Partie orbitaire
La parue orbitaire forme le désert olfactif de Broca.
160 à 162). Elle naît dans la région orbitaire, au niveau de l'extrémité postérieure àusillon olfactif (fj, par une racine effilée qui lui est commune avec la première circonvolution frontale et qui constitue par le fait le pôle frontal (Hervé). De son origine elle se porte transversalement en dehors, forme la limite postérieure du lobule orbitaire (oF3), se ré- ■ fléchit sur la convexité de l'hémisphère et s'insère, après avoir décrit de nombreuses flexuosités qui affectent la forme d'un il/, à la partie tout à fait inférieure de la circonvolution frontale ascendante (Fa). Ce pli d'insertion, assez court et étroit, est en général situé profondément dans la scissure de Sylvius et embrasse dans sa concavité l'extrémité inférieure du sillon prérolandique (pri) (fig. 1S5, 160). Quelquefois même, il est si profondément situé, que le sillon prérolandique semble , au premier abord, se jeter directement dans la scissure de Sylvius (fig. 163).
On distingue à cette circonvolution trois parties : l'une inférieure, orbitaire (oF3), comprise entre le sillon olfactif (f,,) et la branche horizontale antérieure de la scissure de Sylvius (S [a]), l'autre moyenne triangulaire, le cap de Broca (F3 [c]), comprise entre les branches horizontale antérieure (S [a]) et verticale ascendante (S[v]) de cette scissure, et une partie postérieure, le pied ou partie operculaire (Op F3), situé en arrière de la branche verticale (fig. ISO, 158, 160, 161, 162, 173).
L&partie orbitaire, mince à ses deux extrémités, est large à sa partie moyenne, où elle se prolonge en avant jusqu'à la branche transversale du sillon tri radié ou de Yincisure en H (î 3) et forme le désert olfactif de Broca.
Fn
:. 159. — Face supérieure des hémisphères eéréhraux. (Photographie d'une pièce durcie au hichromate.)
cm', partie verticale du sillon calloso-marginal. — F{,Fa,F3 première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — f\, premier sillon frontal. — f°', incisure du deuxième sillon frontal. — ip, sillon intcr-pariétal. — j, incisurede Jenscn. — Ou Oî} première et deuxième circonvolutions occipitales. — P\,Pi, circonvolutions pariétales supérieure et inférieure. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — pF2, pied de la deuxième circonvolution frontale. — po, scissure pariéto-occipilale. — por, sillon post-rolandique. — pri, sillon prérolandicpte inférieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — pt, sillon pariétal transverse. — 71671, premier pli vertical de Gromier. — fi, scissure de Rolande — Sih, scissure inter-hémisphérique. — t\, branche verticale du sillon parallèle.
Elle se réfléchit sur la face convexe de l'hémisphère, décrit une courbe à concavité antérieure, qui limite en bas la branche horizontale antérieure de la scissure de Sylviùs (S [a]) et embrasse l'extrémité externe du sillon fronto-marginal (fm). Le bord postérieur de la partie orbitaire est longé par la « racine » olfactive externe (fig. 183) ; son extrémité interne s'unit à la moitié externe de la partie orbitaire de la première circonvolution frontale, pour former le pôle frontal, son extrémité externe se continue avec le cap (F3 [c]), et envoie en général à ce niveau, à la deuxième circonvolution frontale, un pli anastomotique qui limite en avant le deuxième sillon frontal (f2) (fig. 155). Le cap ou partie triangulaire (F3 [c]), compris entre les deux branches de la scissure de Sylvius, est caractéristique par sa forme et sa constance ; cap de Broca. son sommet fait saillie dans la scissure de Sylvius, tandis que sa base est en général divisée par une incisure profonde, Vincisure du cap (ic), émise par le second sillon frontal. L'une ou l'autre branche de cette base envoie incisure du cap. souvent à la deuxième circonvolution frontale une anastomose superficielle qui interrompt la continuité du second sillon frontal (fig. 155).
Le pied ou partie operculaire (Op F3), se continue avec le cap de Broca sous la forme d'un pli étroit et allongé, qui tantôt se rétrécit, tantôt s'élargit, Partie opercuiau-o. de manière à constituer un petit lobule irrégulièrement quadrilatère, à la surface duquel se voient une ou plusieurs fossettes, lobule qui peut même se dédoubler et décrire un méandre allongé autour d'une incisure verticale, émanant tantôt de la scissure de Sylvius, tantôt du sillon frontal inférieur (fig. 152, 155, 158, 161). Ce lobule envoie en général à la deuxième circonvolution frontale (F,) un pli anastomotique quelquefois profond, le plus souvent superficiel. Le pied se dirige ensuite de haut en bas, parallèlement à la circonvolution frontale ascendante (Fa), décrit une courbe à conca- Direction du pied. vite supérieure, qui embrasse l'extrémité inférieure du sillon prérolandique inférieur (pri) et le sépare de la scissure de Sylvius, puis s'insère finalement par un pli étroit, mince, court et souvent profond, à la partie tout à fait inférieure de la circonvolution frontale ascendante. Ce pied présente du reste de très grandes variétés, ainsi qu'il est facile de s'en assurer en examinant les figures (fig. 150, 155, 160, 161, 162).
