RUBAN DE RE1L
II. Le feuillet superficiel du ruban de Reil (bras du tubercule quadrijumeau antérieur). — Ce faisceau est silué, sur la coupe \{fig. 98), dans la partie latérale la plus extérieure de la coupe ; il conserve celte place dans la coupe II {Hg- 99), seulement il s'est porté un peu en bas et forme la limite entre le pédoncule cérébral proprement dit et la calotte. Sur la figure 97 on le voit très-nettement dans le point où la coupe II passe à travers le pédoncule cérébelleux supérieur. Mais sur cette coupe II, on voit apparaître en dedans de / un mince faisceau qui se détache de la voie du pédoncule cérébral et va se rendre plus haut dans la calotte. Ce faisceau se réunit au feuillet superficiel du ruban de Reil et l'accompagne dans son trajet ultérieur.La coupe III (^j. 100), qui passe à travers le ruban de Reil, montre le feuillet superficiel du ruban de Reil dans ses rapports avec le feuillet profond. Sur la coupe rv (Jig. 101), le feuillet a conservé simplement sa position. Sur
rig. lOÏ. — Coupe au niiieau de ia partie moyenne du quatrième ventricule {*).
la coupe V (fig. 102), il s'est porté vers la limite la plus inférieure de la région de la calotte, et se trouve en rapport immédiat avec les fibres transversales de la protubérance. Mais, à partir de ce point, il n'offre plus de conpe distincte par la raison que ses fibres s'éparpillent et se mêlent aux faisceaux de la calotte provenant de la couche optique [champ moteur, voir plus bas). Les fibres vont par cette voie aux cordons antéro-latéraux de la moelle épinière, el c'est
pour cela qu'on considère ce feuillet comme une formation motrice, m. Le feuillet pi'o fond du ruban de Reil (bras du tubercule quadrijumeau postérieur). — La coupe I [fig. 98) montre ce feuillet sectionné dans son trajet oblique vers le bas. Sur la coupe II [fig. 99) il occupe la même situation. Sur la coupe III {fig. 100), qui passe immédiatement derrière les tubercules quadri jumeaux, il s'est porté en partie vers l'extérieur et se voit immédiatement à côté du pédoncule cérébelleux supérieur. Sa situation profonde par rapport au faisceau superficiel ressort de la coupe III [fig. lOO), et la comparaison avec la figure 97 montre que l'aspect extérieur des parties répond complètement à la disposition intérieure. Sur la coupe lY [fig. 101) les deux feuillets ont conservé les mêmes rapports. Mais on voit apparaître un nouveau faisceau qui n'a pas été cité jusqu'ici, et dont la coupe a la forme d'un fer à cheval^ z. Ce faisceau représente une grosse racine du trijumeau à direction ascendante ; c'est à ce niveau que le nerf trijumeau pénètre dans la moelle allongée. Autrefois on reliait ce faisceau au feuillet profond du ruban de Reil, c'est-à-dire qu'on admettait que les fibres de ce feuillet se confondaient avec ce faisceau. Or, comme ce faisceau en fer à cheval se rend aux cordons postérieurs de la moelle et qu'on peut suivre ses fibres sur un trajet assez long dans les cordons postérieurs, on était naturellement amené à considérer le feuillet profond du ruban de Reil comme un faisceau sensitif. Les choses ne sont point réellement ainsi, car le faisceau en fer à cheval appartient en entier au trijumeau. Sur la coupe V [fig. 102), le feuillet profond du ruban de Reil a totalement disparu. Ses fibres se sont mêlées, comme celles du feuillet superficiel, aux faisceaux de la calotte venus du thalamus (champ moteur) pour se rendre avec ceux-ci dans les cordons antéro-latéraux de la moelle. Les deux feuillets du juban de Reil renferment donc des fibres motrices. Les fibres du feuillet superficiel viennent d'un centre optique, celles du feuillet profond viennent du tubercule quadrijumeau postérieur, qui, si la découverte de Meynert venait à se confirmer, aurait de cette façon une signification analogue à celles du tubercule quadrijumeau antérieur.
rV. Les fibres qui de la couche optique vont prendre part à k formation de l'étage supérieur des pédoncules (fibres de la calotte venues du WvdX^mxxs^^Haubenfaserndes Thalamus). — Sur la coupe I {fig. 98), nous trouvons ces fibres réunies toutes sans exception autour du pédoncule cérébelleux supérieur. Sur la coupe II {fig. 99), elles ont la même disposition ; on donne le nom de champ moteur à