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la face externe de l'hémisphère sous le nom de scissure de Sylvius. Elle sépare la face inférieure de l'hémisphère en deux parties inégales, l'une
Fie 149. — Face inférieure du cerveau. (D'après la photographie d'une pièce
durcie au bichromate.)
BU, bandelette optique. — C, cunéus. — Cal, calotte du pédoncule. — Cc(Spl), bourrelet du corps calleux. — D, circonvolution descendante. — F3, troisième circonvolution frontale.
— /à, troisième sillon frontal ouincisure en H. — ft, quatrième sillon frontal ou sdlon olfactif. — Fc, fasciola cinerea. — Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe. — h, sillon de l'hippocampe. — ■ ipo, incisure pré-occipitale. — it, incisure temporale. — K, scissure calcarine; K", son éperon inférieur. — A' + po, branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale. — LF, lobe frontal. — Lg, lobule lingual. — lg, sillon lingual. — L(i), isthme du lobe limbique. — LO, lobe occipital. — LOr, lobule orbitaire. — LT, lobe temporal. — Nil, nerf optique. — O3, troisième circonvolution occipitale. — 0F1, oF>, 0F3, partie orbitaire des première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — ofi(Gr), gyrus rectus. — ot. sillon collatéral ou occipito-temporal; ot' , ses incisures. — P, pied du pédoncule cérébral.
— fol, pédoncule olfactif. — PT, pôle temporal. — tzi'I, pli de passage rétro-limbique. — t.U, pli de passage temporo-limbiquc. — Sa), branche verticale de la scissure de Sylvius. — Sih, scissure inter-hémisphérique. — Spa, espace perforé antérieur. — Spp, espace perforé postérieur. — 7\, T3, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — ti. h, deuxième, troisième sillons temporaux. — Te, tuber cinereum. — Tm, tubercules mamillaires. — Toi, tubercule olfactif. — U, circonvolution du crochet.
antérieure, frontale, l'autre postérieure, sphéno-occipitale La partie antérieure de la face inférieure de l'hémisphère est plane ou légèrement concave, elle répond au lobe frontal et repose sur la voûte orbitaire ; ce rapport lui a valu le nom de lobule orbitaire, ou mieux de face orbitaire du lobe
frontal (LOr). La partie postérieure de la face inférieure de l'hémisphère, franchement concave, affecte la forme d'un rein, répond au lobe sphénooccipital [LT,LO) et déborde en bas le niveau du lobe frontal; elle s'enfonce en avant dans la fosse temporale, tandis qu'elle repose en arrière
Jl oa ipo
Fig. ISO. — Lobes de la face externe de l'hémisphère droit. Les lèvres de la scissure de Sylvius ont été écartées pour montrer le lobule de l'insula. (D'après la photographie d'un cerveau durci dans l'alcool.)
F, lobe frontal. — |, insula. — 0, lobe occipital. — P, lobe pariétal. — T, lobe temporal. — F,, F°, F3, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — -^(C), cap de la troisième circonvolution frontale. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — f„, deuxième sillon frontal. — f3, troisième sillon frontal ou incisure en H. — fm, sillon fronto-marginal. — Gsm, Gyrus supra-marginalis. — i, sillon insulaire. — la, circonvolution antérieure de l'insula. — io, sillon inter-occipital. — Ip, circonvolution postérieure de l'insula. — ip, sillon inter-pariétal. — ipo, incisure pré-occipitale. — A", éperon supérieur de la scissure calcarine. — 0,, 0;, 03, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — o>, 03, deuxième et troisième sillons occipitaux. — ou, sillon occipital antérieur. — 0F1, 0F2, 0F3, face orbitairo des première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. ■ — oFi[Gr), Gyrus rectus. — OpF3, opercule frontal. — OpP, opercule pariétal. — OpR. opercule rolandique. — P,, P-2, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — ■ Pc, pli courbe. — po, scissure pariéto-occipitale. — por, sillon postrolandique. — pri, sillon prérolandiquc intérieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — fi, scissure de Rolande — S, vallée de Sylvius. — S(a), branche horizontale antérieure de la scissure de Sylvius. — S(v), branche verticale ascendante de la scissure de Sylvius. — 7'i, T„, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — ti, sillon parallèle. — t'i, branches verticales du sillon parallèle. — t., deuxième sillon temporal.
sur la tente du cervelet. Son bord interne, concave, recouvre en avant la face externe du pédoncule cérébral (P) ; en arrière, il limite l'extrémité postérieure de la grande scissure inter-hémisphérique, et se continue au niveau du lobe occipital et sous un angle très ouvert, avec la face interne de l'hémisphère (fig. 151, 179). Le bord externe du lobe sphéno-occipital fait
partie du bord externe des hémisphères, et se continue à angle droit avec la face convexe des hémisphères.
