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I. — Écorce du cervelet

L'écorce du cervelet se compose de trois couches : une extérieure, la plus épaisse (I, couche grise) ; une couche moyenne, la couche des cellules de Purkinge (II, couche des cellules), et une couche interne gris-rouge (III, couche des granulations). Grâce à des recherches très-consciencieuses, nous sommes à même de donner des éléments de ces couches une description qui se rapproche bien certainement de la vérité entière. Dans tous les cas nos connaissances sur l'écorce du cervelet sont plus précises que celles sur l'écorce du cerveau.

a. La couche la plus extérieure (couche grise, moléculaire) renferme une névroglie qui ne diffère de celle de l'écorce du cerveau que par quelques détails accessoires. Ici aussi la nature du tissu fondamental est encore très-douteuse et l'interprétation de ses noyaux est aussi trèsimparfaite. On ne trouve, en fait d'éléments ganglionnaires dans cette couche, qu'une seule forme de cellules en petite quantité ; ce sont des cellules nerveuses petites, triangulaires ou quadrangulaires (6 à 10 fx), avec des prolongements qui se divisent et sur les rapports desquels on n'est pas très-bien fixé (Voy. fig .149, en 3).

A la limite la plus interne de cette couche se trouvent des fibres transversales, c'est-à-dire tangentielles, qui englobent des cellules fusiformes; on peut considérer ces fibres comme des fibres d'association.

b. La seconde couche (couche des cellules) renferme les cellules de Purkinge, Ces cellules sont pour la plupart rondes, ovoïdes ou piriformes; leur diamètre varie entre 40 et 70 f*; elles renferment de gros noyaux arrondis avec des nucléoles très-distincts. Le protoplasma des cellules ofi*re aussi la striation fibrillaire découverte par Schultze; cette striation ne semble cependant pas pénétrer jusque dans les couches profondes, de sorte que le protoplasma offre autour du noyau une structure homogène. Ces cellules ne sont disposées d'ordinaire qu'en une seule couche, rarement et seulement sur de courtes étendues en deux couches (Voy. fig, 149, en 2). Elles offrent des prolongements très-caractéristiques, dont le trajet a été fixé par les recherches remarquables de Deiters, Koschewnikoff, Hadlich, Obersteiner et BoU.

Du côté de la couche des granulations et du liséré médullaire, les cellules de Purkinge n'offrent qu'un seul prolongement qui reste toujours indivis et qui représente le prolongement cylindre-axe de la

cellule. Il est d'abord étroit près de la cellule, il s'élargit bientôt d'une façon notable et se revêt d'une gaîne de moelle en pénétrant dans la partie médullaire. Au pôle opposé de la cellule naissent de 3 à 5 prolongements très gros (jusqu'à 18 (x, KôUiker) et très-longs, qui offrent la structure fibrillaire, comme les cellules, et se ramifient d'une façon si riche que chaque prolongement fournit un véritable chevelu de fibrilles primitives se dirigeant vers le bord libre de l'écorce. Le sort définitif de ces fibrilles a été fixé par Hadlich. Ces fibres se recourbent auprès du bord libre de Vécorce d'une façon brusque et se dirigent denouveau^ à travers la couche grise, vers la couche des noyaux; mais avant de gagner celle-ci, elles plongent (Boll) dans un réseau de fibrilles extrêmement fines^ qui remplit toute la couche grise, formant un équivalent du réseau de Gerlach de la substance grise de la moelle épinière. On ne connaît pas les rapports de ce réseau avec les petites cellules de la substance grise.

c. La troisième couche, la plus interne, est la couche des granulations, dont nous avons déjà souvent parlé et qui actuellement encore n'est pas bien connue (Voy. fig. 149, en 1). L'élément qui y domine le plus est la ce granulation », c'est-à-dire une petite cellule arrondie de 6-7 f*, qui a reçu les interprétations les plus variées. Tandis que les uns la considèrent comme un élément de nature purement conjonctive, d'autres veulent y voir une petite cellule nerveuse multipolaire. L'existence d'un protoplasma fin et délicat, rayonnant par des prolongements très-fragiles, paraît donner un appui sérieux à cette dernière opinion. Mais, d'autre part, le fait que les fibres nerveuses, qui traversent la couche des granulations, passent à côté de ces (c granulations» sans entrer en relation avec elles, est à son tour en faveur de la première opinion. Boll n'a pas non plus refusé le protoplasma à des éléments semblables de la substance médullaire blanche des hémisphères, et cependant ces éléments sont bien certainement de nature conjonctive.

La couche des granulations renferme deux sortes de fibres.

a. Elle est traversée par les prolongements cylindres-axes des cellules de Purkinge ; ces prolongements se distinguent par leur grosseur de toutes les fibres de cette région.

6. Elle est traversée par une grande quantité de fibres venant de la substance médullaire : tout d'abord ces fibres ont la grosseur ordinaire des fibres de la substance blanche du cervelet, mais aussitôt qu'elles ont pénétré dans la couche des granulations, elles commencent (Boll) à se diviser de la façon la plus riche, de sorte qu'elles

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