T..-^<-.^^, ~XV
\fa
oc.
Le sillon parallèle (t,) constant et profond, commence au niveau de l'extrémité antérieure du lobe temporal, à un centimètre environ du pôle, puis il se porte en arrière et un peu en haut, parallèlement à la branche postérieure, de la scissure de Sylvius (S [p]) qu'il contournepourformer Yaxeda pli courbe (t'J. Il présente à considérer une partie antérieure ou horizontale etune partie postérieure ou verticale. Sapartie antérieure ou horizontale sépare la première circonvolution temporale (T,) de la deuxième (T,) ; elle se trouve quelquefoi s interrompue par un pli de passage anastomotique, reliant ces deux circonvolutions (fig. 150, 160, 161), pli ordinairementprofond, mais qui peut devenir superficiel (fig. 162). Elle s'anastomose rarement avec la scissure de Sylvius (fig. 158), plus fréquemment avec le sillon temporal moyen (t2) (fig. 171). Dans sa partie verticale (t't), le sillon parallèle présente de très grandes variétés individuelles. Arrivé au niveau de la limite inférieure du pli courbe (Pc), il se divise souvent en H (fig. 169, 171). La branche supérieure constitue l'axe du pli courbe (tt), la branche inférieure forme le sillon occipital antérieur de Wernicke (oa).
Fig. 17]. — Face postéro-externe de l'hémisphère droit. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans le bichromate.)
D, circonvolution descendante. — F\, première circonvolution frontale. — Fa, circonvolution frontale ascendiante. — Gsm, gyrus supra-marginalis. — io, sillon intei'-occipital. — ip, sillon inter-pariétal. — /, incisure de Jensen. — Oi,Oi,03, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — 0\, o°, deuxième et troisième sillons occipitaux. — OpP«, opercule pariétal. — OpR, opercule rolandique. — P,, P>, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariétooccipitale. — por, sillon post-rolandique. — prs, sillon prérolandique supérieur. — tiGi, premier pli vertical de Gromier. — R, scissure de Rolando. — S{p), branche postérieure de la scissure de Sylvius. — Tt, T«, T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — ti. sillon parallèle ; t\, sa branche verticale. — t», deuxième sillon temporal.
Sillon parallèle.
Deuxième sillon temporal.
par
D'autres fois, la branche supérieure est dédoublée; son rameau postérieur, situé sur le prolongement de la scissure pariéto-occipitale (po), se continue souvent en bas avec le sillon occipital antérieur de Wernicke (oa) (fig. 162), et établit ainsi la limite antérieure du lobe occipital.
D'autres fois encore, un pli de passage superficiel relie la deuxième circonvolution temporale (T,), à la deuxième circonvolution occipitale (0,) ; le sillon occipital antérieur
(oa) fait alors défaut etle sil- ?rl ij> R
Ion parallèle (t,) ne donne qu'une branche ascendante, laquelle peut être simple (fig. 167) ou dédoublée (fig.
On trouve quelquefois entre l'extrémité postérieure de la scissure de Sylvius, et l'extrémité correspondante de la partie horizontale de la scissure parallèle, un petit sillon horizontal superficiel (fig. 161, 168,152), qui n'est, dans la majorité des cas, qu'une dépression creusée par une artère, sillon par lequel la scissure de Sylvius semble communiquer avec le sillon parallèle.
Deuxième sillon temporal (t.,). — Synonymie. — Sulcus temporalis médius (Ecker). — Middle temporo-sphenoîdal fissure (Huxley). — Postero-temporal sulcus (Huxley). — Deuxième sillon temporal (Rroea). — Notation : t , (Ecker, Broca).
Fig. 172. — Face postéro-externe de l'hémisphère gauche. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans le bichromate.)
Fa, circonvolution frontale ascendante. — Gsm, gyrus supra-marginalis. — ifop, incisure frontale de l'operpercule. — io, sillon inter-occipital. — ip, sillon interpariétal. — ipo, incisure pré-occipitale. — ipop, incisure pariétale de l'opercule. — Oi,Oi,03, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales. — o<, deuxième sillon occipital. — OpP, opercule pariétale. — opR, opercule rolandique. — -Pi.P», première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — po, scissure pariétooccipitale. — por, sillon post-rolandique. — pri, sdlon prérolandique inférieur. — R, scissure de Rolande —
— S{p), branche postérieure de la scissure de Sylvius ; S'(p), son éperon inférieur ; S"(p), son éperon supérieur.
— Ti,Tç,T3, première, deuxième et troisième circonvolutions temporales. — <i, sillon parallèle; l\,t\, ses branches verticales. — U, deuxième sillon temporal. — Tp. circonvolution temporale profonde. — tp, sillon temporal profond. — x, confluent de Tensen.
Le deuxième sillon temporal (t2) est un sillon peu
profond, situé au-dessous de la scissure parallèle, dont il affecte la direction antéro-postérieure.Ilest d'ordinaire interrompu par deux, voire même trois plisanastomotiquesffig. 170,171,172) ; il sépare la deuxième circonvolution temporale (T,) de la troisième (T3), et se termine en arrière d'une façon variable. Tantôt ce sillon est limité en arrière par un pli anastomotique allant de la troisième circonvolution temporale à la deuxième (fig. 171), tantôt il se prolonge en haut et en arrière vers le pli courbe (Pc) et
concourt à former ]c sillon occipital antérieur de Wernicke (oa) (fig. 170), tantôt enfin, affectant une forme étoilée (fig. 172), il reçoit le deuxième sillon pré-occipital (02), et Y incisure pré-occipitale de Meynert, et constitue le {Confluent Furchenconflux) de Jensen(x) (fig. 170, 172). Delà terminaison confluent do jenpostérieure de ce sillon, dépend donc l'indépendance pins ou moins complète du sillon occipital antérieur (oa).