Le bord inférieur et la face inférieure ou profonde de la troisième circonvolution frontale (F 3) forment la partie antérieure de la lèvre supérieure de la scissure de Sylvius ; ils affectent des rapports intimes avec le lobe de Yinsula (I) qu'ils recouvrent. La face profonde du cap et la partie adjacente de la partie orbitaire recouvrent la face antérieure de l'insula, dont elles sont séparées par un sillon profond et vertical, le sillon marginal antérieur de l'insula (ma) (fig. 173). Le pied recouvre la face supérieure de suion marginal anla région insulaire antérieure (la), dont il est séparé par un sillon antéropostérieur, le sillon marginal supérieur de l'insula (ms).
La troisième circonvolution frontale fait sa première apparition chez les anthropoïdes, où elle n'existe du reste qu'à l'état rudimentaire. Elle La tro,sl6me ciy-
r ^ convolution trontale
n'existe pas, ainsi que Meynert, Rudinger et Hervé l'ont montré, chez les «iste à rét" ™di-
. n,. ., , ., . , . , , . ~ , , mentaire chez les an-
singes intérieurs, tels que les cebiens ou les pitheciens. Ce n est que chez thropoïdes.
f. 5(yl P" Fr'f
fi ,l ;ppr. P| ,p
soe-
Fig. ISO et 161. — Pli courbe et variétés d'insertion du pied de la troisième ciconvblution frontale gauche. (D'après les photographies de deux hémisphères gauches, durcis dans l'alcool.) Le pli courbe est coloré en bleu, la troisième circonvolution frontale en rouge.
D, gyrus descendons d'Ecker.' — F\,F„,F3, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — Ft[C), cap de la troisième circonvolution frontale. — f*, deuxième sillon frontal.
— /3, sillon en H. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — fm, sillon fronto-marginal. — Gsm, gyrus supra- marginalis. — i, sillon de l'insula. — la, insula antérieur. — fc, incisure du cap. — io, sillon intcr-occipital. — lp, insida postérieur. — ip, sillon inter -pariétal. — ipo, incisure pré-occipitale. — /', incisure de Jensen. — 0,, 0;, O3, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — 0., deuxième sillon occipital. — on, sillon occipital antérieur. — oF\,oFi,oFi, partie orbitaire des première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — OpFs, opercule de la troisième circonvolution frontale. — OpPi, opercule de la circonvolution pariétale inférieure. — Opli, opercule rolandique. — Pi,Ps, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariéto-occipitale. — por, sillon post-rolandique. — pri, sillon prérolandiquc inférieur.
— pis, sillon prèrolandique supérieur. — R, scissure de Rolande — S(a), branche antérieure de la scissure de Sylvins. — S[v), branche verticale de la scissure de Sylvius. — soe, sillon orbitaire externe. — T,, 7'2, f3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — t\, sillon parallèle ou premier sillon temporal. — t\, sa branche verticale. — f2. deuxième sillon temporal. — Tp, circonvolution temporale profonde. — tp, sillon temporal profond.
l'homme, qu'elle acquiert brusquement le développement considérable qui la caractérise. Chez le fœtus humain, la circonvolution de Broca fait complètement défaut jusqu'au cinquième mois de la vie intra-utérine; elle se développe ensuite lentement et graduellement, et son développement individuel reproduit exactement les phases successives du développement dans la série des primates (Hervé). Plus ou moins rudimentaire dans les races inférieures (races sauvages, sourds-muets, microcéphales, idiots), la circon-
Développement do la troisième circonvolution frontale.
Fig. 162. — Face externe de l'hémisphère gauche. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans l'alcool.) Le pli courbe est coloré en bleu, la troisième circonvolution frontale eu rouge.
