CONNEXIONS DU CERVELET
périphérie, et à ce point de vue cette substance a une signification tout autre que celle des ganglions cérébraux. Nous arrivons au cervelet. Le cervelet est formé d'une substance
Fig, I*. — Schéma des connexions du cervelet (").
grise, que Meynert considère comme étant de nature spéciale (Voy. cidessus, p. 18, la quatrième catégorie des substances grises] à cause de sa structure toute particulière. Celte substance grise est répandue
(•) a, anbitance grise cotlicale dei hémisphères. — b, pédoncules eéréhelleui supSrieurs. — e, oerlelet. — d, TOiei cenlrifugea (maliices) du eerietel ters U moelle (corps reslifornie). — t. tubsUoce pisé de Is moclU (cocnei uMrieoKe]. ~ f, nbres notriccs périph«rique> (racines spinales anUricuMs). — B, ïoieseenlripéles (scniili.csl de la moeMe au cernelet, cordmi grSIe el cordon euii*iforme. — A, gubeluce grise de Ja moelle (corne posUrieure]. — i, Kbres BCnsitiTes périphériques
1, pédoncule. ~ m, fibres du pédoncule cérébral se rendant au cervelet par lepédoneule cérébel-
sur toute la surface du cervelet et dans certains points de ses parties centrales, comme nous le verrons plus loin.
Le cervelet est relativement assez indépendant du reste de l'encéphale,car il n'est pas intercalé dans les divers systèmes de projection décrits précédemment, mais il présente des moyens d'union tout particuliers avec la substance grise de la moelle épinière et avec l'écorce cérébrale.
Les connexions du cervelet avec l'écorce cérébrale sont doubles:
i** Le pédoncule cérébelleux supérieur [Bindearm). Il provient de la couronne rayonnante ; mais son origine dans la substance corticale des hémisphères n'est pas encore connue ; il passe sous la couche optique et les tubercules quadrijumeaux, mêlé aux faisceaux de la calotte, et gagne le cervelet après s'être entrecroisé complètement avec son congénère sur la ligne médiane (fig. 14, b)i le pédoncule cérébelleux supérieur droit s'entrecroise donc avec le pédoncule cérébelleux supérieur gauche.
2'' Un deuxième appareil de connexion se trouve sur le trajet du pédoncule cérébral. La disproportion qui existe entre le pédoncule cérébral et la pyramide est si' marquée qu'on peut admettre à priori une réduction notable des fibres pédonculaires dans la protubérance. Il parait, en effet, hors de doute que dans le pont de Yarole beaucoup de fibres se recourbent et se rendent au cervelet par le pédoncule cérébelleux moyen {crura cerebelli ad poniem^ fig. 14. m).
Les connexions du cervelet avec la moelle épinière sont également doubles :
1** Un faisceau assez considérable va du cervelet aux cordons postérieurs de la moelle {fimiculus ctmeatus et gracilis, fig. 14, ^) ; v 1
2"" Un second faisceau non moins important va du cervelet aux \ cordons antérieurs de la moelle [corpmrestiforme^ fig. 14, rf). ^
Enfin les deux moitiés du cervelet sont reunies par une commissure entourant la partie correspondante de la base du cerveau : c'est le pont de Yarole, qui a du reste une signification plus complexe que celle de simple commissure entre les deux lobes du cervelet.
Il ressort de ces données que le cervelet est relié à trois pédoncules pairs, qui, se détachant de chaque côté de la masse générale des fibres descendantes, sont :
1** Le pédoncule cérébelleux supérieur [Bindearm) ;
2** Le pédoncule cérébelleux moyen {crus cerebelli ad pontem) ;
3^ Le pédoncule cérébelleux inférieur [cordon grêle et cmiéifarmt d'une part, et corp^ rtstiforme d'autre part).