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II. — Noyau lenticulaire

Le noyau lenticulaire est uni au corps strié dans sa partie antérieure par de petits ponts de substance grise, séparant les uns des

COUCHES OPTIQUES. 3ia

autres les faisceaux de la capsule interne qui se dirigent en haut et en avant. Nous avons déjà indiqué la structure macroscopique du ganglion ; la structure plus fine ne diffère pas de celle que nous avons décrite précédemment pour le corps strié. Nous trouvons également ici les trois espèces de cellules différant les unes des autres, notamment par leur grosseur. Meynert dit que Taxe des cellules est surtout dirigé selon le sens des faisceaux, ce qui aurait besoin d'être confirmé. Les cellules du noyau lenticulaire sont souvent pigmentées ; elles offrent des noyaux arrondis et des prolongements qui se subdivisent. On ne leur connaît pas de prolongement cylindrique. Les suppositions que nous avons faites précédemment au sujet du corps strié peuvent s'appliquer aux différentes fibres qui descendent vers le bas (fibres de la moelle épinière, fibres du cervelet).

in. — Couche optique.

On n'a que fort peu de données sur la structure intime de la couche optique. Il faut renoncer dans tous les cas, ici aussi, à trouver l'explication des laits physiologiques dans la forme des cellules. L'étude du pulvinar lui-même n'a fourni jusqu'ici aucun renseignement qui puisse être utilisé pour l'étude des racines du nerf optique. Nous avons décrit plus haut la structure macroscopique de la couche optique. Il est de toute façon hors de doute que la plus grande partie de sa substance grise est composée d'une seule forme de cellules, dont la grosseur varie dans des limites assez grandes (20-30 fx de longueur, 5 à 10 î* de largeur). Les cellules paraissent être, dansle fait, différentes^ des cellules multipolaires que l'on rencontre dans le corps strié et dans le noyau lenticulaire ; elles sont pour la plupart fusiformes,. mais le nombre et la disposition de leurs prolongements ne sont pas encore connus. Les formes de cellules pins petites rencontréesdans les autres ganglions paraissent manquer dans la couche optique. Meynert dit que les cellules sont disposées très-régulièrement, parallèlement aux fibres nerveuses, ce qui fait que dans la substance grise de la couche optique, qui est traversée par les fibres de la couronne radiée et du nerf optique, la direction du grand axe des cellules correspond à celle des fibres. Cette disposition se retrouve tout aussi nettement pour les faisceaux du système de projection du deuxième ordre qui prennent naissance dans la couche optique. Les différences de forme des cellules, la disposition particulière de ces cellules,, c'est tout ce que Ton connaît de l'histologie fine de la couche optique^

di4 TEXTURE DES HÉMISPHÈRES.

Le qanglion de Vhabenula renferme des éléments pareils à ceux de la couche optique.

On n'a pas encore vu l'union des cellules du ganglion avec les fibres qui sortent de ce ganglion à sa face inférieure, ni celle des fibres afférentes avec les cellules de la couche optique en général. Le pulvinar ne paraît pas renfermer d'éléments spéciaux. Le corps genouillé externe a été étudié par Meynert. Sa description sera difficilement modifiée. Nous avons dit précédemment que le corps genouillé était formé de couches alternativement grises et blanches. Meynert émet l'avis que cette structure peut s'expliquer en admettant l'existence d'un feuillet gris entouré de deux couches de substance blanche ; une des couches grises conduirait les fibres du nerf optique, l'autre les fibres de la couronne rayonnante du cofi'ps genouillé externe. Meynert ajoute que les cellules ont une grosseur de 30-48 fx, et qu'elles sont souvent munies de pigment. Chez le nouveau-né je ne les ai jamais vues pigmentées. On est réduit à de pures suppositions quant aux connexions des fibres avec les cellules.

Le corps genouillé externe ne paraît pas avoir de connexion avec lepulvinar.

Le corps mamillaire renferme dans son intérieur un petit amas de substance grise. Celui-ci se compose de cellules fusiformes absolument pareilles à celles de la couche optique, sauf qu'elles sont un peu plus petites. Les fibres du pilier antérieur de la voûte à trois piliers oflrent avec ces cellules des rapports qui ne se laissent pas préciser actuellement. On ignore si elles sont directement interrompues dans les cellules ou bien si elles sont mises en rapport avec ces cellules par une voie latérale. Nous avons dit plus haut qu'un faisceau de la calotte se relie aussi au corps mamillaire. Un autre faisceau moins volumineux, qui quitte le corps mamillaire dans sa partie interne, met cet organe en rapport avec la substance grise du canal encéphalo-méduilaire de Meynert, c'est-à-dire que les fibres peuvent être suivies dans l'intérieur de cette substance.

Dans le point où le tuber cinereum est recouvert par les bandelettes optiques, on trouve de chaque côté du tuber un petit ganglion renfermant deux espèces de cellules; les unes sont fusiformes, et ont 30 fx de long sur 10 (* de large. On trouve en outre, en nombre beaucoup moins considérable, des cellules ganglionnaires multipolaires, notamment vers le bord, cellules dont les prolongements se subdivisent et disparaissent à la vue. Du ganglion émane une petite ra-

TUBERCULES QUADRIJUMEAUX. 3i5

cine optique qui se dirige en bas et s'unit au nerf optique après son entre- croisement. Comme un entre-croissement dans l'intérieur du tubercinereum n'est pas admissible, ces fibres doivent être considérées comme des racines non croisées du nerf optique. On n'a jusqu'aujourd'hui aucune notion sur la fonction de ces faisceaux, et il n'est actuellement pas possible d'émettre une hypothèse à ce sujet.

La substance grise du canal encéphalo-méduUaire (Meynert) offre de grandes difficultés d'étude. On peut y constater une grande quantité de fibres nerveuses fines et extrêmement fines, de petites et de grandes cellules avec des prolongements, et entre elles de nombreux éléments qui doivent être considérés comme des éléments conjonclifs. Dans ces conditions il est impossible de se faire une idée de la structure de cette substance.

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