NOYAU DU NERF PATHÉTIQUE
quelle était la signification de cette région (voyez la description de Tanse pédonculaire). Elle renferme des fibres venant du noyau lenticulaire qui sortent de ce noyau avec l'anse du noyau lenticulaire [Linsenkenschlingé) et forment le faisceau le plus interne du pédoncule cérébral. Ces fibres quittent les unes après les autres ce faisceau, pour se rendre aux noyaux des nerfs moteurs qu'elles mettent ainsi en communication avec le noyau extra-ventriculaire du corps strié.
La première de ces connexions est celle que nous venons précisément de citer pour le noyau de l'oculo-moteur commun et du pathétique. Ve7itre-croisement de ces deux nerfs au-dessus du noyau se trouve par conséquent dans le raphé; nous retrouverons cette disposition pour d'autres nerfs encore (1). On ne connaît pas encore à l'oculomoteur commun de fibres dites directes, c'est-à-dire des fibres qui, sortant du raphé, autrement dit de l'anse du noyau lenticulaire, se joignent au tronc du nerf sans passer par le noyau. Comme nous nous représentons avec beaucoup de raison que le pédoncule cérébral constitue la grande voie de conduction volontaire de l'écorce vers la moelle épinière, nous pouvons envisager ces fibres entre-croisées qui vont au noyau de l'oculo-moteur commun et du pathétique comme des fibres destinées à transmettre les mouvements volontaires dans rintérieur de ces nerfs (ou de leur noyau).
Enfin on voit, dans la figure 107, sortir de la partie externe du noyau une masse de fibres formant le plus souvent un seul, quelquefois deux ou trois petits faisceaux, et qui se trouvent sectionnées transversalement dans le voisinage immédiat du noyau [q). Ces fibres ne sont autre chose que les racines du nerf pathétique ; après un court trajet en dehors, ce nerf se recourbe presque à angle droit pour se diriger en arrière, et reparaît plus bas sous la forme d'un faisceau coupé transversalement [fig. 108 en c).
Nous devons enfin à Meynert la connaissance d'un certain nombre de fibres déliées qui, sortant du noyau du nerf oculo-moteur et du pathétique, se dirigent en rayonnant vers le haut et pénètrent dans le ganglion du tubercule quadrijumeau supérieur. Uu des centres les plus importants du nerf optique se trouve ainsi mis en relation avec
(1) Ces fibres, représentées en o et /) (fig. 107), auraient besoin d'être l'objet de nouvelles études : insistons bien ici sur ce fait que l'auteur les considère non comme des fibres radiculaires croisées du nerf moteur oculaire commun, mais comme des fibres €ifférente8 au noyau de ce nerf, c'est-à-dire mettant le noyau en communication avec les ganglions cérébraux. — Plus loin,, en parlant des connexions du moteur oculaire éxterneavecle moteur >pcula ire commun, nous aurons à revenir sur les interprétations qu'on peut donner aux fibres ici en question.
un groupe de cellules que nous pouvons considérer maintenant comme un centre réflexe pour un grand nombre de mouvements des yeux. Une pareille connexion était une nécessité physiologique ; elle a acquis, grâce à Meynert, sa démonstration anatomique. Si nous réfléchissons aux relations intimes qui existent entre l'excitation de la rétine et la rotation du bulbe oculaire, nous reconnaîtrons facilement la valeur de cette découverte. Nous pourrions établir alors les faits suivants pour ce qui concerne les mouvements dus à Toculo-moteur commun :
a. Les mouvements volontaires qui sont du domaine de Foculomoteur et du pathétique sont provoqués par des idées (à siège cérébral dans les hémisphères). L'excitation passe incontestablement au travers du noyau lenticulaire par les fibres qui le traversent; ces fibres se rendent [fig. 89, pag. 143)à la partie la plus interne du pédoncule cérébral. De là elles s'élèvent en haut dans le raphé et, après s'être entre-croisées, elles arrivent au noyau de l'oculo-nioteur commun et du pathétique (/îy. 107, /?). On ne connaît pas encore de fibres allant directement du raphé aux racines de ces nerfs, comme cela se voit pour le facial et l'hypoglosse.
h. Les mouvements réflexes qui se produisent dans le domaine de ces mêmes nerfs sont en grande partie sous la dépendance des excitations rétiniennes et de celles du trijumeau. La rétine est reliée au tubercule quadrijumeau supérieur par la bandelette optique. De là les fibres rayonnantes, décrites précédemment, descendent dans le noyau de Toculo-moteur et du pathétique. Ainsi se trouverait établie une des connexions servant aux réflexes ; cette connexion ne serait pas entre-croisée et transmettrait les mouvements au globe oculaire qui est situé du même côté que le ganglion excité. D'autres détails suivront lors de la description de l'oculo-moteur externe.
c. Au côté externe du faisceau longitudinal postérieur se voient un certain nombre de faisceaux qui entourent l'aqueduc de Sylvius, et gagnent en grosseur dans leur trajet vers le bas. De plus il se développe bien certainement sur place de nouvelles fibres qui s'ajoutent à celles existant déjà dans le faisceau [fig. 107, s). A la partie interne du faisceau se voient constamment des amas de grosses cellules vésiculeuses réunies en grappe et qui représentent, d'après Meynert, les ganglions d'orjgine des fibres en question. Or, cet auteur a démontré que ces fibres se rendent à la grosse racine du trijumeau. Meynert a de plus constaté qu'une partie de ces fibres traverse plus bas la ligne médiane et va rejoindre les cellules du champ moteur. Il est incontestable que les grosses cellules vésiculaires signalées