D. circonvolution descendante. — F2, F3, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — c, cap de la troisième circonvolution frontale. — fs, deuxième sillon frontal. — /J, troisième sillon frontal ou incisure en H. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Gsm, gyrus supra-marginalis. — i, sillon de l'insula. — la, circonvolutions antérieures de l'insula. — io, sillon inter-occipital. — ic, incisure du cap. — Ip, circonvolution postérieure de l'insula. — ip, sillon inter-pariétal. — ipo, incisure pré-occipitale. — j, incisure de Jensen. — 0\, 0., première et deuxième circonvolutions occipitales. — o€, deuxième sillon occipital. — oa, sillon occipital antérieur. — oF*, oF3, partie orbitaire des deuxième et troisième circonvolutions frontales. — OpF, opercule frontal. — OpP, opercule pariétal. — OpR, opercule rolandique. — P i, Pi, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariéto-occipitale. — pri, sdlon prérolandique inférieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — R, scissure de Rolando. — S, scissure de Sylvius: S[a},- sa branche antérieure; S(v), sa branche verticale. — 7\, T*, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — t, sillon parallèle; t'i, t\, ses branches verticales. — h, deuxième sillon temporal. — Tp, circonvolution temporale profonde. — tp, sillon temporal profond.
volution de Broca présente, chez les intellectuels, une complexité qui est en générale corrélative à la puissance de la fonction (Hervé). Il y a lieu, du reste, de faire à cet égard de nombreuses réserves, car nous avons rencontré bien des fois, dans des autopsies quelconques, un remarquable développement du pied de la circonvolution de Broca, sans que pour cela l'individu qui en était porteur eût été pendant sa vie doué de facultés oratoires particulières (fig. 1§8). Ici, comme pour d'autres circonvolutions, ce n'est pas le volume de l'organe qui fait la fonction.
Circonvolution frontale ascendante.
Trajet.
Plis de passage.
La face profonde du pli de passage inférieur forme l'opercule rolandique.
Le pli fronto- pariétal supérieur forme le lobule paracentral.
Lobe central ù"Ecker.
Circonvolution frontale ascendante (Fa). — Synonymie. — Proeessi enteroidci verlicali di mezzo (Rolando). — Premier pli ascendant (Gratiolet). — Antero-parietal gyrus (Huxley. — Ascending frontal gyrus (Turner). — Gyrus centralis anterior, Yordere Central windung (Henle, Ecker). — Circonvolution transversale pariétale antérieure (Eoville). — Gyrus rolandicus anterior (Pansch). — Circonvolution frontale ascendante (Charcot). — Circonvolution prérolandique (Broca).
Notation : D après Broca (F). — D'après Ecker (A). — D'après Charcot (Fa).
La circonvolution frontale ascendante (Fa) est située en avant de la scissure de Rolando (R), dont elle suit l'obliquité et les sinuosités. Au niveau de son genou supérieur et de son genou inférieur, la scissure de Rolando présente une incisure qui entaille profondément la circonvolution frontale ascendante. Cette circonvolution très volumineuse est, dans quelques cas rares (fig. 463), divisée en deux parties par le premier sillon frontal (f,) qui s'abouche dans la scissure de Rolando. La partie supérieure de la circonvolution frontale ascendante s'anastomose largement dans ce cas avec la première circonvolution frontale (Fj), tandis que la partie inférieure reçoit les pieds d'insertion des deuxième et troisième circonvolutions frontales (Fa, F3). L'union du premier sillon frontal avec la scissure de Rolando correspond en général, dans ce cas, à la concavité qui sépare les deux genoux de ce sillon.
La circonvolution frontale ascendante (Fa) naît à la face interne de l'hémisphère où elle forme la plus grande partie du lobule paracenlral (Parc) (fig. 177, 180, 181, 182). De là, elle se dirige obliquement en bas et en avant, suit les sinuosités de la scissure de Rolando, et se termine audessus de la branche postérieure de la scissure de Sylvius, en s' anastomosant à ses extrémités avec sa congénère, la circonvolution pariétale ascendante (Pa), par deux plis de passage, les plis de passage fronlo-pariétaux supérieur et inférieur.
Le pli de passage inférieur, le plus souvent superficiel, embrasse dans sa concavité supérieure l'extrémité inférieure du sillon de Rolando ; sa face profonde forme X opercule rolandique (OpR) et recouvre les circonvolutions postérieures de Yinsula (Ip). Deux incisures de la scissure de Sylvius, Y incisure frontale (ifop)et Yincisure pariétale (ipop) de l'opercule, le limitent en avant et en arrière. Quelquefois le pli de passage fronto-pariétal inférieur est caché profondément clans la scissure de Sylvius, qu'il faut écarter pour l'apercevoir; la scissure de Rolando semble alors se jeter directement dans la scissure de Sylvius (fig. 156).