Les faces externe, interne et inférieure des hémisphères présentent des
TdnPekVi
K*U r Bit ri j0*Tl\ oFî
loi
Fie. loi. — ■ Face interne d'un hémisphère gauche. (D'après la photographie sous l'eau d'une pièce durcie au bichromate.)
BIl, bandelette optique. — Bol, bulbe olfactif. — C, cunous. — c, sillon du cuneus. — Cal, calotte ou étage supérieur du pédoncule. — CB, carrefour olfactif de Broca. — Cgn, circonvolution géniculée. — Ce, tronc du corps calleux. — Cc(g), genou du corps calleux. — Ce >■), bec ou [rostrum) du corps calleux. — cm, sillon calloso-marginal. — cm', partie verticale du sillon calloso-marginal. — cou, commissure antérieure. — cop, commissure postérieure.
— Fus, lobule fusiforme. — H, circonvolution de l'hippocampe. — h, sillon de l'hippocampe.
— K. scissure calcarine. — K+po, branche commune aux scissures calcarine et pariétooccipitale. — L\, première circonvolution du lobe limbique. — L:'H), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe. — Lg, lobule lingual. — Ig, sillon du lobule lingual.— mF[, face interne de la première circonvolution frontale. — 0F3, partie orbitaire delà troisième circonvolution frontale. — oFi(Gr), partie orbilairede la première circonvolution frontale (gyrus rectus). — ot, sillon collatéral. — Parc, lobule paracentral. — parc, sillonparacentral. — PckTM, plexus choroïdes du trou de Monro. — po, scissure pariéto-occipitalc. — l'ol, pédoncule olfactif. — PrC, prcecuneus. — rdf, pli fronto-limbique. — ■xpla, pli pariélo-limbique antérieur. — r.ll, pli temporo-limbique. — H, scissure de Rolando. — ri, divorticule de l'infundibulnm. — ro, diverticulc sus-optique. — sec, sinus du corps calleux. — sM, sinus de Monro. — so, so', premier et deuxième suions sus-orbitaires. — Sp, septum lucidum. — sp, scissure sous-pariétale. — STh, région sous-optique. — T», deuxième circonvolution temporale. ■ — T3, troisième circonvolution temporale. — U, troisième sillon temporal. — Tch+PchVs, toile choroïdienne et plexus choroïdes di troisième ventricule. — Tg, trigone.
— Th, thalamus. — TM, trou de Monro. — Tm, tubercule mamillaire. — Toi, tubercule olfactif. — U, circonvolution du crochet. — xlt, chiasma des nerfs optiques.
Scissures.
Sillons.
Incisures.
anfractuosités plus ou moins profondes, qui divisent chaque hémisphère en lobes, lobules et circonvolutions. On distingue ces anfractuosités, en scissures qui limitent les lobes, en s///o?« qui séparent les circonvolutions dontsecom-
posent les lobes, et en incisures qui entaillent les bords des circonvolutions. Les scissures, désignées encore sous le nom de scissures primitives, principales, lobaires, ou totales, sont au nombre de cinq : la scissure de Sylvius, la scissure de Rolando, la scissure pariéto-occipitale , la scissure calcarine et la scissure limbique qui se décompose en scissure calloso-marginale, scissure sous-pariétale et scissure collatérale.