Troisième sillon temporal (l3). -- Synonymie. — Première scissure temporooccipitale (Pansc-h). — Sulcits temporalis inferior sive lertius (Ecker). — Troisième sillon temporal (Broca). — Inferior temporo-spheno'idal fissure (Huxley). — Notations : t3 (Ecker, Broca), ot, (Panseh), oU (Brissaud).
Le troisième sillon temporal (ts) sépare nettement, à la face inférieure Troisième siiion de l'hémisphère, le lobule fus? forme (Fus) des circonvolutions temporales °mp°l proprement dites (fig. 149, 179, 180); il n'atteint pas en avant le lobe temporal, et se termine souvent en arrière, dans l'incisure pré-occipitale de Schwalbe, qui semble alors n'être qu'une incisure de ce sillon (fig. 149). D'autres fois, il en est séparé par un pli de passage, qui relie la troisième circonvolution temporale (T3) à la troisième circonvolution occipitale (03).
Les trois sillons temporaux limitent trois circonvolutions à direction antéro-postérieure, parallèles entre elles et peu sinueuses, et qui portent de haut en bas, les noms de première (T,), deuxième (T,) et troisième circonvolutions temporales (T3).
Dérogeant aux usages reçus, nous les décrirons de bas en haut, afin de ne pas séparer l'étude de la face supérieure de la première circonvolution temporale, de celle de l'insula.
Troisième circonvolution temporale (T3). — Synonymie. — Pli temporal inférieur (Gratiolet). — Inferior temporo-sphenoîdal convolulion (Turner). — Étage inférieur du lobe lemporo-sphénoidal (Gratiolet). — Gyrus temporalis inferior (Ecker). — Gyrus temporalis tertius sive inferior (R. Wagner). — Troisième circonvolution temporale (Broca). — Notation : T3 (Broca, Ecker).
La troisième circonvolution temporale (T3) et la deuxième circonvolution Troisième circontemporale (T,) forment souvent une masse lobulée, rectangulaire, étendue ^ emporae.
de l'extrémité antérieure du lobe temporal, à l'incisure pré-occipitale de Meynert (ipo). Elles sont réunies par deux ou trois plis anastomotiques, et dédoublées plus ou moins par le deuxième sillon temporal (t2) (fig. 160, 161, 162, 171 1. La. troisième circonvolution temporale (T3), à cheval sur le bord inférieur de l'hémisphère, est le plus souvent nettement délimitée h la face inférieure de l'hémisphère, parle troisième sillon temporal (t3) qui la sépare du lobule fusi forme (Fus).
Deuxième circonvolution temporale (T2). — Synonymie. — Gyrus temporalis médius sive secundus (Wagner, Huschke). — Pli temporal moyen et partie descendante du pli courbe (Gratiolet). — Étage moyen du lobe temporo-sphénoîdal (Gratiolet). — Gyrus temporalis médius (Ecker). — Medio-temporal gyrus (Huxley). — Circonvolution temporale inférieure (Pozzi). — Middle temporo-sphenoîdal convolulion (Turner). — Deuxième circonvolution temporale (Broca). — Notation : T, (Broca, Ecker).
Deuxième circonvolution temporale.
La deuxième circonvolution temporale (T,), mal délimitée d'avec la circonvolution précédente par le deuxième sillon temporal (t,) , est le plus souvent nettement séparée de la première temporale par la scissure parallèle (ti) (fig. 150, 160). En avant et à la face inférieure de l'hémisphère, elle présente au niveau du pôle temporal une origine commune avec la première et la troisième circonvolutions temporales (T,, Ts), en arrière, elle se prolonge dans le pli courhe (Pc), dont elle concourt à former, avec la deuxième circonvolution occipitale, la branche descendante. Le sillon occipital antérieur (oa) la sépare en arrière, des deuxième (02) et troisième circonvolutions occipitales (03) (fig. ISO, 171).
Première circonvolution temporale (T,). — Synonymie : — Gyrus temporalis superior (Ecker). — Pli temporal supérieur; Pli marginal postérieur ou inférieur (Gratiolet). — Partie inférieure de la circonvolution de l'enceinte (Foville). — ■ Gyrus temporalis superior sioe infra marginalis (Huschke). — Gyrus temporalis primus (Wagner). — Anterotemporal gyrus (Huxleyh — Erste oder âussere obère Schlàfenwindungsgruppe (Bischoff). — Superior or Upper temporo - sphenoîdal convolution (Turner). — Première circonvolution temporale (Broca). — Notation : T, (Broca, Ecker).
Première circonvolution temporale.
Lobule marginal supérieur.
Sillon temporal profond.
La première circonvolution temporale (Tj) s'étend du sommet du lobe temporal, à l'extrémité postérieure de la scissure de Sylvius, qu'elle contourne pour s'anastomoser avec la deuxième circonvolution pariétale (P2), en formant le lobule marginal supérieur de Gratiolet (Gsm).
Cette circonvolution forme la lèvre inférieure de la scissure de Sylvius; elle est séparée de la deuxième circonvolution temporale (Ta), par la scissure parallèle (tj), qu'elle interrompt quelquefois par un pli de passage plus souvent profond que superficiel (fig. 462); elle est séparée du pli courbe par le sillon intermédiaire de Jensen (j) (fig. 164, 165, 171).
La face supérieure de cette circonvolution, située profondément dans la scissure de Sylvius, forme la face supérieure du lobe temporal ; elle ne devient donc apparente que lorsqu'on écarte les lèvres de la scissure de Sylvius. Cette face, lisse en avant, recouvre la partie inférieure de l'insula, dont elle est séparée (fig. 173) par le sillon marginal postérieur de l'insula ou rigole inférieure de Broca (mp). Sa partie postérieure s'élargit et donne naissance à un, quelquefois deux plis de passage profonds, les plis de passage temporo-parié taux profonds (Tp) ou région rétro-insulaire de Broca, connus encore sous le nom de circonvolutions temporales transverses de Heschl. Le sillon marginal postérieur (mp) sépare l'insula proprement dit, de la région rétro-insulaire qui appartient à la première circonvolution temporale. Un sillon transversal et curviligne, le sillon temporal profond (tp) ou sillon temporal transverse, sépare la région rétro-insulaire d'avec la circonvolution marginale supérieure (Gsm), laquelle représente un véritable pli de passage pariéto-temporal superficiel.
