IV. — Noyau du facial
Nous avons décrit précédemment le trajet compliqué du facial dans la moelle allongée (p. 194-198). Nous avons vu qu'une partie des fibres radiculaires du facial gagne le noyau de roculomoteur externe, qu'une autre partie se rend directement dans le raphé, s'y entre-croise et puis gagne le noyau lenticulaire (trèsprobablement comme partie de l'anse du noyau lenticulaire). On connaît pour le moins dans les hémisphères quatre stations où passent des fibres du facial, comme le démontrent les faits pathologiques (1). Nous en parlerons plus tard. Une troisième partie du facial descend dans la moelle allongée et trouve dans le noyau proprement dit du facial [fig. 113, en h.) son centre réflexe.
Ce noyau (noyau inférieur du facial) se compose de cellules multipolaires extraordinairement grosses (longueur 60-65 fx, largeur 21 f*). Les prolongements sont fort épais et peuvent être suivis très-loin ; ils se subdivisent un grand nombre de fois ; leur structure fibrillaire est très-manifeste, celle du protoplasma des cellules l'est également. Je n'ai pas pu y constater jusqu'ici de prolongement cylindre-axe. Ce noyau est aussi entouré de fibres du facial qui l'enveloppent circula irement en s'entre-croisant ; c'est ainsi que ces fibres envoient dans son intérieur des septums qui le divisent en diff*érents petits groupes.
Meynert pense, en conséquence, que ce noy&u forme aussi un peloton de fibres enroulées et interrompues par des cellules. Il considère les fibres eiîérentes du facial comme l'extrémité périphérique du peloton ; l'extrémité centrale serait formée par les fibres qui unissent le noyau au pédoncule cérébral en passant par le raphé. Ces fibres doivent bien certainement être admises. Des observations nombreuses prouvent leur existence. Cependant les faits pathologiques enseignent que le noyau du facial forme un centre réflexe. Il doit par conséquent recevoir de nombreuses fibres que nous ne connaissons pas encore.