Le pli de passage fronto-pariétal supérieur, situé le long du bord interhémisphérique, empiète sur la face interne de 1 hémisphère, où il forme le lobule paracentral (Parc) ; Y extrémité frontale est épaisse, volumineuse, ovalaire, et forme presque à elle seule tout ce lobule ; Y extrémité pariétale au contraire est mince, étroite, comme du reste toute la partie supérieure de la circonvolution pariétale ascendante (Pa).
Les deux circonvolutions ascendantes ou centrales forment le lobe central cCEcker. Leur situation, leur direction verticale et ascendante, leur union intime, leur importance anatomique et physiologique, justifient jusqu'à
un certain point, la création d'un lobe à part, et autorisent la séparation de ces deux circonvolutions ascendantes d'avec leurs lobes respectifs.
La circonvolution frontale ascendante (Fa) forme la lèvre antérieure de la scissure de Rolando, son bord antérieur donne insertion aux trois circonvolutions frontales.
La circonvolution pariétale ascendante (Pa) forme la lèvre postérieure
Fiij. 163. — Face externe et antérieure de l'hémisphère gauche. (D'après la photographie d'une pièce ayant séjourné dans l'alcool.)
cm, sillon calloso-marginal. — Fi, F,, Fz, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — Fi[c), cap de la troisième circonvolution frontale. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — f\, /;, premier et deuxième sillons frontaux. — fj, incisure du deuxième sdlon frontal. — Gsm, gyrus supra-marginalis. — ifop, incisure frontale de l'opercule. — ip, sillon inter-pariétal. — ipnP, incisure pariétale de l'opercule. — Hop, incisure temporale de l'opercule. — j, incisure de Jensen. — 0F3, partie orbitaire de la troisième circonvolution frontale.
— OpFi, partie operculaire de la troisième circonvolution frontale. — OpP°, partie operculaire de la circonvolution pariétale inférieure. — OpR, opercule rolandicme. — Pi, P., circonvolutions pariétales supérieure et inférieure. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — pF,, pFî, pieds d'insertion des première et deuxième circonvolutions frontales. — par, sillon post-rolandique. — pri, sillon prérolandique inférieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — t.G\, premier pli vertical de Gromier. — pt, sillon pariétal transverse de Brissaud.
— R, scissure de Rolando. — S, scissure de Sylvius. — S(à), S(p), S[v), branches antérieure, verticale et postérieure de la scissure de Sylvius. — Ti, T», première et deuxième circonvolutions temporales. — U, t*, premier et deuxième sillons temporaux.
de la scissure de Rolando, son bord postérieur donne insertion aux circonvolutions pariétales supérieure et inférieure.
2° lobe pariétal (Pi. — Le lobe pariétal est situé au-dessus delà Lobe pariétal. scissure de Sylvius, entre la scissure de Rolando et la scissure perpendiculaire externe. Les limites de ce lobe sont très nettes en avant et en bas, où
elles son! constituées parla scissure de Rolande- (R) et la branche postérieure de la scissure de Sylvius (S [p]). Elles sont conventionnelles et artificielles, en arrière de la scissure de Sylvius et au niveau de la partie postérieure de ce lobe, où il s'anastomose largement avec le lobe temporal et le lobe occipital. Néanmoins on lui assigne, comme limite inférieure, une ligne fictive prolongeant la direction de la scissure de Sylvius, et comme limite postérieure une autre ligne, fictive également, s'étendant de la scissure perpendiculaire externe (po) à Yincisure pré-occipitale de Meynert (ipo), ou sillon pré-occipital de Bischoii et Meynert (fig. toO, 171). Cette incisure appartient au troisième sillon temporal (t3) situé à la face inférieure de l'hémisphère.
Le lobe pariétal présente à considérer la circonvolution pariétale ascendante (Pa), le sillon interpariétal (ip) : la circonvolution pariétale supérieure (P,) et la circonvolution pariétale inférieure (P2).
circonvolution pa- Circonvolution pariétale ascendante (Pa). ■ — Synonymie. — Processi enteroidei
natale ascendante, verticaii di mezzo (partie postérieure) (Rolando). — Deuxième pli ascendant (Gratiolet). —
.synonymie. Poster o-parietal gyrus (Huxley). — Ascending pariétal convolution (Turner). — Gyrus cen-
tralis posterior, Minière Centralwindung (Ecker). — Circonvolution Iransverse médio-paric-
tale (Eoville). — Gyrus Rolandicus posterior (Pansch). — Circonvolution post-rolandique
(Broca).
Notation : D'après Broca (P). — D'après Ecker (B). — D'après Charcot (Pa).
