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ET DU PATHÉTIQUE

Pour mieux faire comprendre le trajet des fibres de ces nerfs, nous devons nous reporter à la figure 96 (pag. 158) et y étudier à nouveau certains détails que nous avons négligés précédemment. La coupe représentée par cette figure passe par les tubercules quadrijumeaux supérieurs (antérieurs), lesquels sont en rapport, comme nous l'avons établi, avec le feuillet superficiel du ruban de Reil. Les points suivants sont à signaler :

1" Le faisceau longitudirial postérieur de la calotte (Meynert) dit autrefois faisceau acoustique, u. Nous avons déjà décrit le trajet central de ce faisceau, qui tranche par sa grosseur sur les parties environnantes. Nous le suivrons ultérieurement à travers presque toute la moelle allongée.

2" Le noyau commun de Toculo-moteur commun et du nerf pathétique {fig. 96, t) est situé entre le faisceau longitudinal postérieur et Taqueduc de Sylvius. Il forme une colonne cylindrique s'étendant sur une certaine longueur vers le bas, et renfermant de grosses et belles cellules multipolaires. Déjà au niveau du tubercule quadrijumeau antérieur, on voit quelques faisceaux quitter le noyau [fig. 96). Ces faisceaux traversent le pédoncule cérébelleux supérieur en décrivant une courbe à convexité externe, et viennent sortir au bord interne du pédoncule cérébral. Mais ce n'est que sur une coupe passant par la partie la plus inférieure du tubercule quadrijumeau supérieur que se voit l'émergence complète des fibres [fig. 107).

En comparant cette figure avec la figure 96, on reconnaît trèsfacilement les parties analogues : a est la partie inférieure des tubercules quadrijumeaux supérieurs ; ô, la coupe à travers le feuillet superficiel du ruban de Reil; c, le bras du tubercule quadrijumeau postérieur ; d, le pédoncule cérébelleux supérieur. Entre le faisceau longitudinal postérieur et l'aqueduc de Sylvius se voit le noyau volumineux de l'oculo-moteur commun et du pathétique (1). Vers le bas

(1) Nos recherches particulières sur l'origine réelle des nerfs crâniens nous ont permis de constater que le moteur oculaire commun et le pathétique ne naissent pas

ni MOELLE ALLONGÉE.

les fibres de l'oculo-moteur traversent toutes le faisceau dit aDciennement faisceau acoustique et. le pédoncule cérébelleux supérieur, et puis ensuite la partie la plus interne du pédoncule cérébra. {fig. 107, o). Mais un deuxième groupe de fibres part encore du

Fig, 107, — Coupe au niveau du bord postérieur des tubercules quadri/umeam: antérieurs (').

noyau. Celles-ci {p) se dirigent directement vers la ligne médiane dans le raphé, subissent un entre-croisement avec celles du côté opposé et se dirigent ensuite en bas, c'est-à-dire en avant, dans la position naturelle du cerveau. Sur des coupes heureuses et un peu obliques, on obtient des figures semblables à celle de la planche 107, p (moitii schématiques). Si l'on suit les fibres dans )e raphé, on les voit p^ trer dans la partie la plus interne du pédoncule. Nous avons dit déjà

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d'un seul et même noyau, mais de dmnc noyaux distincts, quoique très-rapprodiés. l'un plus en arrière et en haut, pour le pathétique, l'autre plus en avant et eo bu, pour le moteur oculaire : ce fait n'est pas sans importance, car les no;aux distitcb du pathétique et du moteur oculaire commun sont mis en connexion l'un avecr*iilrt par des libres commissurales, et la question de rechercher si ces fibres commlssanltt sont directes ou croisées, c'esl-à-dire si elles unissent le noyau pathétique droit pC exemple au noyau moteur oculaire, commun droit ou bien au gauche, cette questlm dès aujourd'hui indiquée, mais non encore Detlemeiit résolue, n'est pas sans Intérélui point de vue de l'étudedes mouvements associés des deux globes oculaires.

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