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CHAPITRE SIXIEME

TUBERCULES QUADEtIJUHEAUX ET BANDELETTES OPTIQUES ART. 1". —TUBERCULES QUADRIJUMBAUX ET LEURS CONNEXIONS.

Nous connaissons déjà les rapports des tubercules quadrijumeaux avec la calotte et avec le pédoncule cérébral, ainsi qu'avec les pédoncules cérébelleux supérieurs. Nous avons de même parlé des bras qui sortent de chaque côté des tubercules quadrijumeaux antérieurs et postérieurs. Ces bras passent au-dessous du pulvinar et peuvent être suivis avec facilité dans une certaine étendue du côté de la couronne rayoniiitnle. Mais vers le milieu de la couronne rayon-

Fig 9i. — Schéma des rapports des tubercules quadrijumeatix et de leurs bras (").

nante, l'intrication des fibres de ces bras avec les fibres des autres faisceaux est si complexe qu'il est impossible de dire dans quelle partie de l'écorce elles vont aboutir, te bras du tubercule postérieur est libre dans le commencement de son trajet à côté du tubercule (Jtç. 94), il disparaît ensuite sous le pulvinar (Z est le contour du ptJvîuar). Le bras du tubercule supérieur ne se voit qu'après l'ablation du corps genouillé externe et du pulvinar. On ne peut le dé-

iS4 TUBERCULES QUADRIJUMEAUX.

montrer que difficilement sur des coupes transversales à cause de sa direction oblique en bas et en dedans, mais par contre on le prépare très-facilement sur des pièces bien durcies. Nous avons décrit précédemment le trajet du pédoncule cérébelleux supérieur, nous étudierons plus loin son entre-croisement sous les tubercules quadrijumeaux.

On ne connaît pas encore le mode de terminaison réel des bras des tubercules quadrijumeaux dans Tintérieur des ganglions des tubercules quadrijumeaux ; ces ganglions ont Taspect d'ellipsoïdes, et forment une masse grise située sous les quatre éminences des tubercules quadrijumeaux. La partie superficielle des tubercules quadrijumeaux est en effet constituée par un feuillet complètement blanc, à la formation duquel les bras des tubercules quadrijumeaux prennent bien certainement la part la plus grande. On peut admettre comme assez bien démontrés les faits suivants :

a. Les bras antérieurs et les bras postérieurs des tubercules quadrijumeaux se comportent à Tégard des ganglions d'une façon absolument identique.

h. Une petite portion de leurs fibres passe sur les tubercules qua-

Fig. 95. — Coupe schématique d'une des paires des tubercules quadrijumeaux (*).

drijumeaux sans contracter de rapports plus intimes avec leur masse ganglionnaire grise, et forme le stratum-zonale {fig. 95, à). c. Une plus grande partie des fibres pénètre dans le ganglion (A),

(*) Oj stratum zonale de fibres blanches (formé par les fibres superficielles du bras du tubereule) ; — bj fibres profondes pénétrant dans la niasse grise du tubercule, pour en ressortir en e, où elles se réunissent aux fibres superficielles. — La partie inférieure de la figure représente la coupe des pédoncules cérébraux.

en ressort au pôle opposé {c) et va se réunir de nouveau à la partie superficielle.

d. Les deux parties réunies traversent alors la ligne médiane {fig. 94 et 93), et se dirigent obliquement en bas et en dehors dans la direction du faisceau de Reil {Schleifenblatt, lemniscus) situé sur les côtés des pédoncules cérébelleux supérieurs.

e. Les deux feuillets du faisceau de Reil sont les prolongements des bras des tubercules quadrijumeaux. Le feuillet superficiel ou moteur [fig, 94, a) est le prolongement du bras du tubercule quadrijumeau supérieur, comme on le voit distinctement sur la figure 94. Le feuillet profond, considéré jusqu'ici comme sensitif [fig. 94, ô), est le prolongement du bras du tubercule quadrijumeau inférieur. Son trajet se déduit facilement de la figure 94.

/• Les deux feuillets du faisceau de Reil passent ensuite sous les pédoncules cérébelleux supérieurs et pénètrent dans la profondeur de la moelle allongée.

Nous verrons bientôt ce qu'ils deviennent. Disons seulement pour le moment que leurs fibres se retrouvent dans les cardons antérolatéraux, et qu'ils sont par conséquent tous deux moteurs. On considérait jusqu'ici le feuillet profond comme un faisceau sensitif.

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