Par son extrémité supérieure, le sillon temporal profond apparaît à la face externe de l'hémisphère, où il se continue quelquefois, avec le rameau ascendant de la branche postérieure de la scissure de Sylvius (fig. 160).
L'extrémité inférieure de ce sillon incise plus ou moins profondément la face supérieure de la première circonvolution temporale (T,); elle peut même s'étendre sur sa face externe jusqu'à la scissure parallèle (t,), laquelle semble alors se jeter dans la scissure de Sylvius, tandis que la première circonvolution temporale (T,) se continue directement avec la région rétro-insulaire (fig. 158, 160).
La région rétro-insulaire comprend une, quelquefois deux, voire même Circonvolutions de trois circonvolutions. L'antérieure seule est constante, elle est oblique en iairof°" r<stro"mSu" haut et en arrière, porte le nom de pli de passage temporo -pariétal profond (Tpi, de circonvolution temporale transverse antérieure ou de circonvolution de Heschl. La circonvolution postérieure, beaucoup plus variable dans son volume et sa constance, n'est souvent autre chose qu'un dédoublement de la circonvolution transverse antérieure.
o° Lobe de l'insula (I). Lobule du corps strié, Insnla de Reil.
Synonymie : Lobus caudicis (Burdach). — Stammlappen (Burdach). — Lobas inter médius sive operlus (Arnold) .
Situé profondément dans la scissure de Sylvius, intimement uni au Lobule de rinsuia. corps strié dont il forme l'écorce, le lobule de l'insula est recouvert complètement par les lobes frontal, pariétal et temporal, aussi n'est-il pas apparent à la face externe du cerveau recouvert des méninges, et faut-il écarter les bords de la scissure de Sylvius pour l'apercevoir. Ce petit lobule l'a pas toujours occupé cette situation profonde. Chez le fœtus, lorsque la scissure de Sylvius, largement étalée, forme ia fosse sylvienne, L'insula chez ie le lobe de l'insula apparaît librement à la face externe ou convexe du cerveau antérieur. Il constitue même le pivot, autour duquel se fait le développement ultérieur de cette vésicule, qui fournit en avant le lobe frontal, en haut le lobe pariétal, en bas le lobe temporal. Le lobe frontal et le lobe pariétal, en se développant, recouvrent Yinsula dans une plus grande étendue que ne le fait le lobe temporal et lui forment un véritable opercule. L'ensemble des circonvolutions des lobes frontal, temporal et parié- circonvolution de tal qui entourent ce lobule, a reçu de Foville le nom de circonvolution de l'enceinte de l'insula.
Lorsqu'on écarte chez l'adulte les bords de la scissure de Sylvius, Yinsula (I) se présente sous la forme d'une saillie irrégulièrement conique, dont le sommet, ou pôle de l'insula (Broca), se dirige en bas et en avant, et dont la base affecte la forme d'un triangle rectangle à bords supérieur, antérieur et inférieur. Les angles de cette base peuvent être plus ou moins arrondis, ses bords plus ou moins courbes, il en résulte que l'aspect triangulaire peut lui-même faire défaut et que la base peut revêtir la forme d'une conque. Mais quelle que soit sa forme, la base est toujours nettement suions margi délimitée des lobes voisins, soit par un sillon circulaire, la rigole de l'insula de Broca, soit par un sillon coudé en triangle, les sillons marginaux de
fœtus.
l'enceinte de l'insula le Foville.
naux de l'insula.
pcrieur,
l'i?isida1 (su/ci insidœ marginalis) de Schnopfhagen, lesquels sont supérieur (ms), antérieur (ma) et postérieur (mp) (fig. 173). mon marginal su- Le sillon marginal supérieur de l'insula (ms), la rigole supérieure de Broca, festonné et découpé en dents de scie, te dirige horizontalement en
pn ms
P°P R lP ?°r h
lu Mp
Fig. 173. ■ — Seissure de Sylvius, Opercule et Insula. (D'après une pièce photographiée
à l'état frais.)
F«, deuxième circonvolution frontale. — F3(c), cap de la troisième circonvolution frontale
— /à,/s, deuxième et troisième sillons frontaux. — Fa, circonvolution frontale ascendante. — Gsm, gyrus supra-marginalis. — j, incisure de Jensen. — i, sillon principal de l'insula. — la, circonvolutions antérieures de l'insula. — le, incisure du cap. — Ip, circonvolutions postérieure. de l'insula. — io, sillon inter-occipital. — ip, sillon inter-pariétal. — ipop, incisure pariétale de l'opercule. — ma, sillon marginal antérieur. — mp, sdlon marginal postérieur. — ms, sillon marginal supérieur. — 0\,0*,Oa, première, deuxième et troisième circonvolutions occipitales.
— Os, deuxième sillon occipital. — oa, sillon occipital antérieur de Yvernicke. — oFitoFî,oFi, partie orbitaire des première, deuxième et troisième circonvolutions frontales. — OpF, opercule frontal.
— OpP», opercule pariétal. — OpR, opercule rolandique. — Pi,P«, première et deuxième circonvolutions pariétales. — Pa, circonvolution pariétale ascendante. — Pc, pli courbe. — pF3. pied de la troisième circonvolution frontale. — PI, pôle de l'insula. — po, sillon pariétooccipital. — por, sillon post-rolandique. — pri, sillon prérolandique inférieur. — R, scissure de Rolando.- — S{a), S(p), branches antérieure et verticale de la scissure de Sylvius. — T,,T2, première et deuxième circonvolutions temporales. — 1'\, branche verticale du sillon parallèle.
