CIRCONVOLUTIONS DE L'HOMME
relève vers le haut et se termine dans le bord supérieur de Thémisphère [jig. 39, Scm).
Nous retrouverons ces deux sillons quand nous parlerons des circonvolutions.
Nous arrivons maintenant aux circonvolutions de la surface des hémisphères et aux sillons secondaires qui les limitent.
I. Lohe frontal. — De la circonvolution centrale antérieure ou circonvolution frontale ascendante partent trois circonvolutions. Le trajet de ces circonvolutions correspond à celui des circonvolutions primitives du cerveau des animaux ; elles se dirigent en avant, gagnent la face inférieure du lobe frontal et s'y terminent; ce sont (1) :
lo La première circonvolution frontale {gyrus frontalis infe^ rior, Ecker) (2). — Elle part de la circonvolution centrale antérieure, forme une partie de l'opercule, contourne la branche verticale de la scissure de Sylvius, n'atteint pas tout à fait l'extrémité antérieure du lobe frontal et gagne enfin la face inférieure de ce lobe (fig. 36 et 37, F^.).
2** La deuxième circonvolution frontale [gyrus frontalis médius, Ecker) part de la circonvolution centrale antérieure au-dessus de la première, se dirige en avant, passe sur le lobe frontal, contribue à former son extrémité antérieure et gagne la face inférieure du
lobe (Fg.).
3** La troisième circonvolution frontale [gyrus frontalis superior, Ecker) (3). — Cette circonvolution présente des différences notables et des dispositions plus ou moins complexes selon les cerveaux. Elle part de la circonvolution centrale antérieure, passe au-dessus de la deuxième circonvolution frontale, et se divise aussitôt en deux circonvolutions secondaires. Elle présente deux faces : l'une sur la con-
(1) Il est presque superflu de prévenir le lecteur que l'autour allemand compte les circonvolutions frontales dans un ordre inverse à celui qui est classique en France : c'est ainsi que sa première circonvolution frontale répond à notre troisième circonvolution frontale, si connue depuis que Broca a démontré qu'elle est le siège de la faculté du langage articulé (hémisphère gauche).
L'ordre dans lequel Huguenin numérote les circonvolutions frontales et pariétales est une conséquence de sa tentative de ramener les circonvolutions longitudinales de rhomme aux circonvolutions longitudinales des animaux. En adoptant cette nomenclature, la première frontale se trouve faire suite à la première temporale, ce qui est assez logique ; tandis que dans la classification classique aujourd'hui en France la' première temporale forme la circonvolution de l'enceinte (de la scissure de Sylvius) avec la troisième frontale.
Nous avons cru devoir conserver la nomenclature de l'auteur allemand, mais en indiquant en même temps la synonymie française.
(2) Troisième circonvolution frontale ou circonvolution de Broca,
(3) Première circonvolution frontale (F*) des auteurs français.
Huguenin. — Syst. nerv. 4
no SURFACE DES HÉMISPHÈRES.
vexité de rhémisphère, l'autre sur la face interne ; cette dernière est séparée de la circonvolution de l'ourlet {gyrus fornicatus) par le sillon calloso-marginal.
Le prolongement de cette circonvolution à la face inférieure du lobe frontal (région du lobule orbitairé) forme la circonvolution droite [gyrus rectus). A cet endroit, du reste, les prolongements de la première et de la deuxième circonvolution frontale ne sont pas trèsnets ; il existe sur la face orbitairé du lobe frontal un. sillon le plus souvent cruciforme qui trouble les rapports {Sc^ fig. 38). Lorsque le sillon est disposé comme dans la figure 38, la prolongation des lignes frontales sur la face inférieure jusqu'en /?, où se termine Técorce, n'offre aucune difficulté.
