‹ Anatomie des centres nerveuxChapitre 159 sur 186 · MOELLE ALLONGÉE ET CALOTTE · texte numérisé non relu

MOELLE ALLONGÉE ET CALOTTE

champ moteur si nombreuses depuis les tubercules quadrijumeaux jusqu'au commencement de la moelle épinière,

Deiters a, le premier, exprimé l'opinion que dans cette région doivent se trouver des interruptions ; il a donné à l'appui de cette opinion deux raisons principales :

1). Il y a des régions où un faisceau de fibres qui renferme de la substance grise grossit tout à coup et devient beaucoup plus riche en fibres nerveuses, sans que l'on puisse constater qu'il ait reçu des fibres par une autre voie.

2). Il y a des points où, avec l'apparition de substance grise entre les fibres, le diamètre de ces fibres change tout à coup. Nous pouvons difficilement admettre une diminution progressive des fibres dans leur parcours ; nous ne voyons de fait semblable dans aucun point de la moelle où se trouvent des fibres à myéline^ car là où il y a des cylindres axiles nus, l'apport ou le déport de fines fibrilles peut sans doute amener des changements de calibre.

En partant de ce fait, on ne peut pas nier que tout un système de fibres puisse être entouré (Deiters), c'est-à-dire interrompu par un amas de cellules, et qu'il ne puisse ressortir de ces cellules à nouveau et complètement modifié. Ce phénomène semble se produire à différents endroits dans le système de projection du deuxième ordre.

Un dernier point vient encore compliquer ces questions. Jusqu'ici nous avons admis différentes régions où se produisent des phénomènes réflexes :

Dans l'écorce cérébrale, où les excitations de la périphérie, devenues images conscientes, se transforment en impulsions motrices (mouvenr-ents volontaires) ;

Dans une partie des gros ganglions, notamment dans ceux qui sont en rapport avec la périphérie sensible, et dans lesquels naissent en même temps des faisceaux qui descendent dans la moelle épinière ;

Dans les noyaux des nerfs de la moelle allongée, noyaux qui sont bien évidemment reliés entre eux de telle sorte que les excitations peuvent être transportées par voie réflexe dans tous les points. (Jusqu'ici on n'a démontré que peu de ces connexions.)

Dans la substance grise de la moelle épinière, dont les réflexes sont les plus simples et les mieux connus.

Mais, en dehors de ces faits, nous sommes obligé d'admettre que la moelle allongée, grâce à l'union des voies centrifuges et centripètes avec de la substance grise, est apte à fournir des mouvements ré-

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