— Tp, circonvolution temporale profonde. — //), sillon temporal profond.
arrière et sépare l'insula (I) de l'opercule sylvien. D'avant en arrière, on constate au niveau de l'opercule, et compris entre les deux branches extrêmes de la scissure de Sylvius, les sillons et circonvolutions suivantes :
1° La branche antérieure horizontale de la scissure de Sylvius (S[a]).
2° Le cap de ta troisième circonvolution frontale (F3[c]).
3° La branche verticale ascendante de la scissure Sylvienne (S[v]).
4° Le pied d' insertion de la troisième circonvolution frontale sur la cir-
convolution frontale ascendante, c'est-à-dire, Yopercule de la troisième frontale ^Op F3), (opercule frontal de Brissaud). Incise' plus ou moins profondément parle sillon prérolandique inférieur (pri), l'opercule frontal est quelquefois limité en avant par Yincisure frontale de l'opercule de Brissaud (ifop) dont l'existence n'est pas constante.
§° L'opercule rolandlque (Brissaud) (OpB), formé par le pli de passage fronto-pariétal inférieur, limité en arrière par Yincisure pariétale de l'opercule de Broca (ipop).
6° L'opercule de la circonvolution pariétale inférieure (Op P,) (opercule pariétal de Brissaud), qui se continue en arrière avec la circonvolution marginale supérieure (Gsm) dont il est séparé par l'éperon supérieur de la branche postérieure de la scissure de Sylvius (S"[p]).
Le sillon marginal postérieur (mp) ou la rigole inférieure de Broca, le suion marginal plus long des sillons marginaux, se dirige obliquement en bas en décri- pos vant une courbe à convexité postérieure, et s'unit à angle aigu au sillon marginal supérieur; son segment postérieur sépare l'insula de la région rétro-insulaire de Broca, que nous avons étudiée plus haut; son segment antérieur sépare l'insula de la face supérieure de la première circonvolution temporale (T,).
Le sillon marginal antérieur (m a) ou la rigole antérieure de Broca se suion marginal détache à angle presque droit du sillon marginal supérieur; il est court, presque vertical et sépare l'insula (I) de la partie orbitaire de la troisième circonvolution frontale (oF3).
Les sillons marginaux antérieur el inférieur ne se réunissent pas en bas ; ils sont séparés l'un de l'autre par un espace d'un centimètre environ, qui limite l'insula en bas et en avant, et qui le sépare de l'espace perforé antérieur : c'est le seuil de Yinsula, le pli falciforme de Broca (SI) (fig. 177).
Le pli falciforme de Broca représente une circonvolution curviligne seuiidei'msuiaou aplatie, véritable pli de passage fronto-temporal, qui relie la pointe tem- g™ca ai porale à la partie orbitaire du lobe frontal. Il est longé par la racine olfactive externe, qui le sépare de la base du cerveau, et en particulier de l'espace perforé antérieur; cette séparation est très nette chez les animaux Base de l'insula. dits osmatiques par Broca. C'est au niveau du pli falciforme que le tronc de la scissure de Sylvius (vallée de Sylvius) se divise en branches antérieure, ascendante et postérieure, c'est de ce pli que part également le sillon principal de l'insula (sulcus insularis) (i) de Schnopfhagen, qui divise la convexité de l'insula en deux parties inégales.
La base de Yinsula n'est pas parallèle à la face interne des hémisphères, elle se dirige obliquement en dehors et en arrière. Une ligne prolongeant la direction de l'insula se rencontre avec celle du côté opposé en avant du genou du corps calleux, et forme un angle ouvert en arrière.
Sur cette base triangulaire repose le lobule de l'insula (I), constitué Lobule de nnsuia. généralement par trois à cinq plis radiés, disposés en éventail, dont les postérieurs se subdivisent fréquemment en deux plis secondaires. Ces plis partent tous du sommet tronqué de l'insula, du pôle de Broca (PI), som-
met qui affecte la forme d'une crête, dont la direction est sensiblement parallèle à celle, du sillon marginal supérieur (fig. 173).
Des trois faces de l'insula, la supérieure, la plus étendue, se termine en pente abrupte dans le sillon marginal supérieur; X antérieure présente également une pente très brusque, tandis que Y inférieure, la moins étendue, se termine en pente douce, dans le sillon marginal postérieur (mp). Division de l'insu- Schnopfliagen distingue deux parties dans le lobule de l'insula : l'une ha"enfr n°'' antérieure, la circonvolution antérieure de l'insula (la), [Gyrus insulse anterior de Schnopfliagen) la plus étendue, qui appartient au lobe frontal; l'autre postérieure, plus étroite, la circonvolution postérieure de Finsula (Ip) {gyrus insulse posterior), qui appartient au lobe temporal.
Ces deux circonvolutions sont séparées l'une de l'autre par un sillon constant, le sillon. principal de l'insula, sulcus insularis (i) de Schnopfhagen. Ce sillon commence à la face inférieure du cerveau, au niveau de la vallée de Sylvius et du pli falciforme de l'insula, à l'angle externe de l'espace perforé antérieur, traverse en rasant le lobe temporal, le seuil et la convexité de l'insula, et se porte en haut et en arrière, pour se terminer dans le sillon marginal supérieur, à 1, 1 et demi ou 2 cent, en avant de son angle postérieur. Ce sillon profond et constant, qui mesure au niveau de la crête près de. 5 millimètres de profondeur, se termine insensiblement dans le sillon marginal supérieur; il est le premier sillon qui apparaît à la surface de l'insula, et existedéjà surdes embryons de 30cent. de long. Il peut cependant présenter quelques variétés; ainsi son développement peut commencer à ses deux extrémités, au niveau de l'espace perforé antérieur et au niveau du sillon marginal supérieur ; ces deux segments se portent vers le pôle insulaire, se rapprochent plus ou moins l'un de l'autre, sans arriver à se souder. Mais, la partie inférieure du sillon sépare toujours la région antérieure de l'insula qui appartient au lobe frontal, de la région postérieure, laquelle se termine dans le lobe temporal près de la circonvolution du crochet (U).