II. Lobe pariétal. — Ce lobe est séparé du lobe frontal par le sillon de Rolande, et du lobe occipital par la scissure occipitale ; cette dernière séparation est à la vérité peu marquée chez l'homme, parce que cette scissure descend généralement très-peu sur la face convexe de l'hémisphère. La scissure de Sylvius le sépare du lobe temporal. Quand on recherche sur ce lobe les trois circonvolutions primitives, on n'y parvient qu'en se rendant compte des modifications qu'elles ont subies dans leur trajet. Deux circonvolutions seulement au lieu de trois prennent directement naissance de la circonvolution centrale postérieure ; ce sont :
4** La première circonvolution pariétale {lobulus parietalis inferior) (1). — Elle entoure la branche postérieure de la scissure d^ Sylvius, puis elle descend en se dirigeant en avant au-dessus de la scissure de Sylvius et va se continuer sur le lobe temporal avec la première circonvolution temporale (P^ fig. 36 et 37).
2** La troisième circonvolution temporale [lobulus parietalis superior) (Pg), longe le bord interne de l'hémisphère et se dirige en arrière, jusqu'au sillon occipital, où elle s'arrête. La partie de cette circonvolution qui occupe la face interne de l'hémisphère est si bien dessinée qu'on lui a donné un nom particulier, celui d'avant-coin [prœcuneus) ou lobule quadrilatère de Foville.
3"* La deuxième circonvolution temporale [gyrus angularis^ Huxley) se distingue en ce qu'elle ne part pas de la circonvolution centrale
(I) Ce lobule pariétal inférieur Qsi pour nous la troisième circonvolutioA pariétale, car on ap ris l'habitude de désigner Idi pariétale ascendante (centrale postérieure) sous le nom Aq première pariétale; le lobule pariétal supérieur sous le nom de seconde pariétale^ et le lobule pariétal inférieur sous le nom de troisième pariétale (Voy. la remarque h p • 49). — Nous indiquons ici une fois pour toute cette synonymie pour les circonvol utions du lobe pariétal.
CIRCONVOLUTIONS DTE L^HOMME. 5i
postérieure, mais de la première circonvolution pariétale (Pg, fig. 36 et 37). Elle forme à son origine une courbe ; son point de départ sur la première circonvolution pariétale est marqué en x sur la figure 36. Cette circonvolution se continue sans interruption avec la deuxième circonvolution temporale (1).
III. Lobe occipital. — A la face interne il est séparé du lobe temporal par le sillon occipital ; à la face ejcterne ce même sillon occipital établit nettement la limite lorsqu'il présente une certaine étendue sur cette face. Quand il ne s'y étend que peu, ce qui est le cas normal, la délimitation n'est pas bien distincte ; à la face inférieure il n'y a pas de délimitation du tout. Il est difficile d'établir les rapports du lobe occipital avec la troisième circonvolution primitive. Mais comme, pendant la vie fœtale, cette [région n'est point conformée dès le principe d'après le type des circonvolutions primitives, il n'est pas étonnant qu'elle noua présente en définitive un dessin qui sorte du schéma général ; déjà le sillon occipital et le sillon de l'hippocampe sortent de ce schéma. Mais comme il est peu utile de rechercher si le lobe occipital tout entier appartient au schéma de la troisième circonvolution primitive, nous ne nous égarerons pas dans cette discussion et nous nous contenterons de signaler quelques particularités qui distinguent cette région de l'écorce. Sur la face supérieure du lobe occipital on voit une fente transversale, qui pénètre assez profondément, et marche à peu près parallèlement à la branche supérieure de la scissure occipitale lorsque cette branche existe. C'est le sillon occipital transverse. A la face interne de Thémisphère se trouve le sillon de t hippocampe ijissura calcarina). Ces deux sillons circonscrivent une région de l'écorce cérébrale, dont l'existence est constante, c'est le coin {Zwickel^ cuneus; fig, 39, C) ; au-dessus du coin se- trouve la troisième circonvolution pariétale, Xavant'Coin et, au-dessous du coin, c'est-à-dire au-dessous du sillon de l'hippocampe, le lobulus lingualis [Zungenwindung) ou extrémité postérieure de la circonvolution occipito-temporale correspondante, dont il sera question plus loin. Sur la face supérieure du coin, celle qui appartient à la convexité des hémisphères, passe le sillon occipital transverse.
