonctionnement du bulbe inférieur ; elle produira dans quelques cas, malgré son siège unilatéral, surtout lorsque ce siège est à gauche, une paralysie bulbaire complète, et non une hémiplégie-bulbaire ; ce qui s'explique par une anomalie, assez fréquente, selon Duret, à savoir qu'il n'existe qu'une seule spinale antérieure provenant de la vertébrale gauche. Les oblitérations portant sur le tronc basilaire produisent des phénomènes paralytiques, localisés dans la sphère du facial et de l'oculo-moteur, et témoignent ainsi d'une atteinte de la région bulbaire supérieure,

Le corps strié offre une névroglie qui ne diffère pas de celle de récorce cérébrale et sur la nature de laquelle on n'est pas mieux fixé. Dans cetle névroglie se trouvent de nombreux « noyaux de névroglie», c'est-à-dire de ces éléments nucléaires signalés dans l'écorce, à proloplasma non encore démontré, mais rendu probable par le& observations d'anatomie pathologique de Meynert. Les recherches de Boll nous ont fait un peu mieux connaître les cellules dans la substance blanche du cerveau (voir plus haut).

Au reste, le corps strié se compose de cellules et de fibres. Les connexions des fibres sont absolument inconnues. On voit notamment de nombreuses fibres à moelle, de la grosseur de celles de la couronne rayonnante ; à côté se trouvent des fibres dépourvues de moelle, ainsi que des fibrilles primitives de l'espèce la plus fine. Les cellules existent en nombre excessivement grand et l'on peut notamment en distinguer trois formes :

a) Les grosses cellules multipolaires (30 ja), souvent pigmentées et renfermant des noyaux. La structure fibrillaire de leur protoplasma et de leurs prolongements n'est pas positivement établie ; on ne leur connaît pas non plus de prolongement cylindre-axe.

b) Des cellules plus petites, également multipolaires (15 ;* environ), pigmentées et offrant des prolongements subdivisés. On ne leur connaît pas non plus de prolongement cylindre-axe.

c) Des éléments très-petits, manifestement nerveux, qui ne sont pas à confondre avec les noyaux de la névroglie, de S à i jx de grosseur. On ne connaît pas encore leurs prolongements. Meynert émet l'opinion que ces cellules donnent naissance dans une de leurs parties à des fibres qui descendent dans le pédoncule cérébral et deviennent en définitive des fibres de la moelle épinière ; dans une autre partie de ces cellules naissent des fibres qui gagnent de même lo pédoncule cérébral, mais se recourbent dans le voisinage du pont de Varole et se rendent au cervelet ; ceci estjvraisemblable, mais nullement démontré. On ne sait pas si les fibres de la couronne radiée, qui pénètrent dans le corps strié, se continuent simplement avec les prolongements des cellules, un réseau de fibres intermédiaires, dans le sens de Gerlach, n'ayant pas encore été aperçu.

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