La circonvolution La circonvolution antérieure de l'insula (la), volumineuse et triangucoiTes^^ laire, comprend les trois premières circonvolutions de l'insula des différents
premières circonvo- auteurs. Simple à son origine, c'est-à-dire au voisinage du seuil de l'insula,
lutions (les auteurs. L ° ° . '
où elle présente une petite surface lisse, cachée sous la pointe du lobe temporal et mesurant à peine un demi-centimètre de largeur, elle se porte bientôt en haut et en dehors, augmente rapidement de largeur, se subdivise en trois ou quatre branches, qui s'étalent en éventail sur la convexité de l'insula, et se terminent par une large base au niveau du sillon marginal supérieur. La base delà circonvolution antérieure de l'insula peut atteindre 4 à 4 centim. 1/2, elle est comprise entre le sillon marginal antérieur (ma) et le sillon principal de l'insula (i). Les branches de division sont séparées par deux à quatre sillons courts, peu profonds, qui n'atteignent en général ni le pôle de l'insula, ni le sillon marginal supérieur, mais ils peuvent dans quelques cas être assez profonds pour sembler naître du sillon insulaire principal.
térieure de l'insula.
Les branches de division de la circonvolution, antérieure de l'insula correspondent aux plis antérieur ci moyen de Broca. La branche antérieure se dirige vers le cap de la circonvolution de Broca (F3[c]), la moyenne vers V opercule de la troisième circonvolution frontale (Op F3), la postérieure vers Y opercule rolandique (OpB). La base de la circonvolution antérieure de l'insula comprend donc tout l'espace compris entre la branche antérieure de la scissure de Sylvius (S[a]) et l'incisure pariétale de l'opercule (ipop).
La circonvolution postérieure (Ip) ou pli postérieur de Broca, plus étroite, Circonvolution pos. mais plus longue que la circonvolution antérieure, se dirige obliquement en haut et en arrière. Elle naît au niveau de la circonvolution du crochet Y . sous forme d'un pli étroit qui borde le sillon marginal postérieur (mp), se porte en haut, en augmentant de largeur, pour se terminer par une extrémité rétrécie, dans l'angle postérieur de l'insula, au-dessous de Y opercule de la deuxième circonvolution pariétale (Op P,). Sa largeur est fort variable, sa partie culminante concourt à former en partie le pôle insulaire; cette circonvolution est en général dédoublée par un sillon longitudinal, qui peut se jeter dans le sillon principal de l'insula, dont il semble alors émaner.
2° ANFRACTU0S1TÉS ET CIRCONVOLUTIONS DE LA FACE INFÉRO-INTERNE DE l'hÉMISPHÈR E
La face interne des hémisphères se trouve séparée de celle du côté opposé par la grande fente inter-hémisphérique et la faux du cerveau. En arrière du bourrelet du corps calleux, elle se continue à angle très obtus avec la face inférieure du cerveau, aussi comprendrons-nous dans une même description les anfractuosités et circonvolutions de la face interne et celles de la face inférieure.
Chaque lobe de la face externe de l'hémisphère est représenté à la face inféro-interne. En avant et en haut, nous trouvons le lobe frontal (F) et le Les lobes de la lobule paracentral (Parc), en haut le lobe pariétal (Y*), en arrière le lobe oc^ [^ rènéTau ™i" cipital (0), en bas le lobe temporal (Y), largement anastomosé en arrière limbici»eavec le lobe occipital. Ces lobes sont tout unis à une circonvolution falciforme, qui représente le grand lobe limbiqus de Broca, et qui entoure le seuil de F hémisphère, en décrivant un arc de cercle presque complet ouvert en bas et avant.
A. SCISSURES LOEAIRES OU PRINCIPALES
Xous trouvons à la face interne de l'hémisphère six scissures princi- scissures de ia
i i • • r. • •. / / \ i ■ ; fwr\ i • face interne de l'he-
pales : la scissure parieto-occipitale (po), la scissure calcanne (h), la scissure mispnère. calloso-marginale (cm), la scissure sous-pariétale (sp), la scissure collatérale (ot) et la scissure de l'hippocampe (h).
Les deux premières scissures se réunissent à angle aigu et délimitent dans le lobe occipital un lobule triangulaire, le cunéus (C). Les autres scissures servent à délimiter le lobe limbique (L). La scissure calloso-margi-
nale (cm) et la scissure sons-pariétale (sp) le limitent en haut, la scissure collatérale (oO en bas, la scissure de l'hippocampe (h) en dedans.
Scissure pariéto- 1° Scissure pariéto-occipitale (po). — Cette scissure comprend deux segments, l'un externe qui représente la scissure perpendiculaire externe de Gratiolet (p. 2o0), et qui forme une simple entaille à la face externe de l'hémisphère (fig. 169), l'autre interne qui constitue la scissure pariétooccipitale proprement dite, ou scissure perpendiculaire interne de Gratiolet (fig. 174 à 182), et qui possède la synonymie suivante :
Synonymie : — Pars medialis sire verticalis fissurse parieto-occipitalis (Ecker). — Fissura posterior (Burdach, Arnold;. — Fissura occipito-parietalis (Huxley). — Fissura occipitale sive posterior. Senkrechte hintere Hirnspalte (Wagner). — Scissure occipitale interne (Broca). — Fissura occipitalis interna (Pansch) . — Fissura occipitalis perpendimlaris interna (Bischoff). — Internai perpendicular fissure (Marschall). — Notations : D'après Broca, 0; d'après Ecker, po; d'après Schwahe, oc; d'après Brissaud, Oi.