Ecker désigne la partie la plus reculée de la pointe du lobe occi-
(1) Cette circonvolution est désignée en France sous le nom de lobule du pli courbe (de Gratiolet). La raison pour laquelle Huguenin en fait la seconde pariétale se comprendra facilement si le lecteur veut bien se reporter à ce que cot auteur à dit précédemment du cerveau du singe papion, p. 43 et notamment à la figure 34, p. 41.
pital SOUS le nom de/ obulus extremus. Il distingue en outre les circonvolutions suivantes qui, sans être tout à fait constantes^ existent cependant fréquemment :
4** La première circonvolution occipitale {fig. 36 et 37, O^). — Elle part de l'extrémité postérieure du lobe pariétal supérieur (troisième circonvolution pariétale) et passe sur le coin, en décrivant une courbe autour de la pointe jterminale du sillon occipital transverse.
2** La deuxième circonvolution occipitale est située derrière et sur le côté de la précédente ; elle commence derrière le sillon occipital transverse et se continue en avant avec la deuxième circonvolution pariétale (Og, gyrus angularis).
3° La troisième circonvolution occipitale commence à Textrémité postérieure de l'hémisphère ; elle descend sous la deuxième circonvolution occipitale, et se continue avec la seconde et la troisième circonvolution temporale (O3 /îy. 36).
4"* La circonvolution descendante {gyrus descendens) [fig. 39, D).
— Le sillon de l'hippocampe se divise ordinairement à son extrémité postérieure en deux petites branches, l'une ascendante, l'autre descendante. En arrière de la branche descendante se voit une petite circonvolution dirigée verticalement qui réunit les circonvolutions occipitales précédemment décrites et à laquelle Ecker a donné le nom de circonvolution descendante {gyrus descendens).
IV. Lobe temporal. — La scissure de Sylvius sépare le lobe temporal du lobe frontal et du lobe pariétal. Il n'y a pas de délimitation distincte du côté du lobe occipital. Cette délimitation est encore moins prononcée à la face inférieure. Aussi Ecker a-t-il réuni sur cette face les deux lobes en un seul, sous le nom de lobe occipito^temporai.
Les circonvolutions du lobe temporal sont simples :
1** Première circonvolution temporale {gyrus temporalis I, fig. 36, T4) . — Elle descend le long du lobe temporal, et forme la branche postérieure de la circonvolution primitive recourbée, qui entoure la scissure de Sylvius.
2** Deuxième circonvolution temporale {gyrus temporalis II, Tj).
— Elle prend son origine à l'extrémité de la deuxième circonvolution pariétale {gyrus angularis\ descend parallèlement à la précédente et est très-distincte jusqu'à son extrémité inférieure.
3** Troisième circonvolution temporale {gyrus temporalis III). — Elle part de la région occipitale, et va aboutir à l'extrémité antérieure du lobe temporal (T3). Elle est très-nettement limitée à son bord supérieur, beaucoup moins à son bord inférieur.
CIRCONVOLUTIONS DE L'flOMME. 55
A chaque lobe que nous venons de décrire correspond une partie de la face interne des hémisphères, et déjà, à diverses reprises, nous avons signalé quelques-unes des particularités qu'offre chacune de ces parties, cependant il devient nécessaire de considérer la face interne des hémisphères dans son ensemble et d'en faire une description à part.
La figure 39 représente celte face. Dans le milieu on voit la coupé du corps calleux ; Scm est le sillon calloso-marginal ; Fo, le sillon occipital ; SH, le sillon de l'hippocampe ; D, la circonvolution descendante. Entre le corps calleux et le sillon calloso-marginal se trouve une circonvolution très-importante, entourant la partie antérieure du corps calleux c'est le gj/rus fomicatus ou pli du corps calleux^ ou circonvolution de l'ourlet. Elle contourne (For, fig. 39) la partie postérieure du corps calleux, s'amincit vers le point de réunion du sillon occipital et du sillon de l'hippocampe (en a, fig, 39), et va se terminer vers l'extrémité du lobe temporal par un pli recourbé, la circonvolution de V hippocampe ou circonvolution en crochet [Hackenwindung ^ H). Le commencement de la circonvolution de l'ourlet sous l'extrémité antérieure du corps calleux a des rapports intimes avec le nerf olfactif. La partie terminale de la circonvolution de l'hippocampe en crochet a de même des rapports avec d'autres portions du nerf olfactif. Il est à remarquer en outre que le long du bord où l'écorce cérébrale se termine sur le corps calleux par un bord tranchant, se trouve un cordon blanchâtre {stria longitudinaliSj seu tecta^ nervus Lancisi), qui s'étend en arrière et en bas sur la partie descendante de la circonvolution de l'ourlet, et double l'écorce grise d'une traînée blanche et mince de substance médullaire ; ce tractus s'étend jusque sur la circonvolution en crochet {substantia reticularis alba) et se trouve en connexion intime avec la corne d'Ammon (Voy. plus loin).
