DE L ÉDITION FRANÇAISE* X
ces notions par des figures qui, schématiques seulement par leur simplicité, n'en reproduisent pas.moins la forme et les rapports réels des parties, telle a été l'œuvre entreprise par le professeur G. Huguenin (de Zurich), dans le volume dont nous présentons aujourd'hui la traduction.
Les considérations qui précèdent rendent assez compte des raisons qui nous ont fait penser à mettre à la portée des médecins et de nos étudiants un livre que tous connaissaient déjà autrement que de réputation, car bon nombre de ses planches ont été reproduites dans les récentes monographies françaises sur les localisations cérébrales, sur les lésions du centre ovale, sur Thémianesthésie, sur la topographie cérébrale, etc. ; il nous a donc semblé que l'ouvrage méritait d'être traduit lui-même et de prendre place parmi nos traités classiques sur l'anatomie microscopique des centres nerveux.
Telles sont les raisons qui doivent servir à nous excuser d'avoir entrepris cette traduction.
Quant à la manière dont elle a été faite, nous devons donner encore quelques rapides explications.
Nous nous sommes efforcés de donner au texte primitif plus de clarté et de précision en introduisant des divisions et subdivisions, qui sont à peine indiquées dans l'ouvrage allemand ; en multipliant les renvois pour certaines parties dont la description ne peut trouver place que par fragments dans des chapitres différents ; en donnant plus de soins à l'explication des figures ; enfin en complétant par une série de notes l'exposé des questions qui ont été plus spécialement étudiées par des anatomistes ou des physiologistes français.
A ce point de vue nous aurions voulu donner plus d'extension à l'étude des faits pathologiques auxquels Huguenin n'accorde que de rares et courtes allusions, puisqu'il se proposait de faire suivre cette partie anatomique d'un volume consacré entièrement à la pathologie du système ner^veux. Certes nous aurions eu dans les leçons du professeur Charcot, dans les observations cliniques et les études nécropsiques, qui, sous son impulsion féconde, ont été recueillies et publiées par ses élèves, nous aurions eu une ample moisson de