Le segment interne de la scissure pariéto-occipitale (po) forme la limite antérieure du lobe occipital et sépare à la face interne de l'hémisphère le ciinéus (c), du précunéus (Prc) et de la partie postérieure du lobe limbique(L,). Cette scissure, très profonde et dont le développement est très précoce (voy. p. 124), fait suite, à la face externe de l'hémisphère, à la scissure perpendiculaire externe de Gratiolet. A la face interne de l'hémisphère, elle se dirige obliquement en bas et en avant, s'unit à angle aigu avec la scissure calcarine (K) et entaille plus ou moins profondément au-dessous du bourrelet du corps calleux, la partie rétrécie du lobe limbique connue sous le nom d'isthme du lobe limbique ou isthme antécalcarinien (L[i]) (fig. 177, 180,182).
Lorsqu'on écarte cette scissure, on rencontre toujours deux, quelquefois trois plis de passage profonds, qui relient le cunéus aux circonvolutions voisines : le pli inférieur, pli cunéo-limbique de Broca (it cl) (fig. 1 82, 177, \M), pli de passage pariéto-occipitai interne et inférieur de Gratiolet, est constant et occupe la partie inférieure de la scissure pariéto-occipitale, qu'il sépare de la scissure calcarine. Il est généralement formé de deux, voire même trois petits plis parallèles, étendus du sommet du cunéus à la partie postérieure du lobe limbique (fig. 182, 183). Le pli supérieur, constant également, relie la partie moyenne de la face profonde du préciméus à l'angle antéro-supérieur du cunéus (^poi, fig. 177, 181, 182). Il interrompt le fond de la scissure pariéto-occipitale; profond et étroit à son origine pariétale, il se porte en arrière et en dedans, s'étale, devient triangulaire et apparaît à la surface du cerveau au niveau du bord hémisphérique qu'il concourt à limiter, et où il se confond avec le premier pli de passage pariéto-occipitai externe de Gratiolet. Par analogie avec le pli cunéo-limbique. on peut dénommer ce pli, sous le nom de pli pariéto-occipitai interne ou pli de passage interne et supérieur de Gratiolet (-poi). Il est toujours limité en bas par une incisure profonde de la scissure pariéto-occipitale, qui se porte en haut et en arrière, entaille plus ou moins profondément la face profonde ou antérieure du cunéus, et se prolonge sur la face interne de ce
lobule, où il se continue souvent avec un des sillons antéro-postérieurs du cunéus (fig. 183).
Scissure calcarine (K). — Puni
Fig. 174. — Face interne de l'extrémité occipitale de l'hémisphère droit. (D'après la photographie d'une pièce durcie dans le bichromate.)
C, cuneus. — c, sillon du cuneus. — Cc(Spl), splénium du corps calleux. — cm, sillon callosomarginal. — D, circonvolution descendante. — Fus, lobule fusiforme. — h, sillon de l'hippocampe. — A', scissure calcarine; K', son éperon supérieur ; K" , son éperon inférieur. — A" — po, branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale. — L\, première circonvolution limbique. — L°(H), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe. — Lcj, lobule lingual; Lfj\, sa première circonvolution : Ljt, sa deuxième circonvolution. — Ig, sillon du lobule lingual. — L[i), isthme anti-calcarinien ou isthme du lobe limbique. — ot, scissure collatérale. — po, scissure pariétooccipitale. — PrC, précuneus. — ~plp, pli pariéto-limbique postérieur. — txj'I, pli rétrolimbique. — sec, sinus du corps calleux. — sp, scissure sous-pariétale. — Tz, troisième circonvolution temporale. — U, troisième sillon temporal.
postérieure de la scissure des hippocampes (Gratiolet). — Fissura horizontales (Pansch). — Fissura posterior, sive occipitalis horizontalis (Wagner). — Fissura hippocampi (Bischoff). — Fissura calcarina (Huxley, Ecker). — Scissure calcarine (Broca). — Notations : D'après Broca (K) ; d'après Schwalbe (ca); d'après Ecker (oc).
Cette scissure, horizontale et extrêmement profonde, appartient au lobe occipital, et s'unit à angle aigu à la scissure pariétooccipitale (po), avec laquelle elle délimite un lobule triangulaire, le cunéus (C). Etendue de la pointe occipitale au bourrelet du corps calleux, elle sépare le cunéus du lobule lingual. Elle naît le plus souvent très près de l'extrémité du lobe occipital, par un double éperon qui empiète quelquefois sur la face externe de ce lobe (fig. -174). L'éperon supérieur (K') peut faire défaut, et la scissure calcarine se trouve à son origine réduite à l'éperon inférieur (fig. 178, 179, 180). De là, elle se porte en dedans, en décrivant des sinuosités plus ou moins accentuées, et s'unit à la scissure pariéto-occipitale, audessous du pli cuuéo-limbique (-cl). La branche commune aux scissures calcarine et pariétooccipitale (K + po), se dirige obli-
quement en bas et en avant, entaille plus ou moins profondément la circonvolution du lobe limbique au niveau de Yistlane antécalcarinien(L[i]), mais n'atteint jamais, malgré les apparences, le sillon de l'hippocampe (h).
Il suffit, en général, d'écarter les lèvres de la scissure calcarine, pour s'assurer qu'elle est toujours séparée du sillon de l'hippocampe (h), par un mince pont, qui relie la circonvolution de l'hippocampe (H) à la circonvolution du corps calleux (L,) (fig. 177, 182).
Scissure calcarino.
La scissure calcarine représente une scissure totale par excellence, elle déprime en effet la paroi interne du prolongement occipital du ventricule latéral, pour former l'ergot de Morand, le petit hippocampe ou calcar avis (Voy. fig. 204 et coupes vcrtico-transvers. macros.).
Gratiolet avait pensé que la scissure calcarine se continuait avec le
• FusV-i- >-'■'
' 1 * ■ fi ■ *
LT*tfl
i| rus r l3
l: K+po
Fig. 17b' el 176. — Cunéus,précunéus, lobule lingual et plis cunéo-linguaux superficiels. (Ces deux pointes occipitales appartiennent à un même cerveau.)
