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II. — Formations olivâtres

On distingue une olive supérieure, petite, construite très-simplement, et une olive inférieure très-volumineuse, qui est flanquée en arrière et de chaque côté par l'olive accessoire externe et interne.

Les cellules de ces feuillets gris, grâce auxquelles ces différentes parties forment un tout visiblement homogène, n'offrent que de petites différences de grosseur. Dans l'olive supérieure les cellules sont plus grêles que dans l'inférieure ; dans cette dernière elles ont un diamètre qui varie entre 18 et 30 fx ; leurs prolongements sont ramifiés d'après Deiters, et il y aurait même un prolongement cylindre-axe.

La position des olives et de leurs annexes par rapport aux systèmes de fibres de la moelle allongée doit être envisagée à deux points de vue. Elles ont des rapports connus avec les fibres descendantes de la calotte. Les meilleurs anatomistes admettent de plus leur union intime avec les fibres arquées, c'est-à-dire avec les prolongements entre-croisés de îa partie des cordons postérieurs de la moelle qui gagne le cervelet.

Pour ce qui concerne les premiers rapports, Meynert a montré que t olive supérieure, aussi bien que V olive inférieure, est traversée par des fibres du champ moteur, et de plus ce seraient les fibres du faisceau de Reil qui seraient désignées comme étant la partie du champ moteur qui entre directement en relation avec les cellules des olives. Nous ne savons pas si l'on a vu réellement l'union directe de ces fibres avec les cellules.

D'autre part, les olives, et l'olive supérieure aussi bien que l'inférieure, sont situées au milieu des fibres arquées du champ moteur, c'est-à-dire dans les prolongements entre- croisés des cordons postérieurs au cervelet (Deiters, Meynert); cette connexion doit être représentée par le schéma des figures 124 et 12S. Nous avons ici aussi, d'après les recherches de Meynert et Deiters, le droit d'admettre une terminaison des fibres transversales dans les cellules, et la sortie à nouveau de ces fibres à l'autre pôle. On ne connaît pas encore les rapports plus précis des prolongements des cellules avec les deux systèmes de fibres qui s'entre-croisent dans cette région.

Pour ce qui concerne la signification de l'olive, tout ce que Tanatomie peut nous révéler, c'est que grâce à ses connexions elle forme un organe des plus favorables à la production des réflexes. Peutêtre s'agit-il de réflexes qui représentent des formes de mouvements

très-compliqués, comme nous en conûaissons beaucoup ; cette idée s'accorderait peut-être avec la grande somme d'éléments qui concourt à former les olives. Les rapports qu'auraient les olives avec l'hypoglosse et les fonctions de la parole ne sont plus admis depuis longtemps.

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