IV. — Noyau du toit
Ce noyau a été signalé plus haut comme le point où aboutissent d'une part la partie interne du pédoncule cérébelleux inférieur, et d'autre part le faisceau de fibres qui unit le noyau externe de l'acoustique au cervelet. Le noyau du toit renferme de grosses cellules multipolaires de la forme de celles que nous avons trouvées dans les centres moteurs (60 î^de long sur 15 fxde large, Meynert). La présence de ces cellules dans une région qui doit être regardée comme sensitive constitue un fait aussi incompréhensible que la présence de ces mêmes cellules dans le noyau externe de l'acoustique. Les autres connexions du noyau du toit sont encore tout à fait inconnues.
Nous avons déjà attiré l'attention précédemment sur ce fait que le cervelet paraît posséder une certaine autonomie en vertu de sa disposition anatomique. Nous voyons le cervelet uni à l'écorce du cerveau par le pédoncule cérébelleux supérieur, et soumis, au moyen des fibres du pédoncule cérébelleux moyen, aux impulsions psychiques qui partent de l'écorce du cerveau.
Il est uni à la périphérie aussi bien par des systèmes que nous pouvons appeler centrifuges que par des systèmes évidemment centripètes. Ces différents systèmes sont reliés ensemble dans l'écorce par une disposition spéciale des fibres en forme d'anse ; nous igno-
NOMENCLATURE GËRËfiRÂLE DES AUTEURS ALLEMANDS.
rons cependant, ce qui serait très-important à connaître, quel est le système qui fournit les cylindres-axes des cellules de Purkinge. Il est probable que l'on arrivera à établir petit à petit qu'il existe une disposition analogue dansTécorce du cerveau. On trouvera en définitive que les fibres centripètes se continuent avec les fibres centrifuges par des anastomoses en forme d'anse et de toute façon avec une intercalation compliquée d'organes intermédiaires. Actuellement il est encore impossible de baser une loi sur une pareille disposition.
NOMENCLATURE CEREBRALE