C, cunéus. — e, sillon du cunéus. — Cc(Spl), bourrelet du corjjs calleux. — cm, sillon calloso-margmal; cm', sa partie verticale. — 0, circonvolution descendante. — Fus, lobule fusiforme. — h, sillon de l'hippocampe. — ipo, incisure pré-occipitale. — K, scissure calcarine; K', son éperon supérieur; K", son éperon inférieur. — K + po, branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale. — L\, première circonvolution limbique. — L«{R), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe. — Lg, lobule lingual. — lg, sillon du lobule lingual. — L(i), isthme du lobe limbique. — mF\, l'ace interne de la première circonvolution frontale. — ot, scissure collatérale ou occipito-temporale. — P, pédoncule cérébral. — Parc, lobule paracentral. — po, scissure pariéto-occipitale. — PrC, précunéus. — nclg. pli cunéo-lingual; ce pli, exceptionnellement superficiel dans la fig. 176, est en partie superficiel et en partie profond dans la lig. 175; dans l'immense majorité des cas il est profond comme dans les fig. 174, 17S, 181, 182. — izpoi, pli de passage pariéto-occipital interne. — -Kpia, pli pariéto-limbique antérieur. — iiplp, pli pariéto-limbique postérieur. — ierl, pli rétro-limbique. — utl, pli lemporo-limbique. — R, scissure de Rolande — sec, sinus du corps calleux. — sp, scissure sous-pariétale. — T3, troisième circonvolution temporale. — ti, troisième sillon temporal. — Tg, corps du, trigone. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Th, thalamus. — TM, trou de Monro. — U, circonvolution du crochet.
sillon de l'hippocampe, et qu'elle déterminait dans le prolongement sphénoïdal du ventricule latéral la saillie de corne d'Ammon ou grand hippocampe, comme elle détermine dans le prolongement occipital la saillie de l'ergot de Morand, et il avait donné à cette scissure le nom de scissure des hippocampes. Nous avons vu que cette communication n'existe pas, et que ces deux scissures sont toujours séparées par un pli de passage, Y isthme antécalcarinien (L [i]).
Le fond de la scissure calcarine est constamment interrompu par deux, pus anastomotile plus souvent trois petits plis verticaux, qui réunissent le cunëus (C) '|Ues cun °"msauxau lobe lingual (Lg) (fig. 181, 182). Profonds dans l'immense majorité des cas, ces plis, que nous désignerons sous le nom de plis cunéo-linguaux (ndg), siègent dans la moitié postérieure de la scissure calcarine, et ne s'aperçoivent que lorsqu'on écarte légèrement les deux lèvres de cette scissure. Exceptionnellement, l'un de ces plis peut devenir superficiel soit clans la totalité, soit dans une partie de son trajet, et interrompre plus ou moins complètement la scissure calcarine, comme dans les fig. 175, 176. Ces figures reproduisent les deux hémisphères d'un même cerveau et représentent des anomalies très rares de la scissure calcarine.
Scissure calloso-marginale (cm). — Synonymie : — Sulcus calloso-marginalis (Huxley, Bisckoff, Turner, ilarschall). — Scissure festonnée (Pozzi). — Balkenfurche (sillon du corps calleux) (Ecker). — Sulcus fronto-parietalis internus (Pansch). — Grand sillon du lobe fronto-pariêtal (Gratiolet). — Scissure sous-frontale (Broca). — Notations : d'après Ecker, cm; d'après Broca, SF.
La scissure calloso-marqinale (cm) (fig. loi, 174 à 182), parallèle à la scissure caiioso-
. ii i \i i. ■ marginale.
face supérieure du corps calleux, dont elle est séparée par toute 1 épaisseur de la circonvolution limbique (L4), présente la forme d'un S italique très allongé. Elle commence au-dessous du bec du corps calleux (Cc[r]), se dirige d'abord d'arrière en avant, puis se réfléchit autour du genou (Cc[g]) et du Ironc (Ce) du corps calleux, et se porte en arrière jusqu'à la partie postérieure de ce tronc. A ce niveau, elle se coude à angle obtus, se dirige en haut et en arrière, vers le bord supérieur de l'hémisphère, sur lequel elle produit le plus souvent une encoche (c m') visible sur la face externe de l'hémisphère, et située immédiatement en arrière de la circonvolution pariétale ascendante (fig. 158, 159).
Dans sa partie antérieure et convexe, la scissure calloso-marginale sépare le lobe limbique de Broca (L4) de la circonvolution frontale interne (m F,). Dans sa partie ascendante (scissure fronlo-pariétale de Pansch), elle sépare leprécunéus (PrC) du lobule paracentral (Parc) (fig. 151).
De la convexité de la scissure calloso-marginale, naissent un nombre plus ou moins considérable d'incisures, qui s'irradient dans la face interne du lobe frontal. L'une d'elles se détache au niveau du genou du corps calleux, se porte en avant, et sépare à la face interne la partie orbitaire de la première circonvolution frontale de sa partie supérieure. C'est le sillon sus-orbitaire de Broca (so) (fig. 181, 182, 183). Il forme quelquefois, à la face externe, une encoche située immédiatement au-dessus du sillon fronto-rnarginal (fm) de Wernicke.
Une autre incisure, à peu près constante, se détache un peu en avant iucismc préova du coude de la scissure calloso-marginale, et forme la limite antérieure du lobule paracentral, c'est Vincisure pré-ovalaire de Broca, le sillon paracentral de Meynert (parc) (fig. 151, 177, 180, 182).
Au niveau du coude postérieur de la scissure calloso-marginale, se
Sillon sire-orbitaire de Broca.
laire de Broca.
scissmc sous-P;i- délucho quelquefois un petit sillon, la scissure sous-pariétale de Bi'oca (sp), qui continue la direction principale antéro-postérieure de la scissure cal-
Fig. 177. — Face interne de l'hémisphère droit. (D'après une pièce photographiée
à l'état frais.