Les sillons portent encore le nom de scissures secondaires, de sillons corticaux, typiques ou lobulaires; ils subdivisent les lobes et sont plus ou moins profonds; ils sont constants, mais souvent fort irréguliers. On donne enfin le nom de sillons tertiaires, atypiques, gyraires, ou simplement avec Broca le nom à! incisures, à des sillons superficiels, fort irréguliers pour la plupart, et variables d'un individu à l'autre. Les unes, dites incisures isolées, subdivisent les territoires compris entre les sillons secondaires et dédoublent les circonvolutions; les autres, dites incisures continues, sont branchées sur un sillon ou sur une scissure, et entaillent plus ou moins profondément les bords des circonvolutions dont elles compliquent les sinuosités. Les scissures et les Les scissures et les sillons ne présentent pas en général chez l'homme pas^heTi'hommiTun un type régulier et simple, toujours le même, tel qu'on le rencontre par type régulier. exemple chez le singe ou à certaines époques de la vie fœtale. 11 se forme
pus de passage et en effet des anastomoses, entre deux lobes ou circonvolutions voisines , pis stomotiques. anastomoses qUj interrompent les scissures et les sillons à la façon d'un pont. Les anastomoses de lobe à lobe portent depuis Gratioletle nom de plis de passage; ceux-ci sont superficiels et apparents à la surface du cerveau, ou profonds et situés au fond des scissures. Les anastomoses qui relient deux circonvolutions voisines portent depuis Broca le noiaàeplis anastomotiques ou de plis de communication; ils peuvent être superficiels ou profonds comme les plis de passage. Lorsqu'ils sont profonds, les sillons et les incisures continus, peuvent délimiter de véritables petits îlots corticaux, qui ne sont reliés au reste de la corticalité que par des plis anastomotiques profonds. Les circonvolutions se plissent en outre suivant leur longueur, et décrivent autour des incisures soit continues, soit isolées, des méandres et des courbures connues sous le nom d'anses ou plis d'inflexion. Anses ou plis d'in- Ces plis de passage, d'anastomose et d'inflexion, impriment à la corticalité cérébrale une très grande irrégularité et des variations individuelles très nombreuses dans la délimitation des différents lobes cérébraux; grâce à ces plis, les limites des lobes sont fictives et conventionnelles, au moins dans toute l'étendue qui n'est pas délimitée par les scissures primitives. Les lobes temporaux et pariétaux, par exemple, s'anastomosent largement en arrière avec le lobe occipital, de telle sorte que la délimitation de ces trois lobes par la branche externe de la scissure pariéto-occipitale est tout à fait fictive. Cette scissure est, en effet, chez l'homme, toujours interrompue par des plis de passage, et se réduit à une simple entaille du bord hémisphérique.
Il résulte donc de ce qui vient d'être dit sur les anastomoses des différents lobes entre eux, et sur leurs limites en partie artificielles, qu'il s'agit
flexion.
bien plus dans l'espèce de régions, que de masses lobulées nettement circonscrites. La division en lobes n'est en effet nullement fondée sur la conformation intérieure du cerveau; elle n'a de valeur que parce qu'elle permet une orientation plus facile de l'écorce cérébrale.
Les plis de passage, d'anastomose et d'inflexion, sont, chez l'homme, importance des su-
ions au point de
vuo
en sur-
l'expression d'un développement plus complet en superficie de l'écorce céré- do retendue brale. Celle-ci est, en effet, beaucoup plus étendue que l'inspection simple fao° do l'ùaovcode la surface ne pourrait le faire croire, car la partie de l'écorce située au fond des sillons est presque le double de la surface apparente. La supériorité cérébrale de l'homme ne réside toutefois pas entièrement dans la richesse de son cerveau en circonvolutions, car, par la richesse en circonvolutions, le cerveau de l'homme est plus éloigné des cerveaux des singes et des carnassiers, qu'il ne l'est de celui des herbivores et des cétacés.
Les circonvolutions de la face externe de l'hémisphère se prolongent a ia face interne,
kr • , . , P r , . » i /■ ■ n j *. i l &es circonvolutions
iace interne et sur la face intérieure. A la face interne, elles s arrêtent s'arrêtent au nivoau
le long d'une ligne courbe qui correspond au seuil ou limen de l'hémi- ^t^fj^\ 1™^
sphère, c'est-à-dire à toutes les parties qui réunissent les hémisphères céré- inférieure, au niveau
/ ... . de l'espace perforé
braux [corps calleux, septum lucidum, tmgone, couche optique, etc., etc.). antérieur. Les circonvolutions qui bordent le seuil de l'hémisphère ont été désignées par Broca sous le nom de circonvolution ou de lobe limbique. A la face inférieure, la ligne d'arrêt des circonvolutions, très sinueuse et très irrégulière, correspond à la base du cerveau; elle limite en particulier l'espace perforé antérieur et le point de pénétration des pédoncules cérébraux. Les parties constituantes du seuil ou du limen de l'hémisphère appartiennent à la configuration intérieure du cerveau et seront étudiées avec cette dernière. Les circonvolutions cérébrales et la base du cerveau appartiennent par contre à la configuration extérieure ; nous allons les passer successivement en revue, et nous adjoindrons à l'étude de la base du cerveau celle de la configuration extérieure des pédoncules cérébraux.