Le gyrus foricantus ou circonvolution de l'ourlet fournit en haut plusieurs anastomoses:
1** A l'avant-coin (fig. 39, Pc), autrement dit à la troisième circonvolution pariétale. Celle-ci, à proprement parler, repose par sa base tout entière sur la circonvolution de l'ourlet.
2"* Au coin. Lorsqu'on écarte l'un de l'autre le sillon occipital et le sillon de l'hippocampe, on trouve dans le fond une anastomose petite, mais toujours appréciable et constante, du coin avec la cir- .convolution de l'ourlet {Zwickelwindung^ gyrus cunei^ Ecker).
3* Avec le lobulus lingualis [Zungenwitidung). Cette circonvolution
se trouve à la face interne, au-dessous du sillon de l'hippocampe; elle est plus large en arrière, plus étroite en avant et est reliée le plus souvent à la circonvolution de l'ourlet (/îy. 39, L).
Enfin au-dessous du lobulus lingualis se trouve la dernière circonvolution à signaler à la face interne, le lobulus fusiformis ou circonvolution fusi forme {Spiyidelwiiidung^ gyrus fusiformis, Huschke, fig. 39, Yus.). Cette circonvolution se dirige-, parallèlement à la deuxième circonvolution temporo-occipitale, vers la pointe du lobe temporal ; en dehors d'elle commence aussitôt la troisième circonvolution temporale, précédemment décrite à propos du lobe temporal. La limite entre ces deux circonvolutions n'est souvent pas très-bien marquée (1).
Si maintenant nous jetons un regard sur la face inférieure du cerveau {fig, 38), nous verrons que la partie la plus interne du lobe occipito-temporal est toujours occupée par la circonvolution de rhippocampe (H). Celle-ci est souvent désignée comme étant l'extrémité temporale de la circonvolution de l'ourlet. A la face interne des hémisphères on voit en arrière le sillon occipital et le sillon de l'hippocampe, qui circonscrivent le coin {cuneus, C). En dehors se trouve le lobulus lingualis (L) {fig. 39), puis la circonvolution fusiforme {Fus) et enfin la troisième circonvolution temporale.
Il est intéressant d'étudier les rapports qui existent entre la circon-
(l) Pour compléter ce que nous avons indiqué fp. 49) sur la synonymie de la nomenclature des circonvolutions, nous devons noter ici que le lobultis lingualis est généralement connu sous le nom de seconde circonvolution temporo-ocHpitalCf et le lobulus fusiformis sous celui de première circonvolution temporo-occipitale ^ et que ces deux circonvolutions, avec leurs parties annexes antérieures (surtout pour le lobulus lingualis) sont décrites comme formant la face interne du lobe temporal.