BG, bandelette de Giacomini. — C, cunéus. — c, sillon du cunéus. — CB, carrefour olfactif de Broca. — Ce, tronc du corps calleux. — Cc{Spl), bourrelet du corps calleux. — Cg. circonvolution godronnée. — cm, sillon calloso-marginal. — cm', branche verticale du sillon calloso-marginal. — coa, commissure antérieure. — Csc, circonvolutions sous-calleuses. — Fc, fasciola cinerea. — fg, sillon flmbrio-godronné. — Fus, lobule fusiforine. — h, sillon de l'hippocampe. — ipo, incisure pré-occipitale. — il, incisure temporale. — K, scissure calcarine. — K + po, branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale. — L\, circonvolutions du lobe limbique. — Lî(H), deuxième circonvolution limbique ou circonvolution de l'hippocampe. — /, sillon intra-limbique. — L[i), isthme du lobe limbique. — Lg, lobule lingual.— lg, sillon du lobule lingual. — rn.Fi, circonvolution frontale interne. — NC, noyau caudé. — ot, sillon collatéral. — Parc, lobule paracontral. — parc, sillon du lobule paracenlr.il. — po, sillon pariéto-occipital. — PrC, précunéus. — pt, sillon pariéto-temporal. — iccl, pli cunéo-limbique. — izfl, pli fronto-limbique. — Tzpla, pli pariéto-limbique antérieur. — T.plp, pli pariéto-limbique postérieur. — itrl, pli rétro-limbique. — sec, sinus du corps calleux. — ST, seuil de l'insula. — si, sillon opto-strié. — so, sillon sus-orbitaire. — sp, scissure souspariétale. — Ti, troisième circonvolution temporale. — Tg, trigone ventriculaire. — Tgp, pilier postérieur du trigone. — Tli, thalamus. — U, circonvolution du crochet. — Vsph, corne sphono'idale du ventricule latéral. — vt, vélum terminale dVEby.
loso-marginale, accompagne le corps calleux jusqu'en arrière du bourrelet [Cc(Spl)], et se termine en avant de la scissure perpendiculaire interne, dont elle est séparée par un pli de passage, le pli de passage pariéto-limbique postérieur de Broca (-plp). Dans l'immense majorité des cas, un pli de
passage analogue, le pli de passage pariéto-limbique antérieur (^pla) (fig. 180, 177), sépare l'extrémité antérieure de ce sillon, d'avec la scissure calloso-marginale, de telle sorte que ce sillon, situé à la base de l'avantcoin, se présente sous l'aspect d'une incisure isolée.
La scissure calloso-marginale est quelquefois interrompue par un ou deux plis de passage, le pli de passage fronto-limbique de Broca (iu fl) (fig. 180), situé en avant du genou calleux, et qui réunit la circonvolution du corps calleux à la face interne du lobe frontal.
La scissure calloso-marginale et la scissure sous-pariétale concourent à Limites du îobo former la limite extérieure du segment fronto-pariétal du lobe limbique de Broca, qu'elles séparent du lobe frontal et du lobe pariétal. Le segment sphénoïdal du lobe limbique est séparé du lobe occipital et du lobe temporal parla branche commune aux scissures calcarine et pariéto-occipitale (K + po) et par une scissure profonde, à direction antéro-postérieure, la scissure collatérale (ot) (fig. 180, 177, 181, 182).
4° Scissure collatérale (ot). — Synonymie : — Sulcus long itudinalis inferior (Huschke). — Sulcus occipito-temporalis (Pansch). — Sulcus occipito-temporalis inferior (Eoker). — Quatrième sillon temporal (Broca). — Collatéral fissure (Turner). — Fissura collatérales sive temporalis inferior (Bischofî). — Fissura collateralis (Huxley). — Deuxième scissure temporo-occipitale (Pozzi). — Inner inferior longitudinal fissure (Turner). — Notations : U (Ecker); o^, (Rroca); ot, (Pansch); ot, (Richer); ot,, (Brissaud).
La scissure collatérale (ot), généralement constante et profonde, com- scissure eoiiatémence en arrière au niveau du pôle occipital, plus près de son bord externe ralcque de son bord interne ; elle se porte en avant, en décrivant une ligne courbe à concavité externe, et se termine au niveau de l'extrémité antérieure du lobe temporal, qu'elle n'atteint généralement pas et où elle s'anastomose quelquefois avec le troisième sillon temporal (ot+t3) (fig. 180).
Dans sa moitié postérieure, cette scissure, parallèle à la scissure calcarine, appartient au lobe occipital et sépare le lobule lingual (Lg) du lobule fusi forme (Fus). Dans sa moitié antérieure ou temporale, elle sépare ce dernier lobule de la circonvolution de l'hippocampe (L2[H]) dont elle forme la limite externe. Cette scissure est quelquefois interrompue par un pli de passage, le pli temporo-limbique (ic tl), qui relie le lobe limbique au lobule fusiforme (fig. 175, 178, 179, 182).
Ordinairement profonde, la scissure collatérale produit, dans le prolon- Émmence eoiiatégement sphénoïdal du ventricule latéral, une saillie semblable à celle de rale <lc 1 c° c ' l'ergot de Morand, formée par la scissure calcarine dans le prolongement occipital. Cette saillie, décrite sous le nom dJérninence collatérale de Meckel(EM), est loin d'être constante; lorsqu'elle existe, elle occupe la paroi externe et inférieure de la corne sphénoïdale (fig. 204 et Coupes verticotransversales).
Les scissures calloso-marqinale (cm), variéto-occvoitale (po) et colla- Division do la face
. î <• • i • • i tt interne de l'hémi-
tcrale (ot), divisent la face interne de l'hémisphère en cinq lobes. Un sphère en cinq lobes.
frontale interne.
tra!
lobe interne, le lobe limbique de Bvoca (L,) qui entoure le seuil ou limen de l'hémisphère, et quatre lobes excentriques, les lobes frontal (F), pariétal (P), occipital (0) et temporal (T), qui ne sont autres que la face interne ou inférieure des lobes respectifs de la face externe (fig. 151).