La circonvolution pariétale ascendante (Pa) suit exactement, comme sa congénère, les sinuosités de la scissure de Rolando. Elle se continue en bas, avec la partie postérieure du pli de passage front o-pariétal inférieur et concourt par conséquent à former Y opercule rolandique (OpR) ; puis elle se porte en haut et en arrière, parallèlement à la scissure de Rolando qu'elle contourne à sa partie supérieure, en contribuant à former le pli de passage Loimie naiaccntrai. fronto-pariétal supérieur ou lobule paracentral (Parc). Le. contingent pariétal de ce lobule est représenté par un pli très étroit, et qui contraste nettement par sa minceur avec le contingent frontal beaucoup plus volumineux (fig. 177, 180, 181, 182). La partie supérieure de la circonvolution pariétale ascendante est en général très mince, et beaucoup moins épaisse que la partie correspondante de la circonvolution frontale ascendante. Dans l'immense majorité des cas, ce caractère est assez constant pour permettre de reconnaître d'emblée la circonvolution pariétale ascendante, dans les cas d'anomalies, soit de la scissure de Rolando, soit des sillons pré ou post-rolandique (fig. 156, 158, 163, 166).
Sillon interpariétal (ip). ■ — Synonymie. — Sillon pariétal (Broca). — Interparietal fissure (Turner). — Sulcus purietalis (Pansch). — Sulcus interparielalis, Seheitelfurche (Ecker). — Sulcus occipito-parietalis (Schwalbe).
Notation : d'après Broca (p). — D'après Ecker (ip).
siiion interparié- Le sillon interpariétal (ip) commence en arrière de la partie posléroinférieure de la circonvolution pariétale ascendante (Pa), au-dessus de la branche postérieure de la scissure de Sylvius (S[p]). Il se dirige d'abord en haut et en arrière, parallèlement a la circonvolution pariétale ascendante
dont il longe le bord postérieur; puis il décrit une grande courbure à concavité intérieure, dépasse les limites fictives du lobe pariétal, et pénètre dans le lobe occipital où il se continue avec le sillon interoccipital (io)
li li l'
Fig. 164. — Sillon inter-pariétal et plis de passage superficiels de Gromier. Face postéroexterne de l'hémisphère droit. (D'après la photographie d'une pièce fraîche.) Les figures 164, 16o et 166 appartiennent au même encéphale.
F,, première circonvolutionfrontale. — F2, deuxième circonvolution frontale. — Fs, troisième circonvolution frontale. — fs, deuxième sillon frontal. — Fa, circonvolutionfrontale ascendante.
— Gsm, gyrus supra-marginalis. — I, insula. — io, sillon inter-occipital. — ip, sillon interpariétal.— 0\, première circonvolution occipitale. — 0», deuxième circonvolution occipitale. — O3, troisième circonvolution occipitale. — 0°, deuxième sillon occipital. — 0F3, partie orbitaire de la troisième circonvolution frontale. — OpR, opercule rolandique. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — Pi, première circonvolution pariétale. — Pi, deuxième circonvolution pariétale. — po, scissure pariéto-occipitale. — por, sillon postrolandique. — pP2, pied de la circonvolution pariétale inférieure. — pri, sillon prèrolandiquc inférieur. — prs, sillon prérolandique supérieur. — pt, sillon pariétal transverse de Brissaud.
— ■tzGi, premier pli vertical de Gromier. — 7tG2, deuxième pli vertical de Gromier. — izp, pli de passage qui interrompt la scissure de Rolando. — R, scissure de Rolande — S(p), branche postérieure delà scissure de Sylvius; S'(p), son éperon inférieur; S"(p), son éperon supérieur. Si:), branche verticale de la scissure de Sylvius. — 7\, première circonvolution temporale. — T., deuxième circonvolution temporale. — ti, premier sillon temporal. — t\,t'lt ses branches verticales. — tp, sillon temporal profond.
(fig. 150, 158, 160, 164, 165, 167). Ce trajet lui a valu de Schwalbe, le nom de sillon pariéto-occipital, nom qu'il faut abandonner, puisqu'il est réservé aux scissures perpendiculaires interne et externe. Chez le singe, le sillon interpariétal se termine, dans la scissure perpendiculaire externe et se distingue ainsi nettement de celui de l'homme.
La partie du sillon interpariétal, parallèle à la scissure de Rolando (R),
ANATO.UIE DES CENTRES NERVEUX.
donne souvent naissance, avant de décrire sa courbure, à un rameau ascendant, qui continue à longer la circonvolution pariétale ascendante, sans atteindre toutefois la scissure inter-hémisphérique. L'ensemble du tronc