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COMMISSURE ANTÉRIEURE

Sur la seconde coupe [fig. 84), qui passe un peu plus en arrière, le faisceau est placé plus en dedans vers la ligne médiane. En même temps, à calé de lui se voit un second faisceau transversal sec-

¥i%.Si. ~ Coupe de la partie antérieure Fig. 84. — Coupe du cerceau du chien

du cerveau, du chiea (*). {unpeuenarrièredelacmtpereprésentér

tionné dans le sens de sa longueur et qui vient du lobe temporal.

Sur la troisième coupe (Jîg. 85), qui passe encore plus en arrière, les de'ux faisceaux sont réunis ensemble, et vont d'un côté du cerveau h l'aulre, en traversant la ligne médiane, c'est la commissure antérieure. On voJt.par là que, chez les animaux, le faisceau qui se rend du lobe olfactif dans la commissure antérieure est très-développé. Le faisceau qui vient latéralement, et qui répond à la commissure décrite précédemment chez l'homme, est petit et peu développé.

Il nons faudrait admettre par conséquent chez les animaux une commissure antérieure compliquée, et recevant de chaque côté des fibres du lobe temporal et du lobe olfactif.

Si nous cherchons les faisceaux antérieurs analogues dans le cerveau <le l'homme, nous voyons que ces faisceaux sont fort petits et en rapport avec le peu de développement du lobe olfaclif. Ils n'ont du reste été trouvés jusqu'ici que par MeynerL; d'autres auteurs ont nié leur existence d'une façon absolue.

tu STRUCTURE DES BËHISPHÉRËS.

Gratiolet, par exemple, se refuse à les reconnaître, bien qu'il décrive avec beaucoup de clarté ce qui se voit chez les animaux.

Comme nous avons envisagé jusqu'ici ces faisceaux comme une

commissure, il est inutile que nous discutions le trajet de leurs

fibres; nous ferons seulement remarquer que l'on ne peut guère

admettre que les fibres du lobe olfactif d'un câté aillent au lobe

temporal du côté opposé, qu'il y ait par conséquent un véritable

entre-croisement. Aucun observateur n'a

encore démontré d'une façon précise

l'existence ile pareilles fibres. Nous

émettrons de même des doutes sur une

opinion de Meynert qui veut que la

a commissure antérieure forme pour le

/ nerf olfactif une sorte de chiasma sem-

^ blable à celui des nerfs optiques. Les

'' motifs que donne Meynert à l'appui de

/; son opinion sont divers : d'une part, il

pense que la commissure antérieure est

formée de trois espèces de fibres. Les

^ premières réunissent lesdeux lobes olfao-

Fig. 85. — Coupe du cerveatc iIh tifs, d'autres unissent les deux lobes tem-

chien [unpe<t en arriére de la po^aux, et enfin Ics domières relient le

coupe reprisentie pg.oH) {). , . .. i. * .

lube olfactif d un cote aux lobes temporal et occipital du côté opposé; d'autre part, il admet que le lobe et le bulbe olfiiclif constituent un organe unique aussi bien au point de vue anatomique qu'au point de vue physiologique. Si les choses étaient réellement ainsi, on ne pourrait guère nier l'existence du chiasma des nerfs olfactifs, mais, comme nous l'avons dit, il n'est pas démontré qu'il y ait des fibres entre-croisées dans la commissure antérieure. De plus on ne sait pas s'il existe réellement un rapport aussi intime entre le lobe et le bulbe olfactif. Les connexions de ces deux organes ne sont pas assez connues. Gudden a en outre montré qu'après l'extirpation du bulbe olfactif chez le lapin, les faisceaux qui vont du lobe olfactif dans la commissure antérieure, restent complètement intacts et n'offrent pas trace d'atrophie. D'après les lois générales les faisceaux qui dépendent directement des parties cérébrales enlevées devraient s'atrophier. Nous ne pouvons par conséquent regarder la commissure antérieure que comme une simple commissure des parties situées à la

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