En effet, la face infero-inteme du lobe temporal se continue sans démarcation bien nette avec la face inférieure du lobe occipital ; aussi les sillons qui la divisent et les saillies qu'elle présente, allant également de la région temporale à la région occipitale, ont reçu le nom de sillons et de circonvolutions temporo-occipitales. Ces sillons sont au nombre de deux ; le premier, en allant de dehors en dedans, sépare la troisième circonvolution temporale (de la face externe du lobe, T^, fig. 36 et 38) d'avec !& première circonvolution temporo-occipitale y laquelle est très-forte et marquée d'un grand nombre de petits sillons et de fossettes secondaires {TO^^fig. 38). En dedans cette circonvolution est limitée par un second sillon, au delà duquel on trouve une seconde circonvolutio?i temporo-occipitale (TO*, fig. 38), laquelle forme la limite interne du lobe temporal (circonvolution limbique, Broca); en effet, cette circonvolution forme la lèvre externe de la partie latérale de la grande fente de Bichat, et se termine en avant en se recourbant en crochet, pour se continuer avec la saillie de l'hippocampe (dans le diverticulum sphénoïdal des ventricules latéraux) ; aussi a-t-on donné à cette seconde circonvolution temporo-occipitale des noms qui rappellent ces rapports importants, et tels que : circonvolution à crochet^ pli unci forme, lobule de l'hippocampe (yyrus hippocampi) ; au niveau du bourrelet du corps calleux, cette circonvolution reçoit la partie terminale de la circonvolution de l'ourlet (circonvolution du corpsf calleux).
CiaCONVOLUTlONS DE L'HOMME. SS
volution de l'ourlet et les circonvolutions de la convexité des hémisphères, et de comparer à ce point de vue le cerveau du singe et celui de l'homme avec celui des autres mammifères. Chez l'homme, quand ou regarde le cerveau de profl|, on n'aperçoit sur la convexité de l'oi^ane aucune partie de la circonvolution de l'ourlet. La troisième circonvolution primitive s'étend
même sur la face interne ^
de l'hémisphère et encadre
complètement la circon- ^^
volution <Je l'ourlet. La figure 39. montre cette disposition, qui se retrouve également chez le singe et jusqu'à un certain point chez le phoque et les cétacés. Chez tous les autres mammifères, par contre, les circonvolutions { de la convexité se sont si peu développées que la circonvolution de l'ourlet est tout à fait à découvert dans sa ' partie frontale et temporale. Cette disposition est très-évidente pour la circonvolution de l'hippo- F\g.AO. -Cerveau du cAUn (face mpéMeu>'e){*). campe. La figure 41 montre le cerveau du renard vu de côté : S est la scissure de Sylvïus ; les quatre circonvolutions primitives sont faciles à disinguer ; sous la scissure de Sylvius se voit une grande circonvolution arrondie H, qui n'est pas autre chose que la circonvolution de l'hippocampe, comme on la verrait chez l'homme si elle n'était pas recouverte par les circonvolutions du lobe temporal. Chez tous les mammifères inférieurs, cette circonvolution de l'hippocampe se montre de chaque côté du chiasma sous la forme d'une proéminence arron-
se SURFACE DES HÉMISPHÈRES.
die reconnaissable à ce que le tractus olfactif vient s'y termioer. Les rapports sont moins nets du côté du lobe frontal/^OD rencontre bien sur la [convexité un sillon constant qui sépare les circonvolutions des hémisphères de l'extrémité frontale de la circonvolution de l'ourlet {^g. 41, a) ; mais, à une certaine distance du bord supérieur de l'hémisphère^ ce sillon cesse, de sorte qu'il n'existe pas de démarcation bien complète dans ce point. Un deuxième sillon, tout à fait constant ou du moins facile à retrouver dans la série des mammifères depuis les carnivores jusqu'aux ruminants,
Fig. il. — Cei'veau du renard, vu de profit {').
commence en haut à la grande scissure inlerhémisphérique, et s'étend toujours dans une certaine étendue sur la convexité de l'hémisphère, c'est le sillon crucial (sulcus cruciatuSy Se). Ce sillon crucial ne s'anastomose jamais avec le sillon que nous avons décrit précédemment en a, et la quatrième circonvolution se continue par conséquent, directement en p, avec l'extrémité frontale de la circonvolution de l'ourlet (/îy. 40).
On voit d'ailleurs quelque chose de semblable à la face interne du cerveau de l'homme, oil la circonvolution de l'ourlet se continue aussi en se recourbant avec la troisième circonvolution frontale. Il ressort de tout ceci que, chez les animaux, le lobe frontal esl formé par des circonvolutions tout autres que chez l'homme. Les circonvolutions frontales qui équivalent chez les animaux à celles de l'homme ne vont que jusqu'au sillon crucial, et ce qui occupe une place analogue à
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