FACIAL
terne et le no'^dxx externe (I, II et IW^fig. 117). Nous avons ajouté que les fibres du noyau antérieur se rendent sans aucun doute au cervelet ; ce qui cependant n'est pas absolument démontré. Nous ne connaissons pas encore d'une façon certaine les connexions du noyau interne avec les régions centrales, bien que la physiologie nous dise qu'il doit en exister. Par contre {fig. 144), des fibres du noyau externe se rendent au cervelet et peuvent être suivies au moins jusque dans le noyau du toit du cervelet. Le noyau du toit doit donc être rangé parmi les noyaux d'origine du nerf acoustique. Enfin, d'après Meynert, et le fait est facile à vérifier, il se trouve, sur tout le parcours du nerf acoustique dans la moelle allongée, de petits amas de cellules nerveuses qui ne sont pas complètement identiques aux cellules du noyau antérieur. Les formes des cellules dans ces divers noyaux sont les suivantes.
1). Le noyau antérieur. — Le noyau antérieur du nerf acoustique présente différentes formes de cellules, dont une spécialement remarquable ; on voit, en effet, dans les parties supérieures une forme de cellules qui présente une grande ressemblance avec les cellules d'origine de la racine supérieure des trijumeau et avec les cellules du ganglion de Gasser et des ganglions spinaux. Leur forme est arrondie, vésiculeuse ; elles n'ont que des prolongements rares et trèsfins, et elles possèdent une enveloppe cellulaire très-délicate avec de petits noyaux. En dedans de cette membrane se voit un protoplasma dépourvu d'enveloppe. Les noyaux des cellules sont arrondis, assez gros et renferment un ou plusieurs petits nucléoles. On ne leur <5onnaît pas encore de connexion directe avec des fibres. Ces cellules mesurent de 15 à 21 fx ; celles du trijumeau par contre ont 60-70 fx; les cellules des ganglions spinaux ont une grosseur de 45 à S7 fx (Kôlliker) ; celles du ganglion de Gasser ont 50-70 p. De ces quatre formes de cellules, celles du noyau antérieur de l'acoustique sont donc les plus petites. Ces cellules n'ont du reste pas toutes une enveloppe, on en rencontre beaucoup qui en ^ont dépourvues*
Dans le noyau antérieur (partie supérieure) vient aboutir le nerf intermédiaire de Wrisberg, un nerf vaso-moteur d'après Claude Bernard. L'opinion que cette forme de cellules répond à des fonctions vaso-motrices offre donc une certaine vraisemblance (Voy. pag. 321).
2). Dans la partie inférieure du noyau antérieur se trouvent des cellules qui ressemblent complètement à celles que renferment les amas de cellules que nous avons signalés sur le trajet du nerf acoustique. Mais ce qu'il y a de remarquable, c'est que nous trouvions tout
à coup auprès d'un nerf sensitif une forme de cellules que nous n'avions rencontrée jusqu'ici que dans des régions motrices. Ces cellules ont jusqu'à 60 [a; elles sont fusiformes, déliées, notamment celles qui se trouvent dans le tronc de l'acoustique ; comme les cellules multipolaires des noyaux moteurs, elles offrent de nombreux prolongements relativement assez larges, et présentent des subdivisions. Je ne puis rien dire sur l'existence d'un prolongement cylindre axe et sur leur structure fibrillaire.
3). Nous voyons les mêmes dispositions dans le noyau externe de l'acoustique. Ici aussi existent des cellules que nous aurions cherchées à toute autre place que dans les centres d'un nerf sensoriel. Elles ne sont pas très-nombreuses, mais elles sont très-grandes, et ont des prolongements qui peuvent se suivre très-loin et qui offrent de nombreuses subdivisions (longueur 60-100/*; largeur 15 à 21 ft. Meynert).
De ce noyau part, comme nous l'avons dit, un faisceau qui le met en connexion avec le noyau du toit du cervelet [fig. 144). Le noyau du toit renferme des éléments semblables à ceux du noyau externe de l'acoustique, fait aussi singulier que celui de la présence de cette forme de cellules dans ce dernier noyau ; dans le noyau précédemment étudié ces cellules sont multipolaires, souvent fusiformes et minces, développées dans le sens de la longueur (longueur 60-70 f*; largeur 20-25 /*). Je ne puis fournir aucune donnée sur les connexions de ces cellules avec les fibres qui pénètrent dans le noyau du toit, ni sur l'existence d'un prolongement cylindre-axe.
4). Le noyau interne du nerf acoustique qui a été longtemps considéré comme la seule terminaison du nerf, a été décrit précédemment [fig, 117, II). Seul des noyaux de l'acoustique, il offre une structure analogue à celle des autres noyaux sensitifs de la moelle allongée. Ses cellules ont une grande analogie avec celles du noyau du trijumeau; cependant elles sont plus grandes; elles sont en général ovales, ont des prolongements très-minces et très-délicats ; aucune méthode ne permet de les préparer de telle façon qu'on puisse clairement démontrer leur connexion avec les fibres afférentes (Longueur 25-30 p ; largeur 15 à 20 p).
Des faits que nous venons d'exposer, il résulte que nos connaissances sur la distribution centrale du nerf acoustique sont encore fort limitées. L'anatomiene nous fournit aucune donnée sur ses fonctions certainement très-complexes. Tout au plus pouvons-nous dire que le noyau antérieur possède probablement, en partie, des fonctions vaso-
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motrices. Mais quel rôle devons-nous attribuer à ces amas de cellules qui renferment les éléments que nous ne rencontrons que dans les centres moteurs ? Ces noyaux n'auraient-ils absolument rien à voir dans les fonctions de l'ouïe ? Il ne resterait alors pour cette dernière fonction que lé noyau interne qui se trouve dans le quatrième ventricule. Mais ce noyau reçoit précisément la partie la moins considérable des fibres de Tacoustique. Dans le fait, il est impossible de pousser les inductions plus loin.
Nous avons établi plus haut la signification des stries médullaires. Il est à peine besoin de dire qu^ toutes les conceptions théoriques que l'on a émises au sujet de ces fibres et de leurs faisceaux erratiques [baguette d harmonie de Bergmann ; Bergmann 'scher Klangstab) sont à ranger dans le